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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 20:35

LISTE D'OEUVRES DU XVIIIème SIECLE

 

 

 

MONTESQUIEU : - Les lettres persannes ( roman épistolaire ; critique de la société)

                                   - De l'esprit des lois (essai dense ; pour les plus courageux !...)

 

DIDEROT : - Le Supplément au Voyage de Bougainville  ( dialogue(s) ; court ; des éditions à 1,50 € ; mythe du bon sauvage, critique de la société => S'il ne faut en lire qu'un ça peut être celui-là !...)

Jacques le Fataliste et son maître (récit ; précurseur du roman ; se lit facilement (et avec plaisir, « normalement » ...)

La Religieuse (roman ; critique de la religion et de la vie en couvent)

Le neveu de Rameau (dialogue ; plus difficile d'accès, sans doute ...)

 

ROUSSEAU : - La Nouvelle Héloïse (roman épistolaire, précurseur du romantisme ; long, mais on n'est pas obligé de tout lire !...)

Discours sur les sciences et les arts et/ou Discours sur les fondements et l'origine de l'inégalité parmi les hommes  (essais relativement « courts », par rapport à d'autres textes de Rousseau, tels L'Emile, ou de l'éducation et Le contrat social)

Les Confessions (autobiographie)

Les rêveries du promeneur soliotaire

 

 

VOLTAIRE : Zadig, L'Ingénu, Micromégas (là, il est question de science, d'astronomie, d'infiniment grand et d'infiniment petit, de Nexton, bien sûr, etc ...), Jeannot et Colin

De l'horrible danger de la lecture (courte satire ; je vous laisse découvrir)

Traité sur l'intolérance

Lettres philosophiques (essai épistolaire ; après le séjour en Angleterre)

Dictionnaire de philosophie (essai, contrairement à ce que ce nom indique, pour un lecteur contemporain : comme dans l'esprit de L'Encyclopédie, il s'agit moins de proposer la simple définition d'un mot que de disserter sur une notion, un concept – pas forcément et uniquement philosophique)

 

 

CHODERLOS DE LACLOS : - Les liaisons dangereuses (roman épistolaire ; libertinage => passionnant !)

 

THEATRE

 

MARIVAUX : Le jeu de l'amour et du hasard ; L'île des esclaves ; La double inconstance ; La dispute ; etc ...

 

BEAUMARCHAIS : Le Barbier de Séville ; Le mariage de Figaro (que je conseille,plus encore   

que le premier, mais qui en est la suite ...)    

 

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 20:30

Texte 4 - CANDIDE : le nègre de Surinam

 

Cet épisode marque un arrêt (parenthèse) ds la prog° de C te est défini comme un passage (entre l'Eldorado et Surinam). Ce personnage de l'esclave ne réapparaîtra plus par la suite. Ms cet épisode n'est pas coupé du conte.

 

I - Un constat neutre, détaché

 

Le récit de la rencontre avec le nègre est fait par le narrateur qui semble ne pas prendre parti et donner les choses telles qu'elles se sont passées. Les paroles de l'esclave ont cette même tonalité d'acceptation de son sort en fonction d'une même réglementation.

 

a) Un constat dans le récit : pt du vue externe

- Le " ils " désigne Candide et son valet Cacambo. Rencontre de trois personnages, Candide et Cacambo en mouvement et le nègre qui est étendu par terre. Il y a donc opposition entre liberté de mouvement des uns et immobilité de l'autre.

- La présentation du nègre est faite sans apitoiement d'abord à travers des détails vestimentaires " la moitié de son habit " puis indication de sa mutilation. Tout est présenté sur le mode de l'amputation et est mis sur le même plan.

- descr précise et cohérente donne une impresion d'objectivité, minutie perçue comme un souci de vérité. Neutralité en décalage avec "l'état horrible" de l'esclave Þ faire réagir le lecteur.

 

b) Constat dans les paroles de l'esclave

- Affirmation d'une attitude de soumission, de passivité face aux qques marq d'émoiton de C. "j'attends mon maître"

- Explication calme et détaillée de " l'usage ". Symétrie de la construction de la phrase et résultat obtenu sans aucune émotion. Raisonnement logique (connecteurs : "mais, or").

- L'esclave présente une situation générale (pronoms perso "nous" et "on") et l'applique ensuite à son cas particulier ("je me suis trouvé ds les 2 cas").  Manière de créer une distance : il situe son cas ds un contx éco qui le dépasse

 

c) Cependant après la parole résignée de l'esclave, le nègre va donner la parole à sa mère (Rappel des propos de sa mère en employant le style direct). Présence d'une parole vivante, la mère au style direct. Ce n'est pas un constat, c'est un rappel émouvant du passé.

 

 

II - L'ironie

 

Cette ironie se révèle dans le décalage

 

a) entre l'objectivité, la neutralité du constat et l'horreur de la situation décrite "état horrible".

- Dans la logique de l'usage.

- Dans la relation établie entre l'esclave et l'économie.

 

b) entre une situation de déséquilibre (atteinte à l'intégrité physique de l'esclave) et la belle organisation des jeux de symétries ds la descr comme ds le disc "n'ayant plus que / il manquait" ; "la moitié de son habit" ; "la jambe gauche et la main droite"

 

c) Décalage entre l'horreur de la situation et la résignation froide de l'esclave qui se contente d'attendre son maître. Insistance détachée sur les clauses du contrat établi par l'usage (= mutilation systématique ) " je me suis trouvé dans les deux cas ". C'est un formalisme administratif que met en relief Voltaire par le ton faussement détaché, l'horreur n'en n'est que plus perceptible.

- Parallélisme (l .12à14)"quand la meule nous attrape le doigt on nous coupe la main , quand nous voulons nous enfuir on nous coupe la jambe" Code noir de 1685

 

d) L'ironie apparaît aussi dans le choix de certains termes à double sens " fameux " différent au terme valorisant illustre, célèbre : il est dépréciatif. Vanderdendur est rendu célèbre par sa cruauté Décalage entre l'adjectif et la réalité qu'il recouvre. Renforcé par :

- Allitération (l.9)" Vanderdendur " : "Vendeur à la dent dure" souligne le caractère cruel du négociant. 

