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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 18:15

I- Présentation de l'auteur :

      

Jean-Claude Izzo est né le 20 Juin 1945 à Marseille et est décédé le 26 Janvier à Marseille. Il est né d'un père immigré italien arrivé à Marseille en 1928 et d'une mère né à Marseille de parents immigrés espagnol.

En 1968, Jean-Claude Izzo devient journaliste dans le quotidien communiste La Marseillaise. Deux ans plus tard il publit son premier receuil de poème. En 1978 il quitte le parti communiste dont il faisait parti et quitte Marseille. En 1995 est publié Total Khéops qui est le premier volet de la trilogie Marseillaise, le deuxième volet est Chourmo et le troisième est Solea.

Au total l'auteur aura écrit 18 oeuvres dont Les Marins perdus en 1997 et Le soleil des mourants en 1999.

Jean-Claude Izzo a eu le privilège que deux des ses oeuvres soient adaptées: Total Khéops au cinéma ainsi que Les marins perdus en bande-dessinée.

 

II- Présentation du livre

 

Pourquoi ce tritre ? : Tout d'abord, Total khéops est une expression tirée de l'album Sad Hill du groupe de rap Marseillais IAM. Cette expression signifie qu'on est plongé au sein d'une situation particulièrement complexe.

 

Résumé : Cette histoire se passe à Marseilles, elle raconte la vie d'un policier Fabio dans les années 90 qui était fils d'immigrés Italiens, ayant dans sa jeunesse fait de nombreux braquages avec ses deux amis Manu et Ugo.Mais il va se retrouver dans la tourmente lorsque Manu va etre tué par un gang, ainsi que Ugo qui va subir le même sort en étant tué par des policiers. C'est alors que Fabio va mener sa propre enquête.

 

Organisation : Il y a deux narrateurs dans ce roman, le premier est Ugo dans le prologue et le deuxième est Fabio dans le reste du livre.

 

Personnage : Le personnage principal est donc Fabio, c'est un homme de 40 ans, célibataire, sans enfants, sans vraiment de domicil fixe, qui fréquente beaucoup les bars et aime boire un verre de whisky.

Fabio n'est pas un super héro, il s'occupe de l'ordre public et passe son temps à éviter les émeutes dans les quartiers chauds de la ville. Il n'est pas bien vu  par ses chefs et collègues car il a une facheuse tendance à défendre certains délinquants. Mais grâce à sa connaisance du terrain il sait où frapper, où s'informer et où se tourner pour mener son enquête.

--> Présentation de Fabio en portrait éclaté.

 

Les autres personnages du roman sont Manu, Ugo, Lole, Leila et Pérol.

 

Thèmes : Les thèmes abordés dans ce roman sont les problèmes d'immigration, de racisme. En effet Marseille a cunnu des vagues successives et massives d'immigrés. L'auteur montre ainsi la difficulté des jeunes à s'intégrer dans la société. On peut donc voir qu'il s'agit d'un roman réaliste.

 

L'attention du lecteur est porté sur les meutres liés à la grosse délinquance comme les trafics de stupéfiants, d'armes, ou encore la prostitution.

 

III- Analyse du livre

 

Style : Description profonde de Marseille : noms de bars, rues, places exacts. Pour cela l'auteur utilise des phrases courtes et dynamiques ainsi que des vers de poésies et des paroles de rap.

 

Le personnage principal reconnaît à certain groupe une précision dans leurs descriptions de la réalité à laquelle les jeunes sont confrontés.   [phrase incompréhensible ... ] 

 

Visison du Monde : Tout au long du roman on comprend que Fabio trouve la vie injuste, il a beaucoup de mal à accepter la réalité en ce qui concerne les injustices liées aux immigrés qui ne sont jamais suspects mais directement coupables dès qu'il y a un soucis dans un quartier.

