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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 15:16
 - 40 chapitres -


Présent d’énonciation ( = ce qui est en lien avec l’écriture du rapport et du récit parallèle de Brodeck ; après l’Ereigniës ).
- Histoire de l’Anderer ( de son arrivée à sa disparition )
 - Histoire / passé de Brodeck ( de sa rencontre avec Fédorine à son retour du camp )
- Événements liés à l’Histoire ( de la Seconde GM )



I / pp 11 - 18 : Brodeck n’y est pour rien mais sait écrire (pour les autres )De Anderer (« parfois lui comme un peu moi ») – allusion à l’Ereigniës [ = « événement », en langue dialectale] à l’auberge Schloss – ne pas se hâter, pr ne pas réduire, même sous la pression des autres du village ( env 40 personnes)les lieux importants du village ( + Jenkins, mort à la guerre ds les 1ers) – l’auberge Schloss ( et la confrérie de l’Éveil) ; le maire Hans Orschwir – l’instituteur Diodème ( plus là depuis quand ?...) ; Dieter Schloss (brève d° ) ; Fédorine, Poupchette et Émélia – Ce soir-là, Brd parti chercher du beurre à l’auberge, tandis que Poupchette malade.
 II / pp 19 - 25 : La nuit aux portes de l’hiver [me fait penser à Giono]Qd Brd est entré à l’auberge ce soir-là ( « Vous n’avez pas fait ça quand même ?... ») – Vurtenhau : « Tu seras le scribe » (parce qu’il écrit déjà ?) – « Tu diras les choses » => rapport => « d’accord, ms Je = tt le village » ; Rudi Gott, le maréchal-ferrant – « Oui » => soulagement ; à l’automne dernier = 1 an après la guerre et 3 mois après l’arrivée de l’Anderer – souvenirs de l’Anderer et de sa chambre – retour (en courant vite) à la maison.
III / pp 26 – 31 : Le Kazerskwir ( = « le cratère » ) [ => fortes similitudes avec camp de concentration ] – la vieille Fédorine ( qui l’a soigné au retour du Kazerskwir ) – comment Fédorine et Brd se sont rencontrés ( = lui, 4 ans, au début d’une autre guerre ; maison brûlée (ac père et mère ?...) ) – dernier regard du petit Brd sur son village en ruine – penser à Emélia ; accepter les humiliations ( « Chien Brodeck » ), pour survivre ds le camp – « Tous sont morts. Sauf moi » ; revenu vivant.
IV / pp 32 – 42 : Au matin du lendemain de l’Ereigniës – le voisin Göbbler ( d° ) – Göbbler écrase un escargot « fais attention Brödeck » - le vieux chien Ohnmeist ( qui n’acceptait de se faire caresser par l’Anderer ) – la ( puissante ) maison d’Orschwir – les fils d’Orschwir ( Günter et Gehrart ), sur le monument aux morts – la poterne à l’entrée de la ferme : « Böden und Herz geliecht » = « Ventre et cœur réunis » - Diodème (instit, ami de Brd ; mort ¬– étrangement ¬– il y a 3 semaines ) – (souvenirs d’avant-guerre) avec Diodème, au petit jour, vers la vallée de Doura – Diodème romancier (lit à Brodeck des pages de son dernier roman).
V / pp 43 – 51 : Orschwir et sa servante aveugle ( Die Keinauge = la « Sans regard » ) – Brd accueilli par Orschwir, qui tranche du lard avec son couteau – les livres de poésie ( avant la guerre ; le Pr Nösel ) – Orschwir a bien dormi ; Brd : « Je veux voir le corps » - Avertissements d’Orschwir [en apparence amicaux, mais également lourds de menace] à son « historiographe » [c’est de moi] – à travers un long couloir, Orschwir mène Brd jsq sa porcherie – porcherie pas inquiétée pdt la guerre, par les Fratergekeime ( = « les hommes qui m’ont fait devenir animal ») – les 3 âges de la vie chez les porcs [ => proche de l’Apologue] – « Tout leur est bon. Ne laissent rien derrière eux. »
VI / pp 52 – 58 : La vie, les jours qui filent entre les doigts (mais pas les mots) – La peur. La vision tenace des porcs – le café de la mère Pitz – les herbiers de la mère Pitz et De Buch vo Stiller un Stillie ( = « le Grand Livre des Mortes et des Morts ») – comment dire à la mère Pitz (une femme) ce qui s’est passé ( => objectif du rapport) – le fantôme de l’Anderer – les saints finissent en martyr.
VII / pp 59 – 65 : Arrivée de l’Anderer [fait penser à une troupe de saltimbanques, gens du voyage : lui, son cheval, un vieil âne] Fritz Aschenbach ne dit plus bonjour – l’arrivée de l’Anderer ( 13 mai ; presque un an) en curieux équipage – le témoignage de Gunther Beckenfür – un cheval (le 1er depuis la guerre) – et un vieil âne ; l’Anderer descend de cheval – vient exprès au village (sait où il va)
VIII / pp 66 – 72 : Un trou entre Beckenfür et le village (arrêt près de la rivière ?...) – la Staubi ( = la rivière ) – l’heure d’arrivée (rasante) au bout du voyage – j’écris dans la resserre de la maison (souvenirs) – l’arrivée dans le village avec Fédorine ( quand on n’avait pas peur, encore, des étrangers) – la machine sur la table de Diodème ( remplacé par Johann Lülli, après sa mort)
IX / pp 73 – 83 : Souvenirs du camp [ proche de Si c’est un homme de Primo Lévi ; aussi L’écriture ou la vie de Semprun] Le mur de la resserre (=> souvenirs à la sortie du convoi et la Büxte (« boîte ») ds le camp) – ( l’étudiant Moshe Kelmar => voisin de convoi, dans le wagon) – Kelmar évoque certains lieux de la Capitale (ceux de la partie ancienne, transformée en ghetto) – (comment Brd a rencontré Emelia dans le petit théâtre Stüpispiel) – à la sortie du wagon => ils courent, puis Kelmar s’arrête : « Je ne vais pas plus loin » - => « tu le diras pour moi, pour tous les hommes », avt de mourir tabassé par 2 gardiens – le portail à l’entrée du camp, et un pendu qui s’y balance, nouveau chaque jour : « Ich bin nichts » - le choix du « Du » - la Zeilenesseniss et son nourrisson – « La Mangeuse d’âmes » (est morte ; mais qu’est devenu l’enfant ?...) – Dans la Büxte, les 1ers jours au camp (quand le temps n’existe plus) ; pense à Kelmar, Emélia, Fédorine.
X / pp 84 – 91 : Un bruit près de la porte de la resserre – la clenche bouge ( souvenirs de contes effrayants de Fédorine) ; Göbbler apparaît – « Attention à toi », puis s’en va => colère de Brd – Seul innocent parmi les coupables =>Pq ? ( => souvenir : le jour du retour des camps et ceux que Brd a croisés alors) – « Je pourrais les peindre, si j’avais le talent de l’Anderer » ; lui, le mort-vivant revenu, Brd – marcher (comme déjà mort) jsq Emélia – un soir, bien accueilli par un vieil homme, dans un bourg curieusement épargné des Fratergekeime – tous devenus des ombres ; plus des hommes, mais une espèce.
 XI / pp 92 – 98 : le vieil homme accueillant = retour à l’humanité Dans la maison, 2 couverts – le 1er homme à lui reparler comme un homme => Brd pleure – est lavé par son hôte, puis dort dans un bon lit - + de quoi se vêtir et se chausser => redevenir un homme => « Je m’appelle Brodeck » - « On m’attend » - puis Brd repart (au bout de 4 jrs).

 XII / pp 99 – 107 : visite à Ernst Peter Limmat (l’ancien maître d’école) Orschwir sait déjà (par Göbbler) que Brd travaille tard le soir [NB : ce que nous lisons n’est pas le rapport de Brodeck, mais son double !...] – « Pq te sens-tu sur tes gardes, Brd ? » - le mystère des renards morts / Ernst-Peter Limmat (ancien maître d’école) – et grand chasseur – « tu n’étais pas comme les autres » ; les renards, eux aussi, tuent pour leur plaisir – des hommes et des arbres – même question à la mère Pitz ( 24 renards morts), en conversation avec Frida Niegel.
XIII / pp 108 – 113 :  Le sentier ; la Lingen (souvenir de l’Anderer, le 8 juillet) – l’Anderer croisé dans les bois – l’Anderer parle à Brd : « Prendre la mesure du monde » - Brd énumère à l’Anderer les noms des monts formant la courbe, que celui-ci note sur son carnet ; qqs heures plus tard, Brd raconte cette rencontre à Gustav Röppel, alors que Wilhem Vurtenhau entre ds la quincaillerie – Gustav était un camarade ( = a participé à l’Ereigniës ; ne parle plus à Brd depuis) – Vurtenhau hors de lui.
XIV / pp 114 – 122 :  Presque 2h pour atteindre la cabane de Stern – Stern le tanneur – chez Stern, ça sent la charogne (viande séchée) => souvenir du camp : Scheizeman ( « l’homme merde ») - - retour à Stern (et son furet) – Stern ne sait pas, mais raconte l’histoire du vieux Stern (son gd-père) parlant des loups – loups et renards suicidaires ?... – Stern lui demande des nouvelles du Gewisshor ( = « savant » = Anderer ) ; Brd lui dit qu’il est parti – « Plus de renards. Tous morts. Plus jamais ».
XV / pp 123 - 132 :  L’Anderer, arrivé de nuit, venu de nulle part – témoignage de l’aîné des fils Dörfer, au café Pipersheim - = le 1er à qui l’Anderer a parlé + Brd repense au carnet de l’And – une conversation un jour de marché, un 3 août ( Poupchette aime le marché ) – Viktor Heidekirch et son accordéon – 4 voix d’hommes, derrière le pilier, qui parle de l’And – « il note tout sur son carnet » / « il dessine » - une voix non identifiable : « veut le rapporter là d’où il vient … » => « il ne faut pas » - retour sur Hans Dörfer : discussion au sujet des oiseaux – préfèrerait voir son père crevé qu’un oiseau mort.
XVI / pp 133 – 144 : Brd pense à l’And, après avoir enfilé toque, pantoufles et gants que celui-ci avait commandés à Sterne – écrire ( diff du rapport) rdv vendredi pr lire à Orschwir et aux autres – Orschwir s’attarde, après avoir entendu Emélia, prend une cigarette, puis demande à Brd s’il n’a besoin de rien – « Ça t’arrange (de faire comme si elles n’existaient pas), hein ? » => demande (agressive) de Brd, qui en vient à repenser à son retour (il y a 2 ans) - => cherche à retrouver Emélia, ms en poussant la porte de la maison, pense à la Zeilenesseniss et aux derniers jours du camp – désarroi des gardes ; même le « maître » de Chien Brodeck manifeste de l’inquiétude – spectacle de la débandade des gardes – Joss Scheidegger délivre son « Chien Brodeck », qui se met à pousser un aboiement lugubre et mélancolique – la Zeilenesseniss, seule au milieu des fantômes devenus libres – noyées dans le flot des cadavres marchant – le lendemain, pauvre chose gonflée et bleue.
XVII / pp 145 – 152 : Le curé Peiper nettoie sa croix (tâche de vin) – 3 décembre ; la neige vient – Le Zungfrost ( = « langue gelée » ) et son histoire - => le goûter sur la glace (et la méchanceté des enfants) – la salle du conseil du village – maître Knopf, Göbbler et Orschwir au milieu – puis arrive Ernst-Peter Limmat .
XVIII / pp 153 – 161 : Divagations lyriques de Brd (qui a un peu trop bu et pense à Emélia ) – Brd lit son rapport dvt le conseil tt en pensant, amer, à son vieux maître ( =>> souvenirs ) – en rentrant, Brd a jeté les trompettes-de-la-mort que Limmat lui avait offert ; « Tu parles le Tibershoï, Brd. » lui dit Fédorine – à la fin de la lecture, Göbbler est étonné qu’il n’y en ait pas plus => justification de Brd – Limmat : Brd est un rêveur => « attention de ne pas laisser son imagination gouverner ses pensées et ses phrases » - maître Knopf demande à Brd où il a eu sa toque … - dehors, ss la neige, rejoint par le chien Ohnmeist – souvenir du 2ème soir avec Emélia – arrivé près de l’Eglise alors que la neige tombe dru => va voir le curé Peiper.
XIX / pp 162 – 172 : Brd se confie (ou se confesse ?... ) à Peiper - Peiper : « Je sais tout, Brd » - « Je suis l’homme-égout » + « la guerre » - « Ils ont peur de moi » - souvenir de Brd enfant de chœur (mais d’origine juive) ; le curé évoque l’And = miroir (=> destiné à ê brisé) – Peiper casse plusieurs bouteilles vides, puis sanglote et s’endort ; Brd ressort – et en passant près de l’auberge Schloss, y rentre – d° de l’Auberge – la 1ère fois, le lendemain de l’Ereignis, Brd avait insisté pr que Scloss lui ouvre et pr voir la chambre de l’And, alors que l’auberge était fermée – Brd voit la chambre … entièrement vide – juste une tache sombre sur le parquet.
XX / pp 173 – 181 : Réveil gueule de bois – payé ac de la nourriture (pr le Rapport ) ; Poupchette rit ds son baquet ; Emélia les yeux morts – « L’homme est un animal qui toujours recommence » disait (le pr) Nösel jadis – hier soir, Schloss s’est assis en face de Brd et lui a parlé (« Je sais que tu ne m’aimes pas ») – Shloss dit regretter, pr ce que les Fratergekeime ont fait à Emélia, et pr l’And – Brd doute ( de la sincérité de Schloss ; de tt) ; Schloss lui raconte que lui et Gerthe ont eu un enfant mort au bout de 4 jours – Stephan ou Reichart ?... – mort sans nom – en sortant, Brd pense à Poupchette + réflex° existentielles.
XXI / pp 182 – 190 : Retour au 1er jour de l’And au village ; arrivée à l’auberge ; 3 témoins – l’And frappe à la porte de l’auberge => inhabituel (Schloss met du tps à ouvrir) – Schloss met du tps à répondre ( d’après Doris Klattermeier et le boulanger Menigue Wirfrau ) – installation (pr lgtps) de l’And et de ses bêtes, ds l’écurie voisine du père Solzner – tt le monde vient à l’uberge, ms l’And reste là-haut ds sa chambre ; on écoute ce que Wirfrau et Schloss ont à dire de son arrivée – Schloss prépare une collation ; Brd rentre => mauvais pressentiment de Fédorine (la sage) – Brd est le seul à qui cette arrivée plaît, comme un rayon de soleil ; Fédorine est petite – prend Fédorine ds ses bras ; pense à sa vie, puis aux camps de la mort – pas peur de sa mort, ms de la mort des autres.
XXII / pp 191 – 198 : Au début, And accueilli comme un monarque ; tout le vilage (de bourrus pourtant) sous son charme – suivi par les marmots, murmure à l’oreille des bêtes [un petit côté joueur de flûte] – mange peu, mais boit bcp (d’eau) – 1ers tps : arpente les rues avec son carnet – 1er événement : le 10 juin est organisé une cérémonie pr l’accueil officiel – De Runhgäre ( « les Coureurs ») = les 2 colporteurs – la drôle de phrase (conçue par Diodème) sur la banderole d’accueil.
XXIII / pp 199 – 205 : A la cabane de Lutz (avec Emélia et Poupchette) – les yeux d’Emélia comme des papillons – mesures ; auge retrouvée – peur insensée qd il ne voit plus Poupchette et Emélia, derrière la cabane => court ds la boue pour les retrouver – Poupchette et lui rejoignent Emélia, éloignée un peu de la cabane, sur un promontoire – Emélia chante la chanson d’avant le 1er baiser (souvenir), devenue sa prison mentale.
 XXIV / pp 206 – 212 : La foule est un monstre – le village s’était cotisé pr permettre à Brd de faire des études à la Capitale – 1ers tps difficiles ds la Capitale bruyante – l’Université ; ses étudiants, dont quelques pauvres ( dt Brd ) – svt à la bibliothèque avec son ami Ulli Rätte – Ulli fasciné par la vie de la ville (ne veut pas retourner au village, où l’ignorance triomphe).
XXV / pp 213 – 221 : Quitter la ville, à cause des bruits et des rumeurs croissants – mouvements de troupe + famine = crise – Nösel, savant et aveugle à la fois ; 1ère manif (petite ; 100 hommes, pas +) – ms les manifs s’amplifient les jrs suivants – un martyr : Wighert Ruppach (typographe) + peur de la menace étrangère => la mèche explose – avec Emélia depuis 5 semaines (elle aussi, passé difficile, évoqué implicitement) – le lundi matin (jour de l’explosion) ; CM de Nösel – la foule passe et la salle se vide.
XXVI / pp 222 – 231 : Tte la jée à l’Université, à lire un livre parlant de la propagation de la peste [= réf à La Peste de Camus ?...] – d° d’une des images illustrant le livre – ds la ville, apparemment paisible (ms quartier du Kolesh jonché d’éclats de verre) – 3 morts « Schmutz Fremdër ( = étranger / traitre / ordure, souillure ? ) – vertige de souvenirs et d’images – Brd relève un vieillard encore vivant ; tandis que 3 « W.R. « porteurs de bâtons surviennent – le chef frappe Brd, le 2ème lui dit d’arrêter (= étudiant qui reconnaît Brd) – et le 3ème, 13 ans peut-être, tabasse le vieillars à mort – l’enfant réalise l’horreur de son acte, les 2 autres en rient – « Fous le camp, Brd » ( étudiant).
XXVII / pp 232 – 238 : Le lendemain, décision prise – veut dire au revoir à son ami Ulli, trop ivre pr cela. Ne l’a jms revu ( ou peut-être ds le camp, ms de l’autre côté) – ds quelles circonstances Brd a croisé Ulli ds le camp – en préférant croire que ce n’était pas lui (et sans savoir comment il était devenu cela …) – va chercher Emélia, le lendemain de là Pürische Nacht, qui, avec sa camarade Gudrun, ne s’est aperçue de rien – part avec Emélia pr retourner au village (pr la protéger mieux …) – si Dieu est la cause de tt cela, alors il est fautif.