- Allusion à Van düren, libraire hollandais, avec lequel Voltaire s'est accroché.

d) Relation entre l'esclave et le sucre. Raccourci efficace "c'est à ce prix que vous manger du sucre en Europe ". - Euphémisme (l.15). Voltaire montre l'horreur de l'esclavagisme : on mutile pour faire baisser le prix du sucre Þ argument déjà pris par Montesquieu  Ici aussi distorsion, décalage entre notion de plaisir en Europe et vie inhumaine pour les esclaves.

 

e) décalage entre les préceptes religieux et (voca de la famille pour exprimer la fraternité) et le traitement réservé aux esclaves. Insistance sur l'hypocrisie des prêtres.

- Le mot "fétiches" est une impropriété de termes afin d'éviter la censure.

- Champ lexical de l'Eglise (l.5)"mon dieu" (l.18)"bénit" (l ;20)"seigneur" (l.27)"Adam" (l.29)"fétiches" Voltaire met en valeur les contradiction entre les fondements de la religion et le traitement des noirs.

Voltaire met en évidence la contradiction " nous sommes tous enfants… " alors qu'on pratique l'esclavage. Cette contradiction trahit l'hypocrisie des prêtres. Cela va à l'encontre des préceptes de la bible.

 

f) Décalage entre les propos optimistes de la mère, exprimés au travers d'un voca mélioratif,  rapportés par l'esclave au disc direct et la réalité horrible de l'esclavage.

- Paradoxe (l.19)"ils te feront vivre heureux" (l.13-14) "attrape le doigt coupe la main , on s'enfuie coupe la jambe" Contradiction entre les idées de leurs parents et le traitement du nègre.

 

Registre ironique au service de la critique :

 

III - Les différents éléments de la dénonciation

 

L'émotion de Candide souligne l'horreur de l'état dans lequel se trouve l'esclave et cette horreur ne peut inspirer que de la pitié. Voltaire fait ainsi appel à la sensibilité de son héros et à travers lui à celle du lecteur.

 

a) Achat de l'esclave rendu possible par le mensonge ds uns et la naïveté des autres. L'esclave renverse même le système des valeurs fondamentales : Esclave = honneur. Il est recommandé par la mère. Dénonciation de l'illusion optimiste qui conduit à l'esclavage à cause de l'attitude de sa mère.

 

a) Dénonciation de l'esclavage en lui-même qui est un système brutal et cruel parce qu'il exploite la souffrance pour le plaisir de quelques privilégiés : " c'est à ce prix ….. en Europe ".

- Champ lexical du négociant  (l.7)"maître" "Venderdendur" (l.8)"négociant" (l ;19)"fétiches" (l.20)"seigneur" (l.21)"Les blancs"  Forte présence du négociant exprime la domination du blanc sur le noir à l'époque. 

- En revanche pour le noir : citation péjorative, vision réductrice.  (l.2)"moitié habit" (l.4)"pauvre Homme" (l.3-11)"caleçon de toile" (l.6)"état horrible" Nègre dénigré ? emploi d'adjectifs péjoratifs.

 

c) Il s'en prend à la bonne csc des européens qui envoient des missionnaires pour évangéliser les esclaves.

- (l.23)" les singes , les chiens , les perroquets " (l ;24) "sont mille fois plus heureux que nous"  Les noirs sont moins bien traités que les animaux qui eux sont respectés pour leur obéissance.

Ironie (l.29 à 30) "Or vous m'avouerez qu'on ne peut pas en user d'une manière plus horrible avec ses parents" Cela montre qu'un noir n'est pas respecté en tant qu'homme. Répétition expressive (l ;1,8,10) "le nègre" Voltaire insiste une fois de plus sur le thème de l'esclavage.

- A une époq où la question de la nature humaine des esclaves est encore débattue, V. présente un esclave capable de cstruire un raisonnement cohérent et élaboré : il montre ainsi qu'on ne peut douter de l'humanité des peuples noirs (cf critiq de la religion)

 

Conclusion :

 

    Ce texte est basé sur le constat de l'infamie de la traite négrière. Il décrit de manière authentique la cruauté des négociants. Au premier abord, le fait que le point de vue soit externe tend à nous faire penser que le constat est neutre; l'étude de ce texte nous montre que c'est Voltaire qui s'exprime à travers le nègre. C'est pourquoi on peut dénoter de l'ironie, notamment quand Voltaire traite de la religion. Comme nous l'avons dit auparavant, le constat paraît neutre. Pourtant la description très crue de la mutilation des nègres et du négoce de ceux-ci suscite un sentiment de révolte et d'indignation chez le lecteur. Toutes les figures de style montrent une très bonne organisation du texte. C'est pourquoi nous pouvons déduire que ce texte participe fortement au combat de Voltaire contre l'intolérance et l'injustice.

 

 

 

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 20:29

Texte 3 - CANDIDE : l'Eldorado

 

I - une parodie de conte de fées

 

- Nbses hyperboles Þ tout est surdimensionné (taille du portail, "mille musiciens", "tte la grâce imaginable", "élevés jusqu'aux nues", "mille colonnes", "galerie de 2000 pas"), adjectifs mélioratifs et hyperboliques ("prodigieuse", "belles", "gds et gdes", "pure"

- Hors du commun, inexprimable "impossible d'exprimer quelle en était la matière"

Omniprésence de la beauté et douceur Þ odorat ("gérofle, cannelle"), vue ("édifices, belles filles, pierreries"), goût ("fontaine d'eau pure, d'eau rose, liqueurs de canne de sucre"), toucher ("robes d'un tisu de duvet de colibri"), ouïe (mille musiciens). Tous les sens en éveil et accueil chaleureux ("grâce, embrasser, conduisirent aux bains, les vêtirent de robes..")

- Rythme du dernier paragraphe renforce l'effet d'abondance et de douceur : accumulation, juxtapositions et dernier long segment qui marque la profusion "continuellement". Mélange des différents sens.

