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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 20:19

à l'issue des délibérations régionales, le tiercé choisi par les représentants du Grand Ouest (Normandie et Bretagne) est le suivant, par ordre alphabétique:

La Délicatesse de David FOENKINOS
Les Club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel GUENASSIA
Les Heures souterraines de Delphine DE VIGAN

Résultat final lundi 9 novembre vers 12h45...

>RENNES, 6 nov 2009 (AFP) - 18h37

Cinq romans toujours en lice pour le Goncourt des lycéens

Cinq romans sont toujours en lice pour le 22e Goncourt des lycéens qui sera décerné lundi à Rennes, a-t-on appris vendredi auprès des organisateurs. Choisis parmi la sélection initiale du Goncourt, les cinq auteurs finalistes sont les suivants : 

 

-  "La délicatesse" (Gallimard) de David Foenkinos,

-  "Le club des incorrigibles optimistes" (Albin Michel) de Jean-Michel Guenassia,

-  "Jan Karski" (Gallimard) de Yannick Haenel,

-  "Ce que je sais de Vera Candida" (L'Olivier) de Véronique Ovaldé,

-  "Les heures souterraines" (Lattès) de Delphine de Vigan.

 

Les cinq oeuvres, dont aucune n'a été récompensée par les prix littéraires décernés depuis le début du mois, ont été sélectionnées lors de six réunions régionales organisées vendredi un peu partout en France. Cette année, 52 classes de seconde, première, terminale ou BTS, généralistes, scientifiques ou techniques, participent à l'événement organisé par le ministère de l'Education nationale et la FNAC, en accord avec l'académie Goncourt. Pendant deux mois, les élèves, âgés de 15 à 18 ans, ont lu les 14 romans de la sélection de rentrée de l'acadamie Goncourt et en ont débattu avec leurs professeurs. L'an dernier, les lycéens avaient récompensé "Un brillant avenir" (Gallimard) de Catherine Cusset. Fondé à Rennes en 1988, le prix impacte souvent sur les ventes du roman distingué.

 

Résultat final lundi 9 novembre vers 12h45...

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 20:09

 

  • prix Goncourt : Trois femmes puissantes de Marie N'Diaye
  • prix Renaudot : Un roman français de Frédric Beigbeder 

  • prix Fémina : Personne de Gwenaelle Aubry

  • prix interallié : Jan Karski de Yannick Haenel

  • prix Médicis : L'énigme du retour de Dany Laferrière
  • grand prix de l'académie française : Les onze de Pierre Michon

  • prix Décembre : La vérité sur Marie de J-P Toussaint

  • prix de Flore : Hyper-Justine de S. Libérati

  • prix Virilo : Des Hommes de Laurent Mauvignier

     

  • prix renaudot poche : Palestine de Hubert Haddad

  • prix Liste Goncourt, le choix polonais : Les heures souterraines de Delphine de Vigan
  • prix littéraire du roman d'entreprise (1e édition) : résultat le 7 décembre
  • prix Goncourt des Lycéens : Le Club des Incorrigibles Optimistes de Guenassia
  • prix Renaudot des Lycéens :  Ce que je sais de Vera Candida de Véronique Ovaldé
  • prix littéraire des jeunes européens : Les princes nubiens de Juan Bonilla
  • prix France Télévisions : Ce que je sais de Vera Candida de Véronique Ovaldé
  • prix du roman Fnac : Jan Karski de Yannick Haenel
  • prix du Carrefour du premier roman : Influenza Tome 1 : Les ombres du ciel de Anne Carrière
  • grand prix de l'imaginaire - roman  français : Le déchronologue de Stéphane Beauverger
  • grand prix de l'imaginaire - roman étranger : Roi du matin, reine du jour de Ian McDonald
  • grand prix de l'imaginaire - nouvelle française : Le diapason des mots et des misères de Jérôme Noirez
  • grand prix de l'Imaginaire - nouvelle étrangère : Des choses fragiles de Neil Gaiman
  • grand prix de l'imaginaire - jeunesse : La clairvoyance et La brume des jours de Anne Fakhouri
  • prix étranger : National Book Award (USA) : Et que le vaste monde poursuive sa course folle de Collum McCann
  • prix étranger : prix Cervantes (langue espagnole) : José Emilio Pacheco

