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Constance : 24h de fiction pour 3h de lecture... Un vrai régal : des personnages sensibles, une histoire choquante, une fine plume... Delphine de Vigan dénonce, de la façon la mieux qui
soit (en jouant avec notre émotion), le harcèlement moral en entreprise. Elle décrit le temps d'une journée ordinaire mais qui ne veut pas l'être, l'enfer de la vie de Mathilde, 45 ans, cadre en
entreprise. En parallèle, elle écrit l'histoire de Thibault, un homme semblable à elle. Durant toute la lecture, on attend leur rencontre...
Les heures souterraines, c'est la vie de Mathilde : ses pensées dans le métro mais aussi l'enfer de sa vie en entrepise qu'elle passe seule, rejetée par tous à cause d'un chef médiocre, jaloux et égoïste. Depuis huit mois, elle attend que celà change, qu'elle puisse reprendre goût à la vie : elle a placé tous ses espoirs dans ce 20 Mai. Mais les heures souterraines sont aussi celle de Thibault qui a aussi beaucoup misé dans ce 20 Mai : il a décidée de quitter sa petite-amie indifférente à son amour. Ses heures souteraines sont celle de la rupture.
Dans cette chronique, Delphine de Vigan décrit de façon simple une situation compliquée, et son ton juste, sec , saisissant nous touche là où ça fait mal. L'histoire, dramatique, n'est pas racontée depuis son début, non, là, on est à la fin de l'histoire, le dernier jour, ne peut-on s'empêcher d'espérer. Ce livre est peut-être aussi un message d'espoir : la vie dramatique de Mathilde remonte peut-être le moral à ces personnes qui sont elles aussi ancrée dans un monde difficile et injuste, mais toujours moins que celui de Mathilde. Une écriture simple, une histoire émouvante, un thème important et un peu tabou... Les heures souterraines est à lire !
Dommage, et heureusement en même temps, que le sujet ne puisse pas faire appel à notre expérience, notre vécu (à 17 ans, à part les jobs d'été avec des patrons sympas, la vie professionel, on n'y connaît pas grand chose...).
Quelques passages retenus :
- p 200/202 : "L'entreprise avait été le lieu de sa renaissance. L'entreprise l'avait obligé à s'habiller, se coiffer, se maquiller. A sortir de sa torpeur. A
reprendre le cours de sa vie. (...) Aujourd'hui, il lui semble que l'entreprise est un lieu qui broie. Un lieu totalitaire, un lieu de prédation, un lieu de mystification et d'abus de pouvoir, un
lieu de trahison et de médiocrité."
- p 222-223 :
"Elle pourrait se mettre à pleurer. Là, tout de suite. Après tout. Personne ne la verrait. Ne l'entendrait. Elle pourrait sangloter sans retenue, sans pudeur, laisser couler sa peine sur le clavier, entre les touches, s'inflitrer dans les circuits. Mais elle sait comment cela se passe. Dans ces moments-là. Quand on ouvre la boîte. Quand on se laisse aller. Elle sait que les larmes en appellent d'autres, en rappellent d'autres, qu'elles ont le même goût de sel. (...)
Alors elle relit le message et elle rit. Elle rit seule dans un bureau sans fenêtre. "
Elise: J'ai beaucoup aimé le livre de Delphine de Vigan car il nous parle de choses qui peuvent nous arriver à tous, c'est réaliste, notamment avec le harcelement moral et
l'histoire qui ce passe dans des bureaux ou dans le métro. On peut se retrouver dans ce livre. Par contre, je ne m'attendais pas à cette fin, j'aurais préférée que Mathilde est Thibault se
rencontre..
Emma:
J'ai apprécié la lecture de ce livre, je suis entrée dans l'histoire dès le début. Mais ce m'a un peu déçue c'est la fin. Je m'attendais à ce que les deux personnages, qui ont chacun leur histoire, avec certaines similitudes, ce rencontrent. Que les deux histoires n'en font qu'une et qu'une nouvelle rela tion commence. Mais ce livre m'a quand mème plu.
Guillaume :
Un livre agréable à lire, au sujet douloureux du harcèlement moral dont est victime Mathilde, personnage pricipal de l'histoire qui s'écroule au fur et à mesure des pages et qui aurait abandonné sans ses enfants. en parralèle, Thibault, qui lui vient juste de rompre sa relation, dénuée d'amour.