- Hyperboles fctionnent comme des indices pour le lecteur : ceci ne peut être qu'une fiction. Ainsi "le monde où tout va bien" ne peut être réel, tandis que celui où tt va mal est bien réel.

- Servent p-ê à marquer la parodie des utopies à la mode et des récits de voyage où "le bon sauvage" est svent mis en scène (Voltaire estime qu'il ne saurait exister sur terre de société parfaite). Nveau monde resté à l'écart des misères du monde : basé sur le respect d'autrui, la recherche du bonheur et du bien-être, l'absence de condescendance.

 

L'Eldorado fonctionne comme un miroir renversé de la société (monarchie) du XVIIIè dénoncé par Voltaire

 

II - une satire du monde réel

 

Toutes les situations rencontrées jusqu'ici sont renversées :

-          Candide n'est plus chassé mais chaleureusement accueilli. Il n'est plus battu ms somptueusement nourri alors qu'il rep un univers complètement différent.

-          Candide ne mène plus cacambo (c'est même le contraire : Cacambo prend l'initiative)

-          Les puissants sont sages et accueillants : Sa majesté les reçoit avec simplicité, convivialité (le serrer ds les bras et l'embrasser) et sans condescendance. Elle est très abordable (critique en creux du pouvoir de l'époque : une cour refermée sur elle-même, complètement déconnectée de la réalité du pays) et les "prie poliment à souper". Critiq des inégalités sociales faites d'agressivité, d'indifférence.

-          Critique claire du pouvoir de l'époque avec la question de cacambo : ridicule (hyperboles, grossissement) des usages à la cour de Louis XV et déférence générale pour les gds de ce monde

-          Ce qui apparaît naturel ("1000 musiciens, selon l'usage ordinaire") et d'usage est pour nous exceptionnel et hors du commun (édifices, nombres, matière "supériorité")

-          Relativisation de la richesse : autre système des valeurs. "supériorité prodigieuse sur ces cailloux (or) et sur ce sable (pierres). Misère n'existe pas.

-          Pas de prison, pas de palais de justice : monde idéal où règne l'harmonie Þ contraste avec ts les épisodes précédents où règnaient la corruption, guerre, injustice (le Mal)

-          Place très importante (ce qui fit "le + plaisir" à Candide) des sciences et techniques. Monde avancé où le savoir prime sur tout le reste (contraste avec épisodes précédents où la superstition et l'absence de réflexion primaient sur l'intelligence) Þ permet à Candide de commencer à remettre en cause les leçons de Pangloss (chap. XVII)

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 20:18

Texte 2 - CANDIDE : la guerre

 

Fréquent dans Candide : plusieurs degrés de lecture / compréhension qui peuvent être en rapport avec une variation de point de vue : personnage (surtt Candide) / narrateur / (connivence) lecteur - auteur

Chp 3 => cf lexique et indices de lieux (=> déplacements du pers)

- structure du texte : contraste fort entre les deux paragraphes : d’une « guerre propre » et belle à voir à ses « dégâts collatéraux » sur les pop civiles (=> N.B. : heureusement, rien de tel ne pourrait se produire de nos jours !…)

 

 

I - une vision candide (naïve) sur la guerre

1) aspect esthétique, émerveillement  de Candide

 

        a) aspect visuel
cf. accumulation d'adjs mélioratifs + répétition de l'intensif "si" pour insister sur l'admiration sans borne = harmonie du spectacle

"théâtre de la guerre" Þ perçu comme un spectacle

 
        b) aspect auditif
cf accumulation des instruments de musiques
guerre = concert, guerre = joie. "chants", gloire à Dieu

2) une bataille de soldat de plomb

cf "renversèrent" = euphémisme = des marionnettes comme si pas réélt morts
cf approximation des chiffes = comme si peu d'importance + "ôter", "âmes", "le tout" Þ semble immatériel
C ne semble pas réélt se rendre compte de ce qui se passe sous ses yeux

 

Þ registre épique : nbx pluriels, termes collectifs, accumulation, superlatifs, effet de disproportion, aspect surhumain.

3) une apparente justification de la guerre

 

pt de vue de Candide

termes mélioratifs : "héroïque", "héros"

L'incendie du village voisin est justifié par "les lois du droit public"

Voca philosophique lié au bien : "raison suffisante", "ôta du meilleur des mondes 10000 coquins qui en infectaient la surface" Þ opposition "meilleur des mondes" / "coquins, infectaient". C'est un mal pour un bien.

Voltaire laisse Candide décrire "philosophiquement", avec le voca, les arg et les tics de raisonnement qu'il a reçus de son maître Pangloss. Il n'est pas guéri du dogmatisme naïf inculqué par son maître Pangloss.

 

II - Mais en réalité une virulente dénonciation de la guerre

 

Véritable morceau de bravoure : Voltaire utilise un grand arsenal rhétorique, comme on a guère l’occasion d’en voir, pour dénoncer les pratiques belliqueuses de son temps. Tout le monde en prend pour son grade, en général

 

a) dissonances introduites dès le 1er paragraphe


bruits de + en + forts et de moins en moins harmonieux Þ cf. "tambour"
+ "canons" =arme insérée ds l'énumération
+ "enfer" = notations de V qui intervient ds le récit pour montrer  que sa vision est différente de celle de son pers

 

b) Registre ironique

 

Importance des effets de disproportion entre ce qui est raconté (l'horreur) et la manière lègère dont elle est racontée, surtout ds le 1er paragraphe

L'ironie du narrateur pointe clairement sous le regard naïf du pers : "héroïque et héros" Þ antiphrases  ms aussi juxtapositions discordantes ("boucherie héroïque"), éxagérations et atténuations inattendues ("renversèrent")

Dénonciation de l'Eglise qui donne sa caution à des princes qui précipitent leur peuple au massacre : "Te Deum" : chants d'action de grâce. Dieu brille par son absence.

Guerre apparaît d'autant plus absurde que les raisons n'en sont jamais présentées et qu'elles semblent se dérouler pour rien.