  • prix Médicis du roman étranger : Le Grand Quoi de Dave Eggers
  • prix Fémina du roman étranger : Maurice à la poule de Mathias Zschokk (suisse, langue allemande)
  • prix nobel de littérature : Herta Müller qui a écrit L'homme est un grand faisan sur terre
  • prix Renaudot de l'essai : Alias Caracalla de Daniel Cordier
  • prix Médicis essais : Mémoires d'un fou d'Emma de Alain Ferry
  • prix Fémina de l'essai : Histoires de chambre de Perrot
  • prix Goncourt de la biographie : Virginia Woolf de Viviane Forrester

(on les a lu !!!
résultat : 9/14 livres de la sélection Goncourt qui gagnent un prix de la rentrée)
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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 12:14

Je m'adresse aux lecteurs du bouquin gagnant

Une petite deception également que Guenassia ne l'ai pas obtenu ce fameux prix. J'ai trouvé son premier roman formidable et un coup de pouce pour les ventes lui aurait sûrement fait bien plaisir à ce vieil homme.

 

Adrien

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 21:53
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 15:29

1922, Murnau reprend le principe du roman de Bram Stoker, Dracula, et en fait un chef d'oeuvre cinématographique de l'épouvante et de l'horreur : Nosferatu.
J'ai fini de regarder ce film cet après-midi, et je peux vous dire que les Vampires représentés à l'époque n'ont rien à voir avec nos Vampires d'aujourd'hui ! De nos jours, les Cullen et autres buveurs de sang sont des êtres de beauté, puissants et sages (pour la plupart). A l'époque, c'est un peu tout le contraire : le compte Orlok, alias Nosferatu, est une forme humaine déformée et maudite, condamnée à une vie solitaire et désespérément sombre. Néanmoins, celui que l'on nomme "l'Oiseau de la Mort" est je trouve plus vrai quant à l'image que l'on se fait du Vampire, et le trouve également plus effrayant.
L'histoire se déroule en 1838, dans une petite ville nommée Wismar, au nord de l'Allemagne. Elle met en scène un jeune homme travaillant dans l'immobiler, Thomas Hutter, qui doit partir en Transylvanie à la rencontre du compte Orlok, vieil homme solitaire vivant dans un château perdu dans les montagnes des Carpates. Arrivé sur les lieux, Hutter fait la rencontre du mystérieux personnage, qui a pour projet d'emménager à Wismar. Lors du repas, le compte voit une photo de la bien-aimée de Hutter, Ellen, et en est profondément boulversé. Le hasard fait que la demeure que doit acheter Orlok est juste en face de celle du jeune couple...
Je trouve que ce film mérite bien tous les succès de film d'épouvante, et est bien digne des plus grands Hitchkock. Ce film représente un tel mélange de sentiments, mélant horreur et angoisse, amour et mort, que lorsqu'on a fini de le regarder on ne peut s'empêcher d'être fasciné.

Thomas
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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 12:53


MARIE  NDIAYE

Pour son roman


Que je n'ai pas encore fini de lire ( il me reste la 3ème partie ...).
Bon choix, tout de même, même si j'aurais préféré que ce soit Mauvignier !...
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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 17:44

L’auteur est né à Paris, en 1974. Il fait des études de lettres à la Sorbonne et devient professeur de guitare. Il travaille aussi sur des scénarios, notamment celui de son frère Stéphane, pour son court métrage une histoire de pied. La plupart de ses romans parle d’amour. La délicatesse est son huitième roman.

 


 

 

 

            Le livre raconte l’histoire d’amour de deux personnages, Nathalie et François. Ils vont se rencontrer dans la rue, et à partir de ce jour ne vont plus se quitter. Après quelques années de vie commune, ils se marient mais leur bonheur est de courte durée car François, victime d’un accident meurt. Nathalie est effondrée mais malgré sa douleur, elle va de nouveau affronter la vie et prendre son destin en main. Elle travaille d’arrache-pied pour éviter de penser à son malheur. Un jour, pourtant, dans un moment de « frénésie », sans réfléchir, elle embrasse un inconnu. Cet homme, connu sous le nom de Markus, du genre banal, au physique ingrat et que l’on oublie rapidement, est perturbé par ce baiser et décide de ne pas en rester là. Au même moment, Nathalie devra aussi faire face à l'amour qu'éprouve son patron pour elle.

        

         L'histoire se déroule à Paris, à notre époque. L’auteur a choisi ce titre car à de nombreuses reprises il va l’utiliser. Pour conquérir Nathalie, toujours endeuillée, ses prétendants, Jacques et Markus, devront faire preuve de délicatesse. Ce que réussie l’un et pas l’autre.