 XXVIII / pp 239 – 250 : Relecture du récit (confession) => « Je pars dans tous les sens » ; le 10 juin, jr de la Schoppessenwass – Viktor Heidekirch joue du violon ; on s’amuse, même Göbbler est là – le Maire et l’And (dt on ne voit que le chapeau melon) montent sur l’estrade – accoutrement lunaire de l’And (alors qu’au contraire, pr ê mx accepté, il faudrait ê discret) – murmures et commentaires, avt le disc d’Orchwir – ( + tard) Brd demande à Orschwir son disc pr le rapport – conseil (menace déguisée) d’Orschwir à Brd pr que celui-ci reste à sa place (et n’en demande pas trop) – Brd recopie le disc directement à la mairie, ds la salle d’archives, dvt Caspar Hausorn (l’employé) – disc du Maire => 1er visiteur depuis la guerre ( « Monsieur … ? » = ne connaît pas son nom) – fin du disc ; applaudissements ; sourire de l’And ( qui ne prend pas la parole pr autant) et vent – on attend le disc de l’And qui dit juste « Merci » - l’And redescend de l’estrade ; le Maire y reste, bête.
XXIX / pp 251 – 258 : On a fouillé ds la resserre, et on y a fouillé, renversant tt – Brd fonce chz Göbbler – qui fait l’innocent. Ses yeux (de futur aveugle) font peur – la cachette de Diodème et une gde enveloppe – Romans écrits / Romans à écrire ( dont 2 se distinguent : La Trahison des justes et Le Remords ) ; arbre généalogique de Diodème - + 2 lettres d’amour de Magdalena (la 2ème étant une lettre de rupture) – le village comme lieu ultime + lettre à Brd (« Pardonne-moi ») – [on sait juste que Brd n’a rien ressenti à la lecture de cette lettre, car plus capable de s’émouvoir depuis le camp]
XXX / pp 259 – 269 : Après lecture [dont on ne sait rien …] Brd rentre, se couche près d’Emélia, et fait des rêves – rêve de l’étudiant Kelmar et d’un échange de paroles entre eux – l’arrivée des Fratergekeime ; guerre commencée 3 mois + tôt [lié au contenu de la lettre de Diodème ?...] - +sieurs choses en commun entre les soldats et les villageois ; le capitaine Adolf Buller – le lendemain, Büller change les drapeaux – Aloïs Cathor (raccommodeur de faïence) arrêté ; Büller fait annoncer à tt le monde rdv dvt église à 7h ; disc [nazi] de Büller à la populace, puis fait exécuter Cathor (tête tranchée) – stupeur ; conclusion du disc : « Purifiez votre village » - Diodème vient voir Brd : « Qu’est-ce que tu comptes faire ? » - disc Diodème à Brd => ne pas les prendre à la légère.
XXXI / pp 270 – 279 : La peur – ct Brd est devenu victime de la peur – le corps de Cathor continue de pourrir tandis que les soldats se comportent très correctement et que la stupeur gagne les esprits – ce que ns apprend la lettre de Diodème ( à partir de là ) : Büller convoque Orschwir et Diodème ss sa tente – « Alors ?... cette purification ? » - Büller prend exemple sur les papillons ( et + particulièrement le Rex flammae ) - => « sacrifier celui qui n’est pas des leurs » - réunion de l’Erwecken’s Bruderschaf : 2 noms sur leur petit papier : Simon Frippman et Brodeck – Frippman ; les 2 victimes expiatoires (ms Fédorine et Emélia épargnées …) – Brd emmené en pleine nuit ; Emélia : « Tu reviendras, Brd ».

XXXII / pp 280 – 300 : Pas de haine envers Diodème ; comprend – fin de la lettre (au dos, les noms de ceux qui ont fait ça à Emelia, ms Brd ne veut pas savoir) – nouveau souvenir de l’And, 2 semaines après la rencontre sur la roche de la Lingen ; sa chambre – l’And prépare du thé pr lui et son hôte – un livre rare sur les fleurs - - Brd voit la pervenche des ravines ( dt lui avait tant parlé l’étudiant Kelmar) ds le livre – Brd parle alors à l’And (d’Emélia et du reste) - => départ avec Frippman pr on ne sait encore où, parqués pdt 1 sem ds la gare de S. – séparé de Frippman ; plus jms revu – le petit cahier d’Emélia ( chq jr, une phr pr « Mon petit Brd ») – rtr de Göbbler au village (pdt l’occupation), après 15 ans d’absence – Göbbler collabo ; « On s’est habitué », dira + tard Schloss à Brd – comme ça pdt près de 10 mois ; puis la guerre change d’esprit (et de camp) et la nervosité monte – les Dörfermesch ( = des « hommes du village ») trouvent 3 jeunes filles (Fremdër) ds les bois et les mènent jsq chz Göbbler – la pluie tombe, Emilia fait rentrer chz elle les 3 filles restées dehors ( = 1ers pas ds le gouffre) – emmenées jusqu’aux soldats ivres de Büller, qui les poussent jsq ds la grange d’Otto Mischenbaum – le lendemain, les Fratergekeime st partis ; et Fédorine a raconté la suite à Brd (qd il est rentré du camp à demi-mort) : elle a cherché Emélia partt – ( Brd revient, mais l’âme d’Emélia est partie et la voix de Poupchette lui paraît ) – Fédorine raconte la fin de son histoire à Brd (Emélia retrouvée presque morte), qui la raconte à l’And – « raconter est un remède sûr. »
 XXXIII / pp 301 – 308 : Brd a brûlé la lettre de Diodème – la berge de la Staubi, où les 3 jeunes filles ont été enterrées, et où l’And se rendait svt (par hasard ?...) – Diodème, en remontant le cours de la Staubi et de sa vie, y a aussi trouvé la mortBrd veut raconter l’Ereigniës à Diodème (qui était à la ville de S., à ce moment-là), qui ne veut pas – l’histoire (écrite par) de Brd cachée contre le ventre d’Emélia – qqs semaines avt l’Ereigniës : un été caniculaire – le lendemain de la fête d’accueil de l’And : son quasi-mutisme a déplu – l’And parlait peu, ms notait bcp de choses sur son carnet. XXXIV / pp 309 – 329 : Carton d’invitation – mitraillage de questions des habitués de l’auberge à Schloss – Schloss confie lentement … qu’il ne sait rien !... – Schloss fait remarquer à Brd qu’il est le seul à n’avoir rien dit (menaçant ? ou maladroit ?...) – en retournant chz lui, Brd croise Gott le forgeron – quiproquo – 1 jée de + ds un été de feu ; à la cave, tandis que Poupchette rit – s’adresse à Poupchette (l’enfant de rien, de la salissure ) – se retrouve dehors (pr aller à l’auberge) avec Göbbler – que des hommes dehors ; pas de femmes (pense à sa mère, qu’il n’a pas connue) – l’auberge de Schloss méconnaissable ; de quoi boire et de quoi manger (opulence rare et dc suspecte) – disc de l’And : « hommages … je crois avoir compris une gde part de vs-mêmes » - les portraits et paysages dessinés par l’And – puis on passe aux choses sérieuses : picoler et s’empiffrer – au milieu de l’ivresse générale, Brd, entraîné par Diodème, retourne voir son portrait et y voit défiler comme des pans de sa vie – les portraits révélateurs de l’ê – les paysages (et ttes leurs histoires) – ts les dessins ont été détruits, le soir même – saccage que Diodème raconte à Brd, déjà reparti chz lui – orage ce soir-là ; 2 jrs après, tjs la pluie, alors que Diodème raconte – tt le monde sort, ds la boue (ss les yeux satisfaits de l’And ?...)
XXXV / pp 330 – 339 : Lendemain de cuite – seul le Maire sort pr se rendre à l’auberge et parler à l’And – Schloss se rend chz Brd … – … pr lui raconter, en tte discrétion … - … ce qu’il a entendu (à travers un placard) de l’entrevue entre le Maire et l’And – le Maire demande à l’And pq il est venu ici, puis lui demande de partir – ap échange de phrases, le Maire poursuit par des « méandres interminables » lourds de menaces voilées – lui demande son nom et s’il a été envoyé par qn ; l’And rit – 5 jrs de pluie ; sermon maladroit de Peiper le dimanche => l’And devient le diable mardi 3 septembre : plus personne ne lui parle ; même ses bêtes sont délaissées.
XXXVI / pp 340 – 346 : Le lendemain, Diodème vient chercher Brd – et l’emmène jsq sur la berge de la rivière où s’est déjà formé un gd attroupement – là où la Staubi est la + profonde et transparente, Brd voit l’And comme coupé en 2, mais ne pleure pas – puis aperçoit le cheval et l’âne noyés – l’And enfermé ds sa lamentation [un peu comme Emélia] – Brd ramène l’And à l’hôtel – expédition d’au moins 5-6 hommes ; mise en garde paradoxale.

XXXVII / pp 347 – 355 : La cinquième nuit ds le wagon menant au camp (bien pire que tuer des animaux) – un vieillard piétiné ; entre Kelmar et une jeune femme avec son enfant de qqs mois ; à 60 où il y aurait de la place pr 30 (assis) – Kelmar et Brd se parlent à voix basse de la vie d’avant (pr tromper la faim et la soif) – Brd a soif ; la jeune femme conserve une bonbonne d’eau, comme un trésor, qu’elle utilise avec minutie – ont perdu la not° du tps et du lieu – 6 jrs pr construire le monde, 6 jrs pr le détruire en ns ; 5ème jr : la soif revient, démente – la jeune femme épuisée, comme vieillie de 10 ans, tombe de + en + ds le sommeil – Kelmar et Brd boivent ce qui reste ds la bonbonne => la jeune femme meurt le soir, ap avoir lgtps hurlé ; son enfant qqs heures + tard – « notre geste, c’était le triomphe de nos bourreaux » ; « Ma punition, c’est ma vie (et mes nuits) ».
XXXVIII / pp 356 – 363 : Confession achevée – une caresse (involontaire) d’Emélia ?... ; Rapport terminé – rtr au récit de l’And : ap la mort du cheval et de l’âne, l’And crie chq nuit, comme une complainte « Assassins, Assassins » - Brd tente en vain d’aller parler à l’And ; les morts ne quittent jms les vivants – l’Histoire et l’histoire ; la mémoire, la réalité, et leur grande relativité – Poupchette a un peu de fièvre ; Fédorine demande à Brd d’aller chercher du beurre à l’auberge … - l’histoire du petit tailleur Bilissi (que Fédorine racontait à Brd petit, puis à Poupchette) – (apologue) [« la fille dont tu crois être le père n’est qu’une chimère, et tu es tout désemparé. Crois-tu vraiment que les songes sont plus précieux que la vie ? » dit le chevalier à Bilissi].
 XXXIX / pp 364 – 370 : Hier, Brd a remis le rapport à Orschwir – la souris a appris à ne plus faire attention aux chats => détachement et indifférence – à sa demande, le Maire lit le rapport dvt Brd, durant qqs heures – Orschwir parle en images à Brd : le berger et ses bêtes – « le berger doit penser au lendemain » et éloigner les dangers de la mémoire – « Il est tps d’oublier » => Orschwir jette le rapport au poêle – Brd rentre : « Nous partirons demain ».
XXXX / 371 – 375 : Quitter le village ; « j’écris mtnt ds mon cerveau » - village traversé une dernière fois (et pensée à Énée) – le monument aux morts ; Lise, la Keinauge ; ce que racontent les rivières – traverser les forêts, précédé de l’Ohnmeist (chien errant ou très vieux renard ?...) – le village a disparu (et ses hist avec).