 

c) Registre pathétique : omniprésence de la mort

 

Description du second paragraphe strictement composée autour de points forts ( indices de lieux ; groupes humains)

Gradation dans l'évocation des cadavres : description éthérée dans le 1er paragraphe (cf I) même si "boucherie (héroïque)" Þ oxymore

Ensuite CL de la cruauté très clair : "tas de morts", "mourants", "vieillards criblés de coups", "mourir leurs femmes égorgées", "mamelles sanglantes", "filles éventrées", "redaient leur dernier soupir" + viols + corps en morceaux, éclatement du corps (membres éparpillés) : mettre en valeur les désordres causés par la guerre

=> fait penser à un tableau (plutôt classique, voire même pompier …) Þ description du second paragraphe strictement composée autour de points forts ( indices de lieux ; groupes humains)

Description réaliste, registre pathétique (omniprésence du voca affectif) qui contraste avec le registre épique (?) du début. Les termes collectifs et pluriels se transforment en êtres presque individualisés, faibles, innocents et victimes absurdes de la guerre : "vieillards, femmes, enfants" / "tas, 6000 hommes, qques milliers"

 

III - Condamnation de la philo de Leibniz

 

Ce mal absolu contredit à lui seul tte la philo optimiste de Pangloss. Cette scène décrite avec ironie et sarcasme souligne que la guerre mélange horreur et bouffonnerie, noirceur et misère.

Voltaire attire l'attention de ses lecteurs sur ces combats lointains (le cœur de l'Europe) en 1756 dont on ne se souciait guère. Guerre opposant la Prusse et la France (Bulgares / Abares) qui ne se terminera qu'en 1763 (centaines de milliers de morts) Þ guerre de 7 ans. Au courant car connaît bien le roi de Prusse (Frédéric II)

Philosophes ridiculisés "trembler comme un philosophe"+ détournement de sens du lexique leibnizien en guise de justification

Þ n'est pas conscient de ce qui se passe. Ne peut lire la réalité qu'avec ses lunettes, sa grille de lecture dogmatique : l'optimisme. Pas de distance. Application mécanique d'une théorie sur les évènements.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 20:16

Texte 1 - CANDIDE : l'incipit

 

            I - Un univers qui semble paradisiaque

 

Incipit Þ fixer le cadre spatio-temporel

 

a) Indices du conte

Þ temps(pronom démonstratif médiéval du titre "icelui" + "il y avait", renforcé par les imparfaits. Impossible de dater l'histoire précisément.Þ passé révolu, ancien) et espace (l'Allemagne, la vestphalie, le château. Mais peu de détails) indéterminés

Þ château, pays étranger, chasse, religion

Þ monde clos et figé Þ noms propres porteurs de sens ou évocateurs (Candide, Pangloss), pers stéréotypés, non individualisés

 

b) Monde heureux en apparence : monde figé, chacun à sa place

Þ baronnie centrée sur le pers du baron ("ils riaient qd il faisait des contes"), pas de relation avec l'extérieur. Paysage défini par rapport au château : château au centre du monde.                                  Þ présentation des pers ds un ordre familial et social hiérarchiq : baron, épouse, enfants, précepteur et l'enfant naturel. Définis aussi (à part Candide) par leur fonction : sociale (baron, Pangloss-précepteur) ou familiale (épouse, fille et fils du baron)

Þ Candide est un élève modèle, "meilleur des mondes possibles", nbx termes mélioratifs ("beau, douces, bon et honnêtes, admirablement"), superlatifs ("le + beau des châteaux, le meilleur"), plaisir qd on "faisait des contes", hospitalité car la baronne "faisait les honneurs de la maison". Monde idéal.

Þ référence à la génèse. Paradis terrestre duquel va être chassé Candide pour avoir "croqué la pomme"

 

Ms sous cette apparence se cache une vive critique Þ pour éviter la censure

           

II - Une satire de la noblesse

 

a) Critique des règles strictes et vides de l'aristocratie

Þ ds le 1er paragraphe, épisode des "71 quartiers" (nbre d'ancêtres nobles). Ne critique pas le syst en lui-même ms son application rigide et absurde, fondée sur des préjugés. La rigidité du syst porte atteinte au mérite puisque la jeune fille ne pourra épouser le "bon et honnête gentilhomme du voisinage"

 

b) puissance du baron ridiculisée

Þ son nom : "thunder" = orage + allitération de dentales Þ sonorité agressive, presque juron

Þ accumulation de superlatifs, de termes mélioratifs ou de "monseigneurs, barons" Þ parodie. Cela s'apparente à de la flatterie ms le titre de baron est dévalorisé au XVIIIè ce qui rend encore + ridicule ces appellations répétées.

Þ paradoxe : sa puissance repose dur des élmts très ordinaires : "une porte et des fenêtres", "tapisserie", "basse-cours", "palefrenier", "vicaire du village". Puissance ne repose que sur un titre (baron). Cf "et ils riaient qd il faisait des contes" Þ csq. Admiration repose sur le titre et non sur le mérite. - Même procédé avec la baronne : "350 livres / très gde considération"

 

            III - Une critique de la philosophie de l'optimisme

 

a) Leibniz

Þ Philosophe allemand (Vestphalie pas un hasard) théoricien de l'Optimisme que combat Voltaire en 1759 (mais cela n'a pas tjs été le cas Þ extrait de Zadig, 1748). Il a écrit en français Les essais de Théodicée (1710) et est donc bien connue des lecteurs de Voltaire.

Þ Optimisme : pas encore le sens actuel (prendre la vie du bon côté) ms désigne une réponse philosophique à la question du mal. Pour Leibniz, le monde créé par Dieu ne peut être que parfait. Le mal n'est donc qu'apparent. L'homme n'est pas capable de percevoir la finalité nécessairement bonne qui justifie ces "petites" souffrances. Rousseau : "Tout n'est pas bien ms le Tout est bien".

