Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 19:55
img011
Repost 0
12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 19:46

à Constance :
   - 14 bouquins plus ou moins bien
   - une ouverture à la littérature contemporaine
   - la transition du roman jeunesse au roman adulte
   - beaucoup de félicitations
   - un petit peu plus de confiance en moi
   - des journées formidables à Rennes et ailleurs
   - des débats intéressants
   - des liens avec des carhaisiens
   - de l'optimisme

à Pauline :
- Une découverte très apréciable de la littérature comtemporaine
- un challenge plutôt cool de lire tant de livre
- des rencontres intéréssantes
- nos différents goûts ou pas pour chacun des livres

à Léa :

-des discussions interessantes
-découverte de la littérature comtemporaine et adulte
-des informations supplémentaire sur la Seconde Guerre Mondiale
 ainsi que la situation de la femme en Afrique, par exemple
-des rencontres
...

 

à Dana :

 

- un bon entraînement à l'oral

- des lectures enrichissantes

-des rencontres à Carhaix

 

 

à Virginie :

- Découverte de la littérature comtemporaine
- Des rencontres par exemple à Carhaix
- Plus de confiance en moi notemment à l'oral


à Elodie :
- découverte de l'utilisation d'un blog après ma seizième année de triste existence
- découverte de nouveaux genres littéraires (ex : journalistique par exemple avec Delphine de Vigan)
- découverte de nouveaux auteurs et de nombreuses nouvelles lectures (leurs autres livres) en perspective
- échanges agréables avec toute la 1eL


à Marie.G :
- découverte plus approfondie de la littérature contemporaine
- des méthodes pour l'oral en français
- plus de confiance à l'oral
- une journée mémorable à Carhaix

à Marie.N :

- de nouvelles oeuvres de la littérature contemporaine
- du mieux à l'oral
- des rencontres
- l'évolution matérielle de la sociétè

à Léonie :

-un défi plutot sympa !
-de nouvelles lectures, pas forcement habituelles

-de l'entrainement à l'oral
-de nombreux avis à échanger avec la 1èreL

-.... et beaucoup de temps et de boulot !

à Marion : 

- Découverte de livres que je n'aurai pas lu sans le goncourt

- Lire plein de livres en peu de temps

- Un peu d'aide pour l'oral

à Nolwenn:
- De nouvelles lectures interessantes
- Nouvelles connaissances de la littérature contemporaine
- entrainement à l'oral
- De grandes rencontres à Carhaix

à Alexandra:
- de découvrir un nouveau genre de lecture
- de lire le plus de livres en un minimum de temps
- de s'exercer à l'écrit comme à l'oral

à Emma:
-Lire un certain nombres de livres en peu de temps,
-De découvrir un nouveau style de lecture, la lecture comtemporaine,
-Plus de facilitées à l'oral,
-une sortie simpa à Carhaix,
-Un gouté au CDI!

 

à Guillaume

 -De nouveaux livres contemporains divers et variés
 -Du travail, des notes, elles aussi variées
 -Une nouvelle manière de lire les livres d'aujourd'hui peut-être.

à Thomas :
-De nouvelles découvertes culturelles
-Des entraienements oraux efficaces
-la découverte d'une nouvelle ethnie (Carhaix)
-des coups de coeur
Repost 0
12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 10:54
AU MOMENT DE LA REMISE DES PRIX


DSC00467.JPG

Où l'on peut dire que Constance a porté  haut les couleur s et le nom du Lycée. L' ensemble
de la 1ère L et le lycée peuvent être fiers et se réjouir de ce beau 1er prix !



DSC00458-copie-3.JPG
A ce moment-là, Constance vient de faire ses comptes : le 5ème prix est passé, puis le 4ème. Déjà, quand elle a su qu'il n'en restait plus que 3, son coeur s'est mis à battre un peu plus fort. Quand il n'en restait ses 2, ça commençait à ressembler un peu mieux à son rêve (même si elle n'était pas bien sûre d'oser en espérer autant ...). Au moment où la photo est prise, il ne reste plus guère de choix : c'est le 1er (ou bien c'est qu'on l'a oublié ; mais ça, non, ce n'est pas possible !...). Bref, Constance est très heureuse !!! ça se voit, non ?...