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MM. Urnauer & Lambotin - dans Le Rapport de Brodeck
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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 18:59

Ici sera transcrit l'index des personnages du roman Le Rapport de Brodeck,
c'est à dire l'indication pour chaque personnage du roman de son apparition et son action /fait /pensée au fil du livre, page après page.



-A-

 

-B-

 

Adolf Buller ( par Elise):
- Chapitre XXX, pages 262, 263, 264, 265 et 266
- Chapitre XXXI, pages 271, 272, 273, 274, 275, 276, 277 et 279
- Chapitre XXXII, pages 291 et 292

-C-


Aloïs Cathor (Florian)

Chp
XXX, p 263 à 267

-D-

 

Hans Dörfer ( Ewana )

Chapitre 8 page 66
Chapitre 15 page 124, 125, 131 et 132

Chapitre 21 page 182

Chapitre 36 page 342

-E-

 

Émélia ( par  Marie.N ):
- Chapitre I, page 17
- Chapitre III, pages 26, 27, 29, 30, 31
- Chapitre IV, pages 32, 37
- Chapitre VIII, page 69
- Chapitre IX, pages 76, 83
- Chapitre X, page 89
- Chapitre XI, pages 90, 96
- Chapitre XII, page 105
- Chapitre XV, pages 127, 131
- Chapitre XVI, pages 135, 137
- Chapitre XVIII, pages 153, 159, 160
- Chapitre XX, pages 174, 176
- Chapitre XXII page 196
- Chapitre XXIII, pages 199, 200, 201, 203, 204
- Chapitre XXV, page 218
- Chapitre XXVI, page 222
- Chapitre XXVII, page 236,
- Chapitre XXVIII, page 240
- Chapitre XXIX, page 257
- Chapitre XXX, page 259, 264, 266, 267
- Chapitre XXXI, pages 278, 279
- Chapitre XXXII, pages 280, 281, 286, 287, 289, 290, 295, 296, 297, 299
- Chapitre XXXIII, page 305
- Chapitre XXXIV, pages 311, 323
- Chapitre XXXVI, page 340
- Chapitre XXXVII, pages 346, 355
- Chapitre XXXVIII, pages 356, 357, 360
- Chapitre XXXIX, page 369
- Chapitre XXXX, page 373

-F-


Fédorine : ( par Clémence )

Chapitre I,page 17
Chapitre III, page 26,27,28,29
Chapitre IV, page 32
Chapitre VIII, page 69,70
Chapitre IX, page 74,82,83
Chapitre XII, page 104,105
Chapitre XVI, page 134,135
Chapitre XVIII, page 153
Chapitre XX, page 173,174,175,178
Chapitre XXI, page 187,188,189,190
Chapitre XXIII, page 201
Chapitre XXIV, page 207
Chapitre XXV, page 218
Chapitre XXVI, page 226
Chapitre XXIX, page 251
Chapitre XXX, page 267
Chapitre XXXI, page 277,278,279
Chapitre XXXII, page 280
Chapitre XXXVIII, page 356,357,360,361
Chapitre XXXIX, page 369,370
Chapitre XXXX, page 371,372,373


Fratergeikeime : (par Constance)

Chapitre V, p 49

Chapitre XXX, p 261, 262, 263

Chapitre XXXI, p 271, 272, 273, 279

Chapitre XXXII, p 290, 291, 292, 293, 294, 295, 296, 297, 299.


Frippman Simon:( par Emma)
Chapitre XXXI, page 277,278 et 279
Chapitr XXXII, page 287,288 et 289


-G-


Göbbler (par Nolwenn)

   Chap X page 84 à 86
   Chap XVII page 150
   Chap XIII page 158
   Chap XXVIII page 240
   Chap XXIX page 251
   Chap XXXVIII page 356

Gott le forgeron: ( par marion )

Rudi Gott (par alexandra) 


Chapitre II, page 22
Chapitre V, page 87

 

-H-

 

Caspar Hausorn (par Eurielle):

-Chapitre XV: page 128 ; 129


Viktor Heidekirch (par Léa) :

 

-Chapitre XV, page 216

-Chapitre XXVIII, page 240

 

-I-

 

-J-

 

Jenkins: (par Pauline) 

 

Chapitre I, page 15

 

-K-

 

Moshe Kelmar ( par Marion ) :

Chapitre IX ; pages 74-75-77-78-82-83

XI; p.92

XXX; p.259-260-261

XXXII; p.286

XXXVII; p.348 à 355

XXXX; p.372

 

 Maître Knopf (Ewana)

Chapitre 1 page 15 et 16

Chapitre 8 page 69

Chapitre 17 page 150, 155, 156, 157, 158 et 159

Chapitre 34 page 321 et 323

Chapitre 35 page 332 

 

-L-

 

Lise, la Keinauge  (par Pauline) :

 

Chapitre V, page 43

Chapitre XXVIII, page 244/245

 

  Chapitre XXXX, page 373

 

-M-


Magdalena: ( par Emma) 
Chapitre XXIX, page 256.

 

Otto Mischenbaum ( par Marie N )  :

 

- Chapitre XXXIV, page 325 

 

-N-

 

  Professeur Nösel (par Léa) :

 

-Chapitre V, page 45

-Chapitre XX, page 175

-Chapitre XXV, pages 214 & 219

-Chapitre XXXX, page 372



-O-



Ohmeist, le chien (par Elise):
- Chapitre IV, pages 35 et 36
- Chapitre XXXIV, page 314
- Chapitre XXXX, page 374

 

Hans Orshwïr (par Eurielle) :

-Chapire  I: p12- p16

-Chapitre II: p20

-Chapitre IV: p36-> p40

-    "    V: p43-> p51

-    "    VI: p53

-    "    VIII: p71
-    "    XII: p99-> p100 - p107

-    "    XVI: p134-> p136

-    "    XVIII: p155-> p157

-    "    XIX: p169

-    "    XXVII: p241-> p245

-    "    XXXIV: p319-> p327

 

-P-


Frida Petzer (Nolwenn )

   Chap XXIX page 251

 

Mère Pitz (par Thomas) :

 

Chapitre VI, page 53 à 57

Chapitre XIX, page 169

Chapitre XXXII, page 285

Chapitre XXXX, page 372

 

Poupchette (par Dana) :

 

I > P 17 L23 à 25 / P18 l7 à 16

XV > P126 L12 à 26 / P 128 L5 à 6  / P130 avant dernière ligne à l13 P 131.

XX > P 174 L 14 à 3 P 175 / P181 L16 à L17

XXX > P199 L2 / P200 L4 à L9 / P202 L16 à L28 / P203 L7 à 9 / P203 L15 à 23.

XXXII > P281 L15 à 16 / P P295 L7 à P297 L13 et p298 l 14 à L8 P299 ( Ici, le nom de Poupchette n'est pas prononcé, mais on sait que l'on parle d'elle . )

 

XXXIV > P315 L12 à l15 p316

XXXVIII > P361 L1 à 15

XXXX > P 372 L1 à 3 / P373 Dernière ligne.

XI > P108 L18



-Q-



-R-


Ulli Rätte : (par Constance)

Chapitre XIV, p 210, 211, 212

Chapitre XXV, p 215

Chapitre XXVII, p 233, 234, 235, 236.


Gustav Roppel : (Marie.G)
 
Chapitre XIII, pages 111, 112, 113
Chapitre XXXIV, page 321
Chapitre XXXX, page 372


-S-



Joss Scheidegger (par Thomas) :

 

Chapitre XVI, page 138 à 140


Dieter Schloss (par alexandra)

Chapitre I, page17
Chap II, pages  20,21,24
Chap VI, page 56
Chap XIX, pages 168,170
Chap XX, pages 175,177
Chap XXI, page 183
Chap XXII, pages 192,193
Chap XXXIV, pages 309,314,318,320,328
Chap XXXV, pages 332,334,338

 

Stern (par Florian)

Chp XIV, p 114 à 122

 

-T-

 

-U-

 

-V-

 

Wilhem Venturhau ( par Dana)

 

II > P21 L4 à 14

XIII > P111 L25 à  L27 / P112 L16  à  L11 P113.

XV > P123 L18 à 19.



Vieil homme accueillant juste après le camps :(Marie.G)

Chapitre X, pages 90, 91
Chapitre XI, de la page 92 à 98



-W-



-X-



-Y-



-Z-


zeilenesseniss
Chap XVI < P141.142
P 80 jusqu'à fin du chapitre

Le Zungfrost (par Léonie)

Chap XVII page 147 à149
Chap XXIV page 207
Chap XXVIII page 241
Chap XXXIX page 364




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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 14:01

Voici les avis personnels des élèves de 1ère L de 2010 sur le livre Le Rapport de Brodeck de Philippe Claudel étudié en classe :

 

Charles : Le Rapport de Brodeck est un récit qui semble ne suivre aucune logique. Il prend cependant, peu à peu, du sens et nous fait replonger vers la seconde guerre mondiale à travers des repères spatio-temporels pourtant fictifs. Au cours du roman, le narrateur organise son texte de façon à ce que nous nous posions des questions, nous donnant ainsi l'envie de continuer la lecture. Les faits narrés tout au long du roman, bien que fictifs, témoignent des différents caractères (en particulier les plus cruels) dont faisaient/font preuve les hommes. Par ailleurs, je me suis de maintes fois identifié à la philosophie du personnage principal. J'ai donc personnellement aimé cette oeuvre, dont les métaphores et expressions me semblent mémorables.

 

 

Ghalia: "Je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien. Je tiens à le dire. Il faut que tout le monde le sache."

Dès ces trois premières lignes, une question qui va me poursuivre tout au long de ma lecture: "Qui est Brodeck?"

Les lignes suivantes ammènent à penser, sans en avoir la certitude, que l'histoire va se dérouler dans le Nord-Est, en Lorainne, toutefois, dans une région française où il semble courant d'employer de l'allemand (cf: l'emploi du S. pour définir un lieu qui pourrait être la ville de Strasbourg). Et puis vient le mot Ereignies, "la chose qui s'est passée". Un simple mot qui vous entraîne tout de suite au fin fond de l'une des périodes les plus noires de notre Histoire, mais rien n'est encore sûr. Alors, comme pour assouvir ma pensée, le narrateur, Brodeck, parle, de la guerre,  de ces deux ans captif parmi des hommes qu'il compare ou confond même, à des bêtes dépourvues d'humanité. Il définit cette captivité comme un vide dans sa vie, qu'il nomme Kazerskwir (le cratère).

Même si le récit n'est pas historique (rien ne l'indique du moins, à part quelques éléments, mais relativement vagues),

je sens qu'il va traiter des sujest douloureux, plus encore que la guerre: l'intolérance, la violence, la folie humaine.

Brodeck semble  avoir vécu lors de la période Kazerskwir, passée dans un camp,  la soumission et le tragique (pour illustrer ce propos, je me baserai sur le passage de la ligne cinq à la ligne dix-neuf, page 30, qui raconte que ses gardiens au camp, le force, avec ses camarades à manger et boire "comme les chiens" soit à quatre  pattes; et à Brodeck d'écrire: "La plupart de ceux qui étaient enfermés avec moi ont refusé de le faire. Ils sont morts.Moi, je mangeais comme les chiens, à quatre pattes et avec la bouche" et d'en conclure comme ce qu'il y aurait de plus logique "Et je suis vivant". Passage que je me permet de qualifier de tragique,

car Brodeck n'a pas le choix: se soumettre ou mourir. Or dès lors où il se soummet /référence à la page 31/ il se fait insulter par les autres arrêtés.)

Après donc ces quelques éléments, l'idée que ce récit se déroule lors de la seconde guerre mondiale me semble plus que probable, mais la raison de l'internement de Brodeck reste encore un mystère. Par qui a t'il été enfermé? Des nazis? Pas une seule fois, ce mot ne sera présent dans le roman. Pourquoi? Etait il juif? (cf: page 48 et 49, lorsque Brodeck indique que la fortune des Orschwir provenait de ses porcs; et qu'il décrit les allés et venus des camions de transports des animaux, en terminant par cette phrase particulière: "On mange aussi en temps de guerre. Certains en tout cas"  fait-il parti de ce fameux "on"?) Opposant au régime politique de son époque?(cf page 44, le narrateur traite le problème de la liberté d'expression lors de la guerre en parlant notemment du professeur Nosel,raflé, dont le métier était de"connaître le monde et l'expliquer" ) Cette question restera sans réponse certaine puisqu'il sagit là d'une fiction; que j'ai trouvée bien écrite et très plaisante à lire. Emouvante car obligeant le lecteur à se remettre par moments en question, et à ne jamais oublier l'atrocité de la guerre dont nous fait part Brodeck, mais aussi l'atrocité dans toutes les guerres en général, et surtout l'atrocité véhiculée par la haine, et la peur des êtres humains entre eux. Phillipe Claudel signe là un véritable bijou de la littérature moderne, à travers  l'humilité de son personnage principal tenant aussi le rôle de narrateur. En outre, c'est un roman que je recommande à tous, il donne une véritable leçon d'humanité et de tolérance, puisque Brodeck aurait pût être "Monsieur tout le monde".

En clair, je pense que toute personne qui lira ce roman se sentira concernée, et dans le devoir de se souvenir de celles et ceux qui ont souffert de cette fameuse haine née de la peur de l'"Anderer" , l'étranger.

 

 

 

 

 

Emilia: Le rapport de brodeck, est un livre que je trouve passionnant. Bien que j'ai eu du mal à accrocher au début. Et que je n'ai pas compris certains passages.

La façon dont P.CLAUDEL, a écrit me paraît étrange et difficile au début du récit. Mais je trouve que cette auteur remarquable je dois bien l'avouer, a eu une excellente idée, en mélangeant un peu tout comme si Brodeck, le personnage principal et le narrateur, écrivait ce qui lui venait à l'esprit, sans se soucier de la cohérence des évènements. Brodeck peut parler de quelque chose présent et soudain, dans un autre paragraphe, parler de quelque chose de lointain dont il se souvient au moment où il écrit. Et comme si il avait peur d'oublier de le raconter, va le transmettre tout de suite après ce qu'il venait d'écrire. Bien que, je trouve que même si il part sur autre chose, le sujet est souvent le même ou rapporté à ce qu'il y a avant. C'est un roman, qui demande beaucoup d'attention. Le lecteur, se pose un nombre multiple de questions tout au long de l'écoulement du récit.C'est certes un roman fictif, mais qui s'inspire d'autres faits, ceux-là, réels. Pour tous ce qui est des rapports spatio-temporels par exemple (il ne le dit pas, mais on pourrait croire que Ereignies( la chose qui s'est passée) soit de la seconde guerre mondiale.). C'est un récit plutôt violent par endroit. Mais aussi touchant et émouvant, car Brodeck, nous fait réfléchir et se souvenir de l'atrocité qu'était la guerre et la cruauté de l'Homme. 