        

         Le personnage central de cette histoire est Nathalie, qui est décrite comme une personne séduisante, respectée et délicate. Comme le dit  la définition du  mot délicat chapitre 25 page 52, elle est d'une grande finesse mais manifeste aussi de la fragilité notamment après la mort de François. Elle est dans une situation difficile à gérer, car elle doit faire face aux regards des personnes de l'entreprise qui ne comprennent pas sa relation avec Markus.

         L'autre définition donnée, quand on parle d'un homme qui a du tact,  correspondrait à Markus.

 

         C’est un livre qui nous fait réfléchir sur la difficulté de se reconstruire après la mort d’un être cher mais aussi sur la beauté intérieure d’un individu. En effet il ne faut pas se fier au physique mais apprendre à connaître la personne avant de la juger.

 

         L’incipit nous parle de Nathalie, ainsi que des moments de sa vie: l’enfance et ses souvenirs, l’adolescence avec le choix de ses études, son entrée dans la vie active. Il nous la décrit ainsi, « discrète (une sorte de féminité suisse) », rêveuse mais en aucun cas nostalgique ce qui est assez rare pour l’auteur car selon lui les Nathalie ont tendance à la nostalgie, comme le dit l'auteur .Grâce à lui, nous savons que le livre nous parlera de cette femme.

 

         Le récit est organisé en petits chapitres où l’on arrive à distinguer trois parties. L’une avec le décès de François, l’autre avec la remise du deuil de Nathalie ainsi que la présence de deux prétendants dans sa vie, et la dernière relatant l’histoire d’amour que vivent Markus et Nathalie.

         L'auteur va développer l’histoire que va vivre François et Nathalie avant la mort de celui-ci, ainsi que celle concernant Jacques et Nathalie et pour terminer par celle de Markus et Nathalie. Bien sûr, l’attention du lecteur est portée sur l’histoire de Markus et Nathalie dès le chapitre 36, on devine que celle-ci va être centrée sur eux, grâce à la scène du baiser volé, «un long baiser intense, de cette intensité adolescente».

 

         L'écriture de l'auteur est simple et limpide et parfois il fait preuve d'humour,exemple, au chapitre 106 pages 182, Markus répond au message de Nathalie dans lequel elle dit qu’elle est à Lisieux, « Je prends le premier train pour Lisieux. Si tu est là : tant mieux » et deux secondes après il lui renvoie « et en plus, ça rime ».

         Le narrateur est omniscient et à la page 110, Markus pense que sa relation avec Nathalie permet  « d'instaurer des liaisons souterraines, vivre une vie que personne ne sait ». Ici, ces personnes qui ne sont pas encore au courant sont les collègues de travail de Nathalie et Markus. Tout de suite en lisant cette citation ont pense aux heures souterraines de Delphine de Vigan, le contexte n'y est pas le même car dans la Délicatesse, ce mot « souterraines » veut dire à l'abri des regards alors que dans les heures souterraines, il fait référence au personnage principal qui prend souvent le métro pour se rendre à son bureau. Le métro, bien sûr, se trouve sous terre.

 

         Souvent David Foenkinos  utilise un chapitre pour nous donner une recette de cuisine, le code d’accès de l’immeuble de Markus ou encore nous instruire en nous parlant de l’invention de la moquette. L’auteur cherche peut-être à nous faire réagir en écrivant ces petits chapitres insignifiants que l’on n’a pas l’habitude de lire dans un livre.

         En fin de compte l’histoire va commencer par un drame mais au final c’est une belle histoire d’amour qui va naître. On a envie de croire en cette histoire car au fond on se dit qu’elle pourrait arriver à tout le monde.

 

         Pour moi, c'est un livre facile à lire grâce à ses chapitres extrêmement courts et l'histoire est bien racontée, de façon chronologique ce qui nous permet de suivre. Bien sûr, j'invite le lecteur à pousser sa réflexion et à ne pas rester seulement sur l'histoire de Markus et Nathalie mais comme je l'ai dit plus haut, à s'interroger sur « la beauté intérieure de chacun » ou encore sur la mort et la tristesse qu'elle engendre.

 

         Lors de la journée à Carhaix, les élèves qui se sont exprimés sur ce livre ont dit qu'il était simple à lire et attachant. Ils ne se sont pas ennuyer en le lisant et sont tout de suite entrés dans l'histoire.