 

Avis : J'ai beaucoup aimé ce livre, notamment parce qu'il s'agit d'un polard, d'un livre contemporrain qui est donc facil à lire et à comprendre. Ce livre traite de plus des problèmes de Marseille qui sont encore d'actualités aujourd'hui. Par contre il y a trop de détails sur les noms de rues et le livre peut etre destabilisant pour le lecteur car il ne peut plus savoir qui sont "les gentils" et "les méchants" entre policiers et délinquants car Jean-Claude Izoo donne de bon arguments pour défendre les uns et les autres.

 

Je retiens de ce livre que les délinquants deal ou font des braquages parce qu'ils n'arrive pas à s'integrer dans la société. La délinquance reste un grand probème de nos jours Et le racisme est encore très profond.

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 23:02
Sur La Route
Jack Kerouac :
Kerouac est né en 1922 à Lowell, dans l’état du Massachusetts. Durant ses études, Kerouac était un grand joueur de football, ce qui lui a permis d’obtenir une bourse pour l’université de Columbia. Il a ensuite travailler sur différents bateaux avant de rejoindre New York en quête d’inspiration pour écrire. C’est là qu’il a rencontré des gens comme Allen Ginsberg ou encore William Burroughs, futurs personnages de son livre et fondateurs de la Beat Generation. Il meurt à 47 ans d’hémorragie interne due à une consommation d’alcool beaucoup trop forte.
 
Pourquoi ce titre ?
Sur la route est un roman basé sur les voyages de Kerouac et ses amis à travers l’Amérique.
 
Pour quelle composition ?
D’après Kerouac, le livre aurait été écrit sur une période de trois semaines avec pour support un rouleau de papier de 37 mètres. Kerouac souhaitait recréer l’effet d’une lettre à un ami, similaire à l’improvisation fluide du jazz. Bien sûr, tout n’a pas été créé d’un coup, l’écrivain avait pour habitude de retransmettre dans des cahiers ses notes de voyages.  Publier le livre ne fut donc  pas une mince affaire, de nombreuses portes lui furent fermées et il dut réécrire certains passages et proposer un texte avec plusieurs parties. Ainsi publié, le texte est composé de 5 parties, ses 4 voyages à travers l’Amérique, et la fin.
 
 
 
 
 
 
 
 
Quelles intrigues ?
L’histoire est un récit de plusieurs voyages. Sal Paradise, le narrateur, va nous raconter ses rencontres sur la route, les soirées improvisées avec les filles, l’alcool et le jazz, mais surtout l’étrange amitié qu’il partage avec Dean Moriarty. Il va aussi porter son attention sur la route, les grands espaces et les Etats-Unis à l’aube des Trente Glorieuses.
 
 
Quels thèmes principaux ?
Le voyage, le jazz, la sexualité, la drogue, l’alcool la pauvreté, la recherche du plaisir, de la liberté.
 
Dans quel contexte ?
Etats-Unis des années 50. Les lieux et l’époque  correspondent avec la réalité.
Quels personnages ?
Sal (Jack Kerouac), personnage incarnant Jack Kerouac, est un jeune écrivain qui passe un temps considérable dans les bars intellectuels de New York où il rencontre Carlo Max (Allen Ginsberg)et Old Bull Lee (William Burroughs). C’est avec eux qu’il va approfondir sa compréhension et son style d’écriture. C’est Chadd King (un autre intellectuel) qui va le présenter à Dean Moriarty. C’est lui qui raconte l’histoire et qui porte un grand intérêt aux perles rares comme écrit dans le résumé du livre ; d’où le lien d’amitié très fort entre lui et Dean. On peut déduire du livre que c’est une personne calme, curieuse et intelligente.
"Seuls les fous m'intéressent. Ceux qui ont la fureur de vivre, de parler, qui veulent jouir de tout. Qui jamais ne baillent, ni ne disent une banalité. Mais qui brûlent, brûlent, brûlent, comme une chandelle dans la nuit."
Dean (Neal Cassady), lui, est beaucoup moins paisible. Dans son enfance, il volera des voitures. Il fera ensuite plusieurs années de prison. Peut-être y sont-elles pour quelque chose, car sa seule envie est de vivre, de croquer la vie à pleines dents et de ne jamais s’arrêter. Il va faire la connaissance de Sal dans le but ‘d’apprendre à écrire ‘ à sa manière. Il est impulsif, irresponsable et va balader Sal sur les routes d’Amérique, entre orgies et rencontres. Dès lors qu’il écoute du jazz, il rentre en transe et transpire énormément. Il épouse puis divorce à trois reprises mais ne cesse d’aimer les femmes.
 
