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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 14:10

Pistes d'étude :

 

è Des portraits révélateurs

 

- è des êtres : visions des hommes ( = plusieurs personnages importants du récit)

 

è des lieux ( = plusieurs lieux marqués par une histoire particulière ds le récit )

 

è = des « clés de lecture » pour mieux comprendre le récit ?

 

I/ Ce que les tableaux révèlent des personnages

 

1)      Le choc émotionnel qui engendre la révélation

 

-  B éprouve un vertige, se sent mal : « je chancelais, ma tête tournait » (11) è sensation de vertige. Repères  habituels bouleversés. Remise en question, découverte brusque, trop rapide. Un nvel horizon s'ouvre. Mystères révélés d'un coup provoque un choc.

- Accumulations, énumérations qui évoquent à quel point ces tableaux expriment une multitude de choses, et résonnent en B (cf les accumulations concernant les portraits  14-24). C'est cette avalanche de révélations qui provoque le vertige.

- Ponctuation expressive : => « Et puis il y avait les paysages ! » (29) mis en valeur car 1ère phrase du paragraphe et tournure orale (bcp d'oralité ds ce passage comme dans l'oe entière qui incite le lecteur  à croire ce que B nous raconte car ressemble à un témoignage qui se fait sous nos yeux, spontané...),

Diodème est dans le même état (c'est lui qui a incité B à regarder autrement les tableaux : cf les 1ères phrases de l'extrait) : « pétrifié ». Il a fallu que je dise 3 fois son nom pour qu'il se détourne un peu et me regarde » (59-61). Face à son propre suicide à venir...

 

2)      Une « lecture » particulière des tableaux

 

« doublure des mots » « imagination qui court » (2-3)

Pt de vue, regard différent et les tableaux deviennent vivants. Les sujets des verbes d'action sont les tableaux, donc immobiles et muets.

=> ils bougent : « les paysages se mirent à s'animer » (8) ; ils parlent : « et les visages racontèrent les secrets racontèrent les secrets et les tourments.... » (8-10)

Pt de vue différent : « si on inclinait un peu la tête pour le regarder en biais, on s'aperçevait alors » (44-45), « pour peu qu'on fronce un peu les paupières » (50) « si on le regardait un peu ce gauche » (13-14) / « si on le prenait un peu de droite » (16). Ces 2 points de vue s'opposent géographiquement (gauche / droite) et sur le plan de l'interprétation : « Göbbler visage d'un homme souriant, aux yeux lointains, aux traits paisibles » (14-15) / « les mêmes lignes fixaient les expressions de la bouche, du regard du front dans un rictus fielleux, une sorte d'horrible grimace, hautaine et cruelle » (16-19)

Opposition entre le lexique valorisant (adj) et dévalorisant. Registre épidictique (éloge et blâme)

 

3)      Ce qui est révélé

 

Tableaux révèlent l'horreur des âmes des villageois : « les portraits agissaient comme des révélateurs merveilleux qui amenaient à la lumière les vérités profondes des êtres » (25-28). L'adj « merveilleux » évoque une réalité qui n'est pas la nôtre, une autre dimension de la réalité. Ces tableaux ont une sorte de pouvoir magique, surnaturel. Ils permettent de voir ce qui d'habitude est invisible. Et leur fonction est d'éclairer ce qui habituellement est obscur, de mettre au jour, révéler ce qui habituellement est caché, cad ce que l'on ressent, ce que l'on est au + profond de nous.

- Nbx adj dévalorisants, laideur physique et morale.

- CL de la violence : « cruelle  pour Göbbler (19), « violences, actions sanglantes, gestes irréparables » pour Dorcha (21-22), « la rage » (23) pour Vertenhau => « on aurait cru une galerie d'écorchés » (28). Ces personnages ressemblent à des monstres.

 

è prise de conscience de la laideur des villageois derrière la beauté de l’œuvre è rejet, dégoût et fascination.

 

II / Ce que les tableaux de paysages révèlent

 

1)      Le langage des dessins : une parole éloquente et dénonciatrice

 

-                     les paysages « devenaient parlants » ; on sait ce que la parole a de meurtrier pour B (extrait 1 et 2)

-                     ils « racontaient […] portaient les traces […] témoignaient » è personnification, verbes d’action par la parole.

-                     Et en conclusion, explicitement : « ils disaient des choses qui n’auraient jamais dû être dites, ils révélaient des vérités qu’on avait étouffées ».

 

 

2)                 Les dessins évoquent les lieux où se sont déroulés les drames

 

-                     1er : la décapitation de Cathor sur la place de l’église, avec la porte ouverte de la grange d’Otto Mischenbaum, lieu du viol et du crime des Fratergekeime et d’Emelia

-                     2ème : le Baptisterbrücke  et ses saules, sous lesquels les trois jeunes filles sont enterrées.

-                     3ème : La clairière du Lichmal, où elles ont été découvertes terrorisées

-                     4ème : Les rochers de Tizenthal, desquels Diodème va se jeter plus tard dans la Staubi, rongé par le remords.

è lieux associés à des mises à mort, témoins des exactions plus ou moins directes des villageois qui participent à l’exposition

 

3)      Une progression dans la révélation : du plus explicite au plus allusif

1er : représentation du sang de Cathor : « une tache d’encre placée à l’endroit même de l’exécution »

puis « portes closes » : à la fois représentation de la réalité (les villageois qui se terrent) et symbolique (lâcheté des villageois) ; porte ouverte de la grange : symbolique aussi du viol (porte = ventre ouvert, déchiré)

2ème : la représentation n’est pas immédiate : « « si on inclinait un peu la tête pour le regarder en biais »

3ème : même chose : « pour peu qu’on fronce un peu les paupières » è langage pour initiés, il faut entrer dans le dessin pour accéder au message.

4ème : représentation d’un fait non encore advenu (futur suicide).

- Caractère surnaturel : « les évènements qu'ils suggéraient ne s'étaient pas encore déroulés » (53-54) : l'Anderer connaît-il l'avenir, est-il de ce monde ?

 

è la découverte des paysages s’opère selon une tension dramatique de plus en plus grande

 

 

III / Une révélation pour le lecteur : fournit des clés pour lire l’œuvre autrement

 

1)                 Les deux guides de Brodeck (et du lecteur) : Diodème (l’écrivain) et l’Anderer (l’artiste)

 

Diodème

-                     le seul personnage avec lequel B communique (style direct)

-                     écrivain : accès à la puissance créatrice des mots écrits, « regardait toujours dans la doublure des mots », p. 324. Ici, il est seul à voir quelque chose là où B ne voit rien : « bêtes rochers », « sans histoire ni légende », contrairement aux autre paysages.

-                     Seul face à son destin, ne peut partager avec B : « des choses, des choses… », expression évasive par excellence.

-                     Effet d’annonce : « comme une borne dans un champ », « pétrifié », une comparaison et une métaphore qui associent Diodème aux rochers, annonçant sa mort prochaine. + phrases très courtes, un seul mot même (« Pétrifié. ») è mort annoncée, là aussi.

 

L’Anderer

 

- pas présent durant la scène (retiré dans sa chambre), mais omniprésent à travers ses tableaux médium è parle indirectement à B et au lecteur

- passage des mots (notes sur le carnet) à l’image, dont la puissance d’évocation est sans doute plus forte

 

2)      Une écriture révélatrice aussi de l’enjeu des dessins

 

L’émotion de B, la violence de l’expérience et l’importance de son enjeu sont révélées aussi par l’écriture adoptés par Claudel :

-                     rythme ternaire (marque la solennité des propos, leur donne de l’emphase), p. ex : 3 formulations sur le côté anodin des paysages (« ça n’a l’air… / ça ne dit rien / Au mieux, ça nous renvoie… ») avec reprise anaphorique du « ça » apparemment dépréciatif. Puis formulation de leur force : 3 fois « Ils + verbe »

annonce des « trois » visages des jeunes filles martyres.

-                     Variation dans la longueur des phrases : d’abord des phrases courtes – écriture minimale, orale, dépourvue de sentiment explicité (début), puis des phrases longues, voire très longues, dans la description des paysages

 

 

3)      Une clé de lecture pour l’ensemble de l’œuvre

 

-  Il s'agit donc d'une véritable leçon, d'un manuel à l'usage des spectateurs, lecteurs, etc... L'art dit bien plus que ce qu'il a l'air de dire. Il agit comme un révélateur, met en lumière, éclaire ce qui apparaissait obscure et permet de nous transformer : Brodeck ne sortira pas indemne de cette confrontation et le vernissage marque une étape importante dans l'affirmation de lui-même. Cf aussi Diodème lui-même confronté à sa propre culpabilité, son propre côté obscur ; il est « pétrifié » (cf l'Anderer-miroir : le spectateur de ses tableaux se retrouve face à lui-même : parfois difficile de se supporter « se regarder en face », « se retrouver seul devant sa glace »)

 

Conclusion

-                     une scène cruciale : B la relate avec une émotion inusitée dans le roman.

-                     Elle agit comme un révélateur, pour B comme pour le lecteur

-                     Elle éclaire l’A : une intervention surnaturelle justicière, destinée à révéler l’atroce vérité sur les gens et les choses.

-                     Scène cruciale aussi parce qu’elle va déclencher la folie meurtrière des villageois qui passeront à l’acte quelques jours plus tard, d’abord sur l’âne et le cheval, puis sur l’A lui-même.

-                     Elle dénonce (et enclenche la violence) : L’Art / la Vérité peut être insupportable à l’homme commun.

Lecture analytique du Chap XXXIV du Rapport de Brodeck :

de « C’était peut-être sa manie des romans qui faisait que Diodème regardait toujours dans la doublure des mots … » (324) à « ils révélaient des vérités qu’on avait étouffées. » (326) 

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 14:07

 

Lecture analytique n° 4 : Chap XXXI : L'apologue des Rex flammae

de « Alors ? » finit-il par dire. » ( 274) à « L’unique morale qui prévaut, c’est la vie. Seuls les morts ont toujours tort. » » (276)

 

Pistes de lecture : è Un apologue naturaliste

 

Situer le passage

 

Chapitres XXX à XXXII = période de l’Occupation ( du village ) ; perçue à travers 3 situations différentes ( è gradation)

è Chp XXX = début de l’Occupation : installation des Fratergekeimen ; éxécution de Cathor, pour l’exemple, suivi d’un grand discours de Buller è  C° : « Purifiez votre village »

Peur comme moyen de pression (efficace)

è Chp XXXI = Apogée de l’Occupation : Collaboration. Comportement très correct des soldats à l’égard des habitants. Convocation d’Orschwir et Diodème sous la tente de Buller.

( sera suivi d’une réunion de l’Erweckens’Bruderschaf  et de la déportation de Brodeck et Frippman)

è chp XXXII = fin (déclin) de l’Occupation : le comportement des soldats se dégrade è viol suivi du meurtre de 3 jeunes filles étrangères ( + Emélia ) = scène d’horreur / de barbarie

 

è Avantage de la fiction  ( sur la réalité historique)

 

- Condenser en quelques pages et de façon assez claire une situation que la réalité rendrait plus confuse, plus diluée dans le temps (et l’action)

- Personnages et situations sont emblématiques, exemplaires : ils sont un échantillons et deviennent symboliques d’autres personnages et situations vécues « réellement » durant cette période. Ce que l’on nous dit là de ce qui s’est passé entre Buller, Orschwir et Diodème aurait pu se passer de la même façon partout ailleurs, avec d’autres hommes qui leur ressemblent ( = portée universelle du roman / de ce passage)

è éclairer la période de l’Occupation / la Collaboration ; lui donner un sens, une signification

 

è si ça ne s’est pas réellement passé comme cela, ça y ressemble et, par le biais de la fiction ( = l’auteur organise son récit, et donc la succession des événements, comme il le veut) cela prend tout son sens.

 

Composition du passage :

 

- 3 parties distinctes : 1) Avant le discours ( ll 1-31) ; 2) le discours en lui-même ( 32-70) ;

3) conclusion du discours ( 71-78)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

è Une scène d’occupation : lâcheté des délateurs vs perversité sadique du dominateur tout-puissant : comment se « traduisent » ces différentes attitudes ?

 

- 3 personnes en présence : le capitaine (Adolf) Buller = l’occupant ; omnipotent + 2 notables du village : Orschwir = potentat local ( pouvoir limité depuis l’arrivée des Fratergekeime) et Diodème ( instituteur ; caution intelectuelle).

 

            è Orschwir et Diodème : comportement de dominés ( è soumission ; peur ; lâcheté )

 

- Orschwir différent de sa figure habituelle : « lui d’ordinaire si sûr » (16) ; « homme riche et puissant » (18) è « se tassa, ses épaules s’affaissèrent » (27) ; « suaient à grosses gouttes. » (73)

- cela se ressent dans son propos : « C’est que … capitaine … Nous … Nous n’avons pas très bien … compris » (24-25) èmarque l’hésitation, le trouble ; cherche ses mots, alors que d’habitude « les paroles clquent souvent comme des coups de fouet, que rien n’impressionne » (16-17)

+ « se mit à bafouiller, à perdre tous ses moyens » (19) ; « voix étranglée » (8) ; « ouvrit grand la bouche, ne sut quoi répondre » (2-3)

- mais, au moins, fait preuve de « courage » (7) , « un effort trop violent » (28)

 

- tandis que Diodème lui sert en quelque sorte de faire-valoir : son comportement trahit la lâcheté : « qui ne parvenait pas à déglutir » (3-4) ; « qui cercha à éviter ses yeux et baissa la tête » (15), alors même qu’Orschwir souhaitait prendre appui sur lui, l’incite à parler : « regarda Diodème » ( 2 x : 3 ; 14) 

 

            è finalement, le seul mérite de Diodème, c’est d’être présent dans cette scène, et d’en rendre témoignage, plus tard, à Brodeck, par l’intermédiaire de la lettre ( èdans laquelle, donc, Diodème se dévalorise, avec une sincérité inutile, mais qui pour lui vaut confession)

 

            è Buller : comportement dominateur

 

- « sourire » (9) ; « petit rire » (29) = volonté de manifester qu’il est à l’aise, contrairement aux 2 autres.

- s’adresse à eux avec mépris et ironie : « Alors ? » ( 2 x : 1 et 5 ) = sonne comme une injonction ; « De quoi donc voulez-vous que je parle ? » (11-12) = les prend pour des idiots en suggérant que la chose devrait être évidente.

- « commença à marcher dans sa tente » (29) alors que les 2 autres restent assis et immobiles (comme paralysés) è là encore, signe de domination sur eux.

- « caressait sa cravache avec des manières de femme » (22-23) suggère la perversité masochiste du personnage, et peut être opposé à « les paroles claquent souvent comme des coups de fouet » (16-17) (en temps ordinaire, avec Orschwir)

- autre opposition marquante entre les 2 : « créature en uniforme, qui faisait presque la moitié de sa taille à lui, cet homme minuscule affublé d’un tic grotesque » (20-22) è souligne encore qu’il y a là un renversement de situation.

 

            èpassage qui introduit l’apologue utilisé par Buller pour convaincre Orschwir et Diodème, et, à travers eux, les autres notables du village, de sacrifier ceux qui ne sont pas assez « purs » aux yeux des Fratergekeime. Nous permet de mieux comprendre (mieux imaginer) dans quelles circonstances exactes le discours a été prononcé, dans quelle(s) intention(s) et pour quel(s) effet(s)

 

 

è L’apologue des Rex flammae : un discours avec argumentation indirecte ( de la considération générale à l’exemple) débouchant sur une morale ( pour dire, paradoxalement, que la morale ne sert à rien …) , une leçon de chose.

 

- Apologue = récit ( èdimension narrative ) à visée morale ( è dimension argumentative)

è Buller cherche à convaincre ses interlocuteurs, dans l’intention qu’ils agissent selon sa volonté. Pour cela, emploie un moyen détourné :

- commence par poser une question, inattendue et en apparence anodine : « Avez-vous déjà observé les papillons (…) ? Non ? Jamais ? Dommage … Très dommage ! » (34-35) = ton de la conversation badine ( en apparence, on a changé de sujet …)

- semble raconter sa vie : « Moi, j’ai consacré ma vie aux papillons. » (35-36) ; « j’ai voué mon existence entière aux papillons » (38-39)

- devient lyrique : « somptueuses et fragiles créatures » (42)

- insiste aussi, au passage, sur son  don d’analyse exceptionnel : «  peu de gens [sous-entendu : « contrairement à moi »] sont capables de s’en rendre compte. » (40)

- et, enfin, en arrive à son réel sujet : la visée morale de son discours (et de ce qui va suivre) : « on en tirerait des leçons extraordinaires pour l’espèce humaine ». (42-43)

è en naturaliste (et entomologiste) qu’il est, Buller va livrer une leçon de vie ( adaptable selon lui, et l’idéologie nazie (cf documents annexes) à l’ensemble des « races » humaines.

=  l’exemple des Rex flammae  et leur comportment social : semblent faire preuve d’une solidarité admirable en accueillant au sein d’une groupe des papillons étrangers, mais les sacrifient dès le premier danger venu èinstinct de survie et de préservation ( dès lors qu’un danger se présente, qu’il y va de l’intégrité de leur groupe [=  préservation de la « race »] et de sa survie, ils n’hésitent pas à sacrifier celui qui n’est pas des leurs » (67-70)

- a pris soin de signaler qu’il s’agit là d’ « un comportement qui, au premier abord, paraissait sans fondement, mais qui après de multiples constats se révéla parfaitement logique » (46-47) + « intelligence remarquable » (50)

ètout ceci est, bien évidemment, lourd de sous-entendus = analogie douteuse et répugnante ( = logique nazie) :  sous-entend que la comparaison entre les êtres humains et le règne animal va de soi, et qu’il est « parfaitement logique » de sacrifier des vies « sans hésiter », sans émotion et sans humanité.

