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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 10:54
AU MOMENT DE LA REMISE DES PRIX


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Où l'on peut dire que Constance a porté  haut les couleur s et le nom du Lycée. L' ensemble
de la 1ère L et le lycée peuvent être fiers et se réjouir de ce beau 1er prix !



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A ce moment-là, Constance vient de faire ses comptes : le 5ème prix est passé, puis le 4ème. Déjà, quand elle a su qu'il n'en restait plus que 3, son coeur s'est mis à battre un peu plus fort. Quand il n'en restait ses 2, ça commençait à ressembler un peu mieux à son rêve (même si elle n'était pas bien sûre d'oser en espérer autant ...). Au moment où la photo est prise, il ne reste plus guère de choix : c'est le 1er (ou bien c'est qu'on l'a oublié ; mais ça, non, ce n'est pas possible !...). Bref, Constance est très heureuse !!! ça se voit, non ?...




 


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Puis rendez-vous avec les journalistes, pour la photo officielle et la "conférence de presse" ( avec une membre du journal du Goncourt, élaboré par des élèves du lycée Jean Macé de Lanester et une journaliste du Télégramme). Viendra ensuite la photo avec l'ensemble des lauréats et Philippe-Jean Catinchi (critique littéraire au journal "Le Monde" ; un sacré personnage !... )









Et pour finir, clou du "spectacle" : une photo des 2 lauréats !... ^^


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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 10:38

Goncourt des lycéens. Le 1er prix à Constance, de Pontivy


11 décembre 2009 à 08h42 -

Les lauréats du prix lycéen de la critique littéraire, organisé par la Région dans le cadre des rencontres Goncourt des lycéens, ont reçu leurs prix hier, à Rennes.


Cette année, 1.300 jeunes en provenance de 55 établissements ont participé à l'opération, commentant à leur manière l'un des quatorze ouvrages de la sélection. En catégorie «Hors Goncourt», le premier prix a été remporté par Constance Le Lu, élève de 1re L au lycée Joseph-Loth, de Pontivy (56), pour sa critique du romain de Jean-Michel Guenassia, «Le club des incorrigibles optimistes». En catégorie Goncourt, le lycée Jean-Guéhenno de Fougères (35) réussit une performance inhabituelle en plaçant quatre élèves de 1reL dans le top 5.



Le palmarès

Catégorie hors Goncourt:
1.Constance Le Lu (1re L, Pontivy);
2. Lénaïg Brillu (TerminaleES, Combourg);
3. SébastienAvril (1re L, lycée Sainte-Anne, de Sainte-Anne-d'Auray);
4. AdèleAdamo (1re L, lycéeBasch, de Rennes);
5. Gaëlle Moreau (TerminaleL,Charles-de-Foucauld, à Brest).

Catégorie Goncourt: 
1.Chloé Chalvet;
2. Tiphanie Martin;
3. Marie Chauvel (toutes trois du lycée Guéhenno de Fougères);
4. Claire Lepicier (1reL, lycée Bergson d'Angers);
5eex aequo. Angélique Delamarche (lycée Guéhenno, Fougères) et Déborah Van Den Bussche (Terminale bac pro secrétariat au lycée Delaunay, de Lomme dans le Nord).

 

 

 

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 15:24


Bonjour, et merci à nos amis de Purmerend pour leurs articles intéressants qui nous permettent de voyager et découvrir un peu mieux le monde, tout en restant à Pontivy ...

Voici la liste des élèves de 1ère L, afin que cela aide à améliorer encore les échanges entre nos deux classes :

inscrivez-vous à cotés du nom de (ou des) l'élève(s) avec qui vous voulez correspondre,

cela facilitera l'organisation et la "distribution du courrier"

 

Merci

 

M. URNAUER



LISTES DES ÉLÈVES DE 1ère L

 

ALSTON Valesca

 

 

BOUDARD Dana

 

 

BOUTTIER Léonie

 

 

CHATAL Alexandra

 

 

COUNE MARDEL Elodie

 

 

GALLAIS Nolwenn

 

 

GASNIER Marie

 

 

GAUME Ewana

 

 

GAUTIER Léa

 

 

GUIGUENO Thomas

 

 

JOURNEL Adrien

 

 

LE FUR Guillaume

 

 

LE GLATIN Florian

 

 

LE LAN – LIVET Eurielle

 

 

LE LU Constance

 

 

LE MORZADEC Marion

 

 

LE STRAT Virginie

 

 

MARTEAU Elise

 

 

MAUGAN Pauline

 

 

NEDELEC Marie

 

 

POOLE Daniel

 

 

THIEL-LE BADEZET Emma

 

 

VIDAMANT Clémence

 

 

WICHT Madelene

 

 

 

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 19:28
Bonjour à tous, Nathalie ici.
Je voudrais parler de mon sport; le volley-bal.

