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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 19:27
Bon, là, je suis obligée de faire une intro pour dire que ce compte-rendu ne sert strictement à rien, David Foenkinos est une personne à entendre...
Mais bon :
Compte-rendu :
- ce roman est-il tragique ou comique ?
      - tragique pour La Délicatesse (thème du deuil) ==> plus de profondeur que ses précédents romans
      - comique dans le style de Foenkinos
- pas du tout autobiographique : ses sources d'inspiration sont son imagination (qu'il décrit "comme un rêve" : imprévisible) et sa connaissance des rapports amoureux
- Si Nathalie est amoureuse de Markus, c'est parce que l'amour est improbable et que c'est très beau
- Sa définition du "coup de foudre" est : 2 personnes se rencontrent au bon moment ==> toutes les rencotres sont magiques
- "écrire un roman, c'est exactement comme la vie" : on a toujours le choix
- but du roman : l'épanouissement de Nathalie
- il essaye de faire une adaptation cinématographique  de La délicatesse : il a envie de rester dans l'histoire, de ne pas abandonner le roman et ses personnages (différence par rapport à ses autres livres)
- Les prénoms ont une importance capitale dans La Délicatesse : ils déterminent la personnalité toute entière de leur personnage (que ce soit Nathalie, Markus, Charles et même Bernard, le personnage de son prochain roman qui s'intitule Bernard...)
- Si François meurt, c'est parce qu'un des thèmes de La Délicatesse est l'éphémérité du bonheur
- comment a-t'il fait pour si bien ressentir les sentiments de Nathalie, le personnage féminin ?
      - grande connaissance des femmes ^^
      - il se met dans la peau de chacun de ses personnages (ce qui leur donne à tous une humanité : ex de Charles)
- Pourquoi n'y-a-t'il pas de méchants dans cette histoire ? Parce que David Foenkinos n'est pas manichéen et qu'il pense que tous les hommes ont une part d'humanité
- Pourquoi les petites notes/choses ? "Parce que"
- Conseil final de David Foenkinos : arrêter de dire aux auteurs pourquoi çi, pourquoi ça, pourquoi c'est pas comme çi : écrivez vos propres histoires !
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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 19:20
- Si son roman, La lumière et l'Oubli, a pour but de montrer et de dénoncer le franquisme, c'est parce que son père a participé à la guerre dEspagne en tant que républicain et parce que c'est une période d'obscurantisme
- titre La Lumière et l'Oubli :
       - lumière : mémoire qui ressurgie
       - oubli : période passé sous silence
- la scène choquante du viol d'Esther est là pour montrer la violence de la réalité de cette période
- Si Serge Mestre utlise la fiction pour dénoncer le franquisme, c'est tout simplement parce qu'il est romancier, pas historien (=> pas une démarche scientifique mais une romance)
- Si l'histoire n'est pas chronologique, c'est parce que Serge Mestre cherche à écrire comme s'il reconstituait la mémoire, mémoire par définition (avec tous ces aléas) non-chronologique.
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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 19:03
- Son roman, Les heures souterraines, s'inspire de son vécu (expérience personnelle ou témoignages)
- Pour elle, Paris est comme un "3e personnage"
- Si Mathilde a une place plus importante que Thibault, c'est parce qu'elle est tout simplement le personnage principal
- Si la rencontre de Thibault et Mathilde est aussi brève, presque inexistante, c'est parce que Les Heures Souterraines est centré sur "la solitude de la ville", pour qu'il y est plus de résonances et parce que c'est un clin d'oeil à la multitude de non-rencontres à Paris
- points communs avec Mathilde :
          - grande force morale
          - très grande sensiblité
- La place qu'elle accorde aux transports en commun vient d'une fascination qu'elle a depuis longtemps pour eux et pour le nombre et la "singularité du nombre" de leurs cohabitations aux heures de pointe
- Son écriture n'est pas faite pour dénoncer les probèmes de l'actualité mais pour parler d'un phénomène qui la heurté, ici l'isolement, la vitesse et la brutalité de la vie en ville
- Son style est rapide, essouflé :  "écriture de l'attente"
- Le thème de son roman est la "solitude urbaine"
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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 22:51
- L'idée du Club des Incorigibles Optimistes (dénoncer le trucage des photos dans l'URSS) naît dans son esprit en 1986 (vous imaginez : 23 ans !!!) lorsqu'il lit le livre d'art Le Commissariat aux archives de Jaubert
- Pour écrire son roman, il avait un plan d'écriture malléable : seule la fin était fixe depuis le début
- Pour la première phrase de son roman, "Aujourd'hui, on enterre un écrivain célèbre", Jean-Michel Guenassia fait un clin d'oeil à L'étranger de Camus : "Aujourd'hui, maman est morte."