Pour moi, Le rapport de Brodeck, est un roman époustoufflant et captivant. Il fait percevoir aux lecteurs, ce qu'est réellement l'Homme. Et, je trouve, qu'il a un petit côté philosophique, ce que je trouve encore plus fascinant. Et, en plus de tout cela, le lecteur, en tout cas moi, aurait tendance à se voir en Brodeck. Le héros, refletterait la personne qui est en chacun de nous.

Alors, je crois qu'importe le genre de roman qu'une personne aime, elle aimera celui-ci de P.Claudel. En tout cas, c'est mon cas.

 

Maïwenn:  Pour ma part j'ai bien aimée le Rapport de Bodeck.

Je trouve dès le début que l'histoire est accrochante, et mystérieuse. En effet en écrivant sont rapport, Brodeck raconte sa vie et dévoile son passé douloureux durant la guerre tout en gardant une part de mystère sur certains évènements. Le thème de la guerre nous replonge dans l'horreur des camps et nous montre a quel point Brodeck a souffert pour rester en vie. En lisant ce livre le lecteur se posent beaucoup de question sur la vie de Bodeck, sur le meurtre mystérieux de Landerer. De plus Philippe Claudel garde une part de mystère sur les lieux ou se déroule l'histoire, il ne donne jamais un nom de ville précis mais il sait décrire les lieux avec une grande précision. Le lecteur se retrouve ainsi à lire une histoire pleine de sensibilité et de rebondissement sur le déroulement d'une vie pas comme les autres, celle de Brodeck.

  

  Joséphine :  J'ai trouvé ce récit vraiment intéressant et passionant. J'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire au début mais ensuite j'ai vraiment accroché. C'est un livre bizarre du fait que l'on s'attend a lire un rapport des faits qui se sont déroulé dans le village de Brodeck mais on découvre qu'on lit en fait ses mémoires.

C'est vraiment un très bon mélange de fictif et de faits historiques. J'ai pensé assez vite à la guerre 39-45 et les horreurs des camps de concentrations graçe aux indices vagues du texte mais, et c'est cela qui m'a plu en particulier, on ne sait jamais si c'est vraiment ce que l'auteur a voulu faire passer.

Certains passages m'ont vraiment fait accrocher a cette histoire notament ces passages boulversants où Brodeck nous parle de son passage dans le camps et les horreurs qu'il a vécu. Historiquement c'est vraiment très instructif, car malgré que ce soit une fiction on pense à toutes ces personnes qui comme lui ont vécu cet enfer.

 Graçe à des comparaisons fortes entres les hommes et les animaux, ce livre m'a fait vraiment réfléchir sur la folie de certains hommes et jusqu'où ils peuvent aller.

 

Gwenn:   J’ai eu beaucoup de mal a rentrée dans la lecture du Rapport de Brodeck ; puisque Brodeck jongle entre le présent (la rédaction du Rapport), le passé plutôt lointain (Lorsqu’il était étudiant) et le passé plus proche (Sa « vie » dans le camp).

Philippe Claudel montre comment réagisse plusieurs personnes a une même situation (Diodeme se sucide ronger par remort il pensait même a écrire des romans avant de se sucider « La trahison des justes » et « Le Remords ») alors que les autres habitants du village ne réagissent pas : A la mort de l’Anderer et n’ont aucun remords a donné des noms de gens a envoyer au camp pour être épargné. Brodeck nous parle aussi de l’horreur qu’il a vécu dans les camps de concentration. On suppose que l’a guerre dont il est question est la guerre 39-45 puisque on nous parle d’Adolf Büller (Adolf Hitler ?) et des camps de concentration (Brodeck était-il juif ?).

Ce qui amène l’Homme a se poser beaucoup de question et a se remettre lui-même en question sur ce qu’il a fait, ce qu’il fait et se qu’il fera dans sa vie (de bien ou mal).

Le roman apporte aussi un part de mystère puisque l’on ne saura jamais dans quels conditions et comment est réellement mort l’Anderer ont ne saura également pas pourquoi Diodème s’est sucidé même si c’est la mort de l’Anderer qui l’a déterminé. («La mort de l’Anderer remuait trop de choses, plus qu’il ne pouvait en supporter. » (Page. 304)). C’est ce qui m’a plu dans ce roman.

 

Laura : 

Merveilleux roman. A la fois passionnant et boulversant, choquant et intriguant.
Le Rapport de Brodeck nous fait replonger dans l'univers de la seconde guerre mondiale à travers le récit (construit de manière bien particulière) d'un homme qui veut nous simplement raconter l'histoire. L'histoire de son village, de la guerre, de sa femme, de l'Anderer, des hommes,... son histoire, pour que nous ne puissions oublier jusqu'où la bêtise des hommes peut aller...
Un livre que je recommande vraiment à tous.

 

Agathe :

Je dois avouer que j'ai eu beaucoup de mal à "rentrer" dans le livre. Dans un premier temps, je ne comprenais pas grand chose sur l'histoire de Brodeck, surtout à cause de la manière de raconter de Phillipe Claudel, cette façon de passer de son présent à son passé puis de partir sur l'histoire d'autres personnages m'ont déstabilisée. De plus le fait de n'avoir pas de repère précis dans le temps et l'espace ne m'aidait pas beaucoup pour y voir plus clair...  même si le nom des personnages et des évènements avait une consonance allemande. Mais à partir du moment où Brodeck parle du camp dans lequel il a été enfermé, la situation s'est précisée et j'ai pu situer l'histoire à la frontière de la France et de l'Allemagne pendant la période de la Seconde Guerre Mondiale, même si il n'est jamais précisé exactement ce lieu ou cette période.

Ce que je retiens du Rapport de Brodeck c'est que les hommes peuvent changer du tout au tout et qu'ils cachent leur vrai nature. De plus, le fait qu'Oschwir demande à Brodeck d'écrire un rapport simplement pour le brûler après et lui demander de tout oublier et de vivre comme avant, m'a révoltée.

Le plus horrible dans le livre c'est la façon dont Brodeck a été traité dans le camp. On voit dans cette partie de l'histoire que les hommes peuvent se comporter de façon cruelle pour la seule raison que les gens sont différents ou qu'il n'ont pas les mêmes idées.

En outre les malheurs arrivés à Brodeck et les horreurs de la guerre, ce que je retiens de ce livre c'est l'amour inconditionel que Brodeck porte à sa femme, même après que celle-ci soit devenue mentalement déficiente et ne lui témoigne presque plus d'attention. J'admire également le fait qu'il ait accepté Poupchette comme sa propre fille. Le lien qui les unit tout les trois, Fédorine en plus, est très fort, et se manifeste surtout à la fin quand ils quittent le village.

Avec du recul, j'ai apprecié ce livre et la manière dont l'histoire était construite. Même si on aimerait bien lever le voile sur quelques mystères restés en suspend.  

 

Louise :

Le rapport de Brodeck, est un livre de littérature comtemporaine, de Philippe Claudel, qui nous fait découvrir son écriture particulière, déstrucutée et entre-mêlée, qui change du style habituellement linéaire de la littérature classique.

Entre le passé et le présent du narrateur, Brodeck, ou tout est mélangé comme si, il n'arrivait en aucun cas a structuré sa pensé, et que cette écriture était comme un miroir de sa propre vie, qui ressemble a un labirynthe semé d'embuches et de drame personnel.

Dans son livre Claudel ne nous donne pas d'indication sur le contexte historique, mais par contre il existe des passages plus ou moins évocateur sur la possibilité d'une époque bien particulière . Par exemple ; " La guerre avait cessé depuis un an." (P23) où bien encore " Il n'y avait pas de races. Pas de différence entre les hommes. J'avais oublié qui j'étais d'où je venais. Je n'avais jamais prêté attention au petit bout de chair absent entre mes cuisses (...)" Ces deux passages, ainsi que beaucoup d'autres peuvent largement évoquer la seconde guerre mondiale, avec en particulier ici l'histoire de Brodeck et son emprisonnement dans un "camp", qui relié avec cet exemple explique l'archarnelent qu'il a pu connaitre, du à sa religion Juive, où se pratique la circoncision.

Dans ce livre, l'auteur souhaite tout d'abord nous parler des être humains, en utilisant un anti-héros, à qui finalement on s'identifie à peu près tous, dans la souffrance, dans les questions et dillemmes qui peuvent intervenir dans la vie,

Et aussi, sur le fait que l'homme quelque soit le contexte historique reste ce qu'il est et que face à la mort, il serait prêt à tuer son propre frère pour avoir la vie sauve, dans ce livre ont apprend que la question de la vie n'est plus, ici, de la logique ou du respect mais juste un instinct animal; la survie.

Ce livre m'as énormement plus, car finalement pourquoi placer un contexte historique sur une histoire qui pourrait finalement se passez même de nos jours, où encore aujourd'hui des peuples sont persécutés et traités comme des races inférieures, pourquoi tenter de comprendre spécifiquement ce livre, alors qu'en fait l'auteur souhaite juste expliquer les plus profondes convictions de la race humaine qui ne changeront pas , malgrè les consèquences de ses acharnements, les hommes n'ont toujours pas comprit, qu'il ne faut pas seulement se supporter mais aussi s'accepter et se réspécter tels des semblables sans différences de race ni de couleur. Il y a bien sûr, un message de tolérance dans ce livre, mais également d'amour, tel celui que Brodeck peut porter à sa femme, pourtant ayant perdu beaucoup de ses facultées, après avoir vécu des épisodes traumatisants dans sa vie, et encore plus fort que ça, il y a l'amour que Brodeck peut porter à sa fille illégitime, conçu d'un viol, ce qui peut démontrer l'amour inconcidérable qu'il peut éprouvé pour sa femme. Enormement de leçon de vie se trouve dans se livre, qui nous laisse encore plus de questions auquels on peut trouver cent réponses differentes...

 

 

 

Perrine :  Le rapport de Brodeck, un roman à la fois intriguant mais aussi fascinant. Nous nous trouvons plonger dans l’histoire dès les premières pages. Ce qui d’ailleurs, pourrait en déstabiliser certains car Philippe CLAUDEL ne semble pas utiliser de plan tout comme son narrateur : Brodeck.  Ce dernier nous donne l’impression d’écrire ce qui lui passe par la tête, par peur d’oublier par la suite peut-être. Il passe d’un sujet à un autre mais au final, nous pouvons nous rendre compte que chacun des souvenirs qu’il évoque nous rapportent soit à un moment passé de sa vie, soit aux éléments centraux du récit : "l’ Ereigniës" autrement dit "la chose qui s’est passée" ou encore "l’Anderer", "l’étranger" du village.

C’est donc sans s’en rendre compte que dès les premières pages, des questions se bousculent dans ma tête. Une folle envie de connaître la suite ! Le côté mystérieux de l’histoire m’a tout de suite captivé.

Philippe CLAUDEL aborde son œuvre avec de lourds indices concernant le lieu et l’époque où se déroule l’histoire sans jamais toute fois révéler le nom et l’année exacte de l’histoire. Cependant nous pouvons vite penser à une région du nord-est de la France. L’Alsace par exemple. Dans la suite du récit, nous supposons que l’histoire se passe durant la seconde guerre mondiale. En effet, l’auteur évoque à plusieurs reprises les camps de concentrations, les camps d’exterminations ainsi que la maltraitance et la violence présente à cette époque. Brodeck n’était même plus considéré comme un homme mais plutôt comme un vulgaire animal. Il en est réduit au triste nom de « chien Brodeck ». C'est donc en annonçant qu'il n'y est pour rien que Brodeck commence à nous raconter l'histoire de sa vie. Dans un ordre inhabituel, certes, mais plaisant et original. Un récit chargé de drames et de tristesse mais aussi beaucoup d'amour (l'attention que porte Brodeck à Emélia, Poupchette et la vieille Frédorine). De nombreuses leçons de vie s'en dégagent ainsi que la dure réalité et le pire côté de l'homme. 

 

 

 Léa : Personnellement, je trouve qu'il est quelque peu difficile de bien accrocher à la lecture de Brodeck de P.Claudel, surtout vers le début du roman.

Les pensées de Brodeck se dispersent et les personnages se multiplient, ce qui ne facilite pas la lecture. Des passages plus ou moins long du roman ne sont pas/peu accrocheurs.

Toute fois, les mistères sont nombreux et Brodeck ne révèle que peu à peu des éléments, ce qui nous tiens en haleine et nous incites à lire la suite avec curiositée et envie.

Brodeck est un personnage plutôt attachant, de tout les hommes qui y sont décrit dans ce roman, Brodeck paraît être le plus humain et gentil, voir sentimental. Mais une facette de lui ne plaît pas tellement, comme il a pu le dire indirectement à plusieurs reprises, c'est un personnage plutôt faible et soumis. Mais changent des héros habituels! 

Les passages sont agréables a lire, notamment lorsqu'il parle de l'amour qu'il porte à sa fille, à sa femme, d'autre, moins comme lorsqu'il raconte comment cela ce passait au camps ou bien avec la "Zeilenesseniss". Ce qui varie nos émotions. 

Je trouve aussi que Le rapport de Brodeck fait preuve de psychologisme et de leçon de vie, qui nous fait réfléchir et nous poser des questions sur la vie, même sur notre propre vie.

Même à la fin du roman, nous ne savons pas tout, ce qui peut nous laisser mécontent, du fait de ne savoir la fin "réel" ou satisfait de s'imaginer sa propre fin du Rapport de Brodeck.


En conclusion c'est un livre qu'il faut connaître.

 


Morgane Pr :  Je n'ai eu aucun mal à rentrer dans la lecture du Rapport de Brodeck puisque je savais déjà que c'était un roman que l'on pouvait comparer à un puzzle et qu'il y avait beaucoup de flash-back.

    Tout d'abord le Rapport de Brodeck est selon moi un roman intemporel. J'explique, Brodeck parle d'une guerre, d'un camp où il a subit la tyrannie des Fratergekeime qui occupaient dans l'histoire ce qui pourrait être l'Est de la France car on évoque une frontière. On peut supposer que Brodeck a vécu pendant la Seconde Guerre Mondiale, qu'il est juif et que les Fratergekeime sont des allemands mais on pense cela parce que l'on fait le raprochement avec nos connaissances sur l'Histoire du monde. Par exemple, on sait que l'Alsace et la Lorraine ont longtemps appartenus à l'Allemagne. Personnelement,  je pense que en ne donnant aucune précisions sur cette guerre Philippe Claudel a voulu dénoncer la guerre et la cruauté de l'Homme en général qu'elles soient passé ou présente.

     Ensuite, l'auteur cherche sans cesse à nous remettre en quuestion sur l'Homme et la monstrosité de ses actes mais aussi sur l'enthousiasme qu'il met à détruire l'humanité que ce soit physiquement ou mentalement. L'une des nombreuses illustrations possible à la justification de mes propos se situe à la page 30 " Ceux qui nous gardaient et nous battaient répétaient toujours que nous n'étions que des fientesmoins que des merds de rat. Nous n'avions pas le droit de les regarder en face. Il fallait maintenir toujours notre tête vers le sol et recevoir les coups sans mot dire".