 

b) Pangloss

Þ nom parodique : qui ne fait que parler, bavardage vain. "oracle de la maison"

Þ nom de la science qu'il enseigne : nigologie

Þ discours comporte marques de raisonnement philo : connecteurs logiques ("tout étant…tout est nécessairement", "et", "aussi", "par conséquent"), voca de la démonstration ("prouvait, il est démontré, ceux qui ont avancé que"), voca philo ("effet, cause, fin")

Þ Mais les hyperboles ("la meilleure fin, meilleur des mondes possibles") rendent son discours ridicule. Tout comme l'absurdité d'un raisonnement pris à l'envers qui permet de transformer un malheur (pb de vision) en avantage (porter des lunettes)

Þ effet de surprise à la fin du paragraphe : "ceux qui ont avancé que tout est bien ont dit une sottise" contribue à rendre le disc ridicule

Þ seul pers dont les paroles sont rapportées au disc direct Þ confirme son nom et accentue l'effet de ridicule.

Þ philosophie qui apparaît opportuniste : elle met ses compétences au service de qui veut bien la financer ("le château de monseigneur le baron était le + beau des châteaux, et madame la meilleure des baronnes possibles")

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 20:06

 

 

Le Siècle des Lumières   -   PRINCIPAUX


ÉVÉNEMENTS  ( historiques  /  littéraires )


 

- La fin du règne du Roi-Soleil  ( 1685 – 1715 )

- La Régence ( 1715 – 1723 )

- Règne de Louis XV ( 1723 – 1774 )

- Règne de Louis XVI ( 1774 – 1792 )

- La Révolution française ( 1789 – 1799 )

 

1715 :mort de Louis XIV ; début de la Régence

( 1704-1717 : traduction des Mille et Une Nuits par Galland)

1720 : banqueroute de Law

( 1721 : Lettres persanes de Montesquieu)

( 1740-1786 : règne de Frédéric II de Prusse )

( 1744 – 1758 : guerre coloniale avec l’Angleterre )

1755 : tremblement de terre de Lisbonne

1756-1763 : guerre de 7 ans

( 1762 – 1796 : règne de Catherine II de Russie )

1764 : expulsion des jésuites

1766-1769 : voyages de Bougainville ; 1772 : Supplément au voyage de Bougainville de Diderot

1769 : suppression de la Compagnie des Indes

1776 : indépendance des Etats-Unis

1787 : Édit de tolérance envers les protestants

1788 : Convocation des États généraux  (è 1789 : Révolution française)

1790 : proclamation des 83 départements

1792 : proclamation de la République, Valmy, Jemmapes

1795 : Directoire

1799 : Coup d’État du 18 Brumaire

 

AUTEURS (et leurs œuvres)


- Montesquieu ( 1689 – 1755 ) 

 - Voltaire (1694 – 1778)

- Rousseau (1712 – 1778)  

- Diderot (1713 – 1784) 

 - Marivaux (1688 – 1763) 

- Beaumarchais (1732 – 1799)

- Choderlos de Laclos (1741 – 1803) 

 - Bernardin de Saint-Pierre (1737 – 1814)  

- Sade (1740 – 1814) 

- L’Encyclopédie (1751 – 1772)  

- Swift (Le voyage de Gulliver - 1726) ; Defoe (Robinson Crusoé)

- (Fontenelle : 1657 – 1757 : )

- (Condorcet : 1743 - 1794)


IDÉES  (et thèmes)


- Monarchie (parlementaire, constitutionnelle, etc)

- Despote éclairé

- Religion : catholicisme / protestantisme ; déisme ; athéisme

- Matérialisme vs spiritualisme

- Tolérance vs superstition

- mythe du bon sauvage ;       - voyage et ailleurs

- esclavage

- Noblesse, Clergé, Bourgeoisie et Tiers-Etat

- libertinage

- bonheur

- utopie

- philosophie et savoir ;          - Cafés et Salons

- peinture : Boucher (1703 – 1770), Fragonard, Chardin, Greuze

- musique : Bach , Mozart

 

 

 

Despote éclairé 

 

Le despotisme éclairé est une doctrine politique issue des idées des philosophes du siècle des Lumières. 

Variante du despotisme qui s’est développée au milieu du xviiie siècle, le pouvoir y est exercé par des monarques de droits divins dont les décisions sont guidées par la raison et qui se présentent comme les premiers serviteurs de l’État.

L’action des despotes éclairés est parfois qualifiée de moderne, pour leur inspiration philosophique et les réformes qu’ils mettent en place. Cependant la structure même du pouvoir politique et de la société ne sont pas modifiés par ces régimes, qui se rapprochent ainsi des absolutismes de l’époque. Ils mettent au service de l’ordre établi les idées philosophiques qui leur sont contemporaines.

Dans le passage sur l’Eldorado de son conte Candide, Voltaire dresse le portrait de ce monarque idéal. Ce roi possède le pouvoir qui suit une raison qui dépasse les limites réelles. Il y règne sans problèmes financiers, ni politiques, ni culturels, c’est un tout.

( source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Despotisme_%C3%A9clair%C3%A9 )

Montesquieu

 

  Charles Louis de Secondat, baron de Monstesquieu est issu d'une grande famille de parlementaire bordelais. Il est né le 8 juillet 1689. Il étudiera le droit dans sa ville natale mais c'est à Paris qu'il découvre les cercles de lettres, de savants et de voyageurs. Lors des morts de son père et de son oncle, il hérite d'une grand fortune et devient président au parlement de Bordeaux. Cependant, malgré sa fidélité à ses devoirs, son intérêt pour la vie de l'esprit l'emporte et il sera membre de l'académie des sciences de Bordeaux. Il rédigera de nombreux traités sur la politique, l'histoire, la politique ainsi que sur les sciences. Déjà, dès le début du XVIIIème siècle, il y exprime son indépendance d'esprit et certaines de ses idées sur la religion inquiétantes par leur nouveauté.

 

 

La révélation des Lettres Persanes.

 

   Après ses réflexions, de cette curiosité de savant et de moraliste est né la première oeuvre importante de Montesquieu, les Lettres Persanes. Ce roman totalement inattendu fit l'effet d'une révélation par son audace et son esprit. C'est sans doute pour cela, que l'auteur par prudence a fait publier son ouvrage à Amsterdam et n'a pas avoué dans un premier temps qu'il en était l'auteur. Grâce au succès des Lettres Persanes, les portes des salons parisiens s'ouvrirent à l'auteur comme celui de la marquise de Lambert où on débattait des questions de morales, on parlait également de bonheur. Alors qu'au club de l'Entresol, les regrets politiques et religieux étaient agités. Ces cercles mondains où se formaient l'esprit des Lumières, recevaient de Montesquieu autant qu'ils lui apportaient. Donc, ce milieu libertin lui inspira un roman galant, Le temple de Gnide en 1725.