Le Volley-ball est un sport d'équipe, vous le jouez avec six gens dans un champ. Il y a une balle dans le jeu et vous devez la pièce il sur le filet. Sur l'autre côté du filet il y a une autre équipe, que vous devez la défaite. L'objectif est de marquer des points en attaquant, donc la balle frappe le sol à l'autre champ. Il y a quatre séries dans un match, chaque série consiste en vingt-cinq points. Chaque temps que vous marquez par pour écraser d'exemple vous obtenez un point et l'équipe qui est le premier avec vingt-cinq points gagne la série. Il y a quelques règles importantes avec volley-ball, comme:

- Vous n'êtes pas permis de toucher la balle en rang,
acceptez deux fois si vous bloquez un assaut de l'adversaire
- Votre équipe doit la pièce la balle dans trois fois sur le file,
si vous touchez la balle c'est plus un point pour l'autre équipe.
- Vous n'êtes pas permis de toucher le filet vous,
 seulement la boîte de balle.


Here in Purmerend I play at a volleybal club called ViP, which stands for Volleybal in Purmerend.
On tuesday I play from 6 o'clock untill 8 o'clock. Every saturday I play competitions against other
volleybal clubs, from out of Noord-Holland. My team consists of 6 girls, which is actually to few,
because if someone gets hurt we do not have somebody to replace her.
We play competition in a mixed poule, which means that we have to play against boys as well,
I don't really like that because they can smash very hard and we can't, so we loose most of the times..
Not that it matters, because we do it for fun, not to win. Though it feels good to win sometimes.
Last saturday we had to play against the boys of our own club, and we lost 4-0.
However, we played very well; they were just better.
This saturday we finally have to play against girls, so I hope we'll win!

J'espère que vous savez assez sur mon sport,

Bonne Noël!
Nathalie

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 18:46

Le Noël aux Pays-Bas

En Hollande il y a posa un arbre de Noël quand Saint Nicolas est partir. Cést très differentes que les Etats-Unis. Aux Etats Unis ils ne savent pas le Saint Nicolas.

Quand il a été Décembre 6 en Hollande puis on a fait ressortir les affaires de Noël. Pour la plupart des gens, un sapin de Noël est réprimée, et décorées avec beaucoup de boules colorées et autres decorations.

La , les dernières années, les gens faisent plus pour Noël aux Pays Bas Les jardins sont décorées massivement avec beaucoup de lumières, l’on fait plus que l’autre.

De nombreux centres de jardinage à partir de Novembre pour décorer. Et le choix est grand, tubes d’éclairage, et Santa avec lanternes. Tout est à vendre. Villages de Noël avec des pentes de ski sont très populaires.

Le Noël aux Pays Bas est souvant célèbre en famille, aussi premier jour que le deuxième jour .

Souvent, on mange ensemble et la nourriture est plus luxe que d’habitude. De nombreux Néerlandais aller à fondue ou gourmaet mais  on est consommé sauvages aussi.

Dans les temps anciens, Saint Nicolas était la fête des cadeaux mais aujourd’hui on donne des cadeaux de Noël aussi. Les cadeaux sont places sous le sapin de Noël. Ce sont cadeaux de luxe comme parfums, la lingerie ou de l’electronique.

Il y a des gens aussi qui vont de Noël à l’Autriche ou la Suisse pour faire du ski.

Ils le font principalement parce qu’ils sont soins et ils n’ont pas à penser qu’ils doivent manger à Noël.

Et bien sûr ce n’est presque jamais un Noël blanc. Et la neige entend de Noël.

Ainsi, en Pays Bas le Noël est célèbre de differentes façons.