     Ce que j'ai énormément apprécié  dans ce roman c'est la manière dont Philippe Claudel a écrit l'histoire et comment il l'a construit. Comme dit précédemment, le roman est fondé sur de nombreux retour dans le passé et je trouve que jongler avec les souvenirs de Brodeck accentue la notion de réalisme. De plus, lorsque Bodeck écrit, il s'exprime avec des mots et des expressions très simples, il ne cherche pas à nous montrer, ni à éviter de nous choquer, il écrit les choses telles qu'il les pense et c'est cela qui est bouleversant parce que il nous livre sa vérité brute sans elprunter quatres chemins. Par ailleurs, Brodeck est un personnag fictif, né de la main de l'auteur, son histoire a elle aussi été inventé mais les deux années au camps et les sentiments qu'il ressent durant cette préiode ont sans doute été le quotidien de milleirs de personnes.

    Autre point qui a déclenché en moi une vague d'émotion, c'est l'importance qu'accorde Claudel à l'amour et surtout à la force de l'amour. Dans le roman, c'est grâce à l'amour que Brodeck éprouve pour Emilia et Fédorine ( il ignore encore l'existence de Poupchette) qu'il a gardé espoir qu'un jour il sortirait du camp où il éait réduit à l'état animal. C'est à la page 31 que l'on peut lire ce passage qui me sert d'appui à l'argument proposé trois ligne plus haut : " Moi en vérité j'étais très loin de ce lieu. Je n'étais pas attaché à un piquet. Je n'avais pas un collier de cuir. Je n'étais pas allongé à demi-nu près des dogues. J'étais dans notre maison, dans notre couche, tout contre le corps tiède d'Emelia et plus du tout dans la poussière." P.Claudel présente l'amour d'un être chère comme la corde la plus solide qu'il soit à laquelle on peut s'accrocher losque l'on des souffrances telles quelles soient à surmonter.

     Pour conclure, c'est un livre à la fois captivant et bouleversant qui ne fait qu'exposer l'atrocité de ce monde à travers un cadre fictif.

 

 

Océane :  "Je m'apelle Bordeck et je n'y suis pour rien." Cette première phrase intriguante nous "met en appétit", nous donne envie de lire la suite pour savoir ce qu'il s'est passé, pour quelles raisons dit-il qu'il n'y est pour rien.

   Le fait de toujours avoir affaire à des flash-back (comme il est dit plus haut) ne m'a pas posé de problèmes, et m'a forcée à être plus concentrée durant ma lecture (contrairement à d'autre romans qui demandent beaucoup moins de concentration). La façon d'écrire, du narrateur, comme s'il parlait et du vocabulaire assez simple rendent le roman plus accessible.

  Cette façon de décrire des événements ficitifs, mais qui paraissent tellement réels, sans pour autant donner de nom de lieu, ni de date, nous pousse à faire appel à nos connaissances pour essayer de faire un rapprochement historique avec l'histoire de Brodeck. Quand il raconte ses deux ans passées dans un camp, l'horreur décrite nous fait haïr les "Frategekeime" (qui peuvent être assimilés aux allemands nazis) et la "Zeilenesseniss". La cruauté de ses personnages montre à quel point les hommes peuvent être monstrueux entre eux. Je pense particulièrement au fait de pendre un prisonnier chaque matin à l'entrée du camp ou de les traiter comme des animaux, des "fientes" ou des "merdes de rats". Le fait que "l'Anderer" ne soit pas accepté par les hommes du village au point de l'assassiner montre la bêtise humaine et confirme la phrase "Les hommes ont peur de l'inconnu".

  Malgré la monstruosité de la guerre, Philippe Claudel parle de l'amour que Brodeck porte à Emélia sa femme dont la pensée l'a aidé à survivre pendant ses deux ans d'enfermement et avec qui il reste malgré son repli sur elle-même, à la vieille Fédorine et à la petite Poupchette qui, malgré qu'elle ne soit pas de lui, l'accepte et l'aime comme sa propre fille. Je trouve que l'amour qu'il porte à "ses trois femmes" est très fort et émouvant.

Brodeck est un personnage que j'ai trouvé attachant et pour qui j'ai eu beaucoup de sympathie.

  Par contre la fin où Orschwir brûle le rapport de Brodeck m'a étonnée car je ne m'y attendais pas. Pourquoi avoir demandé à Brodeck d'écrire cette oeuvre pour la brûler après l'avoir lue? "Pour oublier" dit Orschwir, mais pour Brodeck cela l'a obligé à se souvenir des plus petits détails et je trouve ça presque mesquin de la part d'Orschwir d'avoir obligé Bordeck à cet "exercice".

  Pour finir, ce livre est très intéressant car il fait réfléchir sur beaucoup de chose: sur les hommes, le monde... et je le conseille vivement à tout le monde !

 

Marie

 

« Je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien. Je tiens à le dire. Il faut que tout le monde le sache. Moi je n'ai rien fait [ … ] »
Je dois avouer, qu’après avoir lu ces premières lignes, je me suis préparée à lire quelque chose qui semblait assez complexe. Je me suis dis que ça ne devait pas être une histoire comme les autres, car le début me semblait déjà assez vague, difficile à cerner.
Bien qu’ayant eu du mal à entrer dans l’histoire de cet homme, du nom de Brodeck, je me suis tout de suite intéressée à cette vie hors du commun, qui mêle souffrance, peur, et joie .
L’histoire en elle-même fut très captivante, du fait qu’on ne sait pas trop où tout cela se situe. On peut supposer qu’elle se passe dans l’Est de la France, car la langue Allemande intervient régulièrement .
De plus, on pourrait présenter ce livre comme un journal intime. En effet, Brodeck raconte le fil de sa vie, en passant par son passé, toutefois confus et difficile; Enfant orphelin, puis victime de la seconde guerre mondiale, il raconte ces moments marquants avec une telle précision, qu’on se sentirait presque, en tant que lecteur, comme le confident de cet homme .
Néanmoins, il est quelque fois difficile de se repérer dans la chronologie des différentes périodes de sa vie, car il passe du passé au présent, et du présent au passé, sans préambule.
De même pour les personnages constituant la vie de Brodeck. En effet, beaucoup de personnages en font partie, ce qui peut déstabiliser le lecteur (face aux prénoms peut commun, tout d’abord, puis par leur fonction dans l’histoire.)
Ce livre m’a vraiment plus, car j’ai trouvé que ce n’était pas une histoire comme les autres. Le fait que le plan de celle-ci ne soit pas structurée, y est sûrement pour quelque chose. Puis, j’ai trouvé que l’histoire était belle. L’amour que porte Brodeck à sa femme, est très fort, même si celle-ci a perdu toute forme de vie en elle. Et de même pour Poupchette, qu’il a su accepté, même si elle n’est pas son enfant. Il l’a considère comme tel.
C’est pourquoi je conseille ce livre à tout le monde. Je dis tout le monde, car je pense que c’est un livre qui plaira à toutes les personnalités. Peut-être parce que c’est une leçon de vie, pour chacun, la vie de Brodeck .

 

 

Audrey

 

En simple première lecture, ce récit ne m'a pas plu tant que ça. Peut-être est-ce ce côté très mystérieux qui me parait gênant. Mystère tout d'abord autour de Brodeck, personnage difficile à cerner, dès le début: "Je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien.", phrase énigmatique répété à la fin du récit, et précédé par une phrase accentuant ce côté mystérieux : "Mais en contrebas, il n'y avait aucun village. Il n'y avait plus de village." Ainsi, il y a aussi un mystère autour du village, et de ses habitants. Que s'est-il réellement passé dans l'auberge ? Qui était vraiment cet inconnu surnommé l'Anderer ?...
Tout le récit est basé sur un questionnement, mais les réponses ne sont jamais donné, et la fin ouvre la porte des réponses encore plus grande en faisant disparaître tout ce qui fut le support du récit : le village "et avec lui tout le reste.". Chacun en conclu donc ce qu'il veut de ce récit mystérieux qui ne mène nul part, ou alors où chacun veut.

 

Juliette

 

Ayant déjà lu Les Petites Mécaniques du même auteur et n'ayant pas particulièrement apprécié, j'appréhendais quelque peu cette nouvelle lecture. Je commence alors Le Rapport de Brodeck, non sans difficulté à pénetrer dans l'histoire. La première phrase "Je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien. Je tiens à le dire. Il faut que tout le monde le sache."  ne m'engage pas plus que ça. Moi qui aime pourtant lire, je n'y trouve pas mon compte et ai du mal à accrocher au récit, je comprends bientôt beaucoup mieux cette notion de « partir dans tous les sens » que nous avions évoqué en classe. Le manque de linéarité narrative me perturbe et m'agace, je suis sans doute habituée à une littérature plus classique et différement construite. Au fil de ma lecture, je ne vois toujours pas où l'auteur a souhaité nous conduire et ce juqu'à la fin, qui d'ailleurs m'a laissée dubitative. Bien qu'il me soit impossible de nier la leçon d'humanité inscrite dans ce roman, Le Rapport de Brodeck ne m'a pas, et c'est bien dommage, réconciliée avec le style Claudelien.

 

Elodie

«Je m’appelle Brodeck et je n’y suis pour rien. Je tien a le dire, il faut que tout le monde le sache. »

Avec ces quelques mots, Philippe Claudel nous met tout de suite plein de questions en tête.

 Qui est Brodeck ?, Que s’est-il passé ?,... 

Par petit morceau de la vie de Brodeck, éparpillés tout au long de l’histoire, on va pouvoir découvrir les réponses aux questions que l’on avait avant d’ouvrir ce livre. Le problème, c’est que l’on en a encore plus en le fermant !

Personnellement, je n’ai pas vraiment aimé ce roman.

Malgré le début qui devrait nous mettre dans l’histoire directement, je n’ai jamais réussi a être totalement plongée dans cette histoire.

Je pense que ce livre atypique n’est pas un livre que j’ai l’habitude de livre, et qui m’a vraiment déstabilisée avec tous ces flash-back et ces détails qui partent dans tous les sens, la lecture devient beaucoup plus difficile. 

 

Ludwig
   Un livre interressant qui nous fait plonger dans la torpeur d'une pauvre victime d'une guerre. Le livre est un puzzle, c'est vrai, où l'on s'amuse aisément à le reconstruire, on a envie de le finir, de reconstruire ce puzzle qui nous intrigue , le style de Philipe Claudel donne un coté attractif; on a parfois des "blancs" où on se demande si on n'as pas oublier une page, mais non, c'est très plaisant à lire, même au début.Dans les premiers chapitre on pose le décor et ce n'est qu'après où cela devient compliqué, on reste sur ces questions: qui est-il? Pourquoi écrit-il ce journal? Qu'est-ce que c'est que ce rapport? Qui est l'anderer? Plein de questions où malheuresement on a de tristes réponses sur l'Homme et sa nature dite "animal". C'est une vision bien pessimiste que nous donnes l'auteur sur cet Homme que nous sommes. Le sujet, il est vrai, était de toute façon tourné vers cette voie mais presque jamais on se dit que nous ne somme pas ces êtres; l'auteur, je trouve, a bien écrit le faite que tout les hommes de cette époque pouvaient être du "mauvais coté" bien qu'autrefois ils pouvaient être les amis de Brodeck. C'est un message qu'il nous donne il nous montre que parfois on se cache derrière la masse, que la peur nous entraine vers de l'atrocité.
Lorsque Claudel donne des noms inéxistant comme "l'Anderer" ou bien les "fratergekeime" il donne un coté général, il ne vise personne ou plutot tout le monde et montre que cela pourrait se passer dans bien des lieus et l'on pourrait y donner les mêmes noms ce qui montre que l'auteur montre que c'est un sujet général.
   Un livre interressant, bien écrit, sauf quelques répétition lassante sur le faite que Brodeck ne sait pas écrire etc...
mais quand même, plus on avance dans l'histoire plus on devient attiré. Très plaisant à lire car il n'est pas une prise de tête mais ne laisse pas le lecteur lire ce livre comme un B.D. plutot comme si on était dans ce village et qu'on cherchait des indices pour en savoir plus.
   Philipe Claudel a su attiré le lecteur a lire son livre et il est vrai qu'on se plairait à le relire. Ce livre m'a plu mais sans plus, le style d'écriture est très bon, l'histoire est bien ficelée, le message qu'il donne est très fort et fait réfléchir, c'est vrai, c'est une remise en question sur soi qu'on a après l'avoir lu, mais peut être que c'est son coté trop péssimiste qui m'as déçu. Je conclurais tout de même que c'est un livre que je recommanderais.

Edouard

Philippe Claudel est l’auteur de ce roman contemporain  appelé « Le rapport de Brodeck ». C’est un roman intriguant, puisqu’il est écrit de façon à ce que l’on soit réceptif au passé et au présent du personnage en question. Ce personnage vit, par supposition, dans une ville du Nord-est de la France où il est courant de parler allemand. Cependant, l’écrivain relate, de façon particulière et dans un ordre inhabituel, l’histoire du personnage comme son narrateur Brodeck. On découvre au fur et à mesure, que ce dernier fut victime de certaines violences et maltraitances  dans un camp allemand (camp de concentration/d’extermination) au cours de la seconde guerre mondiale. Mais il n’est jamais précisément question d’un lieu ou d’une date.

On peut tout de même s’apercevoir, à force de passer d’un sujet à un autre, que l’auteur décrit soit un moment antérieur de la vie du personnage, soit un fait présent en rapport avec l’affaire se déroulant dans son village. Comme par exemple : « l’Ereigniës », qui signifie « l’événement passé ».

C’est donc en nous annonçant dès le début que le personnage n’y est pour rien, que l’auteur nous plonge dans ce livre  captivant. Pour ma part, « l’accroche » avec ce livre n’a pas été immédiate, mais je l’ai apprécié en le découvrant au fil de l’histoire/l’Histoire.

 

 

Guillaume : 

J'ai aimé le rapport de Brodeck de Philippe Claudel. Même si on a du mal à rentrer dans l'histoire, elle reste intéressante et on la lit extrêmement vite.
La première phrase : " Je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien " m'a étonnée. On se demande pourquoi il nous dit ça. Est-ce a cause de son prénom ? A la suite de la lecture on devine que non, que c'est a cause de cette affaire mystérieuse : L'Ereigniës qu'a subit L'Anderer cette personne mystérieuse qui arrive de nul part et qui n'est pas comme les autres.
Ce livre pour moi est une sorte de Journal intime révélé au public, car il n'y aucune logique dans le plan du récit. L'histoire est écrite au présent mais il y a beaucoup de Flash-back.
C'est déstabilisent, mais cette façon d'écrire nous aide a comprendre l'histoire de sa vie, et on arrive a mettre tous dans l'ordre si on est bien rentré dans l'histoire.