Au fil de l'histoire, il est amusant de constater que leurs pensées, attitudes, et même trajectoires vont se télescoper au travers d'une ville aussi grande. Je dois admettre néanmoins que la fin m'a déçu, j'avais espéré une fin plus heureuse, où Mathilde et Thibault se rencontrent et se lient ; plus attendue, certes, mais que tout annonçait depuis les premières pages.
Marion : Superbe livre, on rentre dedans tout de suite et on ne s'en décroche plus. La fin est peut etre un peu décevante mais comme sa on peu imaginer la fin qu'on veut.
Virginie: J'ai beaucoup aimé ce livre, je l'ai trouvé simple et rapide à lire. J'ai bien aimé le fait qu'on nous parle de thibault et Mathilde, de leur histoire. on se rend compte qu'ils
sont assez similaires et j'ai été assez déçu qu'il ne se rencontrent pas. J'ai préféré les passages qui parlaient de Mathilde, j'ai bien aimé la manière qu'avait Delphine de Vigan pour parler du
harcelement moral au travail. Certains passages sur la vie de Mathilde, notemment lorsqu'elle nous parle de Philippe, m'ont beaucoup touchés.
Alexandra: Livre dont je n'ai pas aimé la fin mais l'auteur à quand même très bien su nous dérire le harcèlement au travail
Ewana:
J'ai aimé ce livre. Il nous raconte l'histoire d'un homme et d'un femme qui, on l'espère pendant tout le récit, vont se rencontrer pour pouvoir s'en sortir. Ils sont tout deux dans ce même état de tristesse, de solitude et de lassitude ... Malheureusement, ils ne se rencontrent pas, enfin si, ils échangent quelques grossièretés avant de se demandés si tous deux n'étaient pas pareils. On est décut pas le fait que ces personnages ne se rendent pas compte que tout les individus qu'ils croisent chaque jour sans jamais leur parlés sont peut-être justement ceux qui peuvent les aidés.
Adrien : Le roman questionne sur l'omniprésence du monde du travail dans la psychologie de nos jours. Pourquoi se laisser détruir par un gagne pain ? Ses relations avec les autres n'existent plus, son esprit est détruit. Elle est entièrement tournée vers un boulo qui la ronge et l'enferme dans une dépression maladive. La société nous apprend elle à sauter par les fenêtres lorsque la prime ne tombe pas ? Les heures souterraines est un réèl miroire de la société moderne.
Thomas :
Plaisant par sa simplicité, son originalité reste dans le fait que l'on suit l'histoire d'un homme et d'une femme, dans la même ville, durant une journée. Ils ne se rencontrent pas et la fin est assez frustrante. Mais malgré ça, il m'a plu !
Elodie:
Paris, 20 Mai: Matilde et thibault.
Dans World of Warcraft, ils sont comme le Défenseur d'Argent.Dans World of Warcraft comme dans la vie, ils sont au bout, il ne leur reste que quelques points pour tenter de survivre, pour tenter de se défendre, incapables de se battre, de combattre l'ennemi. Ils ont choisi leur camps: ils font parti du bien tandis que mal règne.
Ce 20 Mai, ils se sont croisés, percutés sans vraiment se rencontrer. Dans la vie, ils pourraient être alliés. Matilde, dans sa vie professionnelle, vit au coeur de l'absurdité du monde, de son déséquilibre et Thibault, lui, dans sa vie privée et sentimentale, a une vue imprenable sur l'ampleur du désastre.
Les heures souterraines est un roman troublant et fort, une histoire pénible et une fin déchirante qui nous reste longtemps sur le coeur.
Les mots, le ton, l'expression et l'écriture sont justes, créant une émotion sans pareille comme un heurt violent d'un corps contre un autre. Une mise à jour de la réalité de la vie et de la
ville, avec ses raisons et ses vérités.
Après avoir refermé ce livre, on ne peut que considéré le monde autrement, rester immobile à un carrefour et observé pendant des heures, découvrir la vie autour de nous. Bref, une écriture grave,
superbe et un roman poignant et émouvant qui ne peut nous laissé indifférents.