Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 11:36

Les Gorilles.

Un sage soucieux d'enseigner

L'art de la littérature, de la litote ou de l'allitération

Fut, par de féroces flèches,

Forcé d'infléchir sa conférence.

De satisfaites, tyranniques et traitesses étudiantes,

Par quelques traits bretons,

Attirèrent l'attention des maïtres sur les pratiques partiales

Dudit et docte éducateur.

Pourquoi prendre parti pour le Prof ou les Poufs ?

Gageons que l'on gagne grandement

A organiser ses bagarres en son gourbi plutôt qu'en l'agora.

Et pour arguer "Gare au gorille !".

Adrien

Repost 0
17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 11:28

Rien ne sert de courir; il faut partir à point :
Le lièvre et la tortue en sont un témoignage.
«Gageons, dit celle-ci, que vous n'atteindrez point
Sitôt que moi ce but. - Sitôt? Êtes-vous sage ?
            Repartit l'animal léger :
            Ma commère, il vous faut purger
            Avec quatre grains d'ellébore.)
            - Sage ou non, je parie encore."
            Ainsi fut fait; et de tous deux
            On mit près du but les enjeux :
            Savoir quoi, ce n'est pas l'affaire,
            Ni de quel juge l'on convint.
Notre lièvre n'avait que quatre pas à faire,
J'entends de ceux qu'il fait lorsque, prêt d'être atteint,
Il s'éloigne des chiens, les renvoie aux calendes,
            Et leur fait arpenter les landes.
Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter,
            Pour dormir et pour écouter
        D'où vient le vent, il laisse la tortue
            Aller son train de sénateur.
            Elle part, elle s'évertue,
            Elle se hâte avec lenteur.
Lui cependant méprise une telle victoire,
            Tient la gageure à peu de gloire,
            Croit qu'il y a de son honneur
        De partir tard. Il broute, il se repose,
            Il s'amuse à toute autre chose
        Qu'à la gageure. A la fin, quand il vit
Que l'autre touchait presque au bout de la carrière,
Il partit comme un trait; mais les élans qu'il fit
Furent vains : la tortue arriva la première.
"Eh bien! lui cria-t-elle, avais-je pas raison ?
            De quoi vous sert votre vitesse ?
            Moi l'emporter! et que serait-ce
            Si vous portiez une maison ?"


Cette illustration de Tibo Soulcie, jeune producteur français de bandes dessinées, nous interprète ici à sa façon Le Lièvre et la Tortue de Jean de La Fontaine.tortue.png

En premier plan, la tortue nous apparait essoufflée, fatiguée, mais fière de sa course qu'elle termine enfin ou presque. Elle occupe les trois quart de l'œuvre, ce qui montre son importance.
Au loin nous apercevons le lièvre, qui lui est en retard et est surpris de l'avancement de la tortue. Il ne représente lui seulement le quart restant du tableau, et encore, il est peint très petit ! Il a beau faire son possible pour rattraper la tortue, mais en vain, c'est trop tard.
Les couleurs de cette aquarelle sont très vives et distinctes. Quant aux caractères, ou bien sentiments des animaux ils sont tout à fait exprimés; on les visualise simplement. Cette œuvre reproduit donc très bien la fable de La Fontaine, en réutilisant les indices clés de l'histoire.

Cette aquarelle m’a plus par ses couleurs vives ainsi que par son caractère humoristique dessiné avec modernité. J’ai trouvé l’illustration tout à fait représentative de la fable de La Fontaine, même si les époques en sont très éloignées. Le Lièvre et la Tortue  est alors plus accessible, plus compréhensible pour tous.

Repost 0
11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 13:43

Emma:

Un homme qui toute sa vie a travaillé,
N'a jamais eu le tête a rire ou plaisanter,
Et n'a rein fait d'autre que "bosser",

Un autre homme plutot pauvre,
Qui toute sa vie a ri et a profité de vivre,
N'a jamais eu la tête d'être sérieux ni grognon,
Et a seulement vécu une vie heureuse même les jours les moins bons,

Un beau jour l'homme fortuné,
Tombe malade a peut-être trop bien mangé,
L'autre homme plus ordinnaire,
Tombe également malade sans en avoir l'air,

Mais cet homme heureux et pauvre ne regrette rien,
Il a vécu sa vie il ne lui manque rien il est bien,
Or l'homme riche se sent mal,
Prenant conscience de sa vie pas géniale,
  C'est alors que cet homme simple et jovial lui dit:
        "Il faut rire pour vivre" et il ajoute "l'argent ne fait pas le bonheur"



Constance :

L'HERMINE ET LE VERGLAS

 

Dans sa grande fierté,

Une hermine, tout de blanc habillée

Pensait avec sa beauté

Être de tout protéger.