 
Carlo Max (Allen Ginsberg), est un écrivain poète qui va tomber amoureux de Dean sans jamais avoir de rapports physiques avec lui. Ils passeront des heures, sous les effets de la benzédrine à avoir de longues sessions de prose spontanée et enfiévrée. Avec pour résultat des conversations interminables et incompréhensives.
 
 
Marylou (Luanne Henderson), première tendre épouse de Dean, et encore adolescente. Aimant Dean à la folie, elle fera partie de plusieurs des voyages, jusqu’à ce qu’elle quitte Dean pour se remarier. Une des rares présences féminines du récit qui à l’intérêt de Sal.
 
 
La Môme, est une jeune femme mexicaine que va rencontrer Jack Kerouac lors d’un de ses voyage. Ils vont s’aimer passionnément et vivre dans une tente à proximité de champs de coton où ils travailleront pour gagner de l’argent et se nourrir.
Réaliste ?
Sur la route de Jack Kerouac est un roman qui inclut des personnages de tous milieux, mais avant tout la classe sociale la plus basse avec les ouvriers (le travail dans les champs de coton) et les vagabonds/ clochards omniprésents tout au long du récit (Le père de Dean est un clochard). De plus, l’auteur apprend de son vécu et nous transmet ce savoir indirectement, au cour de l’histoire. Le roman donne au lecteur des garanties sur la vérité du savoir asserté mais a aussi un statut narratif.
 
A travers quel  style ?
Kerouac dit : « Pas de pause pour penser au mot juste mais l'accumulation enfantine et scatologique de mots concentrés »[. ] D’après lui, la spontanéité réside dans un rapport immédiat. Kerouac cherche à reproduire l'ambiance de ses voyages et de ses rencontres ; pour cela il se détourne des descriptions de la littérature conventionnelle, caractéristiques selon lui d'une « langue morte ». Son style lui est en partie inspiré par son amour des mouvements jazz et du Be Bop et de ses improvisations.
 
 
Quelles visions du monde ?
La leçon qui nous est faite par ce livre est la vraie manière de grandir. Sal Paradise a des difficultés à sortir de l’adolescence et à faire preuve de maturité, cependant il rejette l’idée de la retarder. En contraste avec Sal, Dean Moriarty est à l’image de l’enfant qui ne reste jamais en place. Le combat de Sal est d’équilibrer ces deux forces opposées, sans sombrer dans la démence et sans se bruler les ailes.
On aborde la vie avec entrain, mais sans l’assurance d’un futur certain. On ne vit que dans le présent avec une vision du monde décalée et une vision de la vie qui ne peut qu’être agréable mais courte. La preuve, Jack Kerouac meurt à 47 ans de par son alcoolémie.
Critique :
J’ai grandement apprécié les passages qui justement reflètent le style d’écriture spontané et improvisé de Jack Kerouac. L’un de ses passage décrit Dean en action lorsque travail comme garçon de parking. On retrouve l’effet de vitesse et l’atmosphère même de l’endroit. Un autre passage qui m’a plu est celui qui décrit l’atmosphère d’un bar où un saxophoniste atteint le ‘it’, ce terme qui définit la transe du musicien lorsqu’il ne fait qu’un avec son instrument. Le voyage au Mexique était exceptionnel. J’ai aussi été fasciné par Dean Moriarty, c’est un personnage singulier, très difficile à cerner.
En revanche le caractère répétitif de la route a failli me faire abandonner la lecture. Il y a certains passages à vide qui contrastent fortement avec des passages exaltants.
C’est un livre difficile à cerner, et parfois difficile à lire mais qui vaut la peine d’être lut. On l’apprécie une fois finis et lorsque la réflexion est faite.
Il faut arpenter le monde à la recherche de nouveaux paysages et de nouvelles rencontres, aller au-delà des barrières morales imposées par la société dans les rapports d’homme à homme ou d’homme à femme.
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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 22:32