         J'ai bien aimé la description qu'a fait Mme Le Villio sur ce livre car elle a dit qu'il avait « l'art de dire des choses difficiles mais de les dire de manière délicate ».

         Sur le blog, les avis sont partagés. Par exemple, quelqu'un l'a trouvé simple, voire banal à cause de la fin qui est prévoyante. Une autre personne l'a trouvé intéressant et touchant car il montre que l'on peut retrouver le bonheur après la mort d'un proche, et par la façon dont il évoque la « reconstruction personnelle » d'une femme, Nathalie.

         Il y a beaucoup de personne qui ont mis que s'était un roman à l'eau de rose, personnellement je ne suis pas d'accord. Pour moi dans un roman à l'eau de rose justement, on nous raconte qu'une histoire d'amour sans problème ni rebondissement. Il y a quand même souvent l'héroïne qui ne sait pas quel choix faire entre différentes personnes.

         Si David Foenkinos avait voulu écrire cela alors François ne serait pas mort et le couple aurait continué à vivre heureux jusqu'à la fin de leur vie. A la lecture de ce livre, chacun  interprète l'histoire différemment, rien n'est faux, rien n'est vrai, c'est la différence et le vécu de chacun d'entre nous qui fait que l'on explique ce livre de manières différentes.

 

 

Prolongement

 

         L’auteur fait référence à des films, Celebrity de Woody Allen, pour nous montrer un dialogue entre deux acteurs et dont Markus s'est inspiré pour dire une phrase à Nathalie au chapitre 76, ou  Un homme qui me plaît de Claude Lelouch qui est un film qui parle d'une histoire d'amour. Il fait également référence à des livres avec notamment Cioran, qui fût un philosophe et un écrivain roumain du XX ième siècle. Il nous donne une citation de lui avant de commencer son livre « Je ne saurais me réconcilier avec les choses, chaque instant dût-il s’arracher au temps pour me donner un baiser ». Des citations de cet écrivain  vont d'ailleurs réapparaître au chapitre 43, quand Markus lit un livre de lui dans le RER.

         Mais, David Foenkinos fait aussi allusion à des chansons, celle d'Alain Souchon l'amour en fuite, qui encore une fois évoque l'amour et qui rappelle de bons souvenirs à Nathalie.

        

         Il parle aussi de tableaux comme celui de Gustave Klimt, le baiser (1907), en parlant de ce tableau comme le dit l’auteur, c’est pour montrer « l’ultime accomplissement de la quête humaine du bonheur ». Ce tableau  évoque de manière évidente la scène du baiser échangé entre Nathalie et Markus, où l'on sent la même fougue dans le baiser.

         C’est un tableau réalisé en  1907, qui s’inspire des estampes japonaises et qui est classé comme œuvre de l’art nouveau. Le tableau représente un couple, l’homme est debout et embrasse la femme agenouillée sur un parterre de fleur. Il montre la passion amoureuse de part ce couple mais aussi grâce à la femme qui a les yeux fermés et qui esquisse un sourire quand l’homme lui dépose un baiser sur la joue.                                                                                                                    

                            
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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 14:21
 

Delphine DE VIGAN

 

      les-heures-souterraines.jpg (400×631)

Biographie:

Delphine est née le 1er Mars 1966 à Boulogne-Billancourt.

Jusqu'à l'âge de douze ans, Delphine de Vigan vit en banlieue parisienne. Elle n'a pas la télévision, dessine sur les murs, fait des farces au téléphone, des maisons en carton, des crocodiles en perles et elle lit des BD. Puis, Delphine part avec sa sœur vivre à la campagne et sa vie change complètement. C'est alors qu'elle passe directement de Rantanplan à Madame Bovary. Elle aime Maupassant et Dostoïevski. Elle écrit des poèmes, des nouvelles et des lettres mais n'a rien gardé de cette époque. A dix-sept ans, Delphine de Vigan revient à Paris pour entrer en classe prépa, étant parallèlement démonstratrice en hypermarchés, scripte dans des réunions de groupe et hôtesse d'accueil. Dans ses livres, Delphine aime parler de la verité humaine, où elle dénonce un monde sans pitié, où la violence est très présente mais invisible. Elle mène une sorte de combat dans lequel tous ses livres dénoncent quelque chose de notre monde.