- Il explique l'apparition de Sacha au milieu du livre comme de l'humour (c'est amusant qu'un personnage n'apparaisse qu'à la page 463) mais surtout parce que son apparition plus tôt le gênait, comme s'il n'avait pas encore sa place dans l'histoire
- Au niveau du travail documentaire, Jean-Michel Guenassia avoue y avoir passé beaucoup de temps, parfois pour évoquer des heures de travail dans une seule phrase du roman. Comme exemple, il a parlé de plusieurs jours de recherches acharnées pour connaître la tenue d'hôtesse de l'air de 1952 pour savoir comment était habillée Milène le jour de sa rencontre avec Léonid
- Le nationalités des émigrés sont totalement imaginées : sa propre expérience personnelle lui avait fait rencontrer des hongrois. Une seule histoire vraie lui a inspirée Igor, celle d'un allemand de l'Est qui était professeur de musique et qui s'est enfuit de son pays en apprenant qu'il va se faire arrêter mais qui a abandonné sa femme chez lui : il dira entendre ses cris de ce soir là toutes les nuits du reste de sa vie, tout comme Igor.
- Ce roman n'est pas autobiographique : les seuls points communs qu'il a avec Michel est que adolescent, il aimait lire et qu'il a vécu dans le même quartier. Un autre point commun ressorti est l'évolution du point de vue de Michel à propos des livres (au début : si un auteur possède des défauts qu'il juge innaceptable, il va être dégoûté de son oeuvre ; à la fin : il accpte l'oeuvre pour l'oeuvre) : même processus chez JMG
- Le but de ce roman est de montrer les désillusions de cette époque et de la vie
- Même si l'adolescent est un narrateur, Jean-Michel Guenassia ne considère pas son roman comme un roman d'apprentissage : le point de vue d'un adolescent était seulement plus facile pour retranscire le plus facilement possible les histoires des émigrés et la vie dans les années 60 en France
- Jean-Michel Guenassia n'a toujours pas abandonné ses personnages : s'il trouve une dernière scène pour un deuxième volume, peut-être y aura-t'il une suite...
- Dans son imagination, JMG connaissait la fin du récit à chaque instant où il écrivait son roman, même s'il l'a écrit dans l'ordre (du début à la fin)
- Si son roman a un côté dramaturge (plusieurs personnages, plusieurs époques, très longue période), c'est par défi personnel d'écrire une oeuvre aussi complète
- Dans le titre, l'expression "incorrigible optimiste", qui peut-être prise dans deux sens : "optimiste" en substantif (nom) ou en qualificatif (adjectif). Pour JMG, c'est "incorrigible" qui est le substantif (le nom) et "optimiste" le qualificatif (l'adjectif). C'est un clin d'oeil à la culture de l'optimisme en URSS décrit par Kundera.