Ce qui m'a choqué c'est qu'il y a aucun nom de lieux ni de dates.
On devine que ce récit ce passe après la 2nde Guerre Mondiale mais rien ne le prouve. Sa c'est peut être passé avant ou alors c'est une histoire complètement inventée qui pourrais arrivé dans le futur.
Dans le roman L'Anderer devient un, voir le personne principal. Tous l'histoire tourne autour de lui. Sans ce personne troublant qui fait peur au villageois, l'histoire ne serais probablement pas écrite.
Brodeck qui revient vivant des camps de concentration, où d'habitude personne ne revient, est rejeté par son village.

Aurait-il dut s'arrêter de marcher comme son ami étudiant Kelmar ? Aurait-il dut être avec les hommes du village pendant L'Ereigniës ? Ou aurait-il dut refuser de faire ce rapport ?

Toutes ces questions non aucunes réponses car de toute façon Brodeck n'est pas comme les autres. C'est un homme qui vient de nul part, il n'est pas vraiment du village lui non plus. Si il n'était pas partis il aurait sans doute fini comme ses amis : Mort.

 

 

Marylou:

       Pour ma part je n'ai pas du tout aimer Le rapport de Brodeck: Je m'attendait a une sorte de "journal intime" mais finalement je l'ai trouver difficile à la lecture; c'est à dire que si on fait une pose dans le roman il est très difficile de se replonger dans la lecture. Vrla part dans tout les sens (qu'on retrouve aussi dans "les âmes grises" du même auteur).

Il y a énormément de Flash- back qu'on se rend compte bien plus tard dans la lecture; ainsi que tout un tat de détails qui deviennent très lassant a la longue.

(Le reste à venir ... )

 

 

Morgane

 

Le rapport de Brodeck  est un livre vraiment particulier de par son entrée dans la matière mais aussi par sa disposition (plurieurs renvois dans le passé). J’ai eu vraiment beaucoup de mal avec le premier chapitre, il ne me donnait pas envie de continuer ma lecture… Quelques pages plus tard, je commençais à mieux comprendre certaines choses qui était expliquée auparavant grâce à plusieurs renvois dans le passé. La chose que j’aurais le plus aimé dans ce livre est le contexte historique qui est basé sur la Seconde Guerre mondiale (les camps de concentration ou d’extermination ainsi que la cruauté humaine), c’est une très bonne présentation de cette période Hitlérienne. J'ai réussi, tout au long de ma lecture, à apprécier le personnage de Brodeck grâce à son caractère, c'est un personnage prenant car on a envie de connaître son histoire comme celle de son entourage... Philippe Claudel est un auteur vraiment très particulier mais qui sait rendre son livre appréciable... (J'ai donné mon livre à lire à mes parents.)

 

 




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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 13:59

Voici les avis personnels des élèves de 1ère L en 2009 sur le livre Le Rapport de Brodeck de Philippe Claudel étudié en classe :

Constance :
Un livre bouleversant où l'auteur nous fait réfléchir sur la part d'atrocité qui existe en chacun de nous, et ce à quoi elle peut conduire, et aussi sur le devoir de mémoire et de vérité. Cette petite histoire dans la grande histoire nous "reste dans la gorge" : elle ne laisse personne indifférent.

Guillaume : Le Rapport de Brodeck est selon moi un livre à la construction singulière, qui mérite bien son prix Goncourt Lycéens par son intrigue croissante et dévoilée petit à petit, tel un voile que l'on soulève doucement. Un coup de projecteur sur une part d'une humanité refoulée mais qui quand elle surgit, pénètre les mémoires.

Thomas : Prenant et cruel, profond et juste, c'est un chef-d'oeuvre de vérité, qui donne un grand coup de pied dans les mémoires. C'est également une lecture moralisatrice, qui rapelle ce dont les hommes sont capables. C'est à la fois un roman terrible et merveilleux.

Léa : Le Rapport de Brodeck est bouleversant. Claudel nous parle d'horreur en utilisant la poésie et il nous montre combien l'homme peut être absurde et cruel. Ce roman est un grand moment de lecture, rempli d'émotions, qui restera dans nos mémoires.

Virginie : le rapport de brodeck est un roman qui nous décrit toute la cruauté du monde à l'époque de la guerre. Philippe Claudel nous décris un certain nombre de réalitées atroces et bouleversantes qui pour beaucoup de gens sont inimaginables. Cette histoire ne laissent personne indifférents.

Pauline: Je n'ai pas accroché à ce roman, même si il est quelque peu choquant, touchant, je n'ai pas aimé.

Marie N. : Au début du roman je n'ai pas aimé du tout le style d'écriture de Claudel, je trouvais que certaines scènees étaient trop décrites. Je n'arrivais pas à allerjusqu'à la fin. Mais vers le milieu du livre j'ai commencé à mieux apprécié ces passages et la du livre m'a semblé plus interressante.

 

Adrien : Le roman nous offre la vision d'un monde cruel, absurde, abjecte. Chaque acteur du complot transpirent. Ils transpirent la peur, la honte, la lacheté et l'avidité. Claudel n'appuit pas uniquement sur un système de colaboration, il désigne du doigt la supercherie des hommes face à la peur.

Nolwenn: Ce roman est un bon mélange d'histoire et de fiction qui nous plonge dans la 2ème Guerre Mondial.
L'auteur montre au grand jour la lachetée humaine, la peur de l'inconnu et la cruautée d'un petit village où la différence est rejetée.

 

Dana:  Le Rapport de Brodeck  met a nu la lacheté et l'horreur humaine. II décrit une facette sordide de l'être humain dans une univers profondément cruel. Un récit ecxeptionel qui raconte la noirceur de la seconde guerre mondiale, la bêtise, la peur de l'inconnue, la différence et l'indiférence en général . Philippe Claudel écrit son roman comme un puzzle ou les pièces s'assemblent au fil de la lecture.

 

Clémence : Le Rapport de Brodeck décrit parfaitement bien la réalité de la seconde guerre mondiale et ses conséquences en utilisant des arguments parfois très poussé mais d'une grande présicion qui peuvent peut-être choquer. Philippe Claudel dans ce roman évoque la lacheté des hommes, la réalité de la guerre et l'horreur ( qu'elle soit humaine ou non ). C'est un roman très prenant et très touchant qui vaut vraiment la peine d'être lut.

Léonie : Malgré des passages, très durs et émouvants, j'ai eu du mal à me mettre dans le livre ce n'est qu'au bout de plusieurs chapitres que j'ai commencé (seulement commencé!) à m'y interesser...

 

Alexandra : C'est un très beau livre que l'auteur a très bien écrit bien qu'il faille assembler les pièces du récit comme un puzzle. Philippe Claudel a su nous montrer  l'horreur de la guerre ainsi que la cuauté des hommes.

Emma: ce roman est écris d'une façon qui amène le lecteur a lire la suite, il y a un sentiment de curiosité qui s'en dégage et qui nous oblige, en quelque sorte à lire la suite. Même si c'est un sujet bouleversant, dure et malheureusement réel, j'ai apprécié sa lecture qui est simple et agréable.

 

Eurielle: Pour ma part ce ne fut pas une lecture très amusante car avec un crayon et une feuille pour moi ce n'est pas ça lire.. Mais L'histoire est tout de même très intéressante et c'est fort bien écrit. Certains passages sont très émouvants, je pense au grand-père se faisant massacrer par trois gamins, c'est très dûr! Mais ça prouve bien que c'est un bon livre, quand on ressent des émotions en lisant, n'est ce pas? J'espère tout de même le relire pour pouvoir mieux l'apprécier. *

Marie G : Ce Rapport de Brodeck  est un magnifique roman. Parfois, on se sent perdu; mais c'est ce mélange de sujets abordés qui rend cette histoire si réelle, universelle. Il nous amène à la reflexion pendant et même après avoir fermé le livre. Un roman historique et philosophique.

 

Marion: Le Rapport de Brodeck  c'est un peu comme un puzzle, on a envie de le continuer pour savoir la suite.

J'ai aimé ce livre alors que d'habitude les livres parlant de la seconde guerre mondiale ne m'attire pas du tout.

Elise: J'ai trouvé que ce livre était assez bien, il nous parle de la guerre, des personnes de son village... Philippe Claudel a écrit un livre qui ne laisse pas indifferent.

 

Ewana: Le Rapport de Brodeck est un livre intéressant mais horrible, poétique mais égoïste, beau mais catastrophique .... A lire (mais pas trop tôt)

Florian: Récit imprègnent doublé, pour ma part, d'un étrange sentiment de soulagement. Pourquoi ? La maîtrise de la fiction peut-être. Ou sa violente vérité qui ôte les oeillères associée à une géniale lucidité dans ses propos sur l'homme.

Elodie:
Le rapport de Brodeck est un roman bouleversant, qui malgré la narration "située" lors de la seconde guerre mondiale, reflete encore le monde aujourd'hui et la cruauté humaine.Un récit universel.
Le changement du comportement de Brodeck et sa "renaissance" (suite à sa déportation et les atrocités vécues au village) , qui ne fait que croitre, au fur et à mesure que l'on avance dans le récit est aussi très interressant.

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 18:10

Né dans une famille prolétaire en 1962, élevé près de la Meurthe, Philippe Claudel est agrégé de français. Considéré comme l’un des meilleurs auteurs contemporains, Philippe Claudel est à la fois enseignant, scénariste et écrivain. Maître de conférences à l’université de Nancy, il enseigne à l’Institut européen du cinéma et de l’audiovisuel. Depuis son premier roman, ’Meuse l’oubli’, paru en 1999, l’écrivain lorrain enchaîne les succès littéraires. ’J’ abandonne’, en 2000, lui a permis de recevoir le prix France Télévisions. Il enchaîne avec ’Le Bruit des trousseaux’, tiré de son expérience de professeur de français dans les prisons, puis ’Les Petites Mécaniques’ sont récompensées par la bourse Goncourt de la nouvelle en 2003. Avec ses ’Ames grises’, oeuvre unanimement reconnue par la critique, Philippe Claudel est lauréat du prix Renaudot en 2003 et parrain du 16e Festival du premier roman la même année. Il publie encore ’Trois petites histoires de jouets’ et ’La Petite Fille de monsieur Linh’ en 2005. Ponctuel, il revient l’année suivante avec ’Le Monde sans les enfants’, dans lequel il aborde les tabous de notre société, dont la maltraitance, la guerre ou la mort. En 2007 sort ’Le Rapport de Brodeck’, dans la lignée de son maître Jean Giono. En 2008, il réalise son premier film ’Il y a longtemps que je t’aime’ avec Kristin Scott Thomas et Elsa Zylberstein. Par ses romans, l’auteur nous emmène dans un univers imperceptible néanmoins empreint de réalité. Philippe Claudel a sa place parmi les grands romanciers du XXIe siècle.

 

( source : Escapages -   http://education.cyberindre.org/cddp36/escapages/?Le-rapport-de-Brodeck )

 

 

Critiques :

par Mélanie Carpentier, evene.fr :

 

La guerre 1914-1918 et le Nord des ‘Ames grises’ se sont évaporés. Dans ‘Le Rapport de Brodeck’, les contours du temps sont vaporeux, l’espace incertain. Car plus qu’un roman, l’oeuvre est une fable universelle dans laquelle on ne nomme jamais vraiment. On pense à la Shoah, à l’Est de la France mais plus encore à toute l’histoire humaine. Brodeck écrit son rapport, expire sa vie sur le papier, Claudel, son obsession du mal qui possède et qui ronge. Derrière chaque phrase, c’est le monde qui déborde : cruel, absurde, abjecte. Les âmes grises sont devenues noires. Damnées ? La guerre est un état permanent de l’humanité. A la descente aux enfers succèdent des tentatives désespérées de revenir à la vie, des lueurs d’espoir. ‘Le Rapport de Brodeck’ devient bien vite le miroir d’une société dans lequel on se regarde la gorge nouée et les poings serrés. Comme le narrateur, on y voit l’autre. L’autre, l’étranger. L’autre, l’ami. L’autre, l’amour. Et l’on comprend que l’altérité unit et désunit. Passé maître dans l’outil romanesque, Claudel glorifie le propos par une construction virtuose. De l’ouverture si mystérieuse à la fin subtile, le conteur humaniste fait défiler nombre de personnages, multiplie les ruptures narratives, remonte le temps, entrelace ses récits mais jamais ne s’égare. D’ailleurs ce n’est pas Claudel qu’on lit, c’est Brodeck et la confession de ses souvenirs prégnants. Tout est si fluide. Et c’est donc à Brodeck que l’on associe cette plume parfois trop métaphorique et ses évidences naïves. ‘Le Rapport de Brodeck’ submerge. Il fait appel aux sens et à la chair. Se lit et se vit. Un roman majeur.

 

  • Prix Goncourt des lycéens : Philippe Claudel pour «Le rapport de Brodeck» (Stock) Ce roman a été couronné au premier tour de scrutin grâce à son «écriture poignante» a expliqué la lycéenne présidente du jury. «On a été pris aux tripes». «Le rapport de Brodeck» raconte comment dans un village sans nom, après le meurtre collectif d’un homme tout aussi anonyme, Brodeck le narrrateur, qui n’a pas participé à l’assassinat, est chargé d’écrire un rapport sur le drame. Maître de conférence à l’université de Nancy, Philippe Claudel avait reçu le prix Renaudot en 2003 pour «Les Âmes Grises».
  • Prix Goncourt des lycéens 2007 : Philippe Claudel pour «Le rapport de Brodeck» (Stock) Ce roman a été couronné au premier tour de scrutin grâce à son «écriture poignante» a expliqué la lycéenne présidente du jury. «On a été pris aux tripes». «Le rapport de Brodeck» raconte comment dans un village sans nom, après le meurtre collectif d’un homme tout aussi anonyme, Brodeck le narrrateur, qui n’a pas participé à l’assassinat, est chargé d’écrire un rapport sur le drame. Maître de conférence à l’université de Nancy, Philippe Claudel avait reçu le prix Renaudot en 2003 pour «Les Âmes Grises». (AFP/Daniau)
    .
                   
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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 12:23
Interview de Philippe Claudel, auteur du "Rapport de Brodeck",
 lauréat du prix Goncourt des Lycéens,
à la fnac Montparnasse,
le soir de l'annonce du résultat, le 12 novembre 2007




Le lendemain de la remise du Prix du Goncourt des Lycéens 2007,
Philippe Claudel est venu à la fnac des Ternes,
rencontrer des lycéens pour leur parler de son livre et de l'écriture.


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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 09:42

 

Source-image





Sur les trois romans



 

1- La mort de l’enfant est un élément récurrent et décisif de plusieurs de vos intrigues (Belle de jour et le bébé du narrateur dans les Âmes grises ; la petite fille de Monsieur Linh ; la mère et son bébé dans le train pour le camp, l’histoire du tailleur de Bilissi dans Le rapport de Brodeck ; Pierre, dans le film Il y a longtemps que je t’aime). Pourquoi ?