 

" La Carte et le Territoire " de Michel Houellebecq :

 

 

Un auteur :

 

Né le 26 Février 1956 ( en 1958 pour lui ) à la Réunion d'une médecin anesthésiste et d'un guide de haute montagne, Michel Thomas Houellebecq connaît une enfance peu heureuse, caractérisé par le désintéressement de ses parents à son égard. Il est, par conséquent, pris en charge à l'âge de six ans par ses grand-parents paternels, vivant à l'époque en Algérie( C'est de cette tranche de vie qu'il adoptera plus tard un pseudonyme temporaire pour signer ces oeuvres : Henriette [ en référence au nom de sa grand-mère ] ).

Déjà jeune, on remarqua son incroyable capacité de réflexion et sa puissance d'analyse. ( ce qui lui vaudra le surnom d'Einstein ).

Il suivra par la suite divers établissements d'études tels les classes préparatoires aux grandes écoles du lycée Chaptal, l'Institut national agronomique de Paris-Grignon ( où il fondera l'éméphère revue Karamazov et entamera le tournage d'un film Cristal et Souffrance) ou encore l'Ecole Nationale Supérieure Louis-Lumière. Après une adhésion à une entreprise informatique, puis par contratuel au Ministère de l'agriculture et enfin à l'Assemblé National ( en tant que secrétaire administratif ), il se consacre enfin pleinement, après une stabilité financière, à l'écriture.

Bien que, déjà jeune, il eut fréquenter le milieu littéraire et poétique, fait quelques rencontres et publia quelques oeuvres ( "Quelque chose en moi", receuil de poème, 1988 ; "Contre le monde, contre la vie", roman, 1991 ), c'est en 1992 que sa carrière commencera à prendre de l'ampleur suite à la nomination de " La Poursuite du bonheur " au prix Tristant Tzara.

Après un exil en Irlande en 2000, l'écrivain s'installe en 2002 dans le parc naturel de Cabo de Gita-Nijar.

 

Parmis ces oeuvres, nous pouvons citer :

 

- La possibilité d'une Ile, roman, publication en 2005, nomination au prix Interallié

- Le Sens du Combat, recueil de poésie, publication 1996, nomination au prix Flore

- Intervention, essai, publication 1998

- La Rivière, court-métrage; parution 2001

- Présence humaine, discographie, parution 2000

 

Un Titre :

 

Le titre " La Carte et le Territoire ", bien que peu évocateur à la première approche, prend un sens tout à fait significatif au fil de l'oeuvre pour 4 raisons :

  • Le personnage principal, Jed Martin, photographe puis peintre, photographiera des cartes Michellins sous de multiples angles, luminosités, facettes... C'est de ces photographies, pour le moins originales, que va naître sa renommée. Par ailleurs, c'est aussi, en partie, le titre de l'exposition où vont être présenter ses photographies ( " La carte plus intéressante que le territoire " )

  • L'objectif de Jed Martin est de rendre " compte du monde ". Finalement, quoi de plus réaliste, concret et objectif qu'une carte pour représenter un territoire ?

  • Dans ce roman pseudo-autobiographique, tel la vie de Michel Houellebecq, Jed Martin passera sa vie à se mouvoir dans des "territoires", qu'ils soient d'ordres géographiques, sociaux ou encore culturels et qui lui apporteront une expérience l'amenant à compendre et se rendre de ceux-ci, de l'Homme dans son fonctionnement, ses aspirations, ses désirs mais aussi par-dessus tout : de lui-même.