 

Bibliographie:

 

Jours sans faim en 2002

Les jolies garçons en 2005

Un soir de décembre en 2005

No et moi en 2007

Sous le manteau en 2008

Les heures souterraines en 2009

 

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À présent, nous allons vous parler des heures souterraines.

 

 

Ce livre parle de Mathlide et Thibault, deux personnes qui ne se connaissent pas, qui ne se sont jamais rencontrées, et pourtant leurs destins sont étrangement liés.

 

Mathilde est adjointe du directeur marketing de son entreprise avec qui elle s'entendait à merveille, jusqu'au jour où elle l'a contredit lors d'une réunion importante. Le directeur a subitement changé et harcèle Mathilde. Elle tombe petit à petit dans la dépression, sans s'en rendre compte.

 

Thibault est en couple avec Lila, qui ne l'aime pas. Un jour, il va decider de la quitter. Il se sent de plus en plus seul au fil des jours, puis tombe dans le cercle vicieux de la dépression.

 

Les chapitres alternent entre Mathilde et Thibault, et on retrouve des idées et paroles identiques, nous en avons relevé une tout particulierement :

- Page 167, Mathilde rêve d'un homme "à qui elle demanderait : est-ce que tu peux m'aimer ? Avec toute sa vie fatiguée derrière elle, sa force et sa fragilité. Un homme qui connaîtrait le vertige, la peur et la joie. Qui n'aurait pas peur des larmes derrière son sourire, ni de son rire dans les larmes".

  • Page 178, Thibault "rêve d'une femme à qui il demanderait : est-ce que tu peux m'aimer ? Avec toute sa vie fatiguée derrière lui. Une femme qui connaîtrait le vertige, la peur et la joie"

 

C'est un livre facile à lire, qui parle de deux sujets plutôt tabous dans notre société actuelle (harcelèment moral, dépression). Nous avons retenu une phrase qu'un internaute a laissée sur les heures souterraines, qui nous a interpellé : « C'est un roman vibrant et magnifique sur les violences invisibles d'un monde privé de douceur, où l'on risque de se perdre sans aucun bruit. »


 

 

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Nous allons vous parler d'un autre livre que nous avons lu de Delphine de Vigan, c'est Jours sans faim. Le thème évoqué dans ce livre est l'anorexie, qu'elle a elle même vécue. Elle s'identifie dans ce livre par Lou delvig, la narratrice, qui raconte l'histoire d'une jeune fille nommée Laure qui a 19 ans, qui est hospitalisée au dernier stade de la maladie, Elle comprend peu à peu pourquoi elle en est arrivée là. Lou Delvig, raconte sa propre histoire, c'est-à-dire Delphine de Vigan raconte comment elle a vécu son anorexie.

Un livre très prenant, qui a été le premier que nous avons lu de Delphine, il nous a beaucoup touché, et nous vous le conseillons très fortement. C'est vraiment un livre à lire!

 

 

Nous avons réussi à trouver sur internet le témoignage de Nadine, habitant à Pau, victime d'harcelement moral au travail :

Dansquel cadre (professionnel, personnel) ce harcèlement a-t-il eu lieu ? De la part de qui et pendant combien de temps cela a-t-il duré ?

J'ai subi du harcèlement moral sur mon lieu de travail de la part de mon responsable avec qui j'entretenais de bons rapports jusqu'au jour ou j'ai vraiment ouvert les yeux sur sa vraie personnalité...

En quoi ce harcèlement consistait-il ? Quel était alors l’état de votre moral ?

Il a "essayé" de me changer de poste de travail sans mon accord. Devant mon refus, il m'a menaçée de me mener une vie "d'enfer", il a "obligé" une collègue de travail (qui était mon amie) à ne plus me fréquenter, des insultes sans témoins, des insinuations en public sur ma vie privée... Mon moral était au plus bas jusqu'au jour où j'ai eu un accident de voiture en sortant du travail (je pleurais en conduisant). Ma voiture fichue, assurée au tiers, en tort donc aucun remboursement de l'assurance et toujours un crédit à payer...

A quel moment avez-vous décidé de mettre un terme à ce harcèlement et comment avez-vous procédé ?