 

Ma réponse risque de vous sembler bien banale, mais je pense qu’elle est la principale explication : la mort de son enfant est sans doute le drame le plus terrible qu’un être puisse connaître dans sa vie. Il y a là une horreur indépassable en même temps qu’une rupture profonde de la logique de la chaîne de vie et de la succession des générations. Explorer cette tragédie dans ce que j’écris, c’est un peu comme essayer de m’en prémunir dans la vraie vie.

 


2 - Quelle importance donnez-vous aux titres de vos romans ?

 

Une grande importance. Ils ne sont jamais choisis au hasard. Il faut qu’ils sonnent bien à mon oreille, qu’il y ait un accord profond entre eux et le texte. Je les aime aussi parfois intrigants, poétiques, avec aussi des clins d’œil à d’autres œuvres aimées, comme c’était le cas pour Les âmes grises, qui rappellent Les Âmes mortes de Gogol, ou Les Âmes fortes de Giono.

 


3- Vous avez affirmé (aux Rencontres Goncourt) que vos romans (Les Âmes grises, la petite fille de Monsieur Linh, le rapport de Brodeck) forment une trilogie ; pouvez-vous expliciter les liens entre les 3 œuvres ?

 

Je les sens intimement reliés car, dans le processus et l’évolution de mon écriture et de la construction d’une narration, le premier m’a permis d’aller vers le deuxième, et les deux premiers vers le troisième. Les Âmes grises peuvent encore par certains aspects se rapprocher du genre du roman historique, en tout cas, c’est un véritable roman, au sens classique du terme (narration, effet de réel, dispositif de personnages, etc). La Petite fille de Monsieur Linh rappelle une sorte de conte philosophique, avec un effacement des repères spatiaux. Le rapport de Brodeck hérite des deux : une forte structure romanesque mais une parenté avec la fable qui le tire vers le récit parabolique. Sur le plan de la thématique, tous les trois tentent d’explorer la situation de l’homme devant la guerre, à côté d’elle, ou après elle. Par ailleurs, métaphoriquement ou directement, ils sont des miroirs de grandes tragédies du XXème siècle.


 

4- Le thème de l’exil, de l’étranger, de l’exclu est présent dans les 3 romans. Pourquoi ?

 

Je ne sais. Cela s’est fait comme cela. Je ne réfléchis jamais lorsque j’écris. J’écris de façon animale. Je pense que la situation de ceux qui souffrent me préoccupe davantage que celle des nantis. L’exclu est par excellence le souffrant. Je pense que mon écriture, sans que je le veuille vraiment, comporte une portée sociale et politique. C’est ma façon à moi de prendre place parmi les voix de la cité.


 
 

 


 5- On a le sentiment que vous aimez perdre votre lecteur dans la manière même dont vous écrivez vos œuvres (ex : les indices de la poupée dans La petite fille de Monsieur Linh, la fragmentation dans Le rapport de Brodeck) : est-ce volontaire ?

 

Pas vraiment. C’est avant tout avec moi-même que je joue. J’aime plonger dans les romans comme dans des eaux complexes et très noires. Parfois je m’y noie un peu, mais je refais surface. En tant que lecteur, j’aime les romans qui me déroutent et m’emmènent là où je ne pensais pas aller. Il n’est pas impossible qu’inconsciemment j’essaie de faire la même chose lorsque j’écris. L’idée de perturber un lecteur est une chose plaisante, surtout lorsque cette déstabilisation ouvre sur une faculté plus grande de conscience et de réflexion, et c’est bien cela qui est visé.



6- Le langage cinématographique joue-t-il un rôle dans l’écriture de vos romans, dans votre imaginaire d’écrivain ?

 

Dans mon imaginaire, sans doute. Dans l’écriture, parfois il me semble que oui : des scènes sont écrites comme pour être mises en scène, au sens cinématographique. Il y a aussi des procédés de montage que j’affectionne et qui s’invitent dans la construction de la narration. La lumière joue un grand rôle également. Mais je pense d’une façon générale que toutes les autres formes d’art (peinture, musique, photographie, etc) influencent mon écriture. Je suis et aime être un individu perméable. De tous les arts, il me semble tout de même que c’est à la peinture que j’emprunte le plus ses procédés et ses techniques.


 
7- Quel est l’enjeu de la temporalité telle que vous la construisez dans vos romans ?

Elle est rarement linéaire. J’aime la tordre, la rompre, la recoudre, comme on le fait lorsqu’on pense. Notre pensée n’est jamais linéaire. Elle est imprévisible. J’aime l’expression de Montaigne « procéder par sauts et gambades » L’écriture d’un roman est tout sauf un exercice d’asservissement. C’est le lieu absolu de la liberté. Ma façon de traiter le temps et la temporalité reflète cela, je crois.

 

 


Sur Les âmes grises
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8- En quoi vous êtes-vous inspiré du genre de la chronique pour l’écriture des Ames grises ?


En aucune façon. En tout cas consciemment
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Sur La petite Fille de Monsieur Linh


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9- "La petite fille de Monsieur Linh" nous a paru facile à lire, à une exception près, celle du point de vue. Par moments, on ne sait plus si c'est Monsieur Linh ou si c'est un poète qui transmet sa vision du monde. Comment avez-vous travaillé cette notion?

 

Je voulais en effet un texte facile à lire. En tout cas d’une apparente facilité. Mais c’est peut-être de tous les livres que j’ai écrits celui pour lequel j’ai le plus travaillé et retravaillé pour arriver à cela. La plupart du temps, c’est Monsieur Linh qui voit le monde. C’est une focalisation interne. Mais parfois, celle-ci se dédouble pour laisser un peu de place à la voix d’un narrateur qui se confondrait avec le personnage et avec l’auteur. Mais tout cela se fait assez naturellement, puisque quand j’écris ce livre, je deviens Monsieur Linh, je marche comme lui, je pense comme lui, j’ai peur comme lui et j’espère comme lui.


 

10-  En écrivant "La petite fille de Monsieur Linh" aviez-vous en tête un cadre spatio-temporel précis avant de recourir à l'indétermination du conte?

 

Non. Le but était vraiment d’être imprécis géographiquement, et un peu aussi temporellement. Je voulais que tous mes lecteurs dans le monde puissent ancrer cette histoire dans leur pays. Il ne faut pas oublier que ce texte a été écrit après que les âmes grises ont été traduites en plusieurs dizaines de langues. Soudain je prenais conscience que j’étais lu en dehors de mon pays. Ce livre s’est écrit aussi dans le rythme incessant des voyages autour du monde, comme Brodeck d’ailleurs, et cela n’est pas étranger à sa tonalité.


 

11-  En lisant votre roman, certains élèves de la classe ont été tentés par une lecture chrétienne de votre oeuvre. Pouvez-vous, dans la mesure du possible, préciser votre univers de croyance, votre rapport à la religion?  

 

Je suis un ancien croyant que la foi a abandonné. Un jour Dieu a mis la clé sous la porte et il est parti de chez moi, sans me donner de raison. Je garde tout des enseignements de la religion catholique, et de toutes les religions en général, le respect de l’autre, la fraternité, la compassion, la charité, etc. La seule chose que je n’ai plus, c’est Dieu, mais finalement, ce n’est peut-être pas la chose la plus importante. Dieu ne réside peut-être que dans son message.

 


12- Est-ce que vous souhaiteriez une adaptation cinématographique de votre roman ? Et si oui, comment envisagez-vous la chose ? (cela implique de répondre à la question : faut-il montrer qu'il s'agit d'une poupée ? quel est le regard porté sur Linh ?)

 

J’ai écrit une adaptation à la demande d’un producteur, il y a deux ans. Puis le producteur voulait que je la mette en scène moi-même. J’ai réfléchi longtemps et j’ai fini par dire non. Cela ne m’intéresse pas, ou pas pour le moment. Le plus difficile pour moi était d’imaginer à l’écran, le non lieu de cette ville. La poupée, certes, devait être montrée au bout d’une dizaine minutes, mais le fait de la voir ne me posait pas problème car je trouvais que cela rendait encore plus belle la relation entre les deux hommes : Monsieur Bark accepte la folie de Monsieur Linh, car l’amitié est plus forte que cela. Non, pour moi, la plus grande difficulté était de l’ordre du décor. Par ailleurs, il aurait fallu trouver un équivalent cinématographique pour traduire la poésie du livre et sa fragilité, je parle ici de style, et ce n’est pas évident. Mais de toute façon, d’une façon générale, je fais tout la plupart du temps pour décourager les adaptations de mes livres à l’écran. Pour Les Âmes grises, c’était un peu différent, car c’était un ami, Yves Angelo, qui voulait l’adapter, et j’aime beaucoup son univers cinématographique.

 



Sur Le Rapport de Brodeck

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13- Qu’incarne le personnage de l’Anderer ? Qui est-il pour vous ?
 

Il y a plusieurs lectures possibles : la figure de l’étranger, celle de l’artiste dont la mission est de dévoiler des vérités dérangeantes, une figure christique, un double du narrateur, une création du narrateur devenue fou, et d’autres sans doute.

14- Que représentent la disparition et le retour des renards dans Le rapport de Brodeck ?

J’aime les mystères. C’en est un. On n’est pas obligé de tout expliquer, de tout comprendre. Je voulais des renards dans ce livre, allez savoir pourquoi ? Leur disparition est comme un écho à celle de l’espèce humaine. Ils sont exterminés par un mal inconnu, ou se suicident, mais au final, il en reste un tout de même.

 

15- En écrivant à la fin du rapport de Brodeck que le héros « portait toutes (les) trois (femmes) sans mal » dans ses bras, insinuez-vous que Brodeck a rêvé ses amours, comme Linh rêvait sa petite fille, comme le tailleur de Bilissi rêvait la sienne ?

Non,  c’était plutôt une réminiscence de la fuite d’Enée. Il quitte Troie en flammes avec son  vieux père sur ses épaules, et son fils.

16- Quels sont les auteurs qui vous ont inspiré dans l’écriture de ce roman ?

Je ne pense jamais à des auteurs en écrivant. Ce serait dramatique. Mais en relisant, parfois je trouve des clins d’œil, ici à Mario Rigoni Stern, à Rousseau, à Kafka, à pas mal de peintres aussi, comme Caspar David Friedrich, les primitifs hollandais. On ne fait que redire vous savez !

 


17- Connaissez-vous notamment Yvonne, princesse de Bourgogne de Witold Gombrovicz et le personnage éponyme, proche de l’Anderer ?

 
De titre seulement. Mais jamais lu.

 


18- La langue de Brodeck est-elle l’alsacien ?


Non. C’est une langue inventée pour les besoins du roman. Il était important qu’elle vienne de nulle part. J’ai simplement pris de l’allemand que j’ai déformé. Beaucoup de lecteurs ont cru reconnaître certains dialectes alémaniques. C’était assez cocasse.

 

 

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 14:59

 

- ( Citation) : « Je ne suis rien, je le sais, mais je compose mon rien avec un petit morceau de tout. »  ( Victor Hugo , Le Rhin).

 

=> « Je m’appelle Brodeck et je n’y suis pour rien. »  ( 1ère phrase ; p 11)

 

- « Je suis entré dans les draps comme on plonge dans l’oubli. Il m’a semblé alors faire une immense chute. » (26)

 

- « L’Histoire serait-elle une vérité majeure faite de millions de mensonges individuels cousus les uns aux autres, comme ces vieilles couvertures que fabriquait Fédorine pour nous nourrir lorsque j’étais enfant, et qui paraissaient neuves et splendides, dans leur arc-en-ciel de couleurs, alors qu’elles étaient constituées de rebuts de tissu, de formes disparates, de laines de qualités incertaines, de provenances inconnues ? » (360)

 

- (Le chevalier au petit tailleur Bilissi :) « Crois-tu vraiment que les songes sont plus précieux que la vie ? » ( 363)

 

- « Il y a eu jadis, je crois, un voyageur qui est parti ainsi, de sa ville incendiée, en portant sur ses épaules son vieux père et son jeune fils. J’ai dû lire ce récit. » (372)

 

- « Cela raconte beaucoup de choses une rivière, pour peu que l’on sache l’écouter. Mais les gens n’écoutent jamais ce que leur racontent les rivières, ce que leur racontent les forêts, les bêtes, les arbres, le ciel, les rochers des montagnes, les autres hommes. Il faut pourtant un temps pour dire, et un temps pour écouter. » (373)

 

Á propos de l’Anderer

 

- « son air d’être chez nous tout en n’y étant pas : Gekamdörhin  - celui qui est venu de là-bas. » ( 12 )

- « parfois même, je dois l’avouer, j’avais l’impression que lui, c’était un peu moi. » (id)

 

- « L’apparition trottinait lentement, regardant paraît-il à gauche et à droite en flattant de la main  le col de sa monture et en lui parlant souvent, car ses lèvres bougeaient. » (63) + «  Lorsqu’il fut à terre, il épousseta son vêtement d’opérette, une sorte de redingote de velours et de drap, avec plein de chichis bizarres et de galons cramoisis. Il avait comme un vrai ballon à la place du visage et une peau très tendue et bien rougie sur les pommettes. » (63)

 

- « Dans le paysage tout de verdure et de jaune clair, son habit noir, cette éternelle redingote de drap impeccablement repassée, jetait une ombre déplacée. En m’approchant un peu, je m’aperçus qu’il portait aussi sa chemise à jabot, son gilet de laine, ses guêtres sur ses gros souliers cirés qui renvoyaient la lumière comme des éclats de miroir. » (109)

 

- « il faut imaginer la scène, cet homme venu de nulle part – car il venait réellement de nulle part, (…) avec son costume de personnage d’un autre siècle, ses curieuses montures, ses bagages imposants – entrant dans notre village où plus personne n’entrait depuis des années, comme cela, sans façon, avec le plus grand naturel. Qui donc n’aurait pas ressenti un peu de peur ? » (124)

 

- « Habillé comme pour prendre place dans une vieille fable pleine de poussière et de mots perdus, il marchait les pieds un peu en dehors, la main gauche posée sur une belle canne au pommeau d’ivoire, et la main droite occupée à tenir bien serrée le petit carnet noir qui allait et venait sous ses doigts, comme un drôle d’animal apprivoisé. » (194)

 

- « C’est très curieux la sainteté. Lorsqu’on la rencontre, on la prend souvent pour autre chose, pour tout autre chose, de l’indifférence, de la moquerie, de la conspiration, de la froideur, de l’insolence, du mépris peut-être. On se trompe, et alors on s’emporte. On commet le pire. C’est sans doute pour cela que les saints finissent toujours en martyrs. » (58)

 

- (Peiper) « «  Cet homme, c’était comme un miroir, vois-tu, il n’avait pas besoin de dire un seul mot. Il renvoyait à chacun son image. Ou peut-être que c’était e dernier envoyé de Dieu, avant qu’Il ne ferme boutique et ne jette les clés. Moi je suis l’égout, mais lui, c’était le miroir. Et les miroirs, Brodeck, ne peuvent que se briser. » (166)

 