  • Par ailleurs, en opposition au manque total de repères temporels dans le récit, on peut constater un profusion de repères spaciaux.

 

Une composition, plusieurs "intrigues" :

 

Le roman " La Carte et le Territoire " est organisé en 5 parties dont un prologue et un épilogue :

Dans le prologue ( 22 pages), y est développé la carrière artistique de Jed Martin à ses moments picturaux, sa famille ( et en particulier sa relation avec son père) et... de ses aventures avec son chauffe-eau.

La première partie du roman ( 88 pages), flash-back par rapport au prologue, rend compte de ses début et de sa progression dans le monde artistique via sa période photographique et période pictural, ses expositions et sa notoriété croissante. Elle relatepar ailleurs son enfance, ses relations familliales ( ainsi que la mort de sa grand-mère ) et conjuguales ( Guenièvre ) ainsi que ses nouvelles rencontres ( Olga, Franz, Marylin... ).

La deuxième partie ( 142 pages ) nous faire part quant à elle de sa rencontre avec Michel Houellebecq. De plus, elle raconte dans cette partie une nouvelle exposition qui la rendra mondialement célèbre et après la vente de ses oeuvre, incroyablement riche. Enfin, y sera narré la vie antérieure de son père ( avec ses motivations, ses désirs et ses échecs ), le soir d'un réveillon de Noël.

La troisième partie ( 104 pages) sera, elle, entièrement consacré au meurtre sordide et ingnoble de Michel Houellebecq ainsi qu'à sa résolution grâce à l'action de Jed Martin. Y sera aussi développé la vie de certains policiers affectés à l'enquête du meurtre. De plus, on y énoncera la mort du père de Jed.

Enfin, le prologue ( 40 pages ) relatera la fin de vie de Jed Martin et des ses dernières oeuvres consacré à la " médiation nostalgique sur la fin de l'âge industriel en Europe, et plus généralement, sur le caractère périssable et transitoire de toute industire humaine."

 

Outre le prologue, la composition de livre, telle une vie, nous racontre la vie de Jed Martin,du berceau au tombeau.

 

De ce fait, mise à part la vie de Jed Martin, le meurtre de Michel Houellebecq ou le passé du père de Jed Martin , qu'on peut très difficilement qualifier d' "intrigue(s) ",  il n'y a pas de véritable intrigues. Tout du moins à mon sens.

 

Des thèmes récurents :

 

Dans " La Carte et le Territoire ", plusieurs thèmes réalistes et contemporains, phénomènes de société, sont récurents. En exemple majeurs, nous pouvons citer : l'argent et la société de consommation, le travail et la notoriété, les relations sociales et l'amour, et, bien sûr : l'art et ses représentants.

 

Un contexte :

 

Introduit lors de la rubrique " Un titre ", la particularité du roman est de ne citer aucun repère temporel et, par opposition totale, une abondance de repères spaciaux. En effet, nous pouvons suivre spatialement le personnage principal dans l'ensemble de ses déplacements ( Tout les noms de lieux existes : routes [ A10 ], villes [ Paris, Shannon... ], Département [ Creuze, Loiret... ]... ) sans pour autant savoir à quel moment il les effectues.

 

Des personnages :

 

Le personnage principal du roman se prénomme Jed Martin. Fils d'un architecte déçu et d'une mère suicidée, celui apparaît très rapidement comme le profil type de l'artiste blasé, quelque peu décalé de la vie réelle et un poil mysanthrope. Bien qu'aucun véritable portrait ne soit effectué, on le devine par ses comportements, ses réactions et sa philosophie de vie. L'ensemble de ces informations maigrelettes relatées par un discours indirect libre.