Son envie la guida à sortir un beau jour

De son bel, immense et riche appartement.

La journée sans réels grands atours

Tomba un des jours les plus froids, décidément

L'hermine ne manquait pas d'hardiesse

Ou d'inconscience.

Sa petite conscience la guida de son deux-pièces

Loin, du moins au plus proche de sa vaillance :

Au bas de son immeuble.

Elle comptait ce jour là, comme tant d'autres jours

Charmé un grand monsieur, riche et généreux.

Son dévolu se jeta sur le damoiseau

Souris, riche à souhait mais follement amoureux.

Il habitait au-dessus du voisin bistro

Qu'il tenait avec sa mégère dame souris

Qu'il avait épousé dans un petit souci

De conformité.

L'hermine de blanc vêtu comptait en cette journée

Charmé maître souris avec ses minauderies,

Ses rires, ses breloques, sa façon de marcher.

Elle avança donc d'un pas sur et accompli

Élégance et souplesse en acquis.

Or la pluie et le froid était tombé

Et dame hermine, sans le faire à moitié,

En fit autant.

Dans son orgueil, elle fut blessé,

Mais si elle ne l'avait eu, l'accident,

Dut également à un manque de sagacité

Et d'honneur, n'aurait point eu lieu.

Hélas, trois fois hélas,

Maître blaireau le facétieux,

Dame Grenouille la bêtasse,

Et Dame belette la diva,

rirent en cœur de voir l'hermine les fesses à terre,

jurant contre une plaque de verglas.

 

 

Ni fierté, ni arrogance, ni futilité,

Ni mièvreries, ni félonie, ni vanité

Ne mènent au succès et à la reconnaissance.

Moins d'orgueil guide vers la réussite ; patience.

Repost 0
11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 13:26
le-rat-villes-et-le-rat-des-champs.jpg


Autrefois le Rat de ville
Invita le Rat des champs,
D'une façon fort civile,
A des reliefs d'ortolans.


Sur un tapis de Turquie
Le couvert se trouva mis :
Je laisse à penser la vie
Que firent ces deux amis.


Le régal fut fort honnête,
Rien ne manquait au festin ;
Mais quelqu'un troubla la fête,
Pendant qu'ils étaient en train.


A la porte de la salle
Ils entendirent du bruit ;
Le Rat de ville détale, 
Son camarade le suit.


Le bruit cesse, on se retire :
Rats en campagne aussitôt ;
Et le Citadin de dire :
Achevons tout notre rôt.


C'est assez, dit le Rustique ;
Demain vous viendrez chez moi.
Ce n'est pas que je me pique
De tous vos festins de roi ;


Mais rien ne vient m'interrompre ;
Je mange tout à loisir.
Adieu donc ; fi du plaisir
Que la crainte peut corrompre !




-Cette illustration est une Œuvre de Gustave Doré, C’est une gravure qui illustre la fable de La Fontaine Le rat des villes et le rat des champs.


 Sur cette image on peut voir deux rats, le rat des villes et les rat des champs. La scène se déroule sur une très grande table, assez luxueuse pleine d’assiettes, de belles porcelaines, des saladiers remplis de fruits, de nourritures, de beaux couverts… Tous ces éléments caractérisent la richesse de la ville, on se trouve ici sans doute chez le rat des villes. Il me semble que dans l’assiette se trouve une carcasse d’oiseau qui est dans la fable le repas des deux rats. Mais cette table est en désordre complet, des verres renversés… On voit également le rat des champs qui fuit, qui saute de la table, il est dérangé par le bruit qui vient d’avoir et rentre chez lui en campagne. L’illustration respecte bien l’histoire.

 

 Mon choix s’est porté cette fable car la morale est intéressante : je vis moi même en campagne et je suis souvent gênée par le bruit qu’il y a en ville, la campagne est beaucoup plus paisible, et agréable que la ville, et c’est ce que démontre cette fable. J’ai apprécié le choix des animaux et la mise en scène que La Fontaine a utilisé pour défendre son idée.

Repost 0
7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 12:45
468px-Les_Grenouilles_qui_Demandent_un_Roi.jpg

Cette illustration est de Gustave Doré.