- Finalement, l’humain, en cela, serait inférieur à l’animal ( pas aussi « intelligent ») : lui, hésite, à des scrupules, voit en l’autre (même un « sous-homme ») un homme, un frère ; pour tout dire, a une morale.

è«  Certains esprits bornés trouveraient-ils que le comportement de ces papillons manque de morale » (74-76) ; mais il n’y a que dans les fables que l’on fait rimer morale et monde animal !...

« qu’est-ce que la morale, et à quoi sert-elle ? » (76) = cynisme du régime nazi èmettre de l’ordre, tout régimenter, mais en rejetant toute morale. (on pourrait renverser la question : qu’est-ce que l’homme, sans morale ?...)

« L’unique morale qui prévaut, c’est la vie. Seuls les morts ont toujours tort. » (77-78)

 

On pourrait faire remarquer que cette « morale immorale » traverse tout le roman, et que Brodeck l’a faite sienne ( cf, par exemple, pp 30-31 ; paragraphe dans lequel on trouve « Tous sont morts. Moi, je suis vivant. ».

Mais Brodeck a acepté de devenir « Chien Brodeck », d’en être réduit au rang d’animal ; de tuer plus faible que lui, pour rester en vie. Kelmar s’est suicidé, rongé par sa conscience (= ce qui lui restait de morale) ; par Brodeck : « Moi, j’ai choisi de vivre, et ma punition, c’est ma vie. » ( p 355).

Punition, parce que sa vie devient comme un enfer. Pas de rédemption possible.

Sauf à se confesser. A retrouver du sens, à retrouver l’humanité, à se définir à nouveau une morale.

A travers sa rencontre avec l’Anderer, peut-être.

Par l’intermédiaire de l’écriture, surtout : à restituer son histoire, il se reconstitue, se confesse et se retrouve, à  nouveau, neuf face à lui-même. Prêt à recommencer une nouvelle vie.

Parce qu’écrire, ça sert aussi à cela !...

 

 

En conclusion :                                                                        

è apologue efficace puisqu’il sera suivi d’effet : « Ils soupesèrent les mots du capitaine. Ils comprirent ce qu’il y avait à comprendre, ou plutôt, ils comprirent ce qu’ils voulurent bien comprendre. Ils se persuadèrent qu’eux étaient ces Rex flammae, ces fameux papillons dont avait parlé le capitaine, et qu’il leur fallait pour survivre écarter de leur communauté ceux qui n’étaient pas de leur espèce. » ( page suivante = p 277) [assez curieusement, Brodeck – et non Claudel, qui ne commettrait pas cette erreur – parle du « monologue d’Adolf Buller » … ( p 277 toujours)]

 

 

Prolongements :

chap V : les 3 âges de la vie des cochons ( 50-51) ;  chap XXXVIII : le conte du petit tailleur Bilissi

L'argumentation indirecte (dans Brodeck)

 

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 14:05

 

2) Souvenir(s) du camp

 

Lecture analytique : Chap IX : Le choix du pendu et la Zeilenesseniss

de « Au bout du chemin et au bout de ma course, il y avait l’entrée du camp » (79) à « Die Zeilenesseniss : « la Mangeuse d’âmes ». » (82)              ( =  102 lignes )

 

 

Pistes de lecture : è Un saisissant rituel macabre ( è registre dramatique )

 

è Un rituel macabre

- étudier la progression du texte, son rythme, sa disposition ( =  le rituel se met en place petit à petit ;  il y a comme une mise en scène )

 

- Composition du texte : lente progression thématique , comme pour ménager le suspens (de la découverte d’une vision d’horreur, d’un spectacle insoutenable, cruel et « inhumain » ; informations fournies au compte-goutte, méticuleuse

è cf 1er § : «  entrée du camp » ( l. 2)  èd° du portail « joliment ouvragé » ( 3) (+)  ( comp à l’entrée d’un « jardin d’agrément » (+) )  è  deux guérites « peintes de rose et de vert pimpant » (5)  (+)  èun gros crochet «  brillant » (7) / « semblable à un crochet de boucherie » (8) ( - ) è« un homme s’y balançait » (9) ( (+)  ? ; (-) ? ) è énumération (10-12) (-) décrivant l’homme qui « se balance », sans jamais dire explicitement qu’il est mort ( « homme » = cadavre ) è compassion / émotion : « un pauvre gars qui nous ressemblait comme un frère » (12-13) èpancarte dans « leur langue, la langue des Fratergekeime*  qui avait jadis été le double de notre dialecte » (15-16) [en opposition avec l.13 : les « frères » d’infortune, d’un côté ; de l’autre, les bourreaux, qui n’ont de Frater que le nom + les deux langues étaient proches, « jadis » ; l’une est devenue ignoble …] è « Ich bin nichts » (17) [= renvoie à la dédicace de départ / citation de V. Hugo dans le bien-nommé Rhin = marque  physiquement la frontière entre la France et l’Allemagne] è« Le vent le faisait bouger un peu » (17-18)  = écho à la ligne 9 + nouvel euphémisme / sous-entendu è 3 corneilles (18) ( sorcières, oiseaux de mauvais augure) = s’ajoute à la dimension macabre de la scène. ( « yeux » comme « friandises » (19) : (+) è (-) …)

 

( * Fratergekeime : pa traduisible tel quel ; on pense à la Geheime Feldpolizeiou GFP était, pendant la Seconde Guerre mondiale, l'équivalent allemand de la sûreté française aux armées è chargée d’assurer la sécurité des forces armées ; spécialisée dans la lutte contre la Résistance. ( Gestapo = Geheime Staatspolizei) )

 

- Cette progression se poursuit, d’un paragraphe à un autre, durant tout ce passage :

è § 1 = description de l’entrée du camp => du pendu

è § 2 = coment, chaque jour, est choisi un nouveau pendu

è § 3 = le 1ersupllice du pendu, en attendant la Zeilenesseniss

è § 4 = qui est la Zeilenesseniss ( = femme du directeur)

è § 5 = lentre arrivée de la Zeilenesseniss , d’une « inhumaine beauté » (51-52) au milieu des sous-humains ( « un autre monde que le sien » (67) )

è § 6 = la Zeilenesseniss et son enfant (berceuse)

è § 7 = le pendu « Du » est bercé et l’enfant s’en balance [ou quelque chose comme ça … ^^]

 

- caractère répétitif ( et duratif) de la situation

 

è  indices de tps : « tous les jours » (20) ; usage de l’article défini ( à valeur générique, ici):  « le matin » ( 21) [= chaque matin] ; « la nuit » (24) [id. ] ; « la vidtime du jour » (80) ; « parfois » (27) / « D’autres fois » (28)

 

 

è imparfait à valeur itérative : « les gardes nous sortaient des cabanes » ( 22-23 ) ; «  nous faisaient mettre en rang » ( 23-24 ) ; etc …

 

+ nbreux termes indiquant que le supplice s’étire dans la durée (verbes, adverbes, etc) : «  nous attendions (…) longtemps » (25) ; nous attendions ( 26) [ notez la répétition ; pour souligner le caractère interminable de l’attente, qui se prolonge] ; « nous devions attendre debout » (30) ; « Les parties s’éternisaient » (31) ; « Le garde prenait son temps » (35) ; « attendaient que la Zeilenesseniss arrive » (48-49)

 

èmécanique bien rodée , qui se répète de façon effrayante = engendre une totale absence de réflexion face à une mort absurde ( choix arbitraire ; cruauté banalisée,

 

 

è La mère et son enfant

- étudier le portrait qui nous est donné de la Zeilenesseniss et son enfant ( = quelle(s) idée(s) se fait-on du personnage ?)

 

Là encore, c’est la progression thématique qui rend le portrait de la Zeil frappant :

- la description en elle-même se développe sur 2 §§ :

è « inhumaine beauté » ( oxymore ?...) (51-52) ; « excès de blondeur et de blancheur » ( 52 ) = quelque chose de négatif sous la beauté parfaite.

- se confirme au paragraphe suivant : « Elle avait des habits propres » (61-62)  « impeccablement coiffée, vêtue » (62) ; « fraîche ( + énumération de termes plutôt (+) ) , un parfum de glycine » ( 57-59), mais aussitôt après, glycine associer à « vomir » et « pleurer » è antihèse.

 

+ « nous avions ordre sous peine de mort de ne pas croiser son regard » (54-55) = dimension mythique (fait penser à la Gorgone Méduse, au regard qui tue)

( + remarque de Thomas : « elle arrivait lentement » (57) è fait penser à un fantôme)

è à la fois objet de fantasme et fantasmagorie ( « nous appartenions à un autre monde que le sien » (66-67).

Cette femme parfaite est perverse est dangereuse, car elle provoque (mais toujours indirectement) la mort.

è è on comprend que cette perfection relève, elle aussi, du cérémonial pervers : La Zeil se fait belle pour ajouter encore à l'humiliation des prisonniers.

è On peut voir dans ce passage (fictif) l’évocation (devenant presque poétique ; et symbolique » du mythe du Sur-Homme nietzschéen ( « Über-Mensch » è dune « inhumaine beauté ») , face aux sous-hommes (réduits à l’état animal, et même en dessous), représentés ici par les prisonniers du camp ( remarque Brodeck – et Claudel – n’écrit jamais Juif ; à peine le suggère-t-il par endroits …)

[Le Sur-Homme de Nietzsche, a été repris sorti de son contexte et honteusement modifié par l’idéologie nazi. Ne faites pas de Nietzche le précurseur du nazisme !... Pour Nietzsche, le Sur-Homme « ne doit pas se soucier des hommes, ni les gouverner : sa seule tâche est la transfiguration de l’existence » = idée de l’accomplissement de la Volonté de puissance humaine, qui permettrait de surmonter le nihilisme ( « Ich bin nichts » (17) ) , déjà très présent à l’époque : Le nihilisme (du latin nihil, « rien ») est un point de vue philosophique d'après lequel, le monde (et particulièrement l'existence humaine) est dénué de toute signification, tout but, toute vérité compréhensible ou toute valeur. Face à cela, Nietzsche cherche donc ce qui pourrait donner sens à l’histoire et un but à l’humanité. Le Sur-Homme serait alors, toujours selon lui, une sorte de « César avec l’âme de Jésus », un aristocrate par exellence, solitaire et magnanime, infiniment éloigné du troupeau majoritaire]

 

Non seulement la Zeil se veut parfaite, mais, bien sûr, son enfant représente l’Espoir dans l’Avenir Parfait tel que le concevait le IIIe Reich ( qui se voyait déjà durer pendant mille ans !...)

è nous permet de mieux comprendre la berceuse ( « La main des hommes sur toutes choses » (75) ) et entrevoir ce que la Zeil cherche à transmettre, dès le berceau, à son nourrison ( qui se nourrit d’un spectacle atroce, sans éprouver le moindre signe de compassion è « pleurait un peu, moins de peur sans doute que parce qu’il avait faim et réclamait sa tétée » (93-94)

è « toujours calme » (78  +  70 (« elle le berçait calmement ») ; 95 (« s’en allait calmement »)

 


è è  On pense qu'il est comme sa mère indifférent; dimension chrétienne inversée (la vierge et l'enfant) --> le tout forme une sorte de spectacle plutôt diabolique.

Scène surréaliste car Z chante une berçeuse sur un monde utopique alors que après l'execution le monde est noir.

Opposition entre la description méliorative de Z et sa satisfaction perverse devant le spectacle offert : en même temps qu'elle vient de donner la vie (à son enfant), elle se délecte de la mort ( des autres ; ceux qu'elle et ses congénères considèrent comme des sous-hommes .
On peut croire qu'elle se fait belle pour ajouter encore à l'humiliation des prisonniers.
Z = élément de fascination ==> "inhumaine beauté" ; élégante ==> femme fatale ( ce qu'on appelle aussi une "vamp")


Mangeuse d'âmes = mangeuse d'hommes.

 

è Un saisissant effet de contraste

- étudier tout ce qui oppose (dans leur situation et leur attitude) les victimes et les bourreaux ( mais peut-être aussi ce qui les réunit, sur certains points …)

 

* attente interminable des prisonniers,  tandis que les soldats prennent leur temps (pour jouer aux dés ; pour choisir le « Du ») et que la Zeil avance « lentement » et que son fils est « calme ».

èprécipitation et abrutissement des prisonniers (on leur fait répéter chaque jour les mêmes gestes, les mêmes actions, jusqu’à ce que cela devienne mécanique et vide de tout affect, de toute pensée ; cf Primo Lévi)

 

* Zeil « impeccablement coiffée, vêtue » (62 vs « nous, à quelques mètres, mangés de vermine dans nos haillons qui n’avaient plus ni formes ni couleurs, la peau crasseuse et puante, les crânes rasés et crouteux, avec nos os qui tentaient de nous trouer de toutes parts » (63-67) è antithèse évidente, pour mieux marquer l’humiliation que la Zeil cherche à faire subir aux prisonniers ; la distance entre l’une et les autres (sous peine de mort)

 

* Deux représentations / cérémonies s’opposent : Le pendu qui n’est rien ( sans passé ; anonyme ; sans espoir d’avenir ; juste condamné à creuser sa tombe) vs La mère et l’enfant

è « petits gestes très tendres » (79) à l’égard de l’enfant  vs  « simple geste du menton » (82) pour donner l’ordre que débute la pendaison

è « gigoter avec ses petits bras et ses petites cuisses, baîller au ciel » (81) pour l’enfant « le corps du « Du » chutait,vite retenu par la corde. (85-86) [il « gigote, lui aussi …]

è « tressautements, des bruits de gorge, des pieds lancés dans le vide à la recherche du sol, des brutis goitreux des intestins qui se vidaient » (88-90)  vs  « il avait faim et réclamait sa tétée » (94) [ = ai-je besoi de préciser ?... bon, d’accord : tandis que l’un se vide les intestins, l’autre réclame de se remplir le ventre èrappelez-vous les cochons d’Orschwir : « Ventre et cœur unis » (p 38) ; « ils broient, ils avalent, ils chient, ils recommencent indéfiniment » ( p 51) ; « Ils ne connaissent pas le remords. Ils vivent. » (p 51)

 

- Ce qui rapproche ce petit monde (à la rigueur) ?

è (après le choix du « Du ») « Nous autres, tous les autres, au fond de nous, on sentiat naître une joie folle, un bonheur laid [= oxymore] (…) qui permettait de tenir, de tenir encore ». (37-41)

 

            è peut déjà faire écho au « chapitre du train »  è« Notre geste, c’était le grand triomphe de nos bourreaux » (355) . Primo Lévi, bien sûr, en a dit tout autant ( sauf que dans Si c’est un homme, c’était « pour de vrai ». Vers où se porte votre préférence : le témoignage (vrai) ou la fiction ?...)

 

 

 

                        è Le « jeu » de la sélection et de l’humiliation ( très proche de ce qu’a décrit Primo Lévi dans Si c’est un homme ).

 

Prolongements :

Chap III : Chien Brodeck  de « Ceux qui nous gardaient » (p.30) à la fin du chap (p.31)

Chap XIV : Scheizeman (116-118)

Chap XVI : libération du camp et mort de la Zeilenesseniss (137-144)

Extraits de Si c’est un homme de Primo Lévi

 

 

 

 

2) Souvenir(s) du camp

 

Lecture analytique : Chap IX : Le choix du pendu et la Zeilenesseniss

de « Au bout du chemin et au bout de ma course, il y avait l’entrée du camp » (79) à « Die Zeilenesseniss : « la Mangeuse d’âmes ». » (82)              ( =  102 lignes )

 

Pistes de lecture : èUn saisissant rituel macabre ( è registre dramatique )

 

è Un rituel macabre

- étudier la progression du texte, son rythme, sa disposition ( =  le rituel se met en place petit à petit ;  il y a comme une mise en scène )

 

 

è La mère et son enfant

- étudier le portrait qui nous est donné de la Zeilenesseniss et son enfant ( = quelle(s) idée(s) se fait-on du personnage ?)

 

 

è Un saisissant effet de contraste

- étudier tout ce qui oppose (dans leur situation et leur attitude) les victimes et les bourreaux ( mais peut-être aussi ce qui les réunit, sur certains points …)

 

 

Prolongement possible

 

                   è Le « jeu » de la sélection et de l’humiliation ( très proche de ce qu’a décrit Primo Lévi dans Si c’est un homme ).

 

Prolongements :

Chap III : Chien Brodeck  de « Ceux qui nous gardaient » (p.30) à la fin du chap (p.31)

Chap XIV : Scheizeman (116-118)

Chap XVI : libération du camp et mort de la Zeilenesseniss (137-144)

Extraits de Si c’est un homme de Primo Lévi

 

 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 09:34

LECTURE ANALYTIQUE N° 2 : L’ARRIVÉE DE L’ANDERER

 racontée par Brodeck à travers le témoignage de Gunther Beckenfür   :

 

de « Il pouvait être cinq heures, cinq heures et demie ... » (p.60) à «  « oui, un magnifique pays … » » ( 64 ).

 

PRÉSENTATION :

 

- Depuis le début du roman (cf LA 1) , Brodeck promet qu’il va parler de l’histoire de l’Anderer ; mais il n’en a pas encore vraiment parler (à parler des conditions dans lesquelles on lui a demandé d’écrire (chp I et II), de la vie dans les Camps (chp III), de son voisin Göbler (chp IV) et du maire Orschwir (chp IV et V), de la mère Pitz (chp VI). Il faut attendre le chapitre VII pour qu’il revienne sur l’Anderer et sur son arrivée au village.