 


constance photo télégramme
DSC00475-copie-1.JPG

Puis rendez-vous avec les journalistes, pour la photo officielle et la "conférence de presse" ( avec une membre du journal du Goncourt, élaboré par des élèves du lycée Jean Macé de Lanester et une journaliste du Télégramme). Viendra ensuite la photo avec l'ensemble des lauréats et Philippe-Jean Catinchi (critique littéraire au journal "Le Monde" ; un sacré personnage !... )









Et pour finir, clou du "spectacle" : une photo des 2 lauréats !... ^^


DSC00517.JPG


DSC00516.JPG
Repost 0
12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 10:38

Goncourt des lycéens. Le 1er prix à Constance, de Pontivy


11 décembre 2009 à 08h42 -

Les lauréats du prix lycéen de la critique littéraire, organisé par la Région dans le cadre des rencontres Goncourt des lycéens, ont reçu leurs prix hier, à Rennes.


Cette année, 1.300 jeunes en provenance de 55 établissements ont participé à l'opération, commentant à leur manière l'un des quatorze ouvrages de la sélection. En catégorie «Hors Goncourt», le premier prix a été remporté par Constance Le Lu, élève de 1re L au lycée Joseph-Loth, de Pontivy (56), pour sa critique du romain de Jean-Michel Guenassia, «Le club des incorrigibles optimistes». En catégorie Goncourt, le lycée Jean-Guéhenno de Fougères (35) réussit une performance inhabituelle en plaçant quatre élèves de 1reL dans le top 5.



Le palmarès

Catégorie hors Goncourt:
1.Constance Le Lu (1re L, Pontivy);
2. Lénaïg Brillu (TerminaleES, Combourg);
3. SébastienAvril (1re L, lycée Sainte-Anne, de Sainte-Anne-d'Auray);
4. AdèleAdamo (1re L, lycéeBasch, de Rennes);
5. Gaëlle Moreau (TerminaleL,Charles-de-Foucauld, à Brest).

Catégorie Goncourt: 
1.Chloé Chalvet;
2. Tiphanie Martin;
3. Marie Chauvel (toutes trois du lycée Guéhenno de Fougères);
4. Claire Lepicier (1reL, lycée Bergson d'Angers);
5eex aequo. Angélique Delamarche (lycée Guéhenno, Fougères) et Déborah Van Den Bussche (Terminale bac pro secrétariat au lycée Delaunay, de Lomme dans le Nord).

 

 

 

img005

 

 

 

 

 

 

 

img007

 

 

Repost 0
21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 10:53

A toutes les lycéennes et à tous les lycéens

qui ont participé à la 22ème édition du Prix Goncourt des Lycéens

 

 

 

 

 

Ca a été une très belle aventure. Depuis le début. L’annonce que le roman était retenu dans la liste du Goncourt et puis, la tournée. Des rencontres avec des lycéens dans toute la France ! Quelque chose d’un peu mystérieux et énigmatique. Que va-t-il se passer ? Va-t-on être lâché dans la cage aux fauves ? On n’est pas très rassuré. Mais avant, il y a la rencontre avec les autres auteurs parce que nous ne nous connaissons pas ou peu ou mal, que nous avons, finalement, peu d’occasions de nous croiser, pris que nous sommes entre nos métiers, nos vies et l’écriture. Cette année, je me suis fait quelques amis. Ce n’est pas si fréquent. C’est même rare de nos jours. Maintenant, on se téléphone, on s’envoie des courriels et on se promet de se voir. Ensuite la rencontre avec les libraires des Fnac, sans qui rien ne serait possible. Qui se coupent en quatre, qui ne comptent ni leurs heures ni leur enthousiasme, ni leur plaisir et avec qui on parlerait des journées entières. Comme avec les professeurs. Il faut être un peu fou pour faire ce qu’ils font. Comme s’ils n’avaient pas assez de boulot avec les cours à préparer, les copies à corriger, les réunions et le reste. Non, il faut qu’ils lisent et fassent lire quatorze livres ! Qu’ils donnent encore un peu plus de force, de passion et de leur infinie patience. Et puis voilà, le moment arrive de rentrer sur la piste. Un peu comme au cirque. On se retrouve face à quelques centaines de visages inconnus, aussi sur leurs gardes que nous. Beaucoup sont attentifs, ont préparé des feuilles avec des listes de questions (Mon Dieu, est-ce que je vais savoir répondre ?), d’autres rigolent, roupillent ou se bécotent. Certains ont lu deux ou trois livres, d’autres plus. Ils devront lire en un temps record. Je ne sais pas comment ils vont faire. Je lis lentement. Et puis les questions commencent. Ca ne se passe pas si mal. Elles sont précises, drôles, pointues. Très vite, on oublie qui on est, qui vous êtes et on se parle. Comme des amis. Sans arrière-pensée. Toutes les réunions ont été trop courtes, on a tant de choses à se dire.