I hope this is written in decent French!

Au Revoir!
Nick.

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 14:28
bonjour les enfants de France.

je m'appelle Maarten Grotholt. J'ai 17 ans. ma ville natale s'appelle Purmerend et j'habite aussi en Purmerend. Pour moi français est tres difficile, mais j'ai fait 4 ans français. Dans la classe nous travaillons avec groupes. je trouve que c'est une bon moyen. nous apprenons ensemble français. nous faisons des films, c'est amusant de faire des films.

je suis sur le collége de Da Vinci en Purmerend. j'ai 2 profils. je ne sois pas comment s'appelle en France. mais je trouve nature et santé, et j'ai la science et la technologie.

this is also an english blog. so i will speak some english too. after my week full of tests i have to make a movie in French. like i already said i like to make movies. it's better than reading some endlless texts and i learn a lot with making movies. we are busy with our movie, we will make a movie about one of the best days in the year, new years day. i always go to Belgium with some friends for one week. there we celebrate new years day with some help from the typical Dutch snack called Oliebollen. it's a bol which taste like pancake or something. i like it a lot. and besides that we are 2 weeks free from school.

so we all still working on our movies. i hope it will be a nice one, with some good French in it. i think you will notice that languages aren't my best thing. i hope you are able te read my blog.

goodbye
Maarten Grotholt
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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 14:53

L’histoire de Saint Martin

La fête est porte le nomme de Saint Martin. Saint Martin était un chevalier. Par une belle journée, il a voyagé avec un group de chevaliers en France. Il pleuvait, il faisait froid et il gelait, ils allaient à la porte de la ville. Tout le monde voulait aller rapidement aux portes de la ville, mais pas Saint Martin. Il venait dans une tempête de neige. À la porte de la ville un homme était assis. L'homme était froid et il mourrait. Sint Martin donné un morceau de sa robe à lui. Les autres hommes avaient honte, parce que ils n’aivent pas aidé.

                            

Saint Martin partage tout avec les pauvres. D’origine, la Saint Martin était une fête pour les pauvres. Maintenant, tout le monde la fête.

 

La relation de Saint-Martin et Saint-Nicolas

Dans certaines parties de Flandres Saint-Martin assume la tâche de Saint Nicolas. Saint Nicolas est un vieil homme qui arrive aux Pays-Bas vers le vingt et un Novembre. Il apporte des cadeaux pour tous les enfants. Mais dans certaines parties de Flandres ce n’est pas Saint Nicolas mais c’est Saint Martin qui apporte des cadeaux pours les enfants. Et donc Saint Martin n’existe pas dans ces régions. Comme à Aalst où Saint Martin arrive avec son bateau quand c’est le samedi avant le 11 Novembre. Il existe des différences entre Saint Nicolas et Saint Martin ; Saint Nicolas habite en Espagne et Saint Martin habite au ciel, Saint Martin a un seul Zwarte Piet (= valet noir) et sa monture et un âne au lieu d’un cheval blanc.

 

La fête Saint Martin

La fête de Saint Martin a lieu le 11 Novembre. C’est une fête pour tout le monde mais surtout pour les enfants. Les enfants vont de porte en porte par dans leur quartier, dans l'obscurité avec des lampions et chantent des chansons spéciales pour l'occasion, les chansons de la Saint Martin. Ces chansons ont souvent un caractère comique.  Les enfants reçoivent en échange quelques bonbons ou des fruits, naturellement les enfants préfèrent les bonbons. Les jours précédents le  11 novembre, ils fabriquent des lampions, à l’école ou à la maison.

 

Au Limbourg. On joue souvent l’histoire de Saint Martin. `Saint Martin` à cheval, passe par les rues avec et les enfants avec leurs lampions marchent derrière lui. Parfois un feu de Saint Martin est allumé pour les adultes

 
Lindsay, Mara et Aniek

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 16:17
Bonjour à tous, Dan ici.
Je suis ici en première L pendant cinq mois pour bien apprendre le français.
Je n'ai pas beaucoup à dire, mais si vous voudriez parler ça serait génial.

