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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 22:51
- L'idée du Club des Incorigibles Optimistes (dénoncer le trucage des photos dans l'URSS) naît dans son esprit en 1986 (vous imaginez : 23 ans !!!) lorsqu'il lit le livre d'art Le Commissariat aux archives de Jaubert
- Pour écrire son roman, il avait un plan d'écriture malléable : seule la fin était fixe depuis le début
- Pour la première phrase de son roman, "Aujourd'hui, on enterre un écrivain célèbre", Jean-Michel Guenassia fait un clin d'oeil à L'étranger de Camus : "Aujourd'hui, maman est morte."
- Il explique l'apparition de Sacha au milieu du livre comme de l'humour (c'est amusant qu'un personnage n'apparaisse qu'à la page 463) mais surtout parce que son apparition plus tôt le gênait, comme s'il n'avait pas encore sa place dans l'histoire
- Au niveau du travail documentaire, Jean-Michel Guenassia avoue y avoir passé beaucoup de temps, parfois pour évoquer des heures de travail dans une seule phrase du roman. Comme exemple, il a parlé de plusieurs jours de recherches acharnées pour connaître la tenue d'hôtesse de l'air de 1952 pour savoir comment était habillée Milène le jour de sa rencontre avec Léonid
- Le nationalités des émigrés sont totalement imaginées : sa propre expérience personnelle lui avait fait rencontrer des hongrois. Une seule histoire vraie lui a inspirée Igor, celle d'un allemand de l'Est qui était professeur de musique et qui s'est enfuit de son pays en apprenant qu'il va se faire arrêter mais qui a abandonné sa femme chez lui : il dira entendre ses cris de ce soir là toutes les nuits du reste de sa vie, tout comme Igor.
- Ce roman n'est pas autobiographique : les seuls points communs qu'il a avec Michel est que adolescent, il aimait lire et qu'il a vécu dans le même quartier. Un autre point commun ressorti est l'évolution du point de vue de Michel à propos des livres (au début : si un auteur possède des défauts qu'il juge innaceptable, il va être dégoûté de son oeuvre ; à la fin : il accpte l'oeuvre pour l'oeuvre) : même processus chez JMG
- Le but de ce roman est de montrer les désillusions de cette époque et de la vie
- Même si l'adolescent est un narrateur, Jean-Michel Guenassia ne considère pas son roman comme un roman d'apprentissage : le point de vue d'un adolescent était seulement plus facile pour retranscire le plus facilement possible les histoires des émigrés et la vie dans les années 60 en France
- Jean-Michel Guenassia n'a toujours pas abandonné ses personnages : s'il trouve une dernière scène pour un deuxième volume, peut-être y aura-t'il une suite...
- Dans son imagination, JMG connaissait la fin du récit à chaque instant où il écrivait son roman, même s'il l'a écrit dans l'ordre (du début à la fin)
- Si son roman a un côté dramaturge (plusieurs personnages, plusieurs époques, très longue période), c'est par défi personnel d'écrire une oeuvre aussi complète
- Dans le titre, l'expression "incorrigible optimiste", qui peut-être prise dans deux sens : "optimiste" en substantif (nom) ou en qualificatif (adjectif). Pour JMG, c'est "incorrigible" qui est le substantif (le nom) et "optimiste" le qualificatif (l'adjectif). C'est un clin d'oeil à la culture de l'optimisme en URSS décrit par Kundera.

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