 

L'esprit cosmopolite


 Montesquieu en voyageant dans tous les pays d'Europe interrogea, observa, compara les usages et les systèmes politiques. C'était un auteur qui avait de grande facilité d'adaptation et faisait preuve d'une grande ouverture d'esprit. Il disait :

« Quand j'ai voyagé dans le pays étrangers, je m'y suis attaché comme au mien propre. »

 

 

« Un ouvrage utile dont le sujet est immense »

    Alors qu'il se consacre à l'étude de l'histoire, il écrit ses Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence constituent un livre précurseur de l'analyse historique moderne. Cet essai, publié finalement à partir de 1734 ne sera qu'achevé treize ans plus tard : il se nommera "L'esprit des Lois"

 

« Un avenir contrasté »

    A la publication de l'oeuvre de toute sa vie comme il le disait, il ne la signe pas et elle est officiellement interdite en France. L'esprit des loisa été lourdement critiqué notamment par les jésuites et les jansénistes. De plus en 1751, la faculté de théologie de Paris en condamne 17 propositions. Le dernier travail de Montesquieu aura été accompli pour l'Encyclopédiede Diderot et d'Alembert. C'est l'article « Goût », qui sera publié après sa mort survenue à Paris le 10 février 1755. 

    Les philosophes du XVIIIème siècle reconnaissent en Montesquieu leur précurseur. Ses idées inspirées leur combat. Homme de deux siècles, le plus « philosophes des classiques ». C'est un esprit conservateur et pourtant tout entier tourné vers des revendications d'une époque moderne.

La Bourgeoisie:

Au XVII eme siècle, les bourgeois détiennent les richesses du pays. Partout où il y a de l'argent à gagner, les bourgeois sont là ! Ils sont les principaux chefs des banques et ce classe Au 3 eme rang sociale. Ils s'imposent aussi dans l'industrie qui vient de naitre, ainsi que dans le commerce et dans l'immobilier. Ils deviennet bourgeois en achetant des charges au roi. C'est avec la chute de la nnoblesse que la bourgeoisie monte et se fait connaitre.

La noblesse: Les nobles ont leurs mérites. Leur titre ils le doivent au roi qui leur a donnés des terres sur lesquels ils exercent leur pouvoir. Ils ont un titre de duc, de compte ou de marquis. Ce titre  de noble est perpétué avec l"héritae mais le fils un peu incapable peut faire tout perdre a sa famille. A l'époque le roi de France n'est qu'un noble avec plus d'autorité. Il peut s'entouré de nobles mais dans ces cas là ils perdent toutes responsabilité et peuvent jusqu'a perdre leur titre. Pour ce faire reconnaitre comme noble il faut se montrer et c'est à la coure que les réputations ce font.

 

Matérialisme (rejoint les idées de l'athéisme)

  

Basé essentiellement sur 3 thèmes:

 - explication rationaliste du monde fondée sur l'idée d'une existence première de la matière

 - la nature humaine déterminée par une connaissance sensible des choses et des autres

 - 1 morale individuelle et sociale totalement séparée de la religion jugée inutile et dangereuse

  

Consiste à nier l'existence d'un dieu créateur et que tout est né de la matière capable de mouvement et animée par des combinaisons nécessaires pour créer la vie. On ne fait plus appel à une existence divine pour expliquer l'univers. Les philosophes matérialistes dénoncent le poids et l'autorité métaphysique, morale et sociale des religions.

Le matérialisme s'inspire du rationalisme et du progrès scientifique.

Selon les conceptions matérialistes, la matière consitue le principe unique de toute activité intellectuelle. Tout se fait en fonction de l'organisation de cette matière qui diffère, et est plus ou moins complexe dans structure chez chacun.

Les matérialistes ne croient pas à une vie de l'âme après la mort et sont donc à la recherche du bonheur sur Terre.

Cette philosophie athée donne lieu à de violentes protestations contre ce qu'elle considère comme une inacceptable intrusion de la religion dans les domaines de la morale, de la politique et de la vie sociale

 

La musique du siècle des lumières

Joannes Chrysostomus Wolfgangus Theophilius Mozart ou Wolfgang Amadeus Mozart. Né à Salzbourg, empire germanique, le 27 janvier 1756 et est mort à Vienne le 5 decembre 1791. Virtuose du piano mais aussi du violon, il compose plus de 620 oeuvres. Considéré comme le plus grand maître de l'opéra avec le concerto, la symphonie et la sonate. Enfant prodige, il possède l'oreille absolue et la mémoire eidétique. Ses premières oeuvres datent de ses six ans.

 

Oeuvres : "Les noces de Figaro" (1786), "La flûte enchantée" (1791)

 

Le bonheur

 

Durant le siècle des Lumières, avec le développement des idées et de l'optimisme, la question du bonheur commence à se poser. La plupart des philosophes se basant sur le savoir et la raison pensent que le bonheur peut être apporté par le développement de la science. Si le XVIIIème siècle constitue effectivement un siècle marqué par le bonheur, celui-ci n'est pas dû aux sciences mais plutôt à la paix, l'économie et l'évolution de la société. En effet, chacun part en quête de son bonheur personnel, à la rencontre d'autres personnes, de conversation et de savoir. Les portraits de ce XVIIIème siècle appuient l'idée d'un bonheur grandissant, puisque sur la plupart  de ceux-ci, les protagonistes sourient. Certains philosophes dénoncent cependant ce bonheur (Voltaire, avec Zadig ou la destinée).