Oh, et j'ai trouvé que 'Harry Potter' est très bien à lire en français, ça m'a aidé beaucoup. :)

Dan
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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 11:35

L'histoire de la fête

La fête de la princesse a été fêtée pour la première fois le 31 août 1889, l'anniversaire de la princesse Wilhelmina. Ce jour férie a remplacé les fêtes de récolte à la fin de l'été.
En 1890, Wilhelmina a été la reine quand son père est décédé. Donc le jour de la princesse a été transformé en la fête de la reine. À ce moment-là, cette fête n'était pas fêtée de manière s'enthousiaste. C'était un jour férié pour les enfants. Parce que la fête de la reine a coïncidé avec le dernier jour des vacances solaires. C'est seulement en 1902, que c'est devenue le fête nationale.
La reine Julina (la flile de Wilhelmina) a déplacé la fête vers 30 avril, son anniversaire. Le 30 avril c'est un jour de longé pour tout le monde.
En 1980, Beatrix a été la reine, mais elle n'a pas déplacé le jour de fête, comme un hommage à sa mère Juliana. Maintenant la fête de la reine est fêtée grandiosement.

La nuit de la reine

La nuit de la reine est autour similaire à la fête de la reine. C'est surtour amusant pour les adultes et les adolescents. Parce qu'il y a beaucoup d'alcool. Il y a beaucoup de concerts aussi. Les groupes sont souvent les groupes Hollandais très connus. Il y a des petites pièces de théâtre aussi.
En général, je vais au Koemarkt une place à Purmerend. C'est une place où de nombreux bars sont situés. Dans le centre de la place, il y a beaucoup de gens aussi. Tous ont une bière ou une autre boisson alcoolisée. En général, les gens arrivent autour de huit heures. Ils ont célèbrent et à minuit ils s'en vont, tous ont bu trop de boissons. Dans chaque ville, la nuit de la reine passe différemment. Mais en général la nuit de la reine es tun succès et parfois c'est plus amusant que la fête de la reine.
Veniez nous visiter un jour!!!

Le matin

À le matin beaucoup des gens vont au marché aux puces. Ici il y a surtout les enfant, avec leurs parents qui vendrent leurs jouets utilisés. Cela est possible parce que ce jour est le seule jour où il est légal de vendre des choses dans la rue. Beaucoup de jeunes ne viennent pas au marché, parce qu'ils veulent dormir après une nuit de fête. Et ces jeunes vont dans l'après midi.

À Amsterdam

Beaucoup des gens vont à Amsterdam pour participer à le jour de la reine. À Amsterdam, le jour de la reine, tout est orange. Les participants sont tous habillés en vêtements oranges, la couleur de la monarchie. Il y a un marché pour les enfants au 'Vondelpark' et on fait des jeux. À Amsterdam il y a deux très grandes places où se trouvent beaucoup de cafés et de discos. Les places s'appellent 'Rembrandtplein' et 'Leidseplein'. Ici, des concerts ont lieu. Il y a toujours un festival de musique à la place de 'Museumplein'. C'est organisé par le Radio 538 et beaucoup d'artistes se présentent comme Jan Smit, Gordon, Kate Ryan etc. Ça commence à 14.00 heures et dure à 22.00 heures. C'est très amusant, ce festival, et j'y vais toujours avec mes amis. Nous avons des lunettes oranges et d'autres accessoires oranges. On danse à la musique et on boit quelque chose.


PS: Nous allons faire un petit video de la jour de la reine aussi. Alors vous pouvez voir ce qui s'est passé pendant le jour de la reine.

Doei!
Suzanne, Annick, Iris en Natascha

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 23:58

La légende de nos pères

de Sorj Chalandon



Biographie de l'auteur


Sorj Chalandon n'est pas un romancier depuis des années, seulement deux ans à vrai dire. Avant, et à partir de 1973 (il avait alors 21 ans), il était journaliste. Un journaliste qui est passé par tous les postes au sein du journal Libération : dessinateur, monteur en pages, journaliste au service société, reporter (ce qui l'a amené à voyager sur tous les fronts : Liban, Iran, Irak, Somalie, Afghanistan... ), grand reporter, chef de service et rédacteur en chef adjoint. Il a gravi tous les échelons un à un avant de quitter son journal pour écrire Le petit Bonzi, son premier roman. Suivent Une promesse,Mon traître (inspiré par trente ans sur l'Irlande) et La légende de nos pères.