La scène se passe dans les marécages, nous pouvons voir les roseaux, le jonc, l'eau. Au premier plan, nous apercevons une "fourmilière" de grenouilles fuyant, en s'écrasant, la grue menaçante et sombre que nous retrouvons au deuxième plan.
Cette grue dévore déjà une des grenouilles. Nous pouvons également voir, le morceau de bois dit Soliveau qui flotte et qui est délaissé. Au dernier plan nous voyons l'horizon, les roseaux et les joncs sont placés en sorte que ça forme ressemble un chemin.
Ici, l'horizon est la liberté pour les grenouilles mais la grue bloque ce passage. Il y a dans cette scène un côté oppressant, le ciel est on dirait déchiré, les grenouilles sont entassés, les roseaux et les joncs s'entremêlent.

Repost 0
31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 16:17
Le Chat et le Renard, comme beaux petits saints,
S'en allaient en pélerinage,
C'étaient deux vrais tartufs, deux archipatelins,
Deux francs patte-pelus, qui, des frais du voyage,
Croquant mainte volaille, escroquant maint fromage,
S'indemnisaientà qui mieux mieux?
La chemin étant long, et partant ennuyeux,
Pour l'accourcir ils disputèrent.
La dispute est d'un grand secours :
Sans elle on dormirait toujours.
Nos pélerins s'agosillèrent,
Ayant bien disputé, l'on parla du prochain.
Le Renard au Chat dit enfin :
"Tu prétends être fort habile ;
En sais-tu tant que moi ? J'ai cent ruses au sac.
- Non, dit l'autre : je n'ai qu'un tour dans mon bissac ;
Mais je soutiens qu'il en vaut mille. "
Eux de recommencer la dispute à l'envi.
Sur le que si, que non, tous deux étant ainsi,
Une maute apaisa la noise.
Le Chat dit au Renard : "Fouille en ton sac, ami ;
Cherche en ta cervelle matoise
Un stratagème sûr : pour moi, voici le mien."
A ces mots, sur un arbre il grimpa bel et bien.
L'autre fit cent tours inutiles,
Entre dans cent terriers, mit cent fois en défaut,
Tous les confrères de Brifaut.
Partout, il tenta des asiles ;
Et ce fut partout sans succès ;
la fumée y pourvut, ainsi que les bassets.
Au sortir d'un terrier, deux chiens aux pieds agiles
L'étranglèrent au premier bond.

Le trop d'expédients peut gâter une affaire :
On perd du temps au choix, on tente, on veut tout faire,
N'en ayons qu'un, mais qu'il soit bon.