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 17:49

I_ Un monde utopique

 

présence de merveilleux -> "les moutons volaient" (l.12)

(l.3) Presentation du portail ≈ portes du paradis

        -> Eldorado= mythe d'un pays qui regorge d'or≈ paradis

(l. 5 à 8) Chiasme entre la pauvreté et la richesse (cailloux, sable ≠ or, pierreries)

(l.9) "vingt belles filles de la garde"  ->  Femmes=Hommes dans domaine militaire

(l.14) "mille musiciens" = exagérations

(l.20 à 22) Cérémonie pour saluer le roi= roi très proche de ses  sujets

 

A partir de la ligne 25: Visite de la ville= présentation richesse architecturale

(l.26) La ville: -> "élevés jusqu'au nues" (nuages)

(l.27) "marchés au mille colonnes"

(l 27 à 28) eau pure/ eau rose / liqueur de canne à sucre= iréel

                   -> pas de maladie

(l.30) pierreries= richesse

(l.31) girofle, cannelle= référence à l'Orient

(l.32 à 33) Absence de justice et parlement= société de paix, sans criminalité

(l.34) Absence de prison= volonté de liberté?

(l.36) Palais des sciences= société de connaissance, de progrès

          "deux milles pas"= répétition du mot "mille"= exgération

(l.44 à 45) Roi bien acceuillant, proche, qui mange bien

                   -> ses sujets aussi ≠ pauvreté.

 

 

 

 

(suite prochainement)     ;)

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 17:17

Plan détaillé du commentaire de l’extrait du chapitre XVIII de Candide

Même si c’est Platon qui en a créé le concept, à travers le mythe de l’Atlantide, dans le Timée puis Critias, c’est Thomas More qui a inventé le terme « utopie », dans son livre du même nom, au XVIème siècle. Comme son nom l’indique, l’utopie est un lieu qui n’existe pas, par essence, mais à l’intérieur duquel se met en place une société idéale.

Dans Candide, Voltaire s’amuse à intégrer cette utopie dans une autre ville légendaire, fantasmée par les Conquistadors : l’Eldorado. C’est à travers un passage du chapitre XVIII de ce conte philosophique que nous allons étudier comment il développe des idées qui lui sont chères, à lui comme à tous les Philosophes des Lumières.

Pour cela, nous verrons qu’il commence par décrire un univers proprement merveilleux, en multipliant notamment les hyperboles. C’est dans ce cadre qu’il esquisse alors une forme possible de société idéale ; ce qui fera l’objet de notre deuxième partie. Mais en creux, on comprend bien que c’est aussi une critique de la société du XVIIIème siècle qui se met en place, comme nous chercherons à le démontrer dans une dernière partie.

 

I/ L’Eldorado selon Voltaire : un monde merveilleux

 

- un merveilleux qui apparaît d’emblée : « les six moutons volaient » (l 1) ; « prodigieuse » (l 7)

- s’amuse, à l’aide d’un chiasme (cailloux-sable / or-pierreries) à remettre en cause l’ethnocentrisme, en relativisant les valeurs des uns et des autres.

-l’utilisation d’hyperboles : hauteur du portail ; « jusqu’aux nues » (l 30) ; répétitions du nombre symbolique mille (« mille musiciens » (l 16) ; « mille colonnes » (l 31) ; « galerie de deux milles pas » (l 42) )

- abondance, luxe et magnificence : les fontaines (ll 32-33) ; « robes d’un tissu de duvet de colibri » (l 13) ; usage de nombreux épices (è exotisme) : « gérofle et cannelle » (l 36)

- tout pour le plaisir des sens (NB : nous rappelle « Le Mondain ») : ouïe (« musiciens » (l 16) ; goût (« eau rose » (l 32) ; « canne de sucre » (l 32), etc.) ; toucher (« duvet de colibri » (l 13) ) ; odorat (« gérofle et cannelle » (l 36) ) ; vue, surtout (« Vingt belles filles » (l 10) ; toute la ville)

 

Conclusion partielle : en utilisant des hyperboles, en insistant sur l’abondance et le luxe simple présent dans l’Eldorado, Voltaire respecte pleinement la tradition de l’utopie, qui veut que le lieu qu’elle décrit soit imaginaire, si merveilleux qu’il paraît impossible. Cadre rêvé, par conséquent, pour que s’y réalise un projet de société idéal (mais pas inconcevable)

 

II / L’esquisse d’une société idéale

 

- parité homme / femme (discrètement suggéré) : « les grands officiers et les grandes officières » (13-14)

- mis à l’honneur des édifices publics (= à l’usage de tous) « élevés jusqu’aux nues » (30) et de tous les lieux dédiés à la sciences (ll 41-44)

- fonctionnement d’une économie harmonieuse et abondante : « marchés de mille colonnes » (30-31)

- absence d’institution juridique (inutiles) : 36-40

 

Conclusion partielle : Comme on le voit, donc, en l’espace de deux pages, Voltaire établit les critères qui lui paraissent nécessaires pour que se réalise une société parfaite (un peu avant ce passage, il avait même été question de la Religion, qui se pratique naturellement). Mais si Voltaire insiste tant sur ce qu’aurait de merveilleux cette société, c’est également pour nous laisser comprendre que, dans la réalité, la société est loin d’être idéale, comme nous allons le montrer dans la partie suivante, à partir de quelques points.

 III / La critique implicite de certains aspects de la société du XVIIIème siècle       

 

- fonctionne comme un miroir inversé : dans la société réelle, le parlement et les prisons sont plus nombreux que les palais des sciences (= la répression / punition l’emporte sur l’éducation)

- Cacambo ironise (en amplifiant et caricaturant) sur le protocole cérémoniale = façon de suggérer que, dans les faits, le Roi est inaccessible, et que nous nous retrouvons toujours dans une position humiliante face à lui (ll 17 – 28)

- partage, égalité et fraternité = loin d’être le cas dans l’Ancien Régime (mais heureusement, depuis la Révolution, et surtout de nos jours, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles … Comme quoi, finalement, Pangloss avait raison, et tous les Optimistes (idiots) avec lui !... Chouette !)

- figure du despote éclairé , qui reçoit bien, a de l’esprit, et fait de bon mot (ll 48-54) = façon de suggérer (mais sans le dire) que ce n’est pas toujours le cas dans la réalité, et que l’esprit royal peut parfois laisser à désirer !...