 

- Mais Brodeck n’a pas vu lui-même l’Anderer arriver au village èpour la raconter, il doit faire appel à des témoignages directs

 

- le 1er de ces témoignages est celui de Gunther Beckenfûr (personnage que nous découvrons dans ce passage)

 

- Brodeck rapporte précisément comment il a « enregistré » fidèlement (sur un carnet) les propos de GB,

 

- et il les restitue ici, en alternance avec ses propres interventions.

 

 

PROBLÉMATIQUE : (Comment) Deux voix qui s’entremêlent pour parler de l’arrivée de l’Anderer (de façon à la fois complémentaire et différente) ( ?)

 

I / Comment se met en place le témoignage de Gunther Beckenfür ?

 

1)      Composition du passage : récit de Brodeck (sans guillemet) ; discours de Gunther (avec guillemets)

 

- alternance entre récit de Brodeck et discours de GB : se différencie par la présence (ou non de guillemets) èdiscours direct

è èle « Je » change d’identité : sans guillemet = Brodeck (GB = « il ») ; avec guillemet = GB è délégation narrative

- 9 paragraphes

- un seul paragraphe est ambigu : le § 8 è pas de guillemet, mais Bodeck rapporte les propos de GB (« paraît-il ») è discours indirect libre.

- plusieurs temps verbaux : temps du passé (imparfait, passé simple ; passé composé) + présent (d’énonciation ; § 3) : dans ce § Brodeck précise bien qu’il rapporte fidèlement les propos de GB (« je dis bien tous les mots » ll 26-27)

 

 

 

 

 

2)      Que nous apprend le discours de Gunther ?

 

- Comment l’Anderer est arrivé avec son équipage : rythme lent (l 24 et l 41)

- D’où il arrive (« la route de la guerre » l 52)

- Il fait une description (subjective et péjorative) de l’Anderer et de son attirail

- Il décrit également les 2 animaux qui l’accompagnent

- puis il raconte comment l’Anderer est arrivé jusqu’à lui et est descendu de cheval

 

è expose les faits, mais en y apportant un point de vue particulier (« c’était un peu humain, tout de même, cette affaire-là (l 49) ; « comme une apparition d’une autre époque » (l 69) )

+ y ajoute ses propres réflexions (« cette putain de chiure de merde de route » (ll 52-53) )

è récit dynamique, vivant, parfois imagé.

 

3)      Quelle idée se fait-on du personnage de Gunther à travers ce discours ?

 

- on sait que c’est un berger (« son abri de berger » (l 19)

- Brodeck nous le présente en activité : le jour de l’arrivée de l’Anderer (« occupé à rafistoler le toit… » (l 19), mais aussi le jour où il se rend chez lui pour recueillir ses propos (« il mâchouille une cigarette » (l 28) ; « Il m’a servi un verre de bière » (l 27)

- discours (et niveau de langue) plutôt familier : il tient des propos grossiers par moment (l 52 ; l 58 ; l 60), parfois juste familiers (« cette affaire-là » (l 49) ; « attifé comme on ne fait plus » (l 70) )

- quand ils se font violents, ses propos traduisent une émotion forte (et incontrôlée) : ll 59-60 ; ll 52-54.

 

è un personnage un peu simple, familier, un peu violent dans ses propos, mais plutôt sympathique. N’aime pas les Fratergekeime, et d’emblée, n’aime pas l’Anderer, qu’il juge ridicule (et un peu inquiétant) (voir + loin pour approfondissement)

 

II /  Qu’apportent les interventions  de Brodeck ?

 

è des digressions de natures variées :

 

1)      Apporter des précisions (complémentaires) sur l’arrivée de l’Anderer

 

- dès la l 1 (et 2) ; § 2 également ; § 8 (mais disc ind libre è rapporte ici (librement) les propos de GB)

 

2) Préciser les conditions dans lesquelles Brodeck a recueilli le témoignage de GB

 § 3 ètrès précis, ici ; jusque dans les détails : la cigarette (l 28) ; le vieux père (ll 31-32) ; la neige dehors (ll 35-37)

è ces détails fonctionnent à la fois comme effets de réel (précis, donc « vrais ») et comme volonté de Brodeck de prouver qu’il a une bonne mémoire (et que ce témoignage l’a profondément marqué, dans ses moindres aspects)

 

2)      Ajouter des réflexions personnelles

§§ 6-7 surtout : les chevaux tués èsigne de misère,  mais aussi de barbarie èretour en arrière de l’humanité (§ 7) ;  régression de la civilisation.

 

4) Des envolées lyriques (inhabituelles chez Brodeck)

 

§ 1 : en décrivant le paysage, Brodeck se fait soudain poète : inhabituel ; utilise des métaphores (« le soir venait sur la pointe des pieds » (ll 3-4) ; « quelques pelages de neige » (l 13)

- § 3 : même chose (« dont la neuve blancheur aveugle » (l 37) + personnification (« en curieuse » (l 38), « effarouchée » (l 40) et comparaison (l 39)

 

è contraste saisissant entre les propos familiers et grossiers de GB, et les digressions poétiques de Brodeck : comme pour compenser, mais aussi compléter ècontre-point (les 2 voix sont très disctinctes l’une de l’autre)

 

III / Comment perçoit-on le personnage de l’Anderer dans ce passage ?

 

1)      étranger inconnu

 

- « Ça allait «  (l 24) , « Ça avançait » (l 41) + l 49 è au départ, même pas reconnu par Cathor -comme un être humain (è jamais vu)

- arrive « de là-bas, de chez les Fratergekeime » (l 57) = route que plus personne « d’ici » n’emprunte

- possède un cheval (alors que plus personne n’en possède)

 

è autant d’éléments qui ne jouent aps en sa faveur : GB (qui représente ici les habitants du village) les perçoit de façon négative ; rappelle de mauvais souvenirs, attachés à la misère et au malheur subits durant la guerre.

 

2)      étrange et mystérieux (èinquiétant)

 

- « voir si je ne rêvais pas » (l 44)

- procure « un vrai frisson, et pas de froid » (ll 50-51)

- « apparition » (l 68 et l 96)

- « génie » (l 107)

- Teufeleuzeit (l 108) : Teufeil = diable ; Zeit = temps (comme un diable maître du temps)

 

3)      grotesque

- « Ça allait «  (l 24) , « Ça avançait » (l 41) è désigné, au départ, comme une chose plus que comme un homme (péjoratif) ; « bonhomme » (l 41) , « ce drôle de gaillard » (l 125)

- « apparition d’une autre époque » (ll 68-69) ; « personnage de foire » (l 70) ; « drôle de chapeau en forme de melon » (l 112) ; « vêtement d’opérette » (l 119)

- « Il avait comme un vrai ballon à la place du visage » (ll 121-122) ; « le ventre qu’il avait foutrement rebondi » (ll 117-118)

 

è personnage, grotesque, burlesque : peut faire penser à un clown. Mais aussi à un artiste

 

 

4)      Un personnage « romanesque » ?

 

- quelque chose d’invraisemblable

- semble sortir de nulle part (comme une apparition)

- parle aux animaux qui l’accompagnent

- personnage de foire, vêtement d’opérette

 

è apparu comme par enchantement (mais un enchantement qui fait peur ; dont on se méfie) et disparu mystérieusement (à cause de l’Ereignies)

 

 

è è Pour évoquer l’arrivée de l’Anderer au village, Brodeck cède la parole  un autre personnage, Gunther Beckenfür. Mais cette parole, il semble vouloir la reprendre constamment, pour apporter des précisions ou ses réflexions personnelles. Comme s’il voulait prendre ses distances avec le récit, mais à la fois montrer que c’est bien lui qui en garde le contrôle.

- fournit un texte à deux voix (polyphonique) qui s’entremêlent sans se confondre : l’une se fait poétique par moments, et l’autre parfois grossière.

- nous montre un autre point de vue sur l’Anderer, où se mêle moquerie, méfiance, et même peur : son arrivée même fait rejaillir de mauvais souvenirs (douloureux et encore récents).

- Ce que GB pense de lui, on comprend bien que c’est ce que penseront aussi les autres habitants du villages : l’Anderer n’ai pas le bienvenu au village (on y aime ni les étrangers, ni les artistes bohèmes, vagabonds rêveurs solitaires et incompris)

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 09:26

Lecture analytique du Chap I du Rapport de Brodeck :

du début (p.11) à « Oui, je dirai l'Ereigniës » (p.13)

 

Pistes d'étude :

- sa fonction informative : situation d’énonciation et cadre spatio-temporel

- deux personnages en présence : Brodeck et l’Anderer

- accroches de lecture et pacte de lecture : mise en place (énigmatique) du récit de l’Ereigniës è un suspens original

 

Claudel né en 1962 en Meurthe et Moselle (Dombasle-Sur-Meurthe)

Enseignant : Les âmes grises 2003 Prix Renaudot, Rapport de B 2007 Prix Goncourt des lycéens et vient de réaliser un film Il y a longtps que je t'aime César du meilleur 1er film

Dans un petit village quelque temps après une "guerre", Brodeck, un homme affecté normalement à un travail de description de la faune et de la flore pour l'administration, se trouve un jour assigné à devoir remplir une curieuse mission : établir un " rapport " sur "la chose qui s'est passée" concernant "l'étranger" arrivé il y a peu au village... Le roman que nous lisons n'est cependant pas ce rapport mais le « journal » que tient Brodeck en marge de l'écriture de ce rapport. Il nous fera ainsi découvrir l'histoire tourmentée de l'Etranger mais également la sienne (sa propre) et celle du village...

L'extrait étudié ouvre le roman. Nous allons nous demander s'il obéit aux règles traditionnelles de l'incipit romanesque. Pour cela il faudra étudier d'abord les différentes informations livrées au lecteur ; ensuite analyser comment cet incipit prépare l'intrigue et la suite du roman.

 

I – Donner des informations au lecteur : contextualiser (situation d'énonciation et cadre spatio temporel)

  1) Situation d'énonciation (qui parle à qui ? En quelles circonstances ?)

  => Qui parle ?

Locuteur omniprésent : « Je » (1er mot) + « moi » ; « toi », « tu », « te » (dans la bouche des autres) + prénom Brodeck

Infos : ce narrateur a fait des (petites) études. Un peu l'intellectuel du village. Il a une machine à écrire (symbolique) et maîtrise la langue, les mots et leur force (puisque le but du rapport est de se justifier => art de la rhétorique, parole à la défense tel un avocat).

Il parle le dialecte.

Donc très peu d'infos.

=> A qui ?

Destinataires :

Lecteur, souvent interpellé, sollicité : « vous », « ne me demandez pas », nbses questions

Une instance encore plus large : « ils te croiront ». L'humanité, les hommes, la justice ? Les autres, ceux qui sont extérieurs au village et qui ne sont donc pas dans leur logique ?

 

2) Où … ? (Cadre spatio-temporel)

=> Rapport ambigu avec ceux qui l'entourent (les habitants du village)

=> Lieu : Lieu incertain, vague, imprécis : « ici » (déictique => cf tps du discours + « je », ancré dans la situation d'énonciation, crée le réalisme, l'impression d'authenticité), « notre village », « sur les contreforts de la montagne, posés entre les forêts comme des oeufs dans des nids », « si loin de tout, qui est si perdu »

Le dialecte (alaman d'Alsace ou françique rhénan de Lorraine ?) et les quelques indices géographiques peuvent faire penser à un territoire de l'Est de la France, proche de la frontière franco-allemande (Alsace)

cf lieu de naissance de Claudel : Meurthe et moselle (dombasle-sur-meurthe)

=> village et ses habitants :

Brodeck à la fois se situe au milieu des « autres », « ils », « les gens » (indéterminé, vague => seul le maire et Schloss l'aubergiste sont nommés)

et en même temps en opposition avec eux : « Mais les autres m'ont forcé » (8), « je n'y suis pour rien », « moi je n'ai rien fait », « ils ont dit qu'ils voulaient que ce soit moi » => impuissance, passivité, pas maître de son destin, obligé (tragique ?)

« les gens l'ont appelé » (25), « mais pour moi » (34)

Il se distingue tout en faisant partie, en ayant des pts communs avec eux :

Il parle le dialecte, il est donc de là, « enraciné » dans ce territoire

La proximité s'exprime : « nous », « on », « notre village », « le nôtre »

3) … Et quand ?

=> Temps : village marqué par la guerre qui vient de se terminer : « la guerre, ce qu'elle a fait ici, et surtout ce qui a suivi la guerre, ces semaines et ces quelques mois, notamment les derniers » => passé composé

Là encore temps imprécis : quelle guerre ?

Le futur et le conditionnel évoque le projet en cours : à la fois le fait qu'il subit la situation dans laquelle il se retrouve (regrets avec conditionnel « j'aurais aimé ne jamais en parler » ou « vous seriez comme nous si vous aviez connu la guerre » +t futur injonctif des habitants « ça suffira », « ils te croiront ») et ce dont Brodeck envisage de parler (« oui je dirai l'Ereigniës »)

Espace et temps plutôt indéterminés : permettent de rendre l'histoire qui va suivre universelle, applicable en tous lieux, en tout temps.

A approfondir : le jeu sur les tps : passé composé, présent, futur, conditionnel, imparfait

  II – Les personnages mentionnés

1)      Brodeck lui-même

- 1ère phrase : étranger ; s’affirme d’emblée non coupable (mais aussi victime) ; mais aussi passif (« Moi, je n’ai rien fait »)

- semble se plaindre, subir (les événements ; les autres) èanti-héros

- annonce vouloir vivre en cherchant à éviter la douleur (« C’est humain »)

- a connu la guerre : traumatisme (collectif)

2)      De Anderer (et ses autres appelations)

 

L'étranger est au coeur de cet incipit et du roman :

Il est arrivé soudainement dans le village : « en plus d'arriver de nulle part », « cet homme est arrivé dans le village et s'y est installé, comme ça, d'un coup »

Il n'est qualifié que par des surnoms car son nom est inconnu : « Ne me demandez pas son nom, on ne l'a jamais su », « Son nom, personne ne le lui a jamais demandé, à part le Maire une fois peut-être, mais il n'a pas, je crois, obtenu de réponse », « L'anderer (l'autre) », « yeux pleins », « le murmurant », « lunaire », « celui qui est venu de là-bas » (cf caractéristiques liées à ces surnoms) + « cet homme ».

=> identité absente, vu de l'ext, exclu d'emblée (l'autre, l'étranger, celui qui n'est pas comme nous donc comme tout le monde). « en plus d'arriver de nulle part » (étranger) « il était différent » (étrange). Pt commun avec le narrateur, pers-miroir : « et cela je connaissais bien : parfois même, je dois l'avouer, j'avais l'impression que lui, c'était un peu moi ».

 

 

3)      Les autres

- « les autres (m’ont forcé) » èBrodeck se distingue des autres (à l’écart) ; mais dit parfois « nous » (+ « notre village »)

= les habitants du village ; les seul désigné plus précisément, c’est « le Maire » ;

; il a peur d’eux (il est sous leur surveillance ; il se sent menacé)

- « Ils n’ont rien voulu savoir » : bornés, intransigeants.

- Brodeck sait les mots ; eux non

 

III – Pacte de lecture et accroche

  1) De quoi parle Brodeck ?

=> ambiguité sur le statut du texte que nous lisons

Projet : rendre compte (rapport) de l'Ereigniës. Commande formulée par les autres. Raison ppale : relater les évts, se justifier, prouver son innocence (celle des habitants du village) ou tout au moins sa non culpabilité

Lisons-nous ce fameux « rapport » (cf titre) ? Etonnant dans le sens où un rapport s'avère en général objectif. Or ici les marques du discours, les appréciations, les jugements sont nombreux et les références à l'Ereigniës sont pour l'instant loin d'être explicites !

On note aussi les tournures orales de l'écriture qui rendent le texte vivant et qui authentifient le fait que ce que nous lisons est bien une sorte de journal, un projet en train de se construire, qui va de l'avant sans plan préétabli, sans recherche stylistique particulière...

2) D’un système de référence (celui de Brodeck) à un autre (celui qu’a besoin de se construire le lecteur pour suivre)

 

3) Susciter le mystère, suspense

L'étranger est au coeur d'un événement énigmatique esquissé dans l'incipit (suspense) :

« ce qui venait de se passer » (situe le tps de l'énonciation par rapport à l'un des sujets du livre : le meurtre de l'anderer : le rapport de Brodeck est rédigé peu de tps après le meurtre), je n'y suis pour rien », « disons l'évènement, le drame ou l'incident », « Ereigniës = la chose qui s'est passée », « l'inqualifiable ».

=> événement douloureux (CL douleur), indicible (cherche ses mots, pts de suspension, recours au dialecte) et énigmatique qu'il faut relater.