(en gras, texte illustré ci-dessous)
img016.jpg
Cette page de bande-dessinée, la dernière de la fable, est extraite de l'album La Fontaine aux Fables, qui a fait appel à différents illustrateurs pour illustrer douze des fables de La Fontaine les plus connues. Elles reprennent toute le texte original, comme ici, vous pouvez le remarquez. Les illustrateurs de Le Chat et le Renard sont Yann Dégruel et Julie Audibert. Yann Dégruel est un spécialiste de l'adaptation de la littérature à la bande dessinée puisqu'il est l'auteur des bandes dessinées Sans Famille. Julie Audibert, quant à elle, réalise ici sa première bande-dessinée (qui ne fait donc que trois pages).
C'est avec ce genre d'illustrations que nous nous rendons vraiment compte de leur utilité : elles donnent tous leur sens au texte. Cette fable de la Fontaine est assez difficile à comprendre. Avec la lecture de cette bande-dessinée, qui reprend comme le reste du recueil le texte original de La Fontaine, tout s'éclaircit. Par exemple, la première vignette, qui prend toute la moitié supérieure de l'image, explicite bien le passage de la fable "L'autre fit cent tours inutiles, / Entre dans cent terriers, mit cent fois en défaut, / Tous les confrères de Brifaut." en nous présentant les "cent tours inutiles". Donner la morale à dire par deux autres personnages, ici les "deux chiens aux pieds agiles" aux allures d'inspecteur, la rend plus vivante. Les couleurs utilisées jouent aussi un rôle avec cette bande-dessinée : tout du long, ce sont les couleurs du crime et de la défaite (le noir) et du renard (le orange) tandis qu'à la dernière vignette, il y a une dominante de vert (espoir, réussite) et d'autres couleurs lumineuses, avec l'apparition du chat au milieu, comme pour symboliser la victoire.
Cette bande-dessinée apporte encore à la fable un autres aspect plaisant et non-négligeable : la modernisation. En effet, l'image, plutôt que de nous montrer un renard se cachant dans des terriers, nous présente un renard se déguisant de mille manières (enfin, sept, mais l'idée du nombre important est là). De même, les lieux ne sont pas comme La Fontaine l'imaginait une forêt mais une ville (on peut voir que le renard est pris dans une gare et que les chiens sont dans un café au moment où il donne la morale).
Je trouve que cette illustration respecte bien la fable de La Fontaine : elle reprend son texte, le rend plus plaisant et plus compréhensible grâce à l'image (et respectant ainsi les objectifs de La Fontaine : plaire et instruire) et la modernisation ne fait qu'apporter plus de sens et de plaisir au tout.
Repost 0
27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 15:54
                                                                                                                                                                                                 http://www.bj.refer.org/benin_ct/tur/fontaine/images/leliong.jpg 
« Va-t’en, chétif insecte, excrément de la terre ! »
C'est en ces mots que le lion
Parlait un jour au moucheron.
L'autre lui déclara la guerre.
« Penses-tu, lui dit-il, que ton titre de roi
Me fasse peur, ni me soucie ?
Un boeuf est plus puissant que toi,
Je le mène à ma fantaisie. »
A peine il achevait ces mots
Que lui-même il sonna la charge,
Fut le trompette et le héros.
Dans l'abord il se met au large;
Puis prend son temps, fond sur le cou
Du lion, qu'il rend presque fou.
Le quadrupède écume, et son oeil étincelle;
Il rugit, on se cache, on tremble à l'environ;
Et cette alarme universelle
Est l'ouvrage d'un moucheron.
Un avorton de mouche en cent lieux le harcèle,
Tantôt pique l'échine, et tantôt le museau,
Tantôt entre au fond du naseau.
La rage alors se trouve à son faîte montée.
L'invisible ennemi triomphe, et rit de voir

Qu'il n'est griffe ni dent en la bête irritée
Qui de la mettre en sang ne fasse son devoir.
Le malheureux lion se déchire lui-même,
Fait résonner sa queue à l'entour de ses flancs,
Bat l'air, qui n'en peut mais; et sa fureur extrême
Le fatigue, l'abat ; le voilà sur les dents.
L'insecte du combat se retire avec gloire:
Comme il sonna la charge, il sonne la victoire,
Va partout l'annoncer, et rencontre en chemin
L'embuscade d'une araignée:
Il y rencontre aussi sa fin.

Quelle chose par là nous peut être enseignée ?
J'en vois deux, dont l'une est qu'entre nos ennemis,
Les plus à craindre sont souvent les plus petits ;
L' autre, qu' aux grands périls tel a pu se soustraire,
Qui périt pour la moindre affaire.                                                                                                   


Malgré une illustration qui n'est pas d'époque, on reconnaît bien le lion au centre. Son regard porte vers le moucheron à gauche. A l'opposé, apparaît l'araignée qui causera la "fin" de l'insecte.
Cette réprésentation est faite dans un ordre chronologique, avec de gauche à droite les animaux qui sont dans la fable chacun à leurs tours.
Le lion et surtout sa tête sont bien détaillés. On arrive à percevoir la folie et l'énervement qui remplie ce "quadrupède".

J'ai choisi cette illustration car je la trouve très colorée et totalement différente des gravures de l'époque. Le fait qu'il y est peu de détails; ou que ces derniers ne soient présents que sur la tête du lion me plaît beaucoup.
Un mélange d'époque entre l'illustration et la fable, comme le fait La Fontaine avec ses réécritures des textes de l'Antiquité.









Repost 0
24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 19:20

La raison du plus fort est toujours la meilleure :                                              Auguste Delierrele loup et l'agneau DELIERRE
Nous l'allons montrer tout à l'heure.
Un Agneau se désaltérait
Dans le courant d'une onde pure.
Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait.
Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité.
- Sire, répond l'Agneau, que votre Majesté
Ne se mette pas en colère ;
Mais plutôt qu'elle considère
Que je me vas désaltérant
Dans le courant,
Plus de vingt pas au-dessous d'Elle,
Et que par conséquent, en aucune façon,

Je ne puis troubler sa boisson.
- Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
Et je sais que de moi tu médis l'an passé.                           
- Comment l'aurais-je fait si je n'étais pas né ? 

