Constance :
Un livre qui s'attaque au sujet tabou de la guerre d'Algérie, celle dont nos grand-pères ne veulent pas parler, dont on ne sait pas grand chose. Ici, Mauvignier nous en parle par l'intermédiaire
des pensées de quelques jeunes appelés qui étaient là-bas et qui y pensent encore quarante ans plus tard : le narrateur, Rabut, son cousin, Bernard, alcoolique et clochard, Février... Ils sont
aujourd'hui de ceux qui veulent oublier, mais qui ne le peuvent pas vraiment. Rabut a réussi sa vie malgré les souvenirs mais Bernard a abandonné femme et enfants, ceux-ci les rattachant surement
trop à l'Algérie, lieu de la rencontre entre lui et Mireille.
Ils racontent, chacun à leur manière, l'attente, les permissions, la beauté du pays mais aussi les attaques de village où ils ne trouvaient que des femmes, des enfants et des vieillards, les
tortures, les attaques des fells, les trahisons, les corps d'amis retrouvés un matin. Ils parlent aussi du retour, des non-dits, des changements observés (fiancée mariée à un autre, le village
devenu "pavillons noyés dans le ciel épais et mou"...).
Un roman dur, mais utile. Il essaye de compler un vide de l'Histoire, cette partie si honteuse pour nous, français. Des scènes d'une grande précision qui suscitent notre bouleversement. Des
vérités honteuses sont révélées : le parallèle tellement facile avec l'occupation nazie, la facilité de commettre des atrocités... Ce n'est pas une lecture agréable que nous livre l'auteur en
nous mettant à la place de Bernard, devenu raciste ou de Février et de Rabut, qui cherchent tous deux à oublier sans jamais arrêter la culpabilité et les souvenirs.
Contrairement au Club de Incorrigibles Optimistes, Des Hommes ne fait pas qu'effleurer le sujet tabou, il le fait vivre et le montre au grand jour. Un livre vraiment dur.
Nolwenn : Un livre très dur sur l'occupation de l'Algérie, Laurent Mauvignier s'attaque aux non-dit et innavouable de la guerre.
Un homme qui vit avec le passé doit essayé de vivre tout en sachant les atrocités commises pendant que les français étaient en Algérie. Ce roman retrace la vie de soldat et toutes les véritées
des atrocités commises sans censure.
Ewana: Des hommes est un livre que j'ai apprécié. L'auteur raconte toute l'horreur de la guerre d'une façon si simple, voire innocente. Les scènes les
plus "gores" sont décrites mais n'arrivent pas aux yeux de lecteur comme quelque chose de choquant. De plus, c'est un bon livre qui n'est pas difficile à lire.
Dana: 40 ans après la guerre d'Algérie, les souvenirs de Bernard resurgissent et nous plongent dans un univers ou la cruautée et le sadisme prennent place.
Des hommes nous fait vivre la guerre dans un style d'écriture très personnel.
O. Martin: Un livre important !
Tous ceux qui ont été en contact avec des vétérans de la guerre d’Algérie ont noté qu’ils étaient à la
fois profondément blessés et silencieux. Mauvignier fait le même constat.
Par honte, par incompréhension, par pudeur ou par respect ; ils sont peu nombreux à s’être penchés sur
cette blessure et ce silence (même s’il y a eu « La guerre sans nom », le film de B. Tavernier). Mauvignier relève le défi de façon magistrale. Il va au cœur de la blessure. Il nous
permet de comprendre, sans juger, leur silence, leur comportement parfois étrange, leur racisme latent (ou pas)…
Il situe son roman chez des « vrais gens », personnes ordinaires, de milieux modestes d’où des
personnages et des situations crédibles.
Le style est également brillant : Phrases très longues ou très courtes, rythme rapide puis lent… Tout
cela au service de l’histoire et non pour faire preuve de virtuosité gratuite.
Bravo !
Virginie: Pour moi un bon livre est tout d'abord un livre ou l'histoire commence des le début. ici, je n'ai pas dut out aimé j'ai trouvé ledébut très long, pour moi avec aucun intérêt.
C'est pour cela, que je n'ai pas lu tout le livre; Je me suis arrétée très vite, je me suis lassée. Je ne retiendrai pas ce livre.
Pauline: Je n'ai pas aimé ce livre, dès le début je ne suis pas rentrée dans l'histoire, certes c'est un thème intéressant, touchant, historique mais là je crois que je sature avec les
romans sur la guerre. Je n'ai pas continué ce livre car je n'ai pas réussi à m'y plonger !
Marie.N : Je pense que ce livre mérite d'être lu parce que la plus part de nos grands-pères partent avec ces secrets qu'ils nous dévoileront jamais même si à chaque fois qu'on pouvait leurs poser
des questions ils nous disaient qu'ils fallaient qu'ils partent ! Moi personnellement je n'ai pas du tout aimé le début du livre et pas réussi à m'y accrocher et pourtant j'avais envie de le lire
mais je ne comprenais pas le début : trop de personnages et je n'arrivais pas à voir le rapport avec le thème qui est intéressant pour moi ! Je pense que l'auteur dervrait réécrire ce livre
sans un "bla-bla" en avant-première !
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Moi je dis, qu'avec des avis critiques comme celui-là, M. Martin aurait mérité d'être professeur de Français !... ^^ C'est bien vu et bien dit !<br />
Pour le moment, en ce qui me concerne, je préfère réserver mes avis pour un peu plus tard, par crainte de vous influencer (mais c'est peut-être des scrupules inutiles !?...)<br />
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