Sorj Chalandon semble aussi doué en écrivain qu'en journaliste : après avoir reçu en 1988 le prix Albert Londres pour ses couvertures de l'Irlande du Nord et du procès de Klaus Barbie, il reçoit avec Une promesse le prix Médicis 2006 et avec Mon traître le prix Joseph Kessel et le prix Lettres Frontières 2008.

Aujourd'hui, tout en restant romancier, il reprend son ancienne fonction de journaliste, au Canard Enchaîné cette fois.


Ses livres

Le petit Bonzi


Jacques Rougeron a douze ans. Un soir d'automne, au pied de son immeuble, il croit avoir enfin trouvé le moyen de guérir. Jacques Rougeron est bègue. Il voudrait parler aussi vite, aussi bien que Bonzi et tous les autres. Bonzi, c'est son ami, son frère, c'est lui, presque. Bonzi le soutient. Ils n'ont que quelques jours. C'est leur secret.


Une Promesse


Nous sommes en Mayenne, une maison à l'orée d'un village. Dans cette maison, voici Etienne et Fauvette, un vieux couple qui n'a jamais cessé de s'aimer. La maison est silencieuse. Les volets fermés et la porte close. Nuit et jour pourtant, ils sont sept qui en franchissent le seuil. Sept amis, les uns après les autres, du dimanche au lundi, chacun son tour et chacun sa tâche. Il y a le Bosco, ancien marin qui tient le bar du village, il y a Madeleine qui, chaque semaine, fleurit la maison, il y a Berthevin qui allume et éteint toutes ses lumières, il y a le professeur qui dit des poèmes à voix haute, il y a Ivan, l'ancien cheminot, qui ouvre les fenêtres, il y a Léo qui traverse le village à vélo, puis Paradis enfin, qui remonte la petite horloge. Au grenier, comme une sentinelle, une lampe ancienne veille au cérémonial.


Mon traître


'J' ai rarement écrit sur l'Irlande ailleurs que dans un journal. Je me l'étais promis. J'avais passé tant de temps à raconter la guerre au nord de ce pays, que ce conflit ne pouvait être pour moi qu'un champ d'actualité. Reportages, enquêtes, analyses, faire voir, faire entendre, faire comprendre. C'était tout. Et c'était un choix.'


Et bien sûr... La légende de nos pères



Résumé

Marcel Frémaux est à l'enterrement de son père avec « neuf personnes et trois drapeaux ». Et dans les neufs personnes, il y en a deux d'inconnus : un vieil homme et une femme aux chaussures rouges. Des années après, Marcel Frémaux est devenu biographe familial. Il écrit la vie des personnes qui viennent le voir, écoute leur histoire, en prend des notes puis l'embellit avec des belles phrases et des figures de style. Mais le jour où une femme aux chaussures rouges, Lupuline, qu'il reconnaît comme l'inconnue de l'enterrement de son père, vient le voir pour écrire la biographie de son père à elle, Beuzaboc, un ancien résistant, tout comme son père à lui, il ne cherche pas juste à écrire la vie d'un client de la meilleure manière qui soit : il cherche plus à retrouver dans l'histoire qu'il entend l'histoire de son père, son père qui n'a jamais voulu se confier à lui mais qu'il vénère et qu'il veut, même après sa mort, connaître, et rendre immortel. Pure vérité ou légende ?


L'écriture

Tout au long de son récit, Sorj Chalandon nous parle de l'écriture : il nous écrit la démarche d'écriture de son narrateur, Marcel Frémaux, lorsqu'il rencontre Beuzaboc et essaye de retranscrire son histoire. On nous parle d'écoute de l'autre, mais aussi de recherches journalistiques et enfin d'écriture. Pour lui, écrire signifie dépouiller, élaguer, denteller pour finalement embellir. Mais comment embellir un récit avec des mots sans le trahir ? Comment montrer la réalité, le vécu, les sentiments ? Un véritable portrait de l'écrivain face à son art, le portrait de Sorj Chalandon lui-même peut-être.