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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 22:36
Là, je ne fais pas d'intro inutile, je passe directement au
Compte-rendu :
Heu, juste, je précise, Marie N'Diaye est l'auteur de Trois femmes puissantes, prix Goncourt 2009
- Marie N'Diaye dit essayer d'être chaque être humain qu'elle décrit
- Elle justifie la composition du roman en trois récits différents en expliquant que c'était plus réaliste (trop d'évènements pour la vie d'une seule personne) ==> pas de superficialité
- Si les trois femmes ne se rencontrent pas, c'est toujours par désir de non-superficialité : les faire se rencontrer aurait été un artifice romanesque prévisible)
- Marie N'Diaye a mis entre 18 et 20 mois à écrire son livre
- Si les deux premières parties ont une "fin ouverte", c'est parce que ce n'est tout simplement pas la fin de leur vie et que l'on n'a pas les réponses à toutes les questions
- Le Sénégal et la France représente un pays du Sud opposé à u pays du Nord
- Pour Marie N'Diaye, les oiseaux (dans la 2e partie du roman), comme dans le film d'Hitchcock, sont d'abord des êtres charmands avant de devenier aggressifs. Elle a voulu placé une ambiguïté quand à leur rôle : étaient-ils une menace ou une aide ?
- Sa définition de la littérature est : quelque chose qui transforme, qui donne l'impression d'avoir appris sur l'homme

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 22:37
Première rencontre avec un auteur à Rennes... J'ai beaucoup de mal à me concentrer :
1) parce que je loupe le début : je devais prendre une photo et répondre à quelques questions
2) je suis encore dans l'euphorie du moment précédent : l'annonce que je suis la gagnante du concours de critique Goncourt des Lycéens organisé par la région Bretagne, catégorie "Hors Goncourt des Lycéens" (c'est long à dire mais j'en suis fière^^)
Donc, après être revenue 10 minutes après le début de la plénière, je peux enfin écouter (avec plus ou moins d'attention) Yannick Haenel, auteur de Jan Karski. Ça sera un peu le désordre, mais en même temps, c'est nous qui posons les questions et on ne nous a jamais demandé de faire quelque chose de logique...

(Après cette intro inutile, je vais passer au) Compte-Rendu :

- Pour Yannick Haenel, l'inquiétude que ressent Jan Karski est une vertu
- Le judaïsme exerce sur cet auteur une attirance philosophique
- Par ce roman, Yannick haenel a en parti voulu rendre sa dignité à la Pologne (pays jugé de bourreau et d'antisémite pendant la 2d Guerre Mondiale) en montrant la gloire de ses résistants (dont bien sûr Jan Karski) et le déchirement du pays tout au long de la guerre
- l'écriture de Jan Karski est spontanée, intuitive
- cette oeuvre est un roman car elle a une part de fiction : pour Yannick Haenel, la fiction existe à partir du moment où une personne imagine les sentiments d'une autre personne (càd tout le temps et chez chacun)
- titre Jan Karski (roman éponyme) : pour redonner vie à Jan Karski, l'immortaliser
- temps d'écriture : 3 ans ==> Yannick Haenel dit être "devenu" son personnage, dans le sens où il pense l'avoir comprit et l'avoir découvert dans sa totalité, sa réalité (NB : ce sentiment d'identification à son personnage reviendra chez presque tous les auteurs rencontrés pendant ces deux jours)
- le but de ce roman est de "faire mal"
- s'il y a de nombreuses références au ghetto de Varsovie, c'est parce que pour YH, cela représente l'horreur absolue
- si la 1e partie est une étude cinématographique, c'est parque que :
     1) YH dit "voir plus de films [qu'il] ne lit de livres"
     2) regarder ce film a été la 1e rencontre de YH avec JK
     3) cette scène filmique présente un dépouillement du personnage
     4) c'est un hommage à Claude Lanzmann
- la réalité :
      - dans les nombreuses recherches documentaires
      - dans les 2 premières parties (malgré que la 1e partie soit les ressentis d'un spectateur) + 80% de la 3e
- sa phrase "Qui témoigne pour le témoin ?" exprime le but de son roman et il la juge comme "la plus belle phrase du monde" : les témoins de la Shoah sont en train de mourir, il faut que ous témoignions pour eux. ex : YH pour JK. La réponse à cette question est pour YH la littérature
- message de JK : il accuse la passivité de l'Ouest et du même coup l'implication de tout le monde occidental de la Shoah
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