 

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 15:16
 - 40 chapitres -


Présent d’énonciation ( = ce qui est en lien avec l’écriture du rapport et du récit parallèle de Brodeck ; après l’Ereigniës ).
- Histoire de l’Anderer ( de son arrivée à sa disparition )
 - Histoire / passé de Brodeck ( de sa rencontre avec Fédorine à son retour du camp )
- Événements liés à l’Histoire ( de la Seconde GM )



I / pp 11 - 18 : Brodeck n’y est pour rien mais sait écrire (pour les autres )De Anderer (« parfois lui comme un peu moi ») – allusion à l’Ereigniës [ = « événement », en langue dialectale] à l’auberge Schloss – ne pas se hâter, pr ne pas réduire, même sous la pression des autres du village ( env 40 personnes)les lieux importants du village ( + Jenkins, mort à la guerre ds les 1ers) – l’auberge Schloss ( et la confrérie de l’Éveil) ; le maire Hans Orschwir – l’instituteur Diodème ( plus là depuis quand ?...) ; Dieter Schloss (brève d° ) ; Fédorine, Poupchette et Émélia – Ce soir-là, Brd parti chercher du beurre à l’auberge, tandis que Poupchette malade.
 II / pp 19 - 25 : La nuit aux portes de l’hiver [me fait penser à Giono]Qd Brd est entré à l’auberge ce soir-là ( « Vous n’avez pas fait ça quand même ?... ») – Vurtenhau : « Tu seras le scribe » (parce qu’il écrit déjà ?) – « Tu diras les choses » => rapport => « d’accord, ms Je = tt le village » ; Rudi Gott, le maréchal-ferrant – « Oui » => soulagement ; à l’automne dernier = 1 an après la guerre et 3 mois après l’arrivée de l’Anderer – souvenirs de l’Anderer et de sa chambre – retour (en courant vite) à la maison.
III / pp 26 – 31 : Le Kazerskwir ( = « le cratère » ) [ => fortes similitudes avec camp de concentration ] – la vieille Fédorine ( qui l’a soigné au retour du Kazerskwir ) – comment Fédorine et Brd se sont rencontrés ( = lui, 4 ans, au début d’une autre guerre ; maison brûlée (ac père et mère ?...) ) – dernier regard du petit Brd sur son village en ruine – penser à Emélia ; accepter les humiliations ( « Chien Brodeck » ), pour survivre ds le camp – « Tous sont morts. Sauf moi » ; revenu vivant.
IV / pp 32 – 42 : Au matin du lendemain de l’Ereigniës – le voisin Göbbler ( d° ) – Göbbler écrase un escargot « fais attention Brödeck » - le vieux chien Ohnmeist ( qui n’acceptait de se faire caresser par l’Anderer ) – la ( puissante ) maison d’Orschwir – les fils d’Orschwir ( Günter et Gehrart ), sur le monument aux morts – la poterne à l’entrée de la ferme : « Böden und Herz geliecht » = « Ventre et cœur réunis » - Diodème (instit, ami de Brd ; mort ¬– étrangement ¬– il y a 3 semaines ) – (souvenirs d’avant-guerre) avec Diodème, au petit jour, vers la vallée de Doura – Diodème romancier (lit à Brodeck des pages de son dernier roman).
V / pp 43 – 51 : Orschwir et sa servante aveugle ( Die Keinauge = la « Sans regard » ) – Brd accueilli par Orschwir, qui tranche du lard avec son couteau – les livres de poésie ( avant la guerre ; le Pr Nösel ) – Orschwir a bien dormi ; Brd : « Je veux voir le corps » - Avertissements d’Orschwir [en apparence amicaux, mais également lourds de menace] à son « historiographe » [c’est de moi] – à travers un long couloir, Orschwir mène Brd jsq sa porcherie – porcherie pas inquiétée pdt la guerre, par les Fratergekeime ( = « les hommes qui m’ont fait devenir animal ») – les 3 âges de la vie chez les porcs [ => proche de l’Apologue] – « Tout leur est bon. Ne laissent rien derrière eux. »
VI / pp 52 – 58 : La vie, les jours qui filent entre les doigts (mais pas les mots) – La peur. La vision tenace des porcs – le café de la mère Pitz – les herbiers de la mère Pitz et De Buch vo Stiller un Stillie ( = « le Grand Livre des Mortes et des Morts ») – comment dire à la mère Pitz (une femme) ce qui s’est passé ( => objectif du rapport) – le fantôme de l’Anderer – les saints finissent en martyr.
VII / pp 59 – 65 : Arrivée de l’Anderer [fait penser à une troupe de saltimbanques, gens du voyage : lui, son cheval, un vieil âne] Fritz Aschenbach ne dit plus bonjour – l’arrivée de l’Anderer ( 13 mai ; presque un an) en curieux équipage – le témoignage de Gunther Beckenfür – un cheval (le 1er depuis la guerre) – et un vieil âne ; l’Anderer descend de cheval – vient exprès au village (sait où il va)
VIII / pp 66 – 72 : Un trou entre Beckenfür et le village (arrêt près de la rivière ?...) – la Staubi ( = la rivière ) – l’heure d’arrivée (rasante) au bout du voyage – j’écris dans la resserre de la maison (souvenirs) – l’arrivée dans le village avec Fédorine ( quand on n’avait pas peur, encore, des étrangers) – la machine sur la table de Diodème ( remplacé par Johann Lülli, après sa mort)
IX / pp 73 – 83 : Souvenirs du camp [ proche de Si c’est un homme de Primo Lévi ; aussi L’écriture ou la vie de Semprun] Le mur de la resserre (=> souvenirs à la sortie du convoi et la Büxte (« boîte ») ds le camp) – ( l’étudiant Moshe Kelmar => voisin de convoi, dans le wagon) – Kelmar évoque certains lieux de la Capitale (ceux de la partie ancienne, transformée en ghetto) – (comment Brd a rencontré Emelia dans le petit théâtre Stüpispiel) – à la sortie du wagon => ils courent, puis Kelmar s’arrête : « Je ne vais pas plus loin » - => « tu le diras pour moi, pour tous les hommes », avt de mourir tabassé par 2 gardiens – le portail à l’entrée du camp, et un pendu qui s’y balance, nouveau chaque jour : « Ich bin nichts » - le choix du « Du » - la Zeilenesseniss et son nourrisson – « La Mangeuse d’âmes » (est morte ; mais qu’est devenu l’enfant ?...) – Dans la Büxte, les 1ers jours au camp (quand le temps n’existe plus) ; pense à Kelmar, Emélia, Fédorine.
X / pp 84 – 91 : Un bruit près de la porte de la resserre – la clenche bouge ( souvenirs de contes effrayants de Fédorine) ; Göbbler apparaît – « Attention à toi », puis s’en va => colère de Brd – Seul innocent parmi les coupables =>Pq ? ( => souvenir : le jour du retour des camps et ceux que Brd a croisés alors) – « Je pourrais les peindre, si j’avais le talent de l’Anderer » ; lui, le mort-vivant revenu, Brd – marcher (comme déjà mort) jsq Emélia – un soir, bien accueilli par un vieil homme, dans un bourg curieusement épargné des Fratergekeime – tous devenus des ombres ; plus des hommes, mais une espèce.
 XI / pp 92 – 98 : le vieil homme accueillant = retour à l’humanité Dans la maison, 2 couverts – le 1er homme à lui reparler comme un homme => Brd pleure – est lavé par son hôte, puis dort dans un bon lit - + de quoi se vêtir et se chausser => redevenir un homme => « Je m’appelle Brodeck » - « On m’attend » - puis Brd repart (au bout de 4 jrs).

 XII / pp 99 – 107 : visite à Ernst Peter Limmat (l’ancien maître d’école) Orschwir sait déjà (par Göbbler) que Brd travaille tard le soir [NB : ce que nous lisons n’est pas le rapport de Brodeck, mais son double !...] – « Pq te sens-tu sur tes gardes, Brd ? » - le mystère des renards morts / Ernst-Peter Limmat (ancien maître d’école) – et grand chasseur – « tu n’étais pas comme les autres » ; les renards, eux aussi, tuent pour leur plaisir – des hommes et des arbres – même question à la mère Pitz ( 24 renards morts), en conversation avec Frida Niegel.
XIII / pp 108 – 113 :  Le sentier ; la Lingen (souvenir de l’Anderer, le 8 juillet) – l’Anderer croisé dans les bois – l’Anderer parle à Brd : « Prendre la mesure du monde » - Brd énumère à l’Anderer les noms des monts formant la courbe, que celui-ci note sur son carnet ; qqs heures plus tard, Brd raconte cette rencontre à Gustav Röppel, alors que Wilhem Vurtenhau entre ds la quincaillerie – Gustav était un camarade ( = a participé à l’Ereigniës ; ne parle plus à Brd depuis) – Vurtenhau hors de lui.
XIV / pp 114 – 122 :  Presque 2h pour atteindre la cabane de Stern – Stern le tanneur – chez Stern, ça sent la charogne (viande séchée) => souvenir du camp : Scheizeman ( « l’homme merde ») - - retour à Stern (et son furet) – Stern ne sait pas, mais raconte l’histoire du vieux Stern (son gd-père) parlant des loups – loups et renards suicidaires ?... – Stern lui demande des nouvelles du Gewisshor ( = « savant » = Anderer ) ; Brd lui dit qu’il est parti – « Plus de renards. Tous morts. Plus jamais ».
XV / pp 123 - 132 :  L’Anderer, arrivé de nuit, venu de nulle part – témoignage de l’aîné des fils Dörfer, au café Pipersheim - = le 1er à qui l’Anderer a parlé + Brd repense au carnet de l’And – une conversation un jour de marché, un 3 août ( Poupchette aime le marché ) – Viktor Heidekirch et son accordéon – 4 voix d’hommes, derrière le pilier, qui parle de l’And – « il note tout sur son carnet » / « il dessine » - une voix non identifiable : « veut le rapporter là d’où il vient … » => « il ne faut pas » - retour sur Hans Dörfer : discussion au sujet des oiseaux – préfèrerait voir son père crevé qu’un oiseau mort.
XVI / pp 133 – 144 : Brd pense à l’And, après avoir enfilé toque, pantoufles et gants que celui-ci avait commandés à Sterne – écrire ( diff du rapport) rdv vendredi pr lire à Orschwir et aux autres – Orschwir s’attarde, après avoir entendu Emélia, prend une cigarette, puis demande à Brd s’il n’a besoin de rien – « Ça t’arrange (de faire comme si elles n’existaient pas), hein ? » => demande (agressive) de Brd, qui en vient à repenser à son retour (il y a 2 ans) - => cherche à retrouver Emélia, ms en poussant la porte de la maison, pense à la Zeilenesseniss et aux derniers jours du camp – désarroi des gardes ; même le « maître » de Chien Brodeck manifeste de l’inquiétude – spectacle de la débandade des gardes – Joss Scheidegger délivre son « Chien Brodeck », qui se met à pousser un aboiement lugubre et mélancolique – la Zeilenesseniss, seule au milieu des fantômes devenus libres – noyées dans le flot des cadavres marchant – le lendemain, pauvre chose gonflée et bleue.
XVII / pp 145 – 152 : Le curé Peiper nettoie sa croix (tâche de vin) – 3 décembre ; la neige vient – Le Zungfrost ( = « langue gelée » ) et son histoire - => le goûter sur la glace (et la méchanceté des enfants) – la salle du conseil du village – maître Knopf, Göbbler et Orschwir au milieu – puis arrive Ernst-Peter Limmat .
XVIII / pp 153 – 161 : Divagations lyriques de Brd (qui a un peu trop bu et pense à Emélia ) – Brd lit son rapport dvt le conseil tt en pensant, amer, à son vieux maître ( =>> souvenirs ) – en rentrant, Brd a jeté les trompettes-de-la-mort que Limmat lui avait offert ; « Tu parles le Tibershoï, Brd. » lui dit Fédorine – à la fin de la lecture, Göbbler est étonné qu’il n’y en ait pas plus => justification de Brd – Limmat : Brd est un rêveur => « attention de ne pas laisser son imagination gouverner ses pensées et ses phrases » - maître Knopf demande à Brd où il a eu sa toque … - dehors, ss la neige, rejoint par le chien Ohnmeist – souvenir du 2ème soir avec Emélia – arrivé près de l’Eglise alors que la neige tombe dru => va voir le curé Peiper.
XIX / pp 162 – 172 : Brd se confie (ou se confesse ?... ) à Peiper - Peiper : « Je sais tout, Brd » - « Je suis l’homme-égout » + « la guerre » - « Ils ont peur de moi » - souvenir de Brd enfant de chœur (mais d’origine juive) ; le curé évoque l’And = miroir (=> destiné à ê brisé) – Peiper casse plusieurs bouteilles vides, puis sanglote et s’endort ; Brd ressort – et en passant près de l’auberge Schloss, y rentre – d° de l’Auberge – la 1ère fois, le lendemain de l’Ereignis, Brd avait insisté pr que Scloss lui ouvre et pr voir la chambre de l’And, alors que l’auberge était fermée – Brd voit la chambre … entièrement vide – juste une tache sombre sur le parquet.
XX / pp 173 – 181 : Réveil gueule de bois – payé ac de la nourriture (pr le Rapport ) ; Poupchette rit ds son baquet ; Emélia les yeux morts – « L’homme est un animal qui toujours recommence » disait (le pr) Nösel jadis – hier soir, Schloss s’est assis en face de Brd et lui a parlé (« Je sais que tu ne m’aimes pas ») – Shloss dit regretter, pr ce que les Fratergekeime ont fait à Emélia, et pr l’And – Brd doute ( de la sincérité de Schloss ; de tt) ; Schloss lui raconte que lui et Gerthe ont eu un enfant mort au bout de 4 jours – Stephan ou Reichart ?... – mort sans nom – en sortant, Brd pense à Poupchette + réflex° existentielles.
XXI / pp 182 – 190 : Retour au 1er jour de l’And au village ; arrivée à l’auberge ; 3 témoins – l’And frappe à la porte de l’auberge => inhabituel (Schloss met du tps à ouvrir) – Schloss met du tps à répondre ( d’après Doris Klattermeier et le boulanger Menigue Wirfrau ) – installation (pr lgtps) de l’And et de ses bêtes, ds l’écurie voisine du père Solzner – tt le monde vient à l’uberge, ms l’And reste là-haut ds sa chambre ; on écoute ce que Wirfrau et Schloss ont à dire de son arrivée – Schloss prépare une collation ; Brd rentre => mauvais pressentiment de Fédorine (la sage) – Brd est le seul à qui cette arrivée plaît, comme un rayon de soleil ; Fédorine est petite – prend Fédorine ds ses bras ; pense à sa vie, puis aux camps de la mort – pas peur de sa mort, ms de la mort des autres.
XXII / pp 191 – 198 : Au début, And accueilli comme un monarque ; tout le vilage (de bourrus pourtant) sous son charme – suivi par les marmots, murmure à l’oreille des bêtes [un petit côté joueur de flûte] – mange peu, mais boit bcp (d’eau) – 1ers tps : arpente les rues avec son carnet – 1er événement : le 10 juin est organisé une cérémonie pr l’accueil officiel – De Runhgäre ( « les Coureurs ») = les 2 colporteurs – la drôle de phrase (conçue par Diodème) sur la banderole d’accueil.
XXIII / pp 199 – 205 : A la cabane de Lutz (avec Emélia et Poupchette) – les yeux d’Emélia comme des papillons – mesures ; auge retrouvée – peur insensée qd il ne voit plus Poupchette et Emélia, derrière la cabane => court ds la boue pour les retrouver – Poupchette et lui rejoignent Emélia, éloignée un peu de la cabane, sur un promontoire – Emélia chante la chanson d’avant le 1er baiser (souvenir), devenue sa prison mentale.
 XXIV / pp 206 – 212 : La foule est un monstre – le village s’était cotisé pr permettre à Brd de faire des études à la Capitale – 1ers tps difficiles ds la Capitale bruyante – l’Université ; ses étudiants, dont quelques pauvres ( dt Brd ) – svt à la bibliothèque avec son ami Ulli Rätte – Ulli fasciné par la vie de la ville (ne veut pas retourner au village, où l’ignorance triomphe).
XXV / pp 213 – 221 : Quitter la ville, à cause des bruits et des rumeurs croissants – mouvements de troupe + famine = crise – Nösel, savant et aveugle à la fois ; 1ère manif (petite ; 100 hommes, pas +) – ms les manifs s’amplifient les jrs suivants – un martyr : Wighert Ruppach (typographe) + peur de la menace étrangère => la mèche explose – avec Emélia depuis 5 semaines (elle aussi, passé difficile, évoqué implicitement) – le lundi matin (jour de l’explosion) ; CM de Nösel – la foule passe et la salle se vide.
XXVI / pp 222 – 231 : Tte la jée à l’Université, à lire un livre parlant de la propagation de la peste [= réf à La Peste de Camus ?...] – d° d’une des images illustrant le livre – ds la ville, apparemment paisible (ms quartier du Kolesh jonché d’éclats de verre) – 3 morts « Schmutz Fremdër ( = étranger / traitre / ordure, souillure ? ) – vertige de souvenirs et d’images – Brd relève un vieillard encore vivant ; tandis que 3 « W.R. « porteurs de bâtons surviennent – le chef frappe Brd, le 2ème lui dit d’arrêter (= étudiant qui reconnaît Brd) – et le 3ème, 13 ans peut-être, tabasse le vieillars à mort – l’enfant réalise l’horreur de son acte, les 2 autres en rient – « Fous le camp, Brd » ( étudiant).
XXVII / pp 232 – 238 : Le lendemain, décision prise – veut dire au revoir à son ami Ulli, trop ivre pr cela. Ne l’a jms revu ( ou peut-être ds le camp, ms de l’autre côté) – ds quelles circonstances Brd a croisé Ulli ds le camp – en préférant croire que ce n’était pas lui (et sans savoir comment il était devenu cela …) – va chercher Emélia, le lendemain de là Pürische Nacht, qui, avec sa camarade Gudrun, ne s’est aperçue de rien – part avec Emélia pr retourner au village (pr la protéger mieux …) – si Dieu est la cause de tt cela, alors il est fautif.