Reprit l'Agneau, je tette encor ma mère.
- Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.
- Je n'en ai point. - C'est donc quelqu'un des tiens :   

Car vous ne m'épargnez guère,

Vous, vos bergers, et vos chiens.

On me l'a dit: il faut que je me venge.

Là-dessus, au fond des forêts

Le loup l'emporte, et puis le mange,

Sans autre forme de procès.

 

 

 

Sur cette illustration on peut voir l'agneau qui se désalterre tranquillement, lorsque le loup surgit de derriere les rochers. L'agneau parait doux et innocent alors que le loup, lui, parait féroce et cruel. Il se croit sans doute supérieur de la ou il est. A la fin de la fable le loup se venge d'un crime que l'agneau n'a meme pas commis. Le loup est peut-etre plus fort par le physique mais l'agneau est plus fort par la raison. Et ici la tyrannie l'emporte sur la raison.

J'ai choisi cette illustration car c'est surement l'une des plus réussi et elle correspond tout a fait à la morale de La Fontaine: " La raison du plus fort est toujours la meilleure"

 

 

 

 

 

Repost 0
24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 18:32
http://www.shanaweb.net/lafontaine/fables-j-j-granville/l-ane-et-le-chien.png
Illustration de J.J Grandville pour la fable de La Fontaine : L'Ane et le Chien


J'ai choisi cette image car j'estime qu'elle représente bien la fable de La Fontaine ; elle représente en effet l'Ane se faisant attaquer par le loup sous l'oeil sarcastique du Chien.
Cela met en avant la trame de la fable : l'Ane n'ayant pas aidé le chien, le Chien ne l'aide pas lorsque celui ci est en danger. 

A noter que le Chien est auprès de son maitre endormi, adossé à un arbre et croisant les pattes avant (>personnification) tandis que les attitudes de l'Ane et du Loup sont tout à fait "animales". Le Chien serait plus intelligent que l'Ane car le Chien serait "plus humain".

Cette image représente la conséquence du non-respect de la morale (il faut s'entr'aider) :  A ne pas vouloir aider les autres, on ne se fait pas aider lorsque que l'on en a besoin.
Repost 0
23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 20:39
Comme vous le savez maintenant, La Fontaine s'est largement inspiré d'Esope pour élaborer ses propres fables.
Chez l'un, comme chez l'autre, les animaux parlent et ressemblent aux hommes (par anthropocentrisme ...)
Ils symbolisent des traits de caractère ou des comportements moraux typiquement humains, mais auxquels ils sont parfois étroitement associés (sans que cela soit forcément "naturel") dans l'imaginaire populaire.
Voici donc une sélection de quelques animaux que l'on découvre dans les fables d'Esope ( dans la traduction et présentation de Jean-Claude Carrière, aux éditions Albin Michel).
Vous remarquerez que certains traits de caractères sont communs chez La Fontaine et Esope. Mais, aussi surprenant que cela puisse vous paraître, ce n'est pas toujours le cas.
A vous de chercher les points communs et les différences.
Et de proposer (dans une couleur différente, svp) une "définition" des animaux de votre choix, chez la Fontaine.
(autrement dit, pour prendre un exemple concret : si vous trouvez que, chez La Fontaine, le Corbeau ne correspond pas à la même définition que chez Esope, proposez une autre définition de l'animal en-dessous de celle qui existe, et dans une autre couleur).

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Agneau : Victime du loup et des méchants. N’existe que pour être mangé. Symbolise la candeur naïve et l’innocence.

Aigle : Le roi des oiseaux. Animal puissant et rapace, mais ne manquant ni de noblesse ni du sens de la dignité. Refuse de manger quand il est en captivité. Méprise les scarabées, mais se montre toujours reconnaissant envers les bienfaiteurs. Symbolise la force noble et franche.

Âne : Toujours accablé de fardeaux. Victime des puissants et des faibles. N’a d’autre issue dans sa vie que la mort (par épuisement). Voudrait changer de maître, de cri, de condition, mais ses révoltes ne font qu’aggraver ses malheurs. Revêt, en désespoir de cause, des peaux de lion qui ne dupent personne. Prêt à tout pour ne pas travailler, y compris à simuler l’épilepsie. Symbolise l’entêtement, l’insatisfaction, l’exploitation de l’âne par l’homme et l’inutile révolte.

Biche : Toujours aux abois. Elle guette malheureusement le danger du côté d’où il ne vient jamais. Symbolise les revers de fortune.

Bouc : Animal borné qui fait toute chose à la légère. A plus de poils au menton que d’esprit. Symbolise la bêtise.