 

Je conserverai toute ma vie un souvenir extraordinaire de ces rencontres avec vous parce qu’à chaque réunion, il y a eu un moment exceptionnel, avec un auteur qui va chercher une réponse au fond de son coeur et, à ce moment-là, ça a été merveilleux. Je me souviendrai toujours d’Eric Fottorino et de Justine Lévy à Reims trouvant des mots d’une extraordinaire simplicité et d’une clarté bouleversante pour nous parler de leurs émotions et de leurs vécus (à ce moment, ils m’ont donné envie de lire leurs livres) ; de Sorj Chalandon à Nantes, soulevant  la salle par son enthousiasme et sa passion communicative et de Daniel Cordier à Paris, racontant son itinéraire et son évolution dans un silence de cathédrale puis les lycéens et la salle entière faisant une ovation debout à ce grand monsieur.

De mon côté, cela faisait longtemps, je ne me rappelle plus quand exactement, que je n’avais pas eu la chair de poule. Je ne suis pas près de l’oublier. Quand j’ai reçu un appel sur mon portable et que j’ai entendu la clameur à l’énoncé du prix. J’ai eu un grand frisson. Et une bouffée de chaleur. Je devais être rouge. La même émotion que Michel face à Camille. Merci à vous tous pour cette belle émotion, qui un court instant, m’a ramené quelques années en arrière quand je me liquéfiais dès qu’une fille me souriait. Quelle chance vous avez. Profitez-en. A ce moment aussi, pour la première fois, j’ai senti que ce livre que j’avais porté si longtemps venait de me quitter vraiment. Vous l’avez pris. Il est devenu le vôtre. Il vous appartient aujourd’hui. Vous l’avez choisi. Je ne peux pas, à cet instant, ne pas mesurer la difficulté du choix que vous avez  eu à faire. La sélection, cette année, était belle. Si vous aviez donné ce prix à Davis Foenkinos, à Sorj Chalandon, à Delphine Le Vigan ou à Véronique Ovaldé, cela n’aurait pas été une injustice. Leurs romans sont beaux et forts.

 

Pour vous, cette aventure du Goncourt des Lycéens doit être un signe exemplaire de votre vie à venir. Vous avez accompli là un choix citoyen. Vous avez travaillé, réfléchi, discuté, pesé le pour et le contre et vous avez voté. Ca s’appelle la Démocratie. (On a dit que ce n’était pas le meilleur des systèmes mais on n’en a pas encore trouvé de meilleur). C’est notre bien le plus précieux. Ca veut dire être libre dans un pays libre. N’acceptez jamais d’entrave à ce droit. Personne n’a plus à vous dire ce en quoi vous devez croire, ce que vous devez penser ou aimer. Soyez des citoyens de ce vaste monde. Il en a bien besoin.

 

Pour ce que vous êtes, pour ce que vous ferez et pour ces moments magiques que nous avons partagés ensemble : Merci.