 XXVIII / pp 239 – 250 : Relecture du récit (confession) => « Je pars dans tous les sens » ; le 10 juin, jr de la Schoppessenwass – Viktor Heidekirch joue du violon ; on s’amuse, même Göbbler est là – le Maire et l’And (dt on ne voit que le chapeau melon) montent sur l’estrade – accoutrement lunaire de l’And (alors qu’au contraire, pr ê mx accepté, il faudrait ê discret) – murmures et commentaires, avt le disc d’Orchwir – ( + tard) Brd demande à Orschwir son disc pr le rapport – conseil (menace déguisée) d’Orschwir à Brd pr que celui-ci reste à sa place (et n’en demande pas trop) – Brd recopie le disc directement à la mairie, ds la salle d’archives, dvt Caspar Hausorn (l’employé) – disc du Maire => 1er visiteur depuis la guerre ( « Monsieur … ? » = ne connaît pas son nom) – fin du disc ; applaudissements ; sourire de l’And ( qui ne prend pas la parole pr autant) et vent – on attend le disc de l’And qui dit juste « Merci » - l’And redescend de l’estrade ; le Maire y reste, bête.
XXIX / pp 251 – 258 : On a fouillé ds la resserre, et on y a fouillé, renversant tt – Brd fonce chz Göbbler – qui fait l’innocent. Ses yeux (de futur aveugle) font peur – la cachette de Diodème et une gde enveloppe – Romans écrits / Romans à écrire ( dont 2 se distinguent : La Trahison des justes et Le Remords ) ; arbre généalogique de Diodème - + 2 lettres d’amour de Magdalena (la 2ème étant une lettre de rupture) – le village comme lieu ultime + lettre à Brd (« Pardonne-moi ») – [on sait juste que Brd n’a rien ressenti à la lecture de cette lettre, car plus capable de s’émouvoir depuis le camp]
XXX / pp 259 – 269 : Après lecture [dont on ne sait rien …] Brd rentre, se couche près d’Emélia, et fait des rêves – rêve de l’étudiant Kelmar et d’un échange de paroles entre eux – l’arrivée des Fratergekeime ; guerre commencée 3 mois + tôt [lié au contenu de la lettre de Diodème ?...] - +sieurs choses en commun entre les soldats et les villageois ; le capitaine Adolf Buller – le lendemain, Büller change les drapeaux – Aloïs Cathor (raccommodeur de faïence) arrêté ; Büller fait annoncer à tt le monde rdv dvt église à 7h ; disc [nazi] de Büller à la populace, puis fait exécuter Cathor (tête tranchée) – stupeur ; conclusion du disc : « Purifiez votre village » - Diodème vient voir Brd : « Qu’est-ce que tu comptes faire ? » - disc Diodème à Brd => ne pas les prendre à la légère.
XXXI / pp 270 – 279 : La peur – ct Brd est devenu victime de la peur – le corps de Cathor continue de pourrir tandis que les soldats se comportent très correctement et que la stupeur gagne les esprits – ce que ns apprend la lettre de Diodème ( à partir de là ) : Büller convoque Orschwir et Diodème ss sa tente – « Alors ?... cette purification ? » - Büller prend exemple sur les papillons ( et + particulièrement le Rex flammae ) - => « sacrifier celui qui n’est pas des leurs » - réunion de l’Erwecken’s Bruderschaf : 2 noms sur leur petit papier : Simon Frippman et Brodeck – Frippman ; les 2 victimes expiatoires (ms Fédorine et Emélia épargnées …) – Brd emmené en pleine nuit ; Emélia : « Tu reviendras, Brd ».

XXXII / pp 280 – 300 : Pas de haine envers Diodème ; comprend – fin de la lettre (au dos, les noms de ceux qui ont fait ça à Emelia, ms Brd ne veut pas savoir) – nouveau souvenir de l’And, 2 semaines après la rencontre sur la roche de la Lingen ; sa chambre – l’And prépare du thé pr lui et son hôte – un livre rare sur les fleurs - - Brd voit la pervenche des ravines ( dt lui avait tant parlé l’étudiant Kelmar) ds le livre – Brd parle alors à l’And (d’Emélia et du reste) - => départ avec Frippman pr on ne sait encore où, parqués pdt 1 sem ds la gare de S. – séparé de Frippman ; plus jms revu – le petit cahier d’Emélia ( chq jr, une phr pr « Mon petit Brd ») – rtr de Göbbler au village (pdt l’occupation), après 15 ans d’absence – Göbbler collabo ; « On s’est habitué », dira + tard Schloss à Brd – comme ça pdt près de 10 mois ; puis la guerre change d’esprit (et de camp) et la nervosité monte – les Dörfermesch ( = des « hommes du village ») trouvent 3 jeunes filles (Fremdër) ds les bois et les mènent jsq chz Göbbler – la pluie tombe, Emilia fait rentrer chz elle les 3 filles restées dehors ( = 1ers pas ds le gouffre) – emmenées jusqu’aux soldats ivres de Büller, qui les poussent jsq ds la grange d’Otto Mischenbaum – le lendemain, les Fratergekeime st partis ; et Fédorine a raconté la suite à Brd (qd il est rentré du camp à demi-mort) : elle a cherché Emélia partt – ( Brd revient, mais l’âme d’Emélia est partie et la voix de Poupchette lui paraît ) – Fédorine raconte la fin de son histoire à Brd (Emélia retrouvée presque morte), qui la raconte à l’And – « raconter est un remède sûr. »
 XXXIII / pp 301 – 308 : Brd a brûlé la lettre de Diodème – la berge de la Staubi, où les 3 jeunes filles ont été enterrées, et où l’And se rendait svt (par hasard ?...) – Diodème, en remontant le cours de la Staubi et de sa vie, y a aussi trouvé la mortBrd veut raconter l’Ereigniës à Diodème (qui était à la ville de S., à ce moment-là), qui ne veut pas – l’histoire (écrite par) de Brd cachée contre le ventre d’Emélia – qqs semaines avt l’Ereigniës : un été caniculaire – le lendemain de la fête d’accueil de l’And : son quasi-mutisme a déplu – l’And parlait peu, ms notait bcp de choses sur son carnet. XXXIV / pp 309 – 329 : Carton d’invitation – mitraillage de questions des habitués de l’auberge à Schloss – Schloss confie lentement … qu’il ne sait rien !... – Schloss fait remarquer à Brd qu’il est le seul à n’avoir rien dit (menaçant ? ou maladroit ?...) – en retournant chz lui, Brd croise Gott le forgeron – quiproquo – 1 jée de + ds un été de feu ; à la cave, tandis que Poupchette rit – s’adresse à Poupchette (l’enfant de rien, de la salissure ) – se retrouve dehors (pr aller à l’auberge) avec Göbbler – que des hommes dehors ; pas de femmes (pense à sa mère, qu’il n’a pas connue) – l’auberge de Schloss méconnaissable ; de quoi boire et de quoi manger (opulence rare et dc suspecte) – disc de l’And : « hommages … je crois avoir compris une gde part de vs-mêmes » - les portraits et paysages dessinés par l’And – puis on passe aux choses sérieuses : picoler et s’empiffrer – au milieu de l’ivresse générale, Brd, entraîné par Diodème, retourne voir son portrait et y voit défiler comme des pans de sa vie – les portraits révélateurs de l’ê – les paysages (et ttes leurs histoires) – ts les dessins ont été détruits, le soir même – saccage que Diodème raconte à Brd, déjà reparti chz lui – orage ce soir-là ; 2 jrs après, tjs la pluie, alors que Diodème raconte – tt le monde sort, ds la boue (ss les yeux satisfaits de l’And ?...)
XXXV / pp 330 – 339 : Lendemain de cuite – seul le Maire sort pr se rendre à l’auberge et parler à l’And – Schloss se rend chz Brd … – … pr lui raconter, en tte discrétion … - … ce qu’il a entendu (à travers un placard) de l’entrevue entre le Maire et l’And – le Maire demande à l’And pq il est venu ici, puis lui demande de partir – ap échange de phrases, le Maire poursuit par des « méandres interminables » lourds de menaces voilées – lui demande son nom et s’il a été envoyé par qn ; l’And rit – 5 jrs de pluie ; sermon maladroit de Peiper le dimanche => l’And devient le diable mardi 3 septembre : plus personne ne lui parle ; même ses bêtes sont délaissées.
XXXVI / pp 340 – 346 : Le lendemain, Diodème vient chercher Brd – et l’emmène jsq sur la berge de la rivière où s’est déjà formé un gd attroupement – là où la Staubi est la + profonde et transparente, Brd voit l’And comme coupé en 2, mais ne pleure pas – puis aperçoit le cheval et l’âne noyés – l’And enfermé ds sa lamentation [un peu comme Emélia] – Brd ramène l’And à l’hôtel – expédition d’au moins 5-6 hommes ; mise en garde paradoxale.

XXXVII / pp 347 – 355 : La cinquième nuit ds le wagon menant au camp (bien pire que tuer des animaux) – un vieillard piétiné ; entre Kelmar et une jeune femme avec son enfant de qqs mois ; à 60 où il y aurait de la place pr 30 (assis) – Kelmar et Brd se parlent à voix basse de la vie d’avant (pr tromper la faim et la soif) – Brd a soif ; la jeune femme conserve une bonbonne d’eau, comme un trésor, qu’elle utilise avec minutie – ont perdu la not° du tps et du lieu – 6 jrs pr construire le monde, 6 jrs pr le détruire en ns ; 5ème jr : la soif revient, démente – la jeune femme épuisée, comme vieillie de 10 ans, tombe de + en + ds le sommeil – Kelmar et Brd boivent ce qui reste ds la bonbonne => la jeune femme meurt le soir, ap avoir lgtps hurlé ; son enfant qqs heures + tard – « notre geste, c’était le triomphe de nos bourreaux » ; « Ma punition, c’est ma vie (et mes nuits) ».
XXXVIII / pp 356 – 363 : Confession achevée – une caresse (involontaire) d’Emélia ?... ; Rapport terminé – rtr au récit de l’And : ap la mort du cheval et de l’âne, l’And crie chq nuit, comme une complainte « Assassins, Assassins » - Brd tente en vain d’aller parler à l’And ; les morts ne quittent jms les vivants – l’Histoire et l’histoire ; la mémoire, la réalité, et leur grande relativité – Poupchette a un peu de fièvre ; Fédorine demande à Brd d’aller chercher du beurre à l’auberge … - l’histoire du petit tailleur Bilissi (que Fédorine racontait à Brd petit, puis à Poupchette) – (apologue) [« la fille dont tu crois être le père n’est qu’une chimère, et tu es tout désemparé. Crois-tu vraiment que les songes sont plus précieux que la vie ? » dit le chevalier à Bilissi].
 XXXIX / pp 364 – 370 : Hier, Brd a remis le rapport à Orschwir – la souris a appris à ne plus faire attention aux chats => détachement et indifférence – à sa demande, le Maire lit le rapport dvt Brd, durant qqs heures – Orschwir parle en images à Brd : le berger et ses bêtes – « le berger doit penser au lendemain » et éloigner les dangers de la mémoire – « Il est tps d’oublier » => Orschwir jette le rapport au poêle – Brd rentre : « Nous partirons demain ».
XXXX / 371 – 375 : Quitter le village ; « j’écris mtnt ds mon cerveau » - village traversé une dernière fois (et pensée à Énée) – le monument aux morts ; Lise, la Keinauge ; ce que racontent les rivières – traverser les forêts, précédé de l’Ohnmeist (chien errant ou très vieux renard ?...) – le village a disparu (et ses hist avec).

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MM. Urnauer & Lambotin - dans Le Rapport de Brodeck
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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 18:59

Ici sera transcrit l'index des personnages du roman Le Rapport de Brodeck,
c'est à dire l'indication pour chaque personnage du roman de son apparition et son action /fait /pensée au fil du livre, page après page.



-A-

 

-B-

 

Adolf Buller ( par Elise):
- Chapitre XXX, pages 262, 263, 264, 265 et 266
- Chapitre XXXI, pages 271, 272, 273, 274, 275, 276, 277 et 279
- Chapitre XXXII, pages 291 et 292

-C-


Aloïs Cathor (Florian)

Chp
XXX, p 263 à 267

-D-

 

Hans Dörfer ( Ewana )

Chapitre 8 page 66
Chapitre 15 page 124, 125, 131 et 132

Chapitre 21 page 182

Chapitre 36 page 342

-E-

 

Émélia ( par  Marie.N ):
- Chapitre I, page 17
- Chapitre III, pages 26, 27, 29, 30, 31
- Chapitre IV, pages 32, 37
- Chapitre VIII, page 69
- Chapitre IX, pages 76, 83
- Chapitre X, page 89
- Chapitre XI, pages 90, 96
- Chapitre XII, page 105
- Chapitre XV, pages 127, 131
- Chapitre XVI, pages 135, 137
- Chapitre XVIII, pages 153, 159, 160
- Chapitre XX, pages 174, 176
- Chapitre XXII page 196
- Chapitre XXIII, pages 199, 200, 201, 203, 204
- Chapitre XXV, page 218
- Chapitre XXVI, page 222
- Chapitre XXVII, page 236,
- Chapitre XXVIII, page 240
- Chapitre XXIX, page 257
- Chapitre XXX, page 259, 264, 266, 267
- Chapitre XXXI, pages 278, 279
- Chapitre XXXII, pages 280, 281, 286, 287, 289, 290, 295, 296, 297, 299
- Chapitre XXXIII, page 305
- Chapitre XXXIV, pages 311, 323
- Chapitre XXXVI, page 340
- Chapitre XXXVII, pages 346, 355
- Chapitre XXXVIII, pages 356, 357, 360
- Chapitre XXXIX, page 369
- Chapitre XXXX, page 373

-F-


Fédorine : ( par Clémence )

Chapitre I,page 17
Chapitre III, page 26,27,28,29
Chapitre IV, page 32
Chapitre VIII, page 69,70
Chapitre IX, page 74,82,83
Chapitre XII, page 104,105
Chapitre XVI, page 134,135
Chapitre XVIII, page 153
Chapitre XX, page 173,174,175,178
Chapitre XXI, page 187,188,189,190
Chapitre XXIII, page 201
Chapitre XXIV, page 207
Chapitre XXV, page 218
Chapitre XXVI, page 226
Chapitre XXIX, page 251
Chapitre XXX, page 267
Chapitre XXXI, page 277,278,279
Chapitre XXXII, page 280
Chapitre XXXVIII, page 356,357,360,361
Chapitre XXXIX, page 369,370
Chapitre XXXX, page 371,372,373


Fratergeikeime : (par Constance)

Chapitre V, p 49

Chapitre XXX, p 261, 262, 263

Chapitre XXXI, p 271, 272, 273, 279

Chapitre XXXII, p 290, 291, 292, 293, 294, 295, 296, 297, 299.


Frippman Simon:( par Emma)
Chapitre XXXI, page 277,278 et 279
Chapitr XXXII, page 287,288 et 289


-G-


Göbbler (par Nolwenn)

   Chap X page 84 à 86
   Chap XVII page 150
   Chap XIII page 158
   Chap XXVIII page 240
   Chap XXIX page 251
   Chap XXXVIII page 356

Gott le forgeron: ( par marion )

Rudi Gott (par alexandra) 


Chapitre II, page 22
Chapitre V, page 87

 

-H-

 

Caspar Hausorn (par Eurielle):

-Chapitre XV: page 128 ; 129


Viktor Heidekirch (par Léa) :

 

-Chapitre XV, page 216

-Chapitre XXVIII, page 240

 

-I-

 

-J-

 

Jenkins: (par Pauline) 

 

Chapitre I, page 15

 

-K-

 

Moshe Kelmar ( par Marion ) :

Chapitre IX ; pages 74-75-77-78-82-83

XI; p.92

XXX; p.259-260-261

XXXII; p.286

XXXVII; p.348 à 355

XXXX; p.372

 

 Maître Knopf (Ewana)

Chapitre 1 page 15 et 16

Chapitre 8 page 69

Chapitre 17 page 150, 155, 156, 157, 158 et 159

Chapitre 34 page 321 et 323

Chapitre 35 page 332 

 

-L-

 

Lise, la Keinauge  (par Pauline) :

 

Chapitre V, page 43

Chapitre XXVIII, page 244/245

 

  Chapitre XXXX, page 373

 

-M-


Magdalena: ( par Emma) 
Chapitre XXIX, page 256.

 

Otto Mischenbaum ( par Marie N )  :

 

- Chapitre XXXIV, page 325 

 

-N-

 

  Professeur Nösel (par Léa) :

 

-Chapitre V, page 45

-Chapitre XX, page 175

-Chapitre XXV, pages 214 & 219

-Chapitre XXXX, page 372



-O-



Ohmeist, le chien (par Elise):
- Chapitre IV, pages 35 et 36
- Chapitre XXXIV, page 314
- Chapitre XXXX, page 374

 

Hans Orshwïr (par Eurielle) :

-Chapire  I: p12- p16

-Chapitre II: p20

-Chapitre IV: p36-> p40

-    "    V: p43-> p51

-    "    VI: p53

-    "    VIII: p71
-    "    XII: p99-> p100 - p107

-    "    XVI: p134-> p136

-    "    XVIII: p155-> p157

-    "    XIX: p169

-    "    XXVII: p241-> p245

-    "    XXXIV: p319-> p327

 

-P-


Frida Petzer (Nolwenn )

   Chap XXIX page 251

 

Mère Pitz (par Thomas) :

 

Chapitre VI, page 53 à 57

Chapitre XIX, page 169

Chapitre XXXII, page 285

Chapitre XXXX, page 372

 

Poupchette (par Dana) :

 

I > P 17 L23 à 25 / P18 l7 à 16

XV > P126 L12 à 26 / P 128 L5 à 6  / P130 avant dernière ligne à l13 P 131.