Le jour de l'accident a été pour moi un vrai déclic! J'ai décidé de ne plus me laisser rabaisser, humilier, contrarier par un individu qui ne mérite plus mon respect, ni ma considération (d'autant plus que je l'ai vu détruire une autre collègue). J'ai fait un courrier à son responsable en lui relatant les faits et lui demandant de faire cesser ce comportement. J'ai aussi mentionné que j'envoyais une copie à l'inspection du travail (qui a pris contact avec moi) ainsi qu'à la médecine du travail. Son responsable n'a rien fait, mais je pense que le fait de parler de l'inspection du travail et de lui tenir tête a calmé cette personne. Il m'a récemment proposé une rupture conventionnelle de mon contrat de travail que j'ai refusée. Il n'a pas eu d'autre choix que de se diriger vers un licenciement économique puisqu'il supprime mon poste! Cette procédure est en cour...

Aujourd’hui, comment vous sentez-vous ? Diriez-vous que vous en êtes sortie renforcée ou au contraire fragilisée ?

Aujourd'hui je me sens très bien dans ma peau même s'il me reste un peu de temps à travailler dans cette entreprise. J'ai des projets professionnels et je partirai la tête haute, avec la "certitude" que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.

Publié le 27 octobre 2008

 

Marie & Pauline.

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 13:31
 

 





 



C'est à l'âge de 17 ans que Marie Ndiaye publie son premier livre intitulé Quant au riche avenir aux édition de Minuit. Encouragée par une bourse de l'Académie de France, la jeune femme continue ses études de linguistique à la Villa Médicis et poursuit une carrière prolifique. Elle s'impose en tant qu'écrivain Fantastique par ses premiers ouvrages, La Femme changée en bûche, édité en 1989, ou encore La Sorcière paru en 1996, qui mettent en scène un monde  imprégné par le surnaturel et le paranormal.

Inspirée par le quotidien et le fait divers, elle se distinguera plus tard  par son style ciselé et son " réalisme magique" notamment grâce à Trois femmes puissante.

Egalement auteur pour le théâtre, elle crée Papa doit manger qui  entrera au répertoire de la Comédie Française en 2003.

Marie Ndiaye s'est imposée au cours des dernières années comme l'un des écrivains les plus importants de sa génération.

 



 

 

 

 

 


Trois Femmes puissantes est un roman, ou plutôt trois récits embrassés, liés les uns aux autres par des éléments narratifs explicites mais délicat .. Qu'importe quand on se trouve en présence d'un objet littéraire d'une si évidente cohérence, où la puissance imaginative, la profondeur introspective, la maîtrise formelle sont portées à un niveau hors du commun.

Trois femmes puissantes, donc : Norah, Fanta et Khady. Aucune des trois n'est pourtant projetée par Marie NDiaye dans une situation enviable. Norah, la quarantaine, a quitté Paris, sa famille, sa carrière d'avocate pour rendre visite à son père, en Afrique. Et ces retrouvailles plus que malaisées entre le père et la fille se révèlent devenir, pour cette dernière, une épreuve de vérité qui met en péril son couple, sa relation avec sa propre fille, sa mémoire, sa raison même - sa vie toute entière. Fanta, elle, a quitté son Sénégal natal pour suivre son mari, Rudy, en France. La voilà désormais qui se morfond et s'étiole dans une province française sans grâce, dans une vie ordinaire, étroite, médiocre - du moins est-ce ainsi que Rudy voit les choses, et c'est par la seule voix intérieure de ce dernier, pétrie de culpabilité et d'amertume, qu'il nous est donné de connaître Fanta. Enfin, voici Khady, jeune Africaine contrainte à l'exil par le veuvage, la solitude, la pauvreté, le désespoir. Engagée, avec d'autres clandestins, dans un voyage tragique qui ne la mènera nulle part, mais dont elle ne reviendra pas.

Voici pour résumer le nouveau roman de NDiaye, un mélange d’un territoire intime, sauvage, archaïque, violent, toxique … Là qu'elle nous convoque, une fois de plus, dans Trois Femmes puissantes, où elle semble au fil des pages dépouiller peu à peu ses récits de leur coloration surréelle, sans rien perdre pourtant en puissance d'évocation, en secret, en impénétrabilité. Déployant, sous couvert d'une écriture veloutée, savante et précise, sans haussements de ton, d'une simplicité éminemment exigeante, une vision terriblement juste, concrète, digne et poignante de l'humanité souffrante.