 

 

 

 

 

Jean-Michel Guenassia

Repost 0
21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 10:48
Paris, le 9 novembre 2009
Communiqué de presse

Luc Chatel félicite Jean-Michel Guenassia,
lauréat du 22ème Goncourt des lycéens




Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, Porte-parole du Gouvernement, adresse ses
plus chaleureuses félicitations à Jean-Michel Guenassia, lauréat du 22ème prix Goncourt
des lycéens, pour son roman, Le Club des Incorrigibles Optimistes. Il se réjouit que ce prix
couronne un récit d’une incroyable vitalité romanesque où l’histoire, l’amitié et l’espoir
s’entrecroisent à chaque page.
Le ministre tient à associer à ces félicitations les 52 classes qui, partout en France et même audelà,
ont participé à l’aventure du Goncourt des lycéens. Ce choix juste et audacieux vient
mettre un point final au marathon de lecture lancé par Luc Chatel, Christophe Cuvillier,
Président de la FNAC, et Bernard Pivot, de l’académie Goncourt, le 21 septembre dernier au
lycée Sophie Germain de Paris.
Le ministre rappelle son attachement profond au Goncourt des lycéens, manifestation originale
et nécessaire, qui contribue à transmettre le goût de la lecture et de la littérature contemporaine
aux jeunes générations. Il salue l’engagement de toutes celles et de tous ceux qui contribuent à
son organisation, à commencer par les professeurs qui savent stimuler et accompagner la
réflexion des lycéens. Luc Chatel adresse aussi ses vifs remerciements à l’Académie Goncourt
pour son prestigieux parrainage et à la FNAC, partenaire historique de l’Education nationale
dans l’organisation du Goncourt des lycéens.
Le Goncourt des lycéens est organisé depuis 1988, en partenariat, par le ministère de
l’Education nationale et la FNAC, avec l’autorisation de l’académie Goncourt. Les lycéens
engagés dans cette manifestation lisent l’intégralité de la sélection Goncourt, au sein de laquelle
ils choisissent le roman lauréat du prix « Goncourt des lycéens ».
Service de presse : 01 55 55 30 10 www.education.gouv.fr
ministère de l’Éducation nationale
Repost 0
13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 19:15

La romancière lauréate du prix Goncourt 2009 "persiste et signe" ses propos qu'elle a tenu il y a deçà trois mois mercredi 11 novembre toujours dans une interview aux "inrocks". Elle ajoute qu'elle n'attend plus qu'une chose, c'est que Frederic Mitterrand intervienne dans ce "débat ridicule" et "mette un point final à cette affaire Raoult qui est quand même pour le moins grotesque".

Et nous avons enfin eu hier soir une réponse de notre ministre de la culture, Frederic Mitterrand, qui a mis bien longtemps pour réagir.
Une réponse décevante : "En tant que ministre de la Culture, je ne veux pas entrer dans cette petite polémique que j'estime anecdotique et, pour tout dire, ridicule". C'est clair, il ne veut pas prendre parti.

Mais Eric Raoult nuance ses propos : il ne demande plus à Marie N'Diaye un "devoir de réserve" mais un "principe de modération".

Pour Marie N'Diaye, la polémique est close, elle ne reviendra pas plus sur ses propos. Et Eric Raoult n'est plus en mesure d'oser relancer la polémique. a priori, jeudi soir, affaire réglée.

Mais dès aujourd'hui, vendredi 13, les politiques s'en mêle : le PCF, le PS, le centre et la ligue des Droits de l'Homme s'insurgent contre les propos d'Eric Raoult (chacun son tour après tout) tandis que l'UMP répond qu'ils sont opposés à "la censure", tout en appelant  Marie N'Diaye à "la mesure" et en ajoutant "Je rappelle à Mme NDiaye que tout ce qui est excessif est insignifiant. Et ce qu'elle a écrit ne correspond pas à la France de Nicolas Sarkozy. C'est à cent lieues de la réalité". Tout tourne à la politique, même le prix Goncourt, pas du tout en lien avec le gouvernement jusqu'à preuve du contraire .