Le devoir de mémoire

Sorj Chalandon, avec l'histoire de Marcel, nous guide vers un respect du passé, celui des héros de l'ombre de la seconde guerre mondiale. Mais le caractère qui domine plus que tout le personnage de Marcel, ce n'est pas un simple respect des anciens mais bien l'admiration sans borne pour eux. Être le fils d'un de ces héros l'a poussé à glorifier toute la Résistance française, la lutte collective contre l'occupation nazie, à en faire une légende.

On peut ajouter que si Marcel écrit, c'est pour se souvenir, raconter et comprendre. Des qualités totalement humaines qui sont aussi des devoirs finalement. Des devoirs qui se réunissent en un seul : le devoir de mémoire.

Cependant, le devoir de mémoire décrit dans ce livre n'est pas seulement celui du souvenir direct et familial (les actions son père). Il nous donne aussi une sorte de mode d'emploi pour nous montrer des souvenirs qui ne sont pas de nous, ni de nos parents, mais que l'on doit connaître et essayer de comprendre, ici ceux des héros de la résistance.

Le devoir de mémoire s'illustre magnifiquement avec ce désir, cette obsession de vérité qu'a Marcel. Mais à chaque histoire manque un morceau et la vérité est parfois dure à trouver, encore plus à révéler...

Dans ce livre, on nous parle donc bien aussi d'illusion, de déformation de la réalité, de mensonge. L'autre sens du mot « légende ». Mais cette légende inventée par Beuzaboc, que l'on devrait détestée, finit par nous émouvoir : un mensonge justifié est-il condamnable ? Surtout un mensonge que l'on veut révélr à cause de sa culpabilité...

La légende de nos pères nous parle de deux légendes, celle de la vérité et celle du mensonge, qui finissent par se rejoindre pour nous parler du devoir de mémoire et du respect et de la modification du passé.


La quête de soi

Étonnamment, une histoire centrée sur le passé et ses héros finit par nous dévoiler la recherche de personnalité du fils d'un héros. Je parle de notre narrateur, Marcel Frémaux. Toute sa vie, il vit dans l'ombre de son père, à l'ombre de sa légende, sans jamais chercher à comprendre plus du présent ni de lui. A la mort de son père, il se retrouvera perdu, il ne saura plus qui il est : son père a disparu, l'ombre n'existe plus. Pourtant, il la cherche en Beuzaboc et refusera, même quand la défaite sera révélée, de s'avouer vaincu, de lâcher le bout d'ombre de son père qu'il avait trouvé en Beuzaboc, bout d'ombre inexistant dans la réalité.


Le style

A travers des descriptions puissantes, des phrases brèves et incisives, un travail de dépouillement et de dentellage visible partout et la pureté de chaque mot, Sorj Chalandon nous confie un texte d'une rare intensité et d'une belle émotion. Un style sans fard, sobre et dépouillé qui met à nu, intrigue et taille dans le vif des sentiments.



Autour de La légende de nos pères

Comme Marcel Frémaux, on sent chez Sorj Chalandon un désir de connaître le passé et d'étudier à la manière journalistique le sujet de son roman : les répercussions de la Résistance pendant la seconde guerre mondiale sur la génération d'après. Le thème principal, celui qui a dû susciter le plus de recherches à l'auteur et demande certaines connaissances au lecteur, est donc la Résistance pendant la seconde guerre mondiale en France.

La Résistance française de l'intérieur

Dès l'annonce de la défaite par le maréchal Pétain le 17 Juin 1940, un général inconnu, De Gaulle, réfugié à Londres, lance un appel à la Résistance. Des milliers de français (1,5% de la population^^) rejoignent les rangs du général. Mais tous ne sont pas près à s'engager dans ses FFL (Forces Françaises Libres) et à partir à Londres ou en Algérie : en France s'organisent de petits réseaux de résistance. Le père de Marcel Frémaux, le narrateur, faisait partie de l'un d'eux, ….............., Beuzaboc prétendait faire partie d'un autre, qu'il refuse bien sûr de nommer. Toutes seront réunies par Jean Moulin en 1942 et 1943 sous le commandement de De Gaulle.


Un résistant prenait dès son entrée un faux nom : entrer dans la Résistance signifiait entrer dans l'illégalité. Ils étaient informés des risques : arrestations, tortures, déportations, assassinats...