 

Comme nous venons de le voir, le célèbre passage dans lequel Candide et Cacambo visitent l’Eldorado est significatif à plus d’un titre : il lui permet d’esquisser, le long de deux chapitres (XVII et XVIII) une utopie, en insistant sur son aspect merveilleux (à l’aide d’hyperboles, surtout), pour mieux y situer une société idéale, où la diffusion de la Connaissance l’emporterait enfin sur l’oppression qu’exerce trop souvent le pouvoir. Mais ce faisant, Voltaire suggère aussi tout ce qui est imparfait (et critiquable, par conséquent) dans la société réelle de son temps. Au lecteur de faire les comparaisons qu’i s’imposent, et d’en titre ses propres conclusions, comme dans tout le reste du Conte Philosophique, où l’essentiel n’est pas dit (mais est facile à interprété).

Après le Paradis trompeur (car apparent et superficiel) qu’était le château du baron de Thunder-Ten-Tronckh, voici donc un Paradis rêvé, que Candide va pourtant quitter (en prenant beaucoup d’or au passage …), sous prétexte de retrouver sa belle Cunégonde. Et, sans doute aussi, pour poursuive une autre quête : celle qui le mènera à un autre Paradis (et un bonheur) plus à sa portée, donc plus humain, et enfin possible.

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 10:30

Dès les premieres pages, Voltaire règle ses comptes avec l'optimisme. Il reprend des termes utilisés dans Zadig, ou dans l'oeuvre de Candide il les dénigrent..

Pour cela, il prend des personnages qu'il ridiculise, comme le montre l'exemple du personnage de Pangloss et de son métier. De plus le discour de Pangloss est totalement ridicule car celui ci inverse les causes et les effets(ex: ligne34), C'est un discours de la caricature.

Dans le nom "nigologie"= il étudie les nigots et en serait un lui même. Par la suite, Voltaire reprend des terme sur la thèse de l'optimisme (ex: ligne 27 page21).

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 13:51

Quelle(s) représentation(s) de la guerre?

 

    I. Les procédés littéraires utilisés

 

    II. La théâtralité de la guerre

 

    III. Les effets produits

 

Ce passage amène le lecteur à réfléchir sur la guerre grâce à l'ironie, car Voltaire ne fait pas que décrire les horreurs de la guerre, il les dénonce.

 

1§: -Stylisation de la guerre grâce à de nombreuses figures de style. En apparence la guerre est jolie, Voltaire en fait son éloge mais ne fait que la dénoncer.

Progressivement, on passe de quelque chose de mélioratif (1ère phrase)-> énumération voire même anaphore grâce à "Si" (adverbe d'intensité); pour arriver à "boucherie héroïque" qui n'est plus du tout mélioratif.

 

-2ème phrase: énumération d'instruments qui renvoient à de la musique et un autre "canon" qui fait figure d'intru -> fait penser à un orchestre: la guerre est perçue comme une forme de spectacle. Canon = instrument mais de guerre

On passe de ce qui ressemble à un spectacle, à la guerre.

 

-Antithèse entre "charmant" et "enfer" -> fait une transition

 

-3 propositions en parallèle: • Canons renversèrent d'abord à peu près 6000 hommes

                                                 • Mousqueterie ôta du meilleur des mondes (optimistme)ensuite environ 9 à 10 000 coquins qui en infectaient la surface ( perçu comme positif, philosophiquement) <- thèse de l'optimisme présente pour justifier la guerre assiociée à un verbe ou aux hommes.

                                                 • Baïonnette fut la raison suffisante aussi de quelques milliers d'hommes.

 

___ : phénomène de graduation croissante avec les armes qui ont une portée de + en + courte.

___ : verbes qui atténuent l'effet produit -> euphémismes associés aux thèses de l'optimisme.

___ : approximations-> effets que l'on n'y prête pas grande attention.

 

-boucherie héroïque"= oxymore

 

-Le voc. assimilé à l'optimisme est là pour le contester, le dévaloriser et le dépriser car il utilise des mots sans rapport avec cette idée.


 

 :Un tableau

Un tableau pathétique des victimes de la guerre.

 

 

La figure de style principale est l’hyperbole. Voltaire exagère du début du passage jusqu’à la fin. Par exemple, sur le nombre de mort, cela est présenté comme un fait divers.

 

Ensuite, plusieurs champs lexicaux sont présents : La violence, la souffrance et le corps humain.

 

Pourquoi peut-on parler d’un tableau ?

 

 

 

                Ce passage est perçu comme un tableau ; car on voit la scène à travers les yeux de Candide. Cette image est destinée à frapper notre esprit, mais lorsque Candide avance au milieu des cadavres, cela ne l’intéresse pas, malgré la peur.

 

Les éléments du tableau sont placés de façon progressive, la description est de plus en plus violente : la dureté de la guerre nous apparait petit à petit.

 

« Des tas de morts » , puis « des vieillards criblés de coups », puis « leur femmes égorgées », puis « leurs mamelles sanglantes », puis « des filles éventrées », puis « des cervelles répandues ».

 

Voltaire utilise d’abord un pluriel de généralités : Tout le monde aurait pu être à leur place.

Il joue ensuite sur l’unité : Il rassemble les vieillards, tout en les dispersants : « des tas de morts ».

 

(Le terrais sur lequel se déroule une guerre est appelé « le théâtre ». Voltaire en joue.)

 

Comment sont suggérés les liens entre ces groupes de victimes ?

  


 « Regardaient      leur     femmes »

            ↓                 

 Le regard crée le lien.   

Le possesif "leur" amène aussi un lien. 

 

Le lien a été rompu de manière violente (ensanglanté).

Les victimes ne sont pas tout à fait mortes, cela marque encore plus ce passage. La vue de ce désastre devient insupportable.

 

Conclusion : Entre les deux paragraphes, il y a deux sortes de victimes : Ceux qui agissent et ceux qui subissent.

Il y a une impression que dans ce continent, le malheur est partout et personne ne peut y échapper.

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