Mais revenons en à la culture, et plus précisément au prix Goncourt puisque tout part de là. Même si Marie N'Diaye estime la polémique close, les précédents lauréats, Atiq Rahimi et Gilles Leroy s'expriment sur le peu de réaction du ministre et la trahison qu'il perpètre contre le prix Goncourt 2009, Marie N'Diaye. Atiq rahimi dit "les propos de Marie Ndiaye ont été formulé bien avant le prix Goncourt et les remettre ainsi en question, c'est désavouer l'intégrité de l'Académie Goncourt" et Gilles Leroy affirme son soution à Marie : "Je suis un ami de Marie. Je ne suis pas un ami de Frédéric Mitterrand, que j'ai rencontré trois fois dans ma vie", "Le devoir de réserve, ça n'existe pas. Nous ne sommes pas des préfets, nous ne sommes même pas des ambassadeurs, c'est stupide. C'est vouloir faire taire l'écrivain, ce n'est pas nouveau". Les académiciens non plus ne décolèrent pas : « Nous ne répondons pas de l’Etat pour donner le prix qui est de dix euros », a déclaré Françoise Chandernagor et Bernard Pivot a pour sa part affirmé que « le devoir de réserve des Prix Goncourt n’a jamais existé, n’existe pas et n’existera jamais. (…) Ici, on juge un livre, pas son auteur ».

A suivre...