Les autres personnages importants sont Michel Houellebecq ( écrivain renommé mais totalement mysanthrope, lassé de tout et n'importe quoi, dont la vie se résume à lui-même, le vin rouge et la charcutrie. ), Olga Sheremoyova ( détachée de la compagnie financière michelin et amante de Jed Martin. Cette femme russe à la particuliarité d'être excessivement belle [ " l'une des 5 plus belles femmes de Paris " ] ) et Jean-Pierre Martin ( père de Jed Martin, ancien PDG d'une entreprise d'arichitecture mais un peu associable ).

Par ailleurs, tout personnages n'aillant aucun véritable lien avec Jed existe. ( ex : Frédérique Beigbeder )

 

Un roman " Nouveau Roman " :

 

Le roman " La Carte et le Territoire " est en effet un roman " nouveau-roman " : on peut constater ici que le roman n'est pas un roman psychologique, que le personnage est sans cesse remis en question ( sans néanmoins être véritablement aabndonné, bien que délaissé à certains moments ). De plus, par ces nombreux procédés de narration, de construction ( voir rubrique " Un style " ), l'abscence d'intrigue, l'importance des descriptions ( précision minutieuse ; " début octobre, il reçut un coup de téléphone de on pèe, lui annonçant que sa grand-mère venait de mourir ; sa voix était lente, un peu accablée, mais à peine plus que d'habitude " [ page 53 ] ), le monologue intérieuret le rôle important des lieux et des objets inscrit parfaitement le roman dans le courant du Nouveau Roman.

 

Une vision du monde :

 

La vision du monde dans " La Carte et de le Territoire " est globalement neutre. Elle n'est ni véritablement mauvaise, ni vraiment bonne. Elle rend compte d'une société dominé par l'argent, le capitalisme et la bonne soiciété sans pour autant en avoir un appriori. Elle représente non une vision du monde dans son terme sociétaire mais dans celui de la vie : en effet, une société est un regroupement de personne ayant chacun une vie ( " ses amis, ses amours, ses emmerdes ") et qui ne peut s'en échapper du cours du temps. C'est une vision du monde peu commune et très en recul par rapport à elle-même.

 

" " Tu sais la vie, parfois c'est magnifique. Parfois c'est de la merde. Au fond, je crois qu'on y peut rien " dit-il après avoir soufflé une bouffée de sa Dunhill "

 

[ page 234 ]

 

Un style :

 

Le style d'écriture de Michel Houellebecq est pour le moins originale et très différente d'une majeure partie de roman :

  •  
    • Il emploit de courtes phrases et juxtpositionne des propositions simples, notamment via les points virgules.

    • Il utilise peu de métaphore ( et le peu utilisé est plat )

    • Il utilise beaucoup de litote.

    • Il change fréquemment de registre de langue

    • Son rendu prosaïque tend à une écriture terne, une abscence d'émotion et/ou une déprime du narrateur.

    • Il utilise beaucoup d'italiques

    • Il emploit des adjectifs dans des situations peu communes ( " le papier peint était décourageant, la moquette ennuyeuse .")

    • Son style est globalement neutre, objectif.

" Certains humains, pendant le période la plus active de leur vie, tentaient en outre de s'associer dans des micro-regroupements, qualifiés de familles, ayant pour but la reproduction de l'espèce ; mais ces tentatives, le plus souvent, tournaient court, pour des raisons liées à la "nature du temps", se disait-il vaguement en partageant un expresso avec son amante ( ils étaient seuls au comptoir du bar Segafredo, et plus généralement l'animation dans l'aéroport était faible, le brouhaha des inévitables conversations ouaté par un silence qui semblait consubstantiel à l'endroit, comme dans certaines cliniques privées ). Ce n'était qu'une illusion, un dispositif général de transport des êtres humains, qui jouait un rôle si important aujourd'hui dans l'accomplissement des destinées individuelles, marquait simplement une légère pause avant d'entamer une séquence de fonctionnement à capacités maximales, lors de la période des premiers grands départs. Il était cependant tentant d'y voir un hommage, un hommage discret de la machinerie sociale à leur amour si vite interropu. "

 

[ page 105 ]

 

Pour ma part, je trouve ce style vraisemblablement original mais terriblement morne et plat, au point d'en devenir presque dépressifet dégoûter de la vie.