Mais la plupart du temps, leurs actions n'étaient pas très grandes : les opérations de sabotage étaient rares, on cachait plutôt le temps d'une nuit ou deux un aviateur, on allait distribuer des tracs illégaux, on protégeait un juif, on refusait de consommer des produits allemands, on refusait de répondre aux forces nazies... L'important n'était pas l'action mais l'implication dans cette Résistance, montrer son opposition au nazisme.

 

Les avis

Virginie
J'ai été relativement déçue par ce roman parce que je m'attendais déjà à tout autre chose. Même si je ne m'attendais pas à cela, j'ai apprécié l'histoire . En effet, je trouve qu'on y entre facilement mais au fur et à mesure l'envie de continuer s'arrête, notamment vers la fin du livre lorsque l'on apprend la "vérité". Après cela, je n'avais qu'une hâte c'était de terminer ce livre.

Florian
Un intérêt pour le livre même si je ne m'attendais pas à ça. Marcel Frémaux, le biographe, cherche des mots, n'importe lesquels (séduisant pour qui aime la littérature), mais il recherche surtout les mots, ceux de son père dont le silence n'a jamais rien dévoilé et qui l'ont suivi dans la tombe. La complexité, le doute, le trouble (la paranoïa même) d'un homme qui hésite sont les éléments qui m'ont touchés.

Constance :
Ce livre semble être un énième roman sur la résistance et son opposition au mouvement attentiste. Mais il ne fait que survoler : survoler l'histoire, survoler les personnages, survoler les évènements.

J'ai fini par comprendre que s'il survolait c'était pour nous montrer l'essentiel, ce qui est caché derrière tout ça. Je ne suis pas sûre de l'avoir bien saisie, mais je crois qu'il y a quelque chose avec le devoir de mémoire et l'admiration pour les héros du passé, nos pères.

Le début m'a plu énormément : "A l'enterrement de mon père, il y avait neuf personnes et trois drapeaux.". Cette première phrase nous intrigue et nous procure un sentiment pathétique pour le père, mais aussi pour le fils. Mais ce fils en recherche de vérité m'a trahi par la suite : ce n'est pas lui mais un autre personnage (qu'il croit l'écho de son père) la véritable figure émouvante. Lui, il est une personne qui se fait de l'argent en écrivant des biographies médiocres et en signant par le nom de quelqu'un d'autre. Lui, mise à part son rapport avec son père, dont finalement il ne parle pas beaucoup (il est seulement sous-entendu), n'est pas un personnage très attachant. Lui, il joue avec les mots. Lui, il accorde trop d'importance à la vérité mais ne respecte pas cet idéal. Lui, c'est un traître. Le personnage de Beuzaboc, quand à lui, nous est présenté comme un traître mais on réalise qu'en fait il est humain, très attachée à sa fille et rongé par la culpabilité.
Et puis, il y a très peu d'actions : le récit dicte la routine des rendez-vous du biographe avec Beurzaboc, puis les compte-rendus des rendez-vous et encore la réécriture de ce qui a été dit dans les rendez-vous. Malgré tout, ces scènes nous montre un point de vue intéressant sur le travail de l'écrivain et du journaliste.

Le style, incisif, est fait pour tailler les sentiments. C'est assez violent
Il y a des choses dans ce roman que je n'ai pas aimé : son style, sa composition (ennuyante), le narrateur et la fin révélée bien trop tôt. J'ai beaucoup aimé le début et les toutes dernières pages, le personnage de Beuzaboc et l'interrogation sur le travail de l'écrivain.

 

Un livre moyennement apprécié par les lecteurs de la classe qui l'ont jugé trop succin et ennuyant mais aussi émouvant et original. L'idée qui ressort chez chacun  est la surprise : "on ne s'attendait pas à ça". 

 

Si vous avez aimé La légende de nos pères, vous aimerez :

- Alias Caracalla de Daniel Cordier: maintenant que vous avez compris grâce à La légende de nos pères votre devoir de mémoire sur les héros de la Résistance française, lisez donc les mémoires d'un résistant, justement : celles de Daniel Cordier, secrétaire de Jean Moulin pendant l'unification des mouvements de résistance.


- Les autres livres de Sorj Chalandon

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