Constance : Une polémique autour de la culture qui s'élargit à toute la politique n'est pas très étonnant : l'opposition s'insurge contre cette nouvelle forme de censure, un entravement  la liberté. C'est tellement facile : je pense que l'UMP à vraiment fait une connerie en laissant l'occasion à Eric Raoult de s'exprimer : "un responsable politique UMP qui veut faire taire un intellectuel, c'est ne rien comprendre à ce qu'est la démocratie" affirme Bayrou. La phrase résume toute la polémique. Ce ne sont pas les propos de Marie N'Diaye qui ternissent l'image de la France, mais plutôt Eric Raoult qui, en proposant son "devoir de réserve", propose une sorte de censure, censure non condamnée par le ministre de la culture, même si elle a été rejetée. Si l'image de la France reste celle du pays de la liberté, Sarkozy est (aussi) sacrément bon pour manipuler les médias étrangers.
Ce que je trouve encore plus choquant, c'est les commentaires que je vois à la suite des articles sur la polémique : beaucoup relèvent d'une portée raciste et demande que l'on enlève la nationalité française à Marie N'Diaye parce qu'elle... s'est opposée au gouvernement actuel. D'après eux, elle a "ternit à l'image de la France", mais au fond, c'est ça : une simple opposition à Sarkozy.
Je juge cette proposition de "devoir de réserve" pour des écrivains lauréats de prix français (comment dit Raoult déjà ?) "innaceptable" et "insultante" envers Marie N'Diaye et tous les écrivains, dont le premier droit est de s'exprimer librement . On peut même ajouter que le peu de réaction du ministre est "anecdotique" et "ridicule" ^^ C'est bizarre à quel point les paroles de ces politiciens peuvent s'appliquer à eux-mêmes...
Juste une question : quelle est la différence entre "devoir de réserve" et un "principe de modération", mis à part que le 2e est un euphémisme du 1e ? et une "petite" polémique dont tout le monde parle ? J'ai du mal à imaginer une vraie grande polémique...
Repost 0
12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 21:58
Ce soir, je suis passé à la Radio Bro Gwened pour parler du prix Goncourt des Lycéens en compagnie de Madame Le Villio et Mr. Urnauer. J'y étais d'ailleurs à sa demande (demande ? ou embrigadement ?). Je n'étais vraiment pas chaude au début : mes principaux arguments pour dire non étaient je ne sais pas parler lentement, je ne saurais pas quoi dire, je n'ai pas de temps pour me préparer psychologiquement, trop de stress. Et puis, un peu poussée quand même, j'accepte. Alea jacta est.
19h30, ce jeudi. Je suis donc devant les locaux de RBG. Je n'ai pas faim, j'ai envie de fumer une clope pour dé-stresser. Mais pas le temps, j'arrive juste à l'heure, voire à la bourg. Je rentre dans les locaux et je rencontre des personnes sur qui on voit, rien qu'au ton de leur voix, qu'ils ont l'habitude de passer à la radio ou de parler beaucoup et bien. Ils se connaissent tous très bien. Et moi, je suis là à me dire "qu'est-ce que je fais là ? qu'est-ce-que je vais bien pouvoir dire ? de toute façon, je n'arriverais jamais à parler...". Je ne sais pas trop où me mettre quand d'un coup, j'ai un "allez, on y va" énergique de Mr. Urnauer et je me retrouve devant un micro avec un casque sur les oreilles. Je suis toujours en train de me demander pourquoi j'ai accepté. Je tremble et je sens que si je veux dire quelque chose, ma voix va bégayer. (Je suis bien dans la merde, pour dire les choses comme elles sont). Mais j'ai de la chance, Mr. Urnauer parle bien une minute avant de me demander... le titre du bouquin gagnant. Ce n'est pas trop difficile. Le noeud au ventre se désserre. Mais il se resserre aussitôt quand j'entend Madame Le Villio et Mr. Urnauer parler de ce qu'ils ont pensé du Club des Incorrigibles Optimistes, et que je sais qu'ils vont me demander mon avis sur le pourquoi les lycéens l'on élu. La question arrive. Mais il y a tellement de choses dans ce bouquin. Je l'ai aimé pour ce million de choses. Alors je dis, au pif, "pour son narrateur". Nouvelle question : "présente nous ce narrateur". Et puis là, ça commence à venir. "Michel est un adolescent français des années 60...", "on s'identifie à lui", "il est drôle, émouvant"... Après on part sur les émigrés et plein d'autres questions. Mais ça y est, je suis partie. Je sais quoi dire. Je ne sais pas encore quand placer mes interventions mais finalement, je n'ai qu'à répondre quand on me pose des questions. Répondre de la manière la plus simple qui soit parce que les gens qui m'écoutent (oui, je crois qu'il y en a^^) n'ont pas lu le livre et que je dois leur donner envie de lire ce bouquin sans trop en révéler, mais assez pour bien présenter le roman. Et ça y est, c'est finit. Mr. Urnauer demande une pose avant de passer à la suite. J'enlève le casque. Et là je suis félicitée par Madame Le Villio, Madame Izanic et Mr. Urnauer. Je suis étonnée, je n'avais pas eu l'impression d'être bien, ni même correcte... J'en parle vite fait (je sais, l'expression ne veut rien dire mais elle sonne bien) avec Mr. Urnauer qui me dit que si, je disais des choses intéressantes et que je parlais correctement.
Maintenant, je me dis que finalement, c'était cool. Je recommencerais bien. En étant là-bas, tu as vraiment l'impression de partager quelque chose, et de maîtriser ce quelque chose. Et ce quelque chose, c'était Le Club dees Incorrigibles Optimistes, et parler de ce livre que j'ai beaucoup aimé, faire partager mon enthousiasme à propos de lui, n'est pas si anormal et me paraît même logique et pas trop difficile.
Au final, beaucoup de compréhension et d'aide plus une aisance qui arrive assez vite donnent un bon souvenir et une expérience enrichissante.