 

Mon avis :

 

Pour ma part, j'ai plutôt apprécié ce roman. Son approche de l'art ( ses références, ses discours sur le sujet, ses débats... ), la pluralité des personnages ( multitude de personnages globlament fondamentalement différents, et parfois poru certains, plus qu'un brin attachant [ Marylin pour ma part ] ) et son atmosphère m'on plu. De plus, sous du multiples angles, j'arrive à m'identifier au personnage de Jed Martin ( ainsi qu'a celui de Marylin ), ce qui m'a ajouté une dimension personnelle à la lecture de cette l'oeuvre.

Néanmoins, le style ( qu'on pourrait qualifier de mort [ bien qu'original ] ), le déroulement des actions ( le temps qu'elles se mettent en place pour parfois "trois fois rien" ) et les " points morts " ( passages du livre totalement inintéressants sur lequel l'auteur s'attarde longuement ) amenuisent, dévalorisent, gâchent l'intérêt et la valeur du texte. En un mot, m'ont considérablement déplu.

 

En fin de compte, lorsque nous refermons le livre, nous avons la sensation d'avoir lu et presque vécu un histoire ( dans mon cas précis ), quelque peu singulière et qui pour autant, et étrangement, ne nous fais littéralement aucun effet. En bref, loin de dire qu'avoir lu ce livre ne servait promptement à rien mais que cette lecture ne nous apporte au final que peu de chose, pour ne pas dire rien.

Néanmoins, je respecte le choix du Prix Goncourt en pensant bien que l'élection de cet ouvrage ne s'est pas fait sur le hasard et le vif d'une oeuvre médiocre et donc, de ( grande ) qualité.

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 16:04

Courte présentation de l’auteur.

 

Georges André Malraux naît en 1901 à Paris où il vivra jusqu’en 1905, année où ses parents se séparent. Il est alors élevé à Bondy (région parisienne) par sa mère, sa tante et sa grand-mère. Il gardera quand même contact avec son père qui sera mobilisé en 1914 et se suicidera en 1930. Malraux a passé le plus clair de son temps à la bibliothèque où il dévore les livres de Flaubert, Balzac et Shakespeare. En 1959, il devient ministre des affaires culturelles. Il meurt le 23 novembre 1976.

Il a aussi écrit :

La tentation de l’Occident (1926).

Les conquérants (1928).

La voix royale (1930).

 

Pourquoi ce titre ?

 

A l’intérieur du roman, on s’interroge beaucoup sur la « condition humaine ». Le fait que certains hommes ont eu droit de vie ou de mort sur d’autres et pourtant tous deux étaient des hommes sans beaucoup de différences.

P.283 : «  Non, les hommes n’existaient pas, puisqu’il suffit d’un costume pour échapper à soi-même, pour trouver une autre vie dans les yeux des autres.»

P .324 : « il ne faut pas neuf mois, il faut soixante ans pour faire un homme, soixante ans de sacrifices, de volonté, de… de tant de choses ? Et quand cet homme est fait, quand il n’y a plus en lui rien de l’enfance, ni de l’adolescence, quand vraiment il est un homme, il n’est plus bon qu’à mourir.»

 

Pour quelle composition ?

 

Le récit est organisé en 7 parties (1 : 21 mars 1927, 2 : 22 mars, 3 : 29 mars, 4 : 11 avril, 5, 6, 7).

Elles sont dans l’ordre chronologique et sont elles-mêmes divisées en sous parties suivant les heures (1ere partie : 21 mars 1929 : minuit et demi, une heure du matin, quatre heures du matin…).

On suit les évènements au fur et à mesure qu’ils se déroulent.

 

Quelle intrigue ?