Source : Télérama

 



 

Nos Avis :

 

Léa :

J'ai lu beaucoup de critiques sur Marie NDIAYE et son roman Trois Femmes Puissantes et mon avis est partagé. D'un côté j'ai beaucoup aimé ce livre car l'auteur nous emmène dans une atmosphère lourde qui est superbement décrite et c'est sans doute pour ça que, d'un autre côté, je n'ai pas apprécié cette oeuvre, car NDIAYE nous écrit un livre dérangeant, un conte de fée à l'envers qui nous laisse avec un sentiment de gêne car on entre dans leur intimité la plus profonde, de honte, de culpabilité envers ces femmes. Le récit que j'ai préféré est celui de Khady, son histoire m'a énormément touchée ! Malgré cela, Trois Femmes Puissantes ne m'a pas laisser un souvenir impérissable .. !

Dana :

 

Trois femmes puissantes ne correspondait pas réellement à mes attentes, Je m'attendais à quelque chose de plus captivant. J'ai trouvé que les personnages et les récits n'étaient ni attrayants, ni envoûtants. Ils ne donnent pas envie de poursuivre la lecture. De plus, les chapitres n'ont aucuns liens, aucunes connexion entre eux. L'histoire de ces femmes ne se pourvuisent pas. L'auteur ne développe pas ses personnages et nous laisse sur notre fin.

 

Avis d'autres personnes de la classe :

 

Marie N :

 

J'ai aimé ce livre, la forme est très originale. Marie NDIAYE raconte trois histoires différentes sur les conditions de la femme. Lorsqu'on li ce roman il ne nous laisse pas indifferent, à chaque histoire une réflexion s'impose.

 

 

Ewana:

 

J'ai aimé ce livre. Je trouve ces histoires plutôt poignantes. Ces vies difficiles voire très dures sont à degrés plus ou moins élevé dû à des hommes . Je retiens une sorte de mise en garde de l'auteur vis à vis des hommes, qui, je trouve est très présente et très forte dans ce livre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VOUS AIMEREZ AUSSI :

 

 

Ce que je sais de Vera Candida de Véronique OVALDE.

 

 


(cf. voir dans ce même dossier)

 

 

 

 

 

 

LA SITUATION DE LA FEMME EN AFRIQUE.

 



Malgré l’adoption d’innombrables conventions internationales et de protocoles qui réaffirment l’égalité des sexes, la discrimination et les préjugés freinent l’émancipation des femmes Africaines. Dans pratiquement tous les secteurs d’activité, les femmes du continent peinent encore à faire reconnaître leur droit de vivre dans la dignité. L’ UNIFEM (Fonds de développement des Nations Unies pour la femme) fournit une aide financière et technique essentielle, permettant aux femmes du continent de faire face aux divers problèmes auxquels elles sont confrontées, qu’il s’agisse des violences et des conflits ou de l’intégration du principe de l’égalité des sexes dans les programmes d’aide internationale.

En 2007, sur les 179 pays qui font partie à la Convention, seuls 89 ont des lois interdisant expressément la violence familiale. Quatre vingt dix gouvernements ont adopté des lois contre le harcèlement sexuel. En Afrique, seule l’Afrique du Sud a promulgué les lois nécessaires pour réprimer la violence envers les femmes.

 

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 13:18

Biographie

Edem Awumey, jeune Togolais de 34 ans vivant aujourd'hui au Québec a été retenu pour le prix Goncourt pour son deuxième livre « Les pieds sales ».

Il reçut pour son premier livre « Port Melo », le Grand prix littéraire d'Afrique noire. Ayant obtenu son DESS en développement culturel, il commença sa carrière d'auteur avec un recueil de nouvelles, et se posa par la suite des questions sur l'exil et le déracinement qu'il mit en forme dans les « Les pieds sales ».

 

 

 

 

Résumé du livre

Askia n'est encore qu'un enfant lorsque son père, Sidi Ben Sylla Mohammed décide d'aller travailler à Paris. Askia se retrouve alors seul en Afrique avec sa mère. Nous découvrons alors la vie d'Askia quelques années plus tard, chauffeur de taxi à Paris et toujours à la recherche de son père. La rencontre d'Olia, photographe et cliente, va rapidement le chambouler... Elle trouve étrangement qu'Askia ressemble à un homme à turban qu'elle aurait photographié, serait-ce Sidi ? Le retrouveront-ils ?