XX > P 174 L 14 à 3 P 175 / P181 L16 à L17

XXX > P199 L2 / P200 L4 à L9 / P202 L16 à L28 / P203 L7 à 9 / P203 L15 à 23.

XXXII > P281 L15 à 16 / P P295 L7 à P297 L13 et p298 l 14 à L8 P299 ( Ici, le nom de Poupchette n'est pas prononcé, mais on sait que l'on parle d'elle . )

 

XXXIV > P315 L12 à l15 p316

XXXVIII > P361 L1 à 15

XXXX > P 372 L1 à 3 / P373 Dernière ligne.

XI > P108 L18



-Q-



-R-


Ulli Rätte : (par Constance)

Chapitre XIV, p 210, 211, 212

Chapitre XXV, p 215

Chapitre XXVII, p 233, 234, 235, 236.


Gustav Roppel : (Marie.G)
 
Chapitre XIII, pages 111, 112, 113
Chapitre XXXIV, page 321
Chapitre XXXX, page 372


-S-



Joss Scheidegger (par Thomas) :

 

Chapitre XVI, page 138 à 140


Dieter Schloss (par alexandra)

Chapitre I, page17
Chap II, pages  20,21,24
Chap VI, page 56
Chap XIX, pages 168,170
Chap XX, pages 175,177
Chap XXI, page 183
Chap XXII, pages 192,193
Chap XXXIV, pages 309,314,318,320,328
Chap XXXV, pages 332,334,338

 

Stern (par Florian)

Chp XIV, p 114 à 122

 

-T-

 

-U-

 

-V-

 

Wilhem Venturhau ( par Dana)

 

II > P21 L4 à 14

XIII > P111 L25 à  L27 / P112 L16  à  L11 P113.

XV > P123 L18 à 19.



Vieil homme accueillant juste après le camps :(Marie.G)

Chapitre X, pages 90, 91
Chapitre XI, de la page 92 à 98



-W-



-X-



-Y-



-Z-


zeilenesseniss
Chap XVI < P141.142
P 80 jusqu'à fin du chapitre

Le Zungfrost (par Léonie)

Chap XVII page 147 à149
Chap XXIV page 207
Chap XXVIII page 241
Chap XXXIX page 364




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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 14:01

Voici les avis personnels des élèves de 1ère L de 2010 sur le livre Le Rapport de Brodeck de Philippe Claudel étudié en classe :

 

Charles : Le Rapport de Brodeck est un récit qui semble ne suivre aucune logique. Il prend cependant, peu à peu, du sens et nous fait replonger vers la seconde guerre mondiale à travers des repères spatio-temporels pourtant fictifs. Au cours du roman, le narrateur organise son texte de façon à ce que nous nous posions des questions, nous donnant ainsi l'envie de continuer la lecture. Les faits narrés tout au long du roman, bien que fictifs, témoignent des différents caractères (en particulier les plus cruels) dont faisaient/font preuve les hommes. Par ailleurs, je me suis de maintes fois identifié à la philosophie du personnage principal. J'ai donc personnellement aimé cette oeuvre, dont les métaphores et expressions me semblent mémorables.

 

 

Ghalia: "Je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien. Je tiens à le dire. Il faut que tout le monde le sache."

Dès ces trois premières lignes, une question qui va me poursuivre tout au long de ma lecture: "Qui est Brodeck?"

Les lignes suivantes ammènent à penser, sans en avoir la certitude, que l'histoire va se dérouler dans le Nord-Est, en Lorainne, toutefois, dans une région française où il semble courant d'employer de l'allemand (cf: l'emploi du S. pour définir un lieu qui pourrait être la ville de Strasbourg). Et puis vient le mot Ereignies, "la chose qui s'est passée". Un simple mot qui vous entraîne tout de suite au fin fond de l'une des périodes les plus noires de notre Histoire, mais rien n'est encore sûr. Alors, comme pour assouvir ma pensée, le narrateur, Brodeck, parle, de la guerre,  de ces deux ans captif parmi des hommes qu'il compare ou confond même, à des bêtes dépourvues d'humanité. Il définit cette captivité comme un vide dans sa vie, qu'il nomme Kazerskwir (le cratère).

Même si le récit n'est pas historique (rien ne l'indique du moins, à part quelques éléments, mais relativement vagues),

je sens qu'il va traiter des sujest douloureux, plus encore que la guerre: l'intolérance, la violence, la folie humaine.

Brodeck semble  avoir vécu lors de la période Kazerskwir, passée dans un camp,  la soumission et le tragique (pour illustrer ce propos, je me baserai sur le passage de la ligne cinq à la ligne dix-neuf, page 30, qui raconte que ses gardiens au camp, le force, avec ses camarades à manger et boire "comme les chiens" soit à quatre  pattes; et à Brodeck d'écrire: "La plupart de ceux qui étaient enfermés avec moi ont refusé de le faire. Ils sont morts.Moi, je mangeais comme les chiens, à quatre pattes et avec la bouche" et d'en conclure comme ce qu'il y aurait de plus logique "Et je suis vivant". Passage que je me permet de qualifier de tragique,

car Brodeck n'a pas le choix: se soumettre ou mourir. Or dès lors où il se soummet /référence à la page 31/ il se fait insulter par les autres arrêtés.)

Après donc ces quelques éléments, l'idée que ce récit se déroule lors de la seconde guerre mondiale me semble plus que probable, mais la raison de l'internement de Brodeck reste encore un mystère. Par qui a t'il été enfermé? Des nazis? Pas une seule fois, ce mot ne sera présent dans le roman. Pourquoi? Etait il juif? (cf: page 48 et 49, lorsque Brodeck indique que la fortune des Orschwir provenait de ses porcs; et qu'il décrit les allés et venus des camions de transports des animaux, en terminant par cette phrase particulière: "On mange aussi en temps de guerre. Certains en tout cas"  fait-il parti de ce fameux "on"?) Opposant au régime politique de son époque?(cf page 44, le narrateur traite le problème de la liberté d'expression lors de la guerre en parlant notemment du professeur Nosel,raflé, dont le métier était de"connaître le monde et l'expliquer" ) Cette question restera sans réponse certaine puisqu'il sagit là d'une fiction; que j'ai trouvée bien écrite et très plaisante à lire. Emouvante car obligeant le lecteur à se remettre par moments en question, et à ne jamais oublier l'atrocité de la guerre dont nous fait part Brodeck, mais aussi l'atrocité dans toutes les guerres en général, et surtout l'atrocité véhiculée par la haine, et la peur des êtres humains entre eux. Phillipe Claudel signe là un véritable bijou de la littérature moderne, à travers  l'humilité de son personnage principal tenant aussi le rôle de narrateur. En outre, c'est un roman que je recommande à tous, il donne une véritable leçon d'humanité et de tolérance, puisque Brodeck aurait pût être "Monsieur tout le monde".

En clair, je pense que toute personne qui lira ce roman se sentira concernée, et dans le devoir de se souvenir de celles et ceux qui ont souffert de cette fameuse haine née de la peur de l'"Anderer" , l'étranger.

 

 

 

 

 

Emilia: Le rapport de brodeck, est un livre que je trouve passionnant. Bien que j'ai eu du mal à accrocher au début. Et que je n'ai pas compris certains passages.

La façon dont P.CLAUDEL, a écrit me paraît étrange et difficile au début du récit. Mais je trouve que cette auteur remarquable je dois bien l'avouer, a eu une excellente idée, en mélangeant un peu tout comme si Brodeck, le personnage principal et le narrateur, écrivait ce qui lui venait à l'esprit, sans se soucier de la cohérence des évènements. Brodeck peut parler de quelque chose présent et soudain, dans un autre paragraphe, parler de quelque chose de lointain dont il se souvient au moment où il écrit. Et comme si il avait peur d'oublier de le raconter, va le transmettre tout de suite après ce qu'il venait d'écrire. Bien que, je trouve que même si il part sur autre chose, le sujet est souvent le même ou rapporté à ce qu'il y a avant. C'est un roman, qui demande beaucoup d'attention. Le lecteur, se pose un nombre multiple de questions tout au long de l'écoulement du récit.C'est certes un roman fictif, mais qui s'inspire d'autres faits, ceux-là, réels. Pour tous ce qui est des rapports spatio-temporels par exemple (il ne le dit pas, mais on pourrait croire que Ereignies( la chose qui s'est passée) soit de la seconde guerre mondiale.). C'est un récit plutôt violent par endroit. Mais aussi touchant et émouvant, car Brodeck, nous fait réfléchir et se souvenir de l'atrocité qu'était la guerre et la cruauté de l'Homme. 

Pour moi, Le rapport de Brodeck, est un roman époustoufflant et captivant. Il fait percevoir aux lecteurs, ce qu'est réellement l'Homme. Et, je trouve, qu'il a un petit côté philosophique, ce que je trouve encore plus fascinant. Et, en plus de tout cela, le lecteur, en tout cas moi, aurait tendance à se voir en Brodeck. Le héros, refletterait la personne qui est en chacun de nous.

Alors, je crois qu'importe le genre de roman qu'une personne aime, elle aimera celui-ci de P.Claudel. En tout cas, c'est mon cas.

 

Maïwenn:  Pour ma part j'ai bien aimée le Rapport de Bodeck.

Je trouve dès le début que l'histoire est accrochante, et mystérieuse. En effet en écrivant sont rapport, Brodeck raconte sa vie et dévoile son passé douloureux durant la guerre tout en gardant une part de mystère sur certains évènements. Le thème de la guerre nous replonge dans l'horreur des camps et nous montre a quel point Brodeck a souffert pour rester en vie. En lisant ce livre le lecteur se posent beaucoup de question sur la vie de Bodeck, sur le meurtre mystérieux de Landerer. De plus Philippe Claudel garde une part de mystère sur les lieux ou se déroule l'histoire, il ne donne jamais un nom de ville précis mais il sait décrire les lieux avec une grande précision. Le lecteur se retrouve ainsi à lire une histoire pleine de sensibilité et de rebondissement sur le déroulement d'une vie pas comme les autres, celle de Brodeck.

  

  Joséphine :  J'ai trouvé ce récit vraiment intéressant et passionant. J'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire au début mais ensuite j'ai vraiment accroché. C'est un livre bizarre du fait que l'on s'attend a lire un rapport des faits qui se sont déroulé dans le village de Brodeck mais on découvre qu'on lit en fait ses mémoires.

C'est vraiment un très bon mélange de fictif et de faits historiques. J'ai pensé assez vite à la guerre 39-45 et les horreurs des camps de concentrations graçe aux indices vagues du texte mais, et c'est cela qui m'a plu en particulier, on ne sait jamais si c'est vraiment ce que l'auteur a voulu faire passer.

Certains passages m'ont vraiment fait accrocher a cette histoire notament ces passages boulversants où Brodeck nous parle de son passage dans le camps et les horreurs qu'il a vécu. Historiquement c'est vraiment très instructif, car malgré que ce soit une fiction on pense à toutes ces personnes qui comme lui ont vécu cet enfer.

 Graçe à des comparaisons fortes entres les hommes et les animaux, ce livre m'a fait vraiment réfléchir sur la folie de certains hommes et jusqu'où ils peuvent aller.

 

Gwenn:   J’ai eu beaucoup de mal a rentrée dans la lecture du Rapport de Brodeck ; puisque Brodeck jongle entre le présent (la rédaction du Rapport), le passé plutôt lointain (Lorsqu’il était étudiant) et le passé plus proche (Sa « vie » dans le camp).

Philippe Claudel montre comment réagisse plusieurs personnes a une même situation (Diodeme se sucide ronger par remort il pensait même a écrire des romans avant de se sucider « La trahison des justes » et « Le Remords ») alors que les autres habitants du village ne réagissent pas : A la mort de l’Anderer et n’ont aucun remords a donné des noms de gens a envoyer au camp pour être épargné. Brodeck nous parle aussi de l’horreur qu’il a vécu dans les camps de concentration. On suppose que l’a guerre dont il est question est la guerre 39-45 puisque on nous parle d’Adolf Büller (Adolf Hitler ?) et des camps de concentration (Brodeck était-il juif ?).

Ce qui amène l’Homme a se poser beaucoup de question et a se remettre lui-même en question sur ce qu’il a fait, ce qu’il fait et se qu’il fera dans sa vie (de bien ou mal).

Le roman apporte aussi un part de mystère puisque l’on ne saura jamais dans quels conditions et comment est réellement mort l’Anderer ont ne saura également pas pourquoi Diodème s’est sucidé même si c’est la mort de l’Anderer qui l’a déterminé. («La mort de l’Anderer remuait trop de choses, plus qu’il ne pouvait en supporter. » (Page. 304)). C’est ce qui m’a plu dans ce roman.

 

Laura : 

Merveilleux roman. A la fois passionnant et boulversant, choquant et intriguant.
Le Rapport de Brodeck nous fait replonger dans l'univers de la seconde guerre mondiale à travers le récit (construit de manière bien particulière) d'un homme qui veut nous simplement raconter l'histoire. L'histoire de son village, de la guerre, de sa femme, de l'Anderer, des hommes,... son histoire, pour que nous ne puissions oublier jusqu'où la bêtise des hommes peut aller...
Un livre que je recommande vraiment à tous.

 

Agathe :

Je dois avouer que j'ai eu beaucoup de mal à "rentrer" dans le livre. Dans un premier temps, je ne comprenais pas grand chose sur l'histoire de Brodeck, surtout à cause de la manière de raconter de Phillipe Claudel, cette façon de passer de son présent à son passé puis de partir sur l'histoire d'autres personnages m'ont déstabilisée. De plus le fait de n'avoir pas de repère précis dans le temps et l'espace ne m'aidait pas beaucoup pour y voir plus clair...  même si le nom des personnages et des évènements avait une consonance allemande. Mais à partir du moment où Brodeck parle du camp dans lequel il a été enfermé, la situation s'est précisée et j'ai pu situer l'histoire à la frontière de la France et de l'Allemagne pendant la période de la Seconde Guerre Mondiale, même si il n'est jamais précisé exactement ce lieu ou cette période.

Ce que je retiens du Rapport de Brodeck c'est que les hommes peuvent changer du tout au tout et qu'ils cachent leur vrai nature. De plus, le fait qu'Oschwir demande à Brodeck d'écrire un rapport simplement pour le brûler après et lui demander de tout oublier et de vivre comme avant, m'a révoltée.

Le plus horrible dans le livre c'est la façon dont Brodeck a été traité dans le camp. On voit dans cette partie de l'histoire que les hommes peuvent se comporter de façon cruelle pour la seule raison que les gens sont différents ou qu'il n'ont pas les mêmes idées.

En outre les malheurs arrivés à Brodeck et les horreurs de la guerre, ce que je retiens de ce livre c'est l'amour inconditionel que Brodeck porte à sa femme, même après que celle-ci soit devenue mentalement déficiente et ne lui témoigne presque plus d'attention. J'admire également le fait qu'il ait accepté Poupchette comme sa propre fille. Le lien qui les unit tout les trois, Fédorine en plus, est très fort, et se manifeste surtout à la fin quand ils quittent le village.

Avec du recul, j'ai apprecié ce livre et la manière dont l'histoire était construite. Même si on aimerait bien lever le voile sur quelques mystères restés en suspend.  

 

Louise :

Le rapport de Brodeck, est un livre de littérature comtemporaine, de Philippe Claudel, qui nous fait découvrir son écriture particulière, déstrucutée et entre-mêlée, qui change du style habituellement linéaire de la littérature classique.

Entre le passé et le présent du narrateur, Brodeck, ou tout est mélangé comme si, il n'arrivait en aucun cas a structuré sa pensé, et que cette écriture était comme un miroir de sa propre vie, qui ressemble a un labirynthe semé d'embuches et de drame personnel.

Dans son livre Claudel ne nous donne pas d'indication sur le contexte historique, mais par contre il existe des passages plus ou moins évocateur sur la possibilité d'une époque bien particulière . Par exemple ; " La guerre avait cessé depuis un an." (P23) où bien encore " Il n'y avait pas de races. Pas de différence entre les hommes. J'avais oublié qui j'étais d'où je venais. Je n'avais jamais prêté attention au petit bout de chair absent entre mes cuisses (...)" Ces deux passages, ainsi que beaucoup d'autres peuvent largement évoquer la seconde guerre mondiale, avec en particulier ici l'histoire de Brodeck et son emprisonnement dans un "camp", qui relié avec cet exemple explique l'archarnelent qu'il a pu connaitre, du à sa religion Juive, où se pratique la circoncision.

Dans ce livre, l'auteur souhaite tout d'abord nous parler des être humains, en utilisant un anti-héros, à qui finalement on s'identifie à peu près tous, dans la souffrance, dans les questions et dillemmes qui peuvent intervenir dans la vie,

Et aussi, sur le fait que l'homme quelque soit le contexte historique reste ce qu'il est et que face à la mort, il serait prêt à tuer son propre frère pour avoir la vie sauve, dans ce livre ont apprend que la question de la vie n'est plus, ici, de la logique ou du respect mais juste un instinct animal; la survie.