 

L’histoire se déroule ne Chine. C’est la révolution. Des groupes de révolutionnaires se forment. Les personnages que nous suivons le long du récit forment un des groupes de révolutionnaires. L’attention du lecteur est portée sur les relations entre les personnages, les sentiments des uns envers les autres, leur solidarité, l’évolution de leurs comportements. Dans la première partie, Tchen se retrouve à devoir tuer un homme. p.16 : « ce n’était pas la peur, c’était une épouvante à la fois atroce et solennelle qu’il ne connaissait plus depuis son enfance : il était seul avec la mort, seul dans un lieu sans hommes, mollement écrasé à la fois par l’horreur et par le goût du sang. » p.18 : » la chambre restait la même […] le meurtre ne change donc rien… ». p.19 : »Le meurtre ne laissait aucune trace sur son visage… ».

 

Quels thèmes principaux ?

 

Les thèmes évoqués sont le monde du travail, la révolution (la guerre et son absurdité), la cruauté humaine. Le récit parle aussi de l’amour (Kyo et May), et de la condition de la femme. P.225 : Une femme, un être humain ! c’est un repos, un voyage, un ennemi… ».

 

Dans quel contexte ?

 

Le récit s’inscrit dans l’histoire réelle de la Chine de la première moitié du XX° siècle. C’est la révolution, le général Chang-Kaï-Shek prend la direction du Kuomintang (le partie révolutionnaire démocrate et nationaliste). Les communistes organisent des émeutes à Shanghaï.

 

Quels personnages ?

 

Il n’y a pas un personnage principal. Les personnages principaux sont les membres du groupe révolutionnaire. Gisors le père de Kyo est un intellectuel communiste. Kyo fils de Gisors, aime May, il se battra jusqu’à la mort pour la « dignité » des travailleurs. May, épouse allemande de Kyo. Tchen vit pour la révolution et décide de mourir pour atteindre son but (tuer Chang-Kaï-Shek). Katow de part personnalité est le personnage le plus humain du roman. Clappique est un ancien antiquaire reconverti dans le trafic d’armes. Ferral est le président de la Chambre de Commerce française. Hemmelrich est un ouvrier, il n’est pas très courageux, mais décide de s’engager dans la lutte après avoir vu sa famille massacrée.

 

En quoi ce roman est-il (ou non) réaliste / naturaliste ?

 

Ce roman peut être qualifié de réaliste. En effet, il tente de faire une histoire se rapprochant au mieux de la réalité, en donnant des effets de réel, comme des lieux, des personnes et des faits qui ont vraiment existés (la Chine, Chang-Kaï-Shek, la révolution Chinoise et les émeutes communistes).

 

Quelles visions du monde ?

 

Le narrateur a un point de vue externe sur l’histoire. L’auteur nous fait nous attacher aux personnages qui sont communistes. Tout au long de l’histoire, le lecteur est porté par leur façon de voir les choses. Nous pouvons donc supposer que l’auteur défend les idées communistes.

 

A travers quels styles ?

 

L’auteur tente une nouvelle approche du roman, en s’inspirant du classique. Chaque passage du livre est consacré de manière exclusive à un seul personnage à la fois, sa situation faisant l’objet d’un descriptif long et précis. P.276 : »Kyo resta debout (il n’y avait pas de siège) devant le bureau, mordant son pain, comme un enfant. Après l’abjection de la prison, tout était pour lui d’une légèreté irréelle. Il savait que sa vie était en jeu, mais même mourir était simple. »

 

Votre avis 

 

J’ai aimé le thème du livre du fait d’une grande solidarité dont font preuve les personnages. J’ai également apprécié les zooms fait par l’auteur sur chaques révolutionnaires.

Le style est très difficile à lire, de plus dès l’ouverture du livre nous sommes directement plongés dans l’histoire avec de nombreux personnages sur lesquels nous avons encore très peu d’informations.

Globalement je n’ai pas apprécié ce roman dont le style est très particulier ce qui rend la lecture difficile.

Ce livre nous mène à réfléchir sur les hommes, notre façon de vivre et le fait que partout où nous allons nous ne sommes pas véritablement tous égaux.   

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