Cerf : Animal pusillanime qui fuit au moindre bruit sans jamais songer à se défendre. Symbolise la lâcheté.

Chat : N’est mentionné que dans deux fables. Dans l’une, il se contente de faire le mort.

        Chat chez LF : très présent (plus d'une dizaine de fables). Rôle de juge intransigeant  et sournoi de puissant. Au côté du lion, du loup, du renard, de l'aigle et du vautour, il fait partit des « forts ».

Chauve-souris : Animal qui n’est ni un oiseau ni une souris et qui le sait. Ne sort que la nuit, par peur de ses créanciers. Symbolise la souplesse d’esprit et la ruse.

Chien : animal qui lâche volontiers la proie pour l’ombre, car il ne pense qu’à manger. Aimable quand il est repu, devient vindicatif et coléreux quand il est affamé. Sa vie est, en général, peu enviable. Il symbolise l’esclavage et la gloutonnerie.

Cigale : insecte intelligent, mais de nature insouciante. Son chant lui attire maints ennuis car il la signale au renard et l’empêche de se nourrir. Symbolise l’imprévoyance.

Coq : Croit être utile à l’homme en l’éveillant la nuit pour se rendre au travail. Finit souvent étranglé entre les mains des domestiques et des voleurs. Se montre volontiers vantard et orgueilleux. Symbolise la vanité.

Corbeau : Oiseau de mauvais augure. Prévoit l’avenir de l’homme, mais jamais le sien. Vole la viande des dieux sur les autels. Symbolise l’instinct mauvais et la fatalité.

       Corbeau chez LF : représentant des vaniteux

Fourmi : était autrefois un homme cupide et voleur, changé en insecte par châtiment des dieux. Active et prévoyante, mais de nature égoïste et prétentieuse. Symbolise la prévoyance et la cupidité.

Grenouilles : Animaux candides et futiles qui vivent dans la fange. Passent leur vie à coasser et à agir à la légère. Symbolisent la fatuité et le vide de l’esprit.

Lièvres : Les lièvres sont des animaux qui passent leur vie à trembler. Oublieux et désinvoltes, ils se laissent gagner à la course par les tortues. Symbolisent la peur et la dissipation.

Lion : Roi des animaux. A une haute idée de lui-même et un profond mépris pour la justice. Dans les partages, se taille toujours la part du lion. Devient rusé en vieillissant et stupide lorsqu’il est amoureux. Il est si dangereux que, même peint, il peut tuer quelqu’un. Symbolise la force toute-puissante.

Loup : Animal vorace et naïf qui croit aux belles paroles des chiens, des ânes et des chevreaux. Agit souvent à l’encontre de sa nature et s’en repent amèrement. Symbolise la force gloutonne et stupide.

Ours : animal hypocrite et vantard. Ne mange jamais de cadavre, mais s’attaque souvent aux vivants. Symbolise la vanité et la férocité.

Rat : Animal agressif et sot, ennemi des belettes. Aurait tendance à être vaniteux. Symbolise la sottise active.

        Rat chez LF : souvent entre le fort et le faible (des fois vainqueur, des fois perdant). Il est doté d'une grande intelligence et d'une certaine sagesse bien que parfois correspondant à la définition du rat d'Esope.

Renard : animal intelligent et rusé. Démasque les menteurs et ment lui-même effrontément. A un penchant masqué pour le chant et les belles voix (celle du coq, du corbeau et de la cigale). N’a qu’un souci en tête : provoquer le malheur des autres. Ne tient jamais parole. Aime les vengeances subtiles et raffinées. Symbolise la cruauté, l’adresse et la ruse.

Singe : Il ment comme il respire et tombe dans tous les pièges. Aime tellement son petit qu’il l’étouffe en le pressant contre son sein. Symbolise la vantardise et la sottise.

Souris : Sait ce que veut dire le mot : reconnaissance. Elle n’a peur ni des chats ni des lions. Symbolise le courage et les vertus de la faiblesse.

Tortue : N’aime pas les noces et les banquets. Aime vivre seule. Voudrait pouvoir voler et courir vite. Agit souvent à contretemps. Symbolise l’égoïsme et l’acharnement.

 

(ajouts de Constance)

Repost 0

Présentation

  • : Le blog des 1ères ES2 et S2 de Loth 2013-2014
  • : Bienvenue sur le site des classe de 1ères ES 2 & S 2 du Lycée Joseph Loth
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Archives

Pages