Ce livre m'as énormement plus, car finalement pourquoi placer un contexte historique sur une histoire qui pourrait finalement se passez même de nos jours, où encore aujourd'hui des peuples sont persécutés et traités comme des races inférieures, pourquoi tenter de comprendre spécifiquement ce livre, alors qu'en fait l'auteur souhaite juste expliquer les plus profondes convictions de la race humaine qui ne changeront pas , malgrè les consèquences de ses acharnements, les hommes n'ont toujours pas comprit, qu'il ne faut pas seulement se supporter mais aussi s'accepter et se réspécter tels des semblables sans différences de race ni de couleur. Il y a bien sûr, un message de tolérance dans ce livre, mais également d'amour, tel celui que Brodeck peut porter à sa femme, pourtant ayant perdu beaucoup de ses facultées, après avoir vécu des épisodes traumatisants dans sa vie, et encore plus fort que ça, il y a l'amour que Brodeck peut porter à sa fille illégitime, conçu d'un viol, ce qui peut démontrer l'amour inconcidérable qu'il peut éprouvé pour sa femme. Enormement de leçon de vie se trouve dans se livre, qui nous laisse encore plus de questions auquels on peut trouver cent réponses differentes...

 

 

 

Perrine :  Le rapport de Brodeck, un roman à la fois intriguant mais aussi fascinant. Nous nous trouvons plonger dans l’histoire dès les premières pages. Ce qui d’ailleurs, pourrait en déstabiliser certains car Philippe CLAUDEL ne semble pas utiliser de plan tout comme son narrateur : Brodeck.  Ce dernier nous donne l’impression d’écrire ce qui lui passe par la tête, par peur d’oublier par la suite peut-être. Il passe d’un sujet à un autre mais au final, nous pouvons nous rendre compte que chacun des souvenirs qu’il évoque nous rapportent soit à un moment passé de sa vie, soit aux éléments centraux du récit : "l’ Ereigniës" autrement dit "la chose qui s’est passée" ou encore "l’Anderer", "l’étranger" du village.

C’est donc sans s’en rendre compte que dès les premières pages, des questions se bousculent dans ma tête. Une folle envie de connaître la suite ! Le côté mystérieux de l’histoire m’a tout de suite captivé.

Philippe CLAUDEL aborde son œuvre avec de lourds indices concernant le lieu et l’époque où se déroule l’histoire sans jamais toute fois révéler le nom et l’année exacte de l’histoire. Cependant nous pouvons vite penser à une région du nord-est de la France. L’Alsace par exemple. Dans la suite du récit, nous supposons que l’histoire se passe durant la seconde guerre mondiale. En effet, l’auteur évoque à plusieurs reprises les camps de concentrations, les camps d’exterminations ainsi que la maltraitance et la violence présente à cette époque. Brodeck n’était même plus considéré comme un homme mais plutôt comme un vulgaire animal. Il en est réduit au triste nom de « chien Brodeck ». C'est donc en annonçant qu'il n'y est pour rien que Brodeck commence à nous raconter l'histoire de sa vie. Dans un ordre inhabituel, certes, mais plaisant et original. Un récit chargé de drames et de tristesse mais aussi beaucoup d'amour (l'attention que porte Brodeck à Emélia, Poupchette et la vieille Frédorine). De nombreuses leçons de vie s'en dégagent ainsi que la dure réalité et le pire côté de l'homme. 

 

 

 Léa : Personnellement, je trouve qu'il est quelque peu difficile de bien accrocher à la lecture de Brodeck de P.Claudel, surtout vers le début du roman.

Les pensées de Brodeck se dispersent et les personnages se multiplient, ce qui ne facilite pas la lecture. Des passages plus ou moins long du roman ne sont pas/peu accrocheurs.

Toute fois, les mistères sont nombreux et Brodeck ne révèle que peu à peu des éléments, ce qui nous tiens en haleine et nous incites à lire la suite avec curiositée et envie.

Brodeck est un personnage plutôt attachant, de tout les hommes qui y sont décrit dans ce roman, Brodeck paraît être le plus humain et gentil, voir sentimental. Mais une facette de lui ne plaît pas tellement, comme il a pu le dire indirectement à plusieurs reprises, c'est un personnage plutôt faible et soumis. Mais changent des héros habituels! 

Les passages sont agréables a lire, notamment lorsqu'il parle de l'amour qu'il porte à sa fille, à sa femme, d'autre, moins comme lorsqu'il raconte comment cela ce passait au camps ou bien avec la "Zeilenesseniss". Ce qui varie nos émotions. 

Je trouve aussi que Le rapport de Brodeck fait preuve de psychologisme et de leçon de vie, qui nous fait réfléchir et nous poser des questions sur la vie, même sur notre propre vie.

Même à la fin du roman, nous ne savons pas tout, ce qui peut nous laisser mécontent, du fait de ne savoir la fin "réel" ou satisfait de s'imaginer sa propre fin du Rapport de Brodeck.


En conclusion c'est un livre qu'il faut connaître.

 


Morgane Pr :  Je n'ai eu aucun mal à rentrer dans la lecture du Rapport de Brodeck puisque je savais déjà que c'était un roman que l'on pouvait comparer à un puzzle et qu'il y avait beaucoup de flash-back.

    Tout d'abord le Rapport de Brodeck est selon moi un roman intemporel. J'explique, Brodeck parle d'une guerre, d'un camp où il a subit la tyrannie des Fratergekeime qui occupaient dans l'histoire ce qui pourrait être l'Est de la France car on évoque une frontière. On peut supposer que Brodeck a vécu pendant la Seconde Guerre Mondiale, qu'il est juif et que les Fratergekeime sont des allemands mais on pense cela parce que l'on fait le raprochement avec nos connaissances sur l'Histoire du monde. Par exemple, on sait que l'Alsace et la Lorraine ont longtemps appartenus à l'Allemagne. Personnelement,  je pense que en ne donnant aucune précisions sur cette guerre Philippe Claudel a voulu dénoncer la guerre et la cruauté de l'Homme en général qu'elles soient passé ou présente.

     Ensuite, l'auteur cherche sans cesse à nous remettre en quuestion sur l'Homme et la monstrosité de ses actes mais aussi sur l'enthousiasme qu'il met à détruire l'humanité que ce soit physiquement ou mentalement. L'une des nombreuses illustrations possible à la justification de mes propos se situe à la page 30 " Ceux qui nous gardaient et nous battaient répétaient toujours que nous n'étions que des fientesmoins que des merds de rat. Nous n'avions pas le droit de les regarder en face. Il fallait maintenir toujours notre tête vers le sol et recevoir les coups sans mot dire".

     Ce que j'ai énormément apprécié  dans ce roman c'est la manière dont Philippe Claudel a écrit l'histoire et comment il l'a construit. Comme dit précédemment, le roman est fondé sur de nombreux retour dans le passé et je trouve que jongler avec les souvenirs de Brodeck accentue la notion de réalisme. De plus, lorsque Bodeck écrit, il s'exprime avec des mots et des expressions très simples, il ne cherche pas à nous montrer, ni à éviter de nous choquer, il écrit les choses telles qu'il les pense et c'est cela qui est bouleversant parce que il nous livre sa vérité brute sans elprunter quatres chemins. Par ailleurs, Brodeck est un personnag fictif, né de la main de l'auteur, son histoire a elle aussi été inventé mais les deux années au camps et les sentiments qu'il ressent durant cette préiode ont sans doute été le quotidien de milleirs de personnes.

    Autre point qui a déclenché en moi une vague d'émotion, c'est l'importance qu'accorde Claudel à l'amour et surtout à la force de l'amour. Dans le roman, c'est grâce à l'amour que Brodeck éprouve pour Emilia et Fédorine ( il ignore encore l'existence de Poupchette) qu'il a gardé espoir qu'un jour il sortirait du camp où il éait réduit à l'état animal. C'est à la page 31 que l'on peut lire ce passage qui me sert d'appui à l'argument proposé trois ligne plus haut : " Moi en vérité j'étais très loin de ce lieu. Je n'étais pas attaché à un piquet. Je n'avais pas un collier de cuir. Je n'étais pas allongé à demi-nu près des dogues. J'étais dans notre maison, dans notre couche, tout contre le corps tiède d'Emelia et plus du tout dans la poussière." P.Claudel présente l'amour d'un être chère comme la corde la plus solide qu'il soit à laquelle on peut s'accrocher losque l'on des souffrances telles quelles soient à surmonter.

     Pour conclure, c'est un livre à la fois captivant et bouleversant qui ne fait qu'exposer l'atrocité de ce monde à travers un cadre fictif.

 

 

Océane :  "Je m'apelle Bordeck et je n'y suis pour rien." Cette première phrase intriguante nous "met en appétit", nous donne envie de lire la suite pour savoir ce qu'il s'est passé, pour quelles raisons dit-il qu'il n'y est pour rien.

   Le fait de toujours avoir affaire à des flash-back (comme il est dit plus haut) ne m'a pas posé de problèmes, et m'a forcée à être plus concentrée durant ma lecture (contrairement à d'autre romans qui demandent beaucoup moins de concentration). La façon d'écrire, du narrateur, comme s'il parlait et du vocabulaire assez simple rendent le roman plus accessible.

  Cette façon de décrire des événements ficitifs, mais qui paraissent tellement réels, sans pour autant donner de nom de lieu, ni de date, nous pousse à faire appel à nos connaissances pour essayer de faire un rapprochement historique avec l'histoire de Brodeck. Quand il raconte ses deux ans passées dans un camp, l'horreur décrite nous fait haïr les "Frategekeime" (qui peuvent être assimilés aux allemands nazis) et la "Zeilenesseniss". La cruauté de ses personnages montre à quel point les hommes peuvent être monstrueux entre eux. Je pense particulièrement au fait de pendre un prisonnier chaque matin à l'entrée du camp ou de les traiter comme des animaux, des "fientes" ou des "merdes de rats". Le fait que "l'Anderer" ne soit pas accepté par les hommes du village au point de l'assassiner montre la bêtise humaine et confirme la phrase "Les hommes ont peur de l'inconnu".

  Malgré la monstruosité de la guerre, Philippe Claudel parle de l'amour que Brodeck porte à Emélia sa femme dont la pensée l'a aidé à survivre pendant ses deux ans d'enfermement et avec qui il reste malgré son repli sur elle-même, à la vieille Fédorine et à la petite Poupchette qui, malgré qu'elle ne soit pas de lui, l'accepte et l'aime comme sa propre fille. Je trouve que l'amour qu'il porte à "ses trois femmes" est très fort et émouvant.

Brodeck est un personnage que j'ai trouvé attachant et pour qui j'ai eu beaucoup de sympathie.

  Par contre la fin où Orschwir brûle le rapport de Brodeck m'a étonnée car je ne m'y attendais pas. Pourquoi avoir demandé à Brodeck d'écrire cette oeuvre pour la brûler après l'avoir lue? "Pour oublier" dit Orschwir, mais pour Brodeck cela l'a obligé à se souvenir des plus petits détails et je trouve ça presque mesquin de la part d'Orschwir d'avoir obligé Bordeck à cet "exercice".

  Pour finir, ce livre est très intéressant car il fait réfléchir sur beaucoup de chose: sur les hommes, le monde... et je le conseille vivement à tout le monde !

 

Marie

 

« Je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien. Je tiens à le dire. Il faut que tout le monde le sache. Moi je n'ai rien fait [ … ] »
Je dois avouer, qu’après avoir lu ces premières lignes, je me suis préparée à lire quelque chose qui semblait assez complexe. Je me suis dis que ça ne devait pas être une histoire comme les autres, car le début me semblait déjà assez vague, difficile à cerner.
Bien qu’ayant eu du mal à entrer dans l’histoire de cet homme, du nom de Brodeck, je me suis tout de suite intéressée à cette vie hors du commun, qui mêle souffrance, peur, et joie .
L’histoire en elle-même fut très captivante, du fait qu’on ne sait pas trop où tout cela se situe. On peut supposer qu’elle se passe dans l’Est de la France, car la langue Allemande intervient régulièrement .
De plus, on pourrait présenter ce livre comme un journal intime. En effet, Brodeck raconte le fil de sa vie, en passant par son passé, toutefois confus et difficile; Enfant orphelin, puis victime de la seconde guerre mondiale, il raconte ces moments marquants avec une telle précision, qu’on se sentirait presque, en tant que lecteur, comme le confident de cet homme .
Néanmoins, il est quelque fois difficile de se repérer dans la chronologie des différentes périodes de sa vie, car il passe du passé au présent, et du présent au passé, sans préambule.
De même pour les personnages constituant la vie de Brodeck. En effet, beaucoup de personnages en font partie, ce qui peut déstabiliser le lecteur (face aux prénoms peut commun, tout d’abord, puis par leur fonction dans l’histoire.)
Ce livre m’a vraiment plus, car j’ai trouvé que ce n’était pas une histoire comme les autres. Le fait que le plan de celle-ci ne soit pas structurée, y est sûrement pour quelque chose. Puis, j’ai trouvé que l’histoire était belle. L’amour que porte Brodeck à sa femme, est très fort, même si celle-ci a perdu toute forme de vie en elle. Et de même pour Poupchette, qu’il a su accepté, même si elle n’est pas son enfant. Il l’a considère comme tel.
C’est pourquoi je conseille ce livre à tout le monde. Je dis tout le monde, car je pense que c’est un livre qui plaira à toutes les personnalités. Peut-être parce que c’est une leçon de vie, pour chacun, la vie de Brodeck .

 

 

Audrey

 

En simple première lecture, ce récit ne m'a pas plu tant que ça. Peut-être est-ce ce côté très mystérieux qui me parait gênant. Mystère tout d'abord autour de Brodeck, personnage difficile à cerner, dès le début: "Je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien.", phrase énigmatique répété à la fin du récit, et précédé par une phrase accentuant ce côté mystérieux : "Mais en contrebas, il n'y avait aucun village. Il n'y avait plus de village." Ainsi, il y a aussi un mystère autour du village, et de ses habitants. Que s'est-il réellement passé dans l'auberge ? Qui était vraiment cet inconnu surnommé l'Anderer ?...
Tout le récit est basé sur un questionnement, mais les réponses ne sont jamais donné, et la fin ouvre la porte des réponses encore plus grande en faisant disparaître tout ce qui fut le support du récit : le village "et avec lui tout le reste.". Chacun en conclu donc ce qu'il veut de ce récit mystérieux qui ne mène nul part, ou alors où chacun veut.

 

Juliette

 

Ayant déjà lu Les Petites Mécaniques du même auteur et n'ayant pas particulièrement apprécié, j'appréhendais quelque peu cette nouvelle lecture. Je commence alors Le Rapport de Brodeck, non sans difficulté à pénetrer dans l'histoire. La première phrase "Je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien. Je tiens à le dire. Il faut que tout le monde le sache."  ne m'engage pas plus que ça. Moi qui aime pourtant lire, je n'y trouve pas mon compte et ai du mal à accrocher au récit, je comprends bientôt beaucoup mieux cette notion de « partir dans tous les sens » que nous avions évoqué en classe. Le manque de linéarité narrative me perturbe et m'agace, je suis sans doute habituée à une littérature plus classique et différement construite. Au fil de ma lecture, je ne vois toujours pas où l'auteur a souhaité nous conduire et ce juqu'à la fin, qui d'ailleurs m'a laissée dubitative. Bien qu'il me soit impossible de nier la leçon d'humanité inscrite dans ce roman, Le Rapport de Brodeck ne m'a pas, et c'est bien dommage, réconciliée avec le style Claudelien.

 

Elodie

«Je m’appelle Brodeck et je n’y suis pour rien. Je tien a le dire, il faut que tout le monde le sache. »

Avec ces quelques mots, Philippe Claudel nous met tout de suite plein de questions en tête.

 Qui est Brodeck ?, Que s’est-il passé ?,... 

Par petit morceau de la vie de Brodeck, éparpillés tout au long de l’histoire, on va pouvoir découvrir les réponses aux questions que l’on avait avant d’ouvrir ce livre. Le problème, c’est que l’on en a encore plus en le fermant !

Personnellement, je n’ai pas vraiment aimé ce roman.

Malgré le début qui devrait nous mettre dans l’histoire directement, je n’ai jamais réussi a être totalement plongée dans cette histoire.

Je pense que ce livre atypique n’est pas un livre que j’ai l’habitude de livre, et qui m’a vraiment déstabilisée avec tous ces flash-back et ces détails qui partent dans tous les sens, la lecture devient beaucoup plus difficile. 