NB : Mr. Urnauer est motivé pour faire d'autres enregistrement radios avec toutes les personnes de la classe intérressées, dont moi si je peux. Et je trouve que c'est mieux de faire ça, même sur son temps libre, plutôt que de bosser sur un exo idiot chez soi. J'ai appris 10 X plus de choses en 25 minutes que sur un exo d'une page pour dire en quoi telle expression sur tel texte signifie cela : en 25 minutes de radio, j'ai appris à parler d'un livre pour (essayer de) donner envie de le lire, à parler moins vite, à condenser les informations pour les rendre intéressantes, à savoir répondre à une question simple pour un public invisible, à partager tout simplement...  Toutes des choses qui me seront utiles pour longtemps et qui m'apportent une réelle aide pour les oraux de français, mais aussi pour tous les jours, quand je veux exprimer un point de vue sur n'importe quoi.
Repost 0
11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 22:04
Depuis trois jours, Marie N'Diaye, prix Goncourt 2009, s'est retrouvée propulsée au coeur d'une polémique pour des propos qu'elle a tenu... trois mois plus tôt.
Tout à commencer par une lettre qu'Eric Raoult, député UMP, écrit au ministre de l'éducation et qu'il rend publique (il la rend d'ailleurs publique avant même de l'amener au ministère...). Il y dit que les propos de Marie N'Diaye tenu il y a trois mois lors d'une interview au magazine Les Inrockuptibles sont insultants et innaceptables. Elle dit en effet que "la France de Sarkozy est monstrueuse" et que "Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux". Le député demande un devoir de réserve pour les lauréats de prix français, voire pour tous les écrivains de nationalité française. Ils ne devraient plus, selon lui, exprimer trop haut leur point de vue politique, cela ternirait l'image de la France...
L'académicien Goncourt Patrick Rambaud répond que "Eric Raoult confond le prix Goncourt avec Miss France"et que "l'identité française consiste justement à pouvoir dire ce que l'on veut, et ceci depuis Vercingétorix". Propos appuyé par Tahar Ben Jelloun, autre juré Goncourt.
Des propos ressortis d'un vieux dossier, une proposition de loi sur un "devoir de réserve", des académiciens en colère, une Marie N'Diaye qui ne doit pas trop comprendre où elle en est... De quoi être complètement perdu !

Réactions :
Constance : Un "devoir de réserve" ! Et puis quoi encore ! Autant empêcher les écrivains d'écrire ! Et après ça, on dit que la France est un pays de liberté !
Et en plus Marie N'Diaye n'a pas proclamé son opposition à la France de Sarko depuis que les médias parlent beaucoup d'elle (qu'elle a été retenu dans la sélection Goncourt). Seulement Eric Raoult voulait lancer une polémique et critiquer le choix des académiciens et il a trouvé son bonheur dans une interview que la lauréate a tenu il y a quelques mois. Il peut même proposer une loi qui réduit la liberté d'expression de l'opposition !
Et en quoi son exil pour Berlin ternit-il l'image de la France ? Elle ne revendique pas son opposition à la France toute entière, seulement au gouvernement en place. Je crois que Marie N'Diaye est une personne qui respecte les valeurs premières de la France (liberté, terre d'exil, droit de l'homme...) et qu'elle aime son pays. Partir pour échapper a un "climat de flicage", comme elle l'a dit dans cette interview, ou un climat trop "morose", comme elle se force à rattraper aujourd'hui pour calmer la polémique, est son choix et personne n'a à le contester. La France elle-même proclame notre nationalité européenne...

L. Urnauer :

Petit cours d'étymologie : "monstrueux", a pour origine le latin "monstrare" qui signifie "qui se montre" ?...

Et un Président de la République qui veut faire croire qu'il a été le premier à abattre le Mur de Berlin, le 09 novembre 2009, c'est bien quelqu'un qui cherche à se montrer, non ?...

Les propos tenus par Monsieur Raout sont d'un autre âge ( et il serait bien fâcheux que cet âge nous revienne) : je n'ai pas de Carbone 14 sous la main, mais je les daterais tout de même d'avant 1789 et, donc, avant que le Siècle des Lumières ne se soit tout à fait bien allumé !...
Or, ça tombe bien, le Siècle des Lumières, nous allons bientôt en parler !... ^^


Repost 0
10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 21:24
Sur le site du Café Pédagogique


Futures graines de star en herbe, va !... ^^



http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/11/lyceensPontivyGoncourt.aspx


extrait :

" Les lycéens de Pontivy jugent le Goncourt 


Le 22ème Goncourt des Lycéens a été remis lundi 9 novembre à Rennes à Jean-Michel Guenassia pour son roman Le club des incorrigibles optimistes (Albin Michel). Voici quelques jugements de lycéens de Pontivy sur le roman de Jean-Michel Guenassia : " 

Repost 0

Présentation

  • : Le blog des 1ères ES2 et S2 de Loth 2013-2014
  • : Bienvenue sur le site des classe de 1ères ES 2 & S 2 du Lycée Joseph Loth
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Archives

Pages