 

 

Prolongements

Qui sont les Eguns dont parle Edem dans son livre ? Ce sont des ancêtres qui reviennent du pays des morts, une croyance des Yoruba du Nigéria. Ils apparaissent sous de somptueux costumes durant des cérémonies et dansent jusqu'à ce qu’ils soient fatigués et se reposent comme à l’époque où ils étaient vivants. Ils sont aussi appelés les « Revenants », chaque Africain doit sa force, son efficacité, sa lutte où l’existence se gagne par des actions envers les dieux vaudous et les ancêtres.

Le vaudou est une religion originaire de l’Afrique de l’Ouest (Dahomey) et est toujours présente au Togo et au Bénin. Ce sont les esclaves au XVIIème siècle qui la répandirent en Amérique. C’est un culte de l’esprit du monde de l’invisible ainsi que du monde du surnaturel.

 

Quant aux skinheads qu'il croise dans Paris, qui sont-ils ? Le phénomène skinhead est né au Royaume-Uni dans les années 1960. Cette mode vestimentaire (crâne rasé, jeans, Dr Martens...) et musicale n'est au début rattachée à aucun mouvement politique. Les skinheads sont à la fois anticonformistes, mais aussi antiracistes; on dit souvent le contraire mais c'est en fait les boneheads arrivés plus tard qui sont racistes, d'extrême droite, et néonazis.

 

Qu'est ce que le Biafra 1969 évoqué par Askia ? C'est en fait ce qu'on appelle la guerre civile du Nigéria qui a commencé en 1967 pour se finir en 1970. Il y eut une famine car des blocus terrestres et maritimes empêchaient toutes arrivées de soins, d'aliments... Environ 2 millions de personnes sont alors mortes de faim, de soif et d'épidémies.

 

Que sait-on sur la littérature africaine contemporaine ? La littérature africaine est en retard par rapport à la littérature occidentale mais elle cherche à s’actualiser pour donner la preuve que l’Afrique a évolué durant la période postcoloniale Cette génération s’est alors débarrassée du modèle européen en donnant un coup de jeune à cette littérature contemporaine, par exemple en abordant d’autres intérêts qui conviennent plus au lecteurs devenus exigeant.

 

Avis

Léonie : J'ai plutôt aimé ce livre dans lequel on apprend à connaitre à la fois la vie d'Askia aujourd'hui à Paris, ainsi que sa vie d'enfant en Afrique. Un léger suspense nous donne l'envie de continuer l'aventure, mais on en sort rapidement déçu... Un livre court mais pourtant  assez dur à lire.

 

Pauline : Je n'ai pas aimé ce livre, je ne vois pas son but, ni l'intérêt pour lequel il a été écrit. Je n'ai pas tout compris car il raconte des trucs incompréhensibles, il décrit certaines choses inutiles, il en dit bien trop inutilement. On croit qu'il va se passer un événement à la fin donc ça nous tient jusqu'au bout mais en fait, il ne se passe rien enfin presque... !

 

« Dans ce récit halluciné, on finit par ne plus distinguer la réalité du fantasme, par ne plus savoir qui est la proie, et qui le chasseur. »  Livres hebdo - J.-C. P.

 

Extrait

« Paris. Cet après-midi-là, il se trouvait devant le 102, rue Auguste-Comte parce que, trois jours plus tôt, une cliente, dans son taxi, lui avait avoué avoir photographié Sidi Ben Sylla Mohammed. Étudiant son visage à travers le rétroviseur, elle avait dit: «Vous ressemblez à quelqu’un. Un homme au turban qui a posé pour moi il y a quelques années…» Ce n’était pas la première fois qu’une passagère lui faisait le coup de la ressemblance, histoire d’échanger quelques mots. Et, 11 bien des fois, la rencontre des mots pouvait se muer en celle des corps pour tromper l’ennui. Le vide au fond de la peau et de la nuit noire. Ce soir-là, toutefois, la fille mentionna le turban, détail qui faisait écho aux paroles lointaines de la mère d’Askia. Sa génitrice avait en effet le même refrain: «Tu lui ressembles, Askia. Si tu portais un turban toi aussi, ce serait parfait. J’aurais l’impression que c’est lui qui est revenu. Juste l’impression. Car il ne reviendra pas.» Il était alors adolescent. Plus de trente années avaient passé depuis, et Askia n’était pas parti pour vérifier sa ressemblance avec l’absent. Il voulut néanmoins voir les photos, et la fille lui répondit que ce serait possible plus tard. Elle devait s’absenter une ou deux semaines pour un boulot en province. »

 

 

 

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