 

Ludwig
   Un livre interressant qui nous fait plonger dans la torpeur d'une pauvre victime d'une guerre. Le livre est un puzzle, c'est vrai, où l'on s'amuse aisément à le reconstruire, on a envie de le finir, de reconstruire ce puzzle qui nous intrigue , le style de Philipe Claudel donne un coté attractif; on a parfois des "blancs" où on se demande si on n'as pas oublier une page, mais non, c'est très plaisant à lire, même au début.Dans les premiers chapitre on pose le décor et ce n'est qu'après où cela devient compliqué, on reste sur ces questions: qui est-il? Pourquoi écrit-il ce journal? Qu'est-ce que c'est que ce rapport? Qui est l'anderer? Plein de questions où malheuresement on a de tristes réponses sur l'Homme et sa nature dite "animal". C'est une vision bien pessimiste que nous donnes l'auteur sur cet Homme que nous sommes. Le sujet, il est vrai, était de toute façon tourné vers cette voie mais presque jamais on se dit que nous ne somme pas ces êtres; l'auteur, je trouve, a bien écrit le faite que tout les hommes de cette époque pouvaient être du "mauvais coté" bien qu'autrefois ils pouvaient être les amis de Brodeck. C'est un message qu'il nous donne il nous montre que parfois on se cache derrière la masse, que la peur nous entraine vers de l'atrocité.
Lorsque Claudel donne des noms inéxistant comme "l'Anderer" ou bien les "fratergekeime" il donne un coté général, il ne vise personne ou plutot tout le monde et montre que cela pourrait se passer dans bien des lieus et l'on pourrait y donner les mêmes noms ce qui montre que l'auteur montre que c'est un sujet général.
   Un livre interressant, bien écrit, sauf quelques répétition lassante sur le faite que Brodeck ne sait pas écrire etc...
mais quand même, plus on avance dans l'histoire plus on devient attiré. Très plaisant à lire car il n'est pas une prise de tête mais ne laisse pas le lecteur lire ce livre comme un B.D. plutot comme si on était dans ce village et qu'on cherchait des indices pour en savoir plus.
   Philipe Claudel a su attiré le lecteur a lire son livre et il est vrai qu'on se plairait à le relire. Ce livre m'a plu mais sans plus, le style d'écriture est très bon, l'histoire est bien ficelée, le message qu'il donne est très fort et fait réfléchir, c'est vrai, c'est une remise en question sur soi qu'on a après l'avoir lu, mais peut être que c'est son coté trop péssimiste qui m'as déçu. Je conclurais tout de même que c'est un livre que je recommanderais.

Edouard

Philippe Claudel est l’auteur de ce roman contemporain  appelé « Le rapport de Brodeck ». C’est un roman intriguant, puisqu’il est écrit de façon à ce que l’on soit réceptif au passé et au présent du personnage en question. Ce personnage vit, par supposition, dans une ville du Nord-est de la France où il est courant de parler allemand. Cependant, l’écrivain relate, de façon particulière et dans un ordre inhabituel, l’histoire du personnage comme son narrateur Brodeck. On découvre au fur et à mesure, que ce dernier fut victime de certaines violences et maltraitances  dans un camp allemand (camp de concentration/d’extermination) au cours de la seconde guerre mondiale. Mais il n’est jamais précisément question d’un lieu ou d’une date.

On peut tout de même s’apercevoir, à force de passer d’un sujet à un autre, que l’auteur décrit soit un moment antérieur de la vie du personnage, soit un fait présent en rapport avec l’affaire se déroulant dans son village. Comme par exemple : « l’Ereigniës », qui signifie « l’événement passé ».

C’est donc en nous annonçant dès le début que le personnage n’y est pour rien, que l’auteur nous plonge dans ce livre  captivant. Pour ma part, « l’accroche » avec ce livre n’a pas été immédiate, mais je l’ai apprécié en le découvrant au fil de l’histoire/l’Histoire.

 

 

Guillaume : 

J'ai aimé le rapport de Brodeck de Philippe Claudel. Même si on a du mal à rentrer dans l'histoire, elle reste intéressante et on la lit extrêmement vite.
La première phrase : " Je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien " m'a étonnée. On se demande pourquoi il nous dit ça. Est-ce a cause de son prénom ? A la suite de la lecture on devine que non, que c'est a cause de cette affaire mystérieuse : L'Ereigniës qu'a subit L'Anderer cette personne mystérieuse qui arrive de nul part et qui n'est pas comme les autres.
Ce livre pour moi est une sorte de Journal intime révélé au public, car il n'y aucune logique dans le plan du récit. L'histoire est écrite au présent mais il y a beaucoup de Flash-back.
C'est déstabilisent, mais cette façon d'écrire nous aide a comprendre l'histoire de sa vie, et on arrive a mettre tous dans l'ordre si on est bien rentré dans l'histoire.

Ce qui m'a choqué c'est qu'il y a aucun nom de lieux ni de dates.
On devine que ce récit ce passe après la 2nde Guerre Mondiale mais rien ne le prouve. Sa c'est peut être passé avant ou alors c'est une histoire complètement inventée qui pourrais arrivé dans le futur.
Dans le roman L'Anderer devient un, voir le personne principal. Tous l'histoire tourne autour de lui. Sans ce personne troublant qui fait peur au villageois, l'histoire ne serais probablement pas écrite.
Brodeck qui revient vivant des camps de concentration, où d'habitude personne ne revient, est rejeté par son village.

Aurait-il dut s'arrêter de marcher comme son ami étudiant Kelmar ? Aurait-il dut être avec les hommes du village pendant L'Ereigniës ? Ou aurait-il dut refuser de faire ce rapport ?

Toutes ces questions non aucunes réponses car de toute façon Brodeck n'est pas comme les autres. C'est un homme qui vient de nul part, il n'est pas vraiment du village lui non plus. Si il n'était pas partis il aurait sans doute fini comme ses amis : Mort.

 

 

Marylou:

       Pour ma part je n'ai pas du tout aimer Le rapport de Brodeck: Je m'attendait a une sorte de "journal intime" mais finalement je l'ai trouver difficile à la lecture; c'est à dire que si on fait une pose dans le roman il est très difficile de se replonger dans la lecture. Vrla part dans tout les sens (qu'on retrouve aussi dans "les âmes grises" du même auteur).

Il y a énormément de Flash- back qu'on se rend compte bien plus tard dans la lecture; ainsi que tout un tat de détails qui deviennent très lassant a la longue.

(Le reste à venir ... )

 

 

Morgane

 

Le rapport de Brodeck  est un livre vraiment particulier de par son entrée dans la matière mais aussi par sa disposition (plurieurs renvois dans le passé). J’ai eu vraiment beaucoup de mal avec le premier chapitre, il ne me donnait pas envie de continuer ma lecture… Quelques pages plus tard, je commençais à mieux comprendre certaines choses qui était expliquée auparavant grâce à plusieurs renvois dans le passé. La chose que j’aurais le plus aimé dans ce livre est le contexte historique qui est basé sur la Seconde Guerre mondiale (les camps de concentration ou d’extermination ainsi que la cruauté humaine), c’est une très bonne présentation de cette période Hitlérienne. J'ai réussi, tout au long de ma lecture, à apprécier le personnage de Brodeck grâce à son caractère, c'est un personnage prenant car on a envie de connaître son histoire comme celle de son entourage... Philippe Claudel est un auteur vraiment très particulier mais qui sait rendre son livre appréciable... (J'ai donné mon livre à lire à mes parents.)

 

 




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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 13:59

Voici les avis personnels des élèves de 1ère L en 2009 sur le livre Le Rapport de Brodeck de Philippe Claudel étudié en classe :

Constance :
Un livre bouleversant où l'auteur nous fait réfléchir sur la part d'atrocité qui existe en chacun de nous, et ce à quoi elle peut conduire, et aussi sur le devoir de mémoire et de vérité. Cette petite histoire dans la grande histoire nous "reste dans la gorge" : elle ne laisse personne indifférent.

Guillaume : Le Rapport de Brodeck est selon moi un livre à la construction singulière, qui mérite bien son prix Goncourt Lycéens par son intrigue croissante et dévoilée petit à petit, tel un voile que l'on soulève doucement. Un coup de projecteur sur une part d'une humanité refoulée mais qui quand elle surgit, pénètre les mémoires.

Thomas : Prenant et cruel, profond et juste, c'est un chef-d'oeuvre de vérité, qui donne un grand coup de pied dans les mémoires. C'est également une lecture moralisatrice, qui rapelle ce dont les hommes sont capables. C'est à la fois un roman terrible et merveilleux.

Léa : Le Rapport de Brodeck est bouleversant. Claudel nous parle d'horreur en utilisant la poésie et il nous montre combien l'homme peut être absurde et cruel. Ce roman est un grand moment de lecture, rempli d'émotions, qui restera dans nos mémoires.

Virginie : le rapport de brodeck est un roman qui nous décrit toute la cruauté du monde à l'époque de la guerre. Philippe Claudel nous décris un certain nombre de réalitées atroces et bouleversantes qui pour beaucoup de gens sont inimaginables. Cette histoire ne laissent personne indifférents.

Pauline: Je n'ai pas accroché à ce roman, même si il est quelque peu choquant, touchant, je n'ai pas aimé.

Marie N. : Au début du roman je n'ai pas aimé du tout le style d'écriture de Claudel, je trouvais que certaines scènees étaient trop décrites. Je n'arrivais pas à allerjusqu'à la fin. Mais vers le milieu du livre j'ai commencé à mieux apprécié ces passages et la du livre m'a semblé plus interressante.

 

Adrien : Le roman nous offre la vision d'un monde cruel, absurde, abjecte. Chaque acteur du complot transpirent. Ils transpirent la peur, la honte, la lacheté et l'avidité. Claudel n'appuit pas uniquement sur un système de colaboration, il désigne du doigt la supercherie des hommes face à la peur.

Nolwenn: Ce roman est un bon mélange d'histoire et de fiction qui nous plonge dans la 2ème Guerre Mondial.
L'auteur montre au grand jour la lachetée humaine, la peur de l'inconnu et la cruautée d'un petit village où la différence est rejetée.

 

Dana:  Le Rapport de Brodeck  met a nu la lacheté et l'horreur humaine. II décrit une facette sordide de l'être humain dans une univers profondément cruel. Un récit ecxeptionel qui raconte la noirceur de la seconde guerre mondiale, la bêtise, la peur de l'inconnue, la différence et l'indiférence en général . Philippe Claudel écrit son roman comme un puzzle ou les pièces s'assemblent au fil de la lecture.

 

Clémence : Le Rapport de Brodeck décrit parfaitement bien la réalité de la seconde guerre mondiale et ses conséquences en utilisant des arguments parfois très poussé mais d'une grande présicion qui peuvent peut-être choquer. Philippe Claudel dans ce roman évoque la lacheté des hommes, la réalité de la guerre et l'horreur ( qu'elle soit humaine ou non ). C'est un roman très prenant et très touchant qui vaut vraiment la peine d'être lut.

Léonie : Malgré des passages, très durs et émouvants, j'ai eu du mal à me mettre dans le livre ce n'est qu'au bout de plusieurs chapitres que j'ai commencé (seulement commencé!) à m'y interesser...

 

Alexandra : C'est un très beau livre que l'auteur a très bien écrit bien qu'il faille assembler les pièces du récit comme un puzzle. Philippe Claudel a su nous montrer  l'horreur de la guerre ainsi que la cuauté des hommes.

Emma: ce roman est écris d'une façon qui amène le lecteur a lire la suite, il y a un sentiment de curiosité qui s'en dégage et qui nous oblige, en quelque sorte à lire la suite. Même si c'est un sujet bouleversant, dure et malheureusement réel, j'ai apprécié sa lecture qui est simple et agréable.

 

Eurielle: Pour ma part ce ne fut pas une lecture très amusante car avec un crayon et une feuille pour moi ce n'est pas ça lire.. Mais L'histoire est tout de même très intéressante et c'est fort bien écrit. Certains passages sont très émouvants, je pense au grand-père se faisant massacrer par trois gamins, c'est très dûr! Mais ça prouve bien que c'est un bon livre, quand on ressent des émotions en lisant, n'est ce pas? J'espère tout de même le relire pour pouvoir mieux l'apprécier. *

Marie G : Ce Rapport de Brodeck  est un magnifique roman. Parfois, on se sent perdu; mais c'est ce mélange de sujets abordés qui rend cette histoire si réelle, universelle. Il nous amène à la reflexion pendant et même après avoir fermé le livre. Un roman historique et philosophique.

 

Marion: Le Rapport de Brodeck  c'est un peu comme un puzzle, on a envie de le continuer pour savoir la suite.

J'ai aimé ce livre alors que d'habitude les livres parlant de la seconde guerre mondiale ne m'attire pas du tout.

Elise: J'ai trouvé que ce livre était assez bien, il nous parle de la guerre, des personnes de son village... Philippe Claudel a écrit un livre qui ne laisse pas indifferent.

 

Ewana: Le Rapport de Brodeck est un livre intéressant mais horrible, poétique mais égoïste, beau mais catastrophique .... A lire (mais pas trop tôt)

Florian: Récit imprègnent doublé, pour ma part, d'un étrange sentiment de soulagement. Pourquoi ? La maîtrise de la fiction peut-être. Ou sa violente vérité qui ôte les oeillères associée à une géniale lucidité dans ses propos sur l'homme.

Elodie:
Le rapport de Brodeck est un roman bouleversant, qui malgré la narration "située" lors de la seconde guerre mondiale, reflete encore le monde aujourd'hui et la cruauté humaine.Un récit universel.
Le changement du comportement de Brodeck et sa "renaissance" (suite à sa déportation et les atrocités vécues au village) , qui ne fait que croitre, au fur et à mesure que l'on avance dans le récit est aussi très interressant.

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 18:10

Né dans une famille prolétaire en 1962, élevé près de la Meurthe, Philippe Claudel est agrégé de français. Considéré comme l’un des meilleurs auteurs contemporains, Philippe Claudel est à la fois enseignant, scénariste et écrivain. Maître de conférences à l’université de Nancy, il enseigne à l’Institut européen du cinéma et de l’audiovisuel. Depuis son premier roman, ’Meuse l’oubli’, paru en 1999, l’écrivain lorrain enchaîne les succès littéraires. ’J’ abandonne’, en 2000, lui a permis de recevoir le prix France Télévisions. Il enchaîne avec ’Le Bruit des trousseaux’, tiré de son expérience de professeur de français dans les prisons, puis ’Les Petites Mécaniques’ sont récompensées par la bourse Goncourt de la nouvelle en 2003. Avec ses ’Ames grises’, oeuvre unanimement reconnue par la critique, Philippe Claudel est lauréat du prix Renaudot en 2003 et parrain du 16e Festival du premier roman la même année. Il publie encore ’Trois petites histoires de jouets’ et ’La Petite Fille de monsieur Linh’ en 2005. Ponctuel, il revient l’année suivante avec ’Le Monde sans les enfants’, dans lequel il aborde les tabous de notre société, dont la maltraitance, la guerre ou la mort. En 2007 sort ’Le Rapport de Brodeck’, dans la lignée de son maître Jean Giono. En 2008, il réalise son premier film ’Il y a longtemps que je t’aime’ avec Kristin Scott Thomas et Elsa Zylberstein. Par ses romans, l’auteur nous emmène dans un univers imperceptible néanmoins empreint de réalité. Philippe Claudel a sa place parmi les grands romanciers du XXIe siècle.

 

( source : Escapages -   http://education.cyberindre.org/cddp36/escapages/?Le-rapport-de-Brodeck )

 

 

Critiques :

par Mélanie Carpentier, evene.fr :

 

La guerre 1914-1918 et le Nord des ‘Ames grises’ se sont évaporés. Dans ‘Le Rapport de Brodeck’, les contours du temps sont vaporeux, l’espace incertain. Car plus qu’un roman, l’oeuvre est une fable universelle dans laquelle on ne nomme jamais vraiment. On pense à la Shoah, à l’Est de la France mais plus encore à toute l’histoire humaine. Brodeck écrit son rapport, expire sa vie sur le papier, Claudel, son obsession du mal qui possède et qui ronge. Derrière chaque phrase, c’est le monde qui déborde : cruel, absurde, abjecte. Les âmes grises sont devenues noires. Damnées ? La guerre est un état permanent de l’humanité. A la descente aux enfers succèdent des tentatives désespérées de revenir à la vie, des lueurs d’espoir. ‘Le Rapport de Brodeck’ devient bien vite le miroir d’une société dans lequel on se regarde la gorge nouée et les poings serrés. Comme le narrateur, on y voit l’autre. L’autre, l’étranger. L’autre, l’ami. L’autre, l’amour. Et l’on comprend que l’altérité unit et désunit. Passé maître dans l’outil romanesque, Claudel glorifie le propos par une construction virtuose. De l’ouverture si mystérieuse à la fin subtile, le conteur humaniste fait défiler nombre de personnages, multiplie les ruptures narratives, remonte le temps, entrelace ses récits mais jamais ne s’égare. D’ailleurs ce n’est pas Claudel qu’on lit, c’est Brodeck et la confession de ses souvenirs prégnants. Tout est si fluide. Et c’est donc à Brodeck que l’on associe cette plume parfois trop métaphorique et ses évidences naïves. ‘Le Rapport de Brodeck’ submerge. Il fait appel aux sens et à la chair. Se lit et se vit. Un roman majeur.

 

  • Prix Goncourt des lycéens : Philippe Claudel pour «Le rapport de Brodeck» (Stock) Ce roman a été couronné au premier tour de scrutin grâce à son «écriture poignante» a expliqué la lycéenne présidente du jury. «On a été pris aux tripes». «Le rapport de Brodeck» raconte comment dans un village sans nom, après le meurtre collectif d’un homme tout aussi anonyme, Brodeck le narrrateur, qui n’a pas participé à l’assassinat, est chargé d’écrire un rapport sur le drame. Maître de conférence à l’université de Nancy, Philippe Claudel avait reçu le prix Renaudot en 2003 pour «Les Âmes Grises».
  • Prix Goncourt des lycéens 2007 : Philippe Claudel pour «Le rapport de Brodeck» (Stock) Ce roman a été couronné au premier tour de scrutin grâce à son «écriture poignante» a expliqué la lycéenne présidente du jury. «On a été pris aux tripes». «Le rapport de Brodeck» raconte comment dans un village sans nom, après le meurtre collectif d’un homme tout aussi anonyme, Brodeck le narrrateur, qui n’a pas participé à l’assassinat, est chargé d’écrire un rapport sur le drame. Maître de conférence à l’université de Nancy, Philippe Claudel avait reçu le prix Renaudot en 2003 pour «Les Âmes Grises». (AFP/Daniau)
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