- (disc de l’Anderer lors du vernissage) : « « J’ai cherché longtemps commen t vous remercier de votre accueil et de votre hospitalité. J’en ai conclu que je devais faire ce que je sais faire : regarder, écouter, saisir l’âme des chose et celle des êtres. J’ai beaucoup voyagé de par le monde. Peut-être est-ce pour cela que mon œil voit davantage et que mon oreille entend mieux. Je crois sans présomption avoir compris une grande part de vous-mêmes et de ces paysages dans lesquels vous habitez. Prenez mes petits travaux comme des hommages. » » (320)

=> « Ce qui était vraiment curieux, c’est qu’on reconnaissait les visages et les lieux mais, pour autant, on ne pouvait pas dire que les dessins étaient parfaitement ressemblants. C’était un peu comme s’ils mettaient en évidence des échos familiers, des impressions, des résonances qui venaient dans l’esprit pour y compléter le portrait qui était devant nous juste suggéré. » (321)

=> « Les paysages qui m’avaient paru queconques se mirent à s’animer et les visages racontèrent les secrets et les tourments, les laideurs, les fautes, les troubles, les bassesses. » (324)

=> « Les portraits qu’en avait faits l’Anderer agissaient comme des révélateurs merveilleux qui amenaient à la lumière les vérités profondes des êtres. On aurait cru une galerie d’écorchés. » (325)

=> « Ils ont été déchirés en mille morceaux, éparpillés, réduits en cendres parce que, à leur façon, ils disaient des choses qui n’auraient jamais dû être dites, ils révélaient des vérités qu’on avait étouffées. » (326)  

 

Racisme et antisémitisme

 

- « On m’a emmené, comme des milliers de gens, parce que nous avions des noms, des visages ou des croyances qui qui n’était pas comme ceux des autres. » (26)

 

- « J’avais oublié qui j’étais, d’où je venais. Je n’avais jamais prêté attention au petit bout de chair absent entre mes cuisses, et on ne me l’avait jamis reproché. » (166)

 

- [arrivée de Fédorine et de Brodeck dans le village] « C’était un temps où personne encore n’avait peur des étrangers même lorsqu’ils étaient les plus pauvres des pauvres. » (70)

 

- « Schmutz Fremdër – « Sale étranger », mais le mot Fremdër est ambigu, il peut dire aussi « traître », voire dans un emploi populaire « ordure », « souillure » - avaient été barbouillés à la peinture rouge. » (225)

 

Brodeck

 

- « J’ai le sentiment que je ne suis pas fait pour ma vie. Je veux dire que ma vie déborde de toute part, qu’elle n’est pas taillée pour un homme comme moi, qu’elle se remplit de trop de choses, de trop d’événements, de trop de misères, de trop de failles. Peut-être est-ce ma faute ? Peut-être est-ce moi qui ne sais pas être un homme ? Qui ne sais pas prendre et laisser, faire le tri. Ou peut-être est-ce la faute de ce siècle dans lequel je vis et qui est comme un gros entonnoir où se déverse le trop-plein des jours, tout ce qui coupe, écorche, écrase et tranche. Ma tête parfois, je la sens sur le point d’exploser, comme une marmite qu’on aurait bourrée de poudre. » (52)

 

- [Limmat] « « Tu n’étais pas comme les autres car tu regardais toujours au-delà des choses … Tu voulais toujours voir ce qui n’existait pas. » » (104)

 

- « Au fond, j’étais comme les autres, comme tous ceux qui m’entouraient et qui m’avaient chargé de ce Rapport dont ils espéraient qu’il allait les disculper. » (115)

 

- [ Limmat parlant à / de Brodeck ] « c’est un rêveur, et je le dis sans mal, car je pense que c’est une grande qualité de rêver, mais en l’espèce, il ne faudrait pas qu’il embrouille tout, qu’il mélange les songes et le réel, ce qui existe et ce qui n’a pas eu lieu … Je le conjure de faire attention, je le conjure de rester dans le chemin tracé, de ne pas laisser son imagination gouverner ses pensées et ses phrases. » (157)

 

- « « Ich bin nichts » disait le panneau autour du cou du pendu. Nous le savions si bien que nous n’étions rien. Nous le savions trop bien. Un rien. Un rien livré à la mort. Son esclave. Son jouet. Qui attend résigné. Curieusement, j’avais beau être une créature du néant, habitant le néant et étant habitée par lui, cela ne parvenait pas à m’effrayer. Je ne redoutais pas ma propre mort, ou si je la redoutais, c’était par une sorte de réflexe animal, fugace. Par contre, la pensée de la mort me devenait insupportable quand je l’associais à Emélia, et à Fédorine. C’est bien la mort des autres, des êtres aimés, pas la nôtre, qui nous ronge et peut nous détruire. C’est contre elle qu’il a fallu que je lutte, en brandissant devant sa lumière noire des visages et des figures. » (190)

+  « Mais je ne pouvais pas imaginer que parfois les soleils deviennent des gêneurs, et que leurs rayons qui éclairent le monde et le font resplendir, malgré eux, dévoilent aussi ce qu’on cherche à enfouir. » (188)

 

- « Je ne crois pas que les rêves annoncent quoi que ce soit, comme certains le prétendent. Je pense simplement qu’ils adviennent au moment où il faut, et qu’ils nous disent, dans le creux de la nuit, ce que nous n’osons peut-être pas nous avouer en plein jour. » (261)

 

- (conclusion de la confession) : « Notre geste, c’était le grand triomphe de nos bourreaux. » (355) + « Ma punition, ce sont toutes les souffrances que j’ai endurées ensuite. » (id) + « Et c’est surtout cette sensation perpétuelle d’habiter un corps que j’ai volé jadis grâce à quelques gouttes d’eau. » (355)

 

- « J’étais allé sur mon chemin. J’étais revenu dans le wagon. J’avais dit tout cela. » ( 356) [NB : « chemin » m’a l’air d’être un terme qui revient souvent …] + « ma confession » (356)

 

 

Brodeck dans un environnement hostile

 

« Je me sens épié, traqué, surveillé, comme si toujours désormais il y avait quelqu’un derrière mon épaule pour saisir le moindre de mes gestes et lire dans mon cerveau. » ( 14 ) ç « J’écris maintenant dans mon cerveau. Il n’y a pas livre plus intime. Personne ne pourra le lire celui-là. Je n’aurai jamais à le cacher. Il est à jamais introuvable. » (371)

 

- « Mon nom aussi était sur le monument, mais comme je suis revenu, Baerensbourg le cantonnier l’a effacé. » (37)

 

- [L’hiver, survient la neige] : « Et alors là, nous qui étions déjà sur les marges du monde le deviendrions plus encore. C’est cela souvent qui est terrible : être seul pour certains ne peut conduire qu’à d’étranges ruminations, des échafaudages tortueux et bancals. Et à ce jeu-là, j’en connais beaucoup qui parviennent en quelques soirées d’hiver à se révéler de drôles d’architectes. » (64-65)

 

- « Je ne sais toujours pas trop quoi penser. C’est sans doute cela la grande victoire du camp sur les prisonniers : les uns sont morts, et les autres comme moi qui ont pu en réchapper gardent toujours une part de souillure au fond d’eux-mêmes. Ils ne peuvent plus jamais regarder les autres sans se demander si au fond des regards qu’ils croisent il n’y a pas le désir de traquer, de torturer, de tuer. Nous sommes devenus des proies perpétuelles, des créatures qui, quoi qu’elles fassent, verront toujours le jour qui se lève comme une longue épreuve à surmonter et le soir qui tombe aec un sentiment curieux de soulagement. Il y a en nous les ferments de la déception et de l’intranquillité. Je crois que nous sommes devenus, et jusqu’à notre mort, la mémoire de l’humanité détruite. Nous sommes des plaies qui jamais ne guériront. » (178)  

 

- (discours d’Orschwir) : « « Nous avons traversé bien des épreuves et notre isolement a fait de nous sans doute des êtres en marge de la civilisation. » (247)

 

Survivre

 

- « La vérité, ça peut couper les mains et laisser des entailles à ne plus pouvoir vivre avec, et la plupart d’entre nous, ce qu’on veut, c’est vivre. Le moins douloureusement possible. C’est humain. » (12)

- « Nous devions nous tenir à quatre pattes, comme les chiens, et prendre la nourriture en nous servant seulement de nos bouches, comme les chiens.

            La plupart de ceux qui étaient enfermés avec moi ont refusé de le faire. Ils sont morts. Moi, je mangeais comme les chiens, à quatre pattes et avec ma bouche. Et je suis vivant. » (30)  

 

- [Diodème (le suicidé) à Brodeck] : « « Ce que je voudrais, c’est comprendre, m’avait-il avoué un jour. On ne comprend jamais rien, ou très peu de choses, avait-il poursuivi. Les hommes vivent comme les aveugles, et généralement, ça leur suffit. » (39) + « Moi, depuis tout petit, j’aime les questions, et les chemins qui mènent à leurs réponses. Parfois d’ailleurs, je finis par ne connapitre que le chemin, mais ce n’est pas si grave : j’ai déjà avancé. » » (40)

 

- « J’ai appris plus tard que Nösel avait été arrêté au cours des premières rafles, comme nombre de professeurs et d’hommes dont le métier était de connaître le monde et de l’expliquer. (…) La poésie ne lui avait été d’aucune utilité pour survivre. » (45)

 

- « Nösel déchiffrait le grec ancien, le latin, le cimbre, l’arabe, l’araméen, l’outchik, le kazakh et le russe, mais il était incapable de regarder par sa fenêtre, de lever son nez de son livre tandis qu’il marchait dans les rues pour regagner son appartement de la rue Jeckenweiss. Savant dans les livres, il était aveugle au monde. » (215)

 

- « Chez nous, pour survivre, mieux vaut se fondre, ne rien laisser saillir, être aussi simple et brut que le bloc de granit émergeant du plat d’un chaume. Ça, Orschwir l’a compris depuis longtemps. Il ne donne pas dans l’apparat. » (242)

 

- (Buller à Orschwir et Diodème è conclusion au récit des Rex flammae) : « L’unique morale qui prévaut, c’est la vie. Seuls les morts ont toujours tort. » (276)

 

- « Mais ici-bas, mieux vaut ne jamais avoir raison. C’est une chose qu’on vous fait ensuite toujours payer très cher. » (329)

 

- « Qui a raison, de celui qui ne se résout pas à abandonner dans le noir les moments passés et de celui qui précipite dans l’obscurité tout ce qui ne l’arrange pas ? Vivre, continuer à vivre, c’est peut-être choisir une autre réalité lorsque celle que nous avons connue devient d’un poids insupportable ? »  (360)

 

Écrire / dire

 

- « C’est un métier de raconter des histoires, ce n’est pas le mien, je ne fais que de brèves notices sur l’état de la flore, des arbres, des saisons et du gibier, … » (21)

 

- « « D’accord, ai-je dit, je vais raconter, je vais essayer, je vous promets que je vais essayer, je dirai « je » comme dans mes rapports, parce que je ne sais pas raconter autrement, mais je vous préviens, ça voudra dire tout le monde, tout le monde vous m’entendez. Je dirai « je » comme je dirais tout le village, tous les hameaux autour, nous tous quoi, d’accord ? » (22)

 

+ (ils) « Il faudra vraiment tout dire afin que celui qui lira le Rapport comprenne et pardonne. » (23)

 

[ce que Brodeck aurait voulu dire à la mère Pitz] « « Je suis simplement chargé du Rapport. Je dois expliquer ce qui s’est passé depuis sa venue et pourquoi on ne pouvait que le tuer. C’est tout. » » (57)

 

- « C’était sa manie à Diodème, les romans. Il en écrivait au bas mot un par an, sur des feuilles froissées, des morceaux d’emballage, des étiquettes, qu’il gardait pour lui sans jamais les montrer à personne. » (41)

 

- « On trouve parfois tellement de choses bizarres dans les livres. » (42)

 

- « J’ai toujours eu un peu de mal à parler et à dire le fond de ma pensée. Je préfère écrire. Il me semble alors que les mots deviennent très dociles, à venir me manger dans la main comme des petits oiseaux, et j’en fais presque ce que j’en veux, tandis que lorsque j’essaie de les assembler dans l’air, ils se dérobent. Et la guerre n’a rien arrangé. Elle m’a rendu encore plus silencieux. J’ai vu dans le camp comment on pouvait utiliser les mots et ce qu’on pouvait leur demander. » (44-45)

 

- [Kelmar, avant de mourir] « « Et puis tu raconteras, tu diras tout. Tu diras le wagon, tu diras aussi ce matin, Brodeck, tu le diras pour moi, tu le diras pour tous les hommes … » » (78)

 

- « Les autres ne se doutent de rien. Ils sont persuadés que je suis en train de composer le Rapport qu’ils m’ont demandé, et que je suis entièrement pris par cette tâche. » (99)

 

- « On pourrait hausser les épaules à tout ce que je dis, et penser que je décris des craintes d’un autre temps ou que je brode un roman. » (123)

 

«  Je ne suis pas avocat. Je ne suis pas policier. Je ne suis pas conteur. Ce récit, si jamais il est lu, le prouve assez, où je ne cesse d’aller vers l’avant, de revenir, de sauter le fil du temps comme une haie, de me perdre sur les côtés, de taire peut-être, sans le faire exprès, l’essentiel.

Quand je relis les pages précédentes de mon récit, je me rends compte que je vais dans les mots comme un gibier traqué, qui file vite, zigzague, essaie de dérouter les chiens et les chasseurs lancés à sa poursuite. Il y a de tout dans ce fatras. J’y vide ma vie. Écrire soulage mon cœur et mon ventre. » (134)  

 

 

- « J’ai répondu qu’écrire ce genre de rapport ne m’était pas naturel, que je peinais à trouver le ton et les mots, qu’il était bien difficile de coudre les témoignages, d’établir un portrait juste, de saisir la vérité de ce qui s’était déroulé durant les derniers mois. » (156)

 

- « J’ai relu tantôt mon récit depuis le début. Je ne parle pas du Rapport officiel, je parle de toute cette confession. Cela manque d’ordre. Je pars dans tous les sens. Mais je n’ai pas à me justifier. Les mots viennent dans mon cerveau comme la limaille de fer sur l’aimant, et je les verse sur la pae, sans plus me soucier de quoi que ce soit. Si mon récit ressemble à un corps monstrueux, c’est parce qu’il est à l’image de ma vie, que je n’ai pu contenir et qui va à vau-l’eau. » (239)

 

- (L’Anderer à Brodeck) :  « « Ce quji est dans les livres n’existe pas toujours. Parfois les livres mentent, vous ne pensez pas ?

            - Je n’en lis plus guère. » » (286)

 

- « « je sais que raconter est un remède sûr » (L’Anderer à Brodeck ;  300 ; fin chp XXXII )

(déb chp XXXIII) « Je ne sais pas si l’Anderer avait raison.

            Je ne sais pas si l’on peut guérir de certaines choses. Au fond, raconter n’est peut-être pas un remède si sûr que cela. Peut-être qu’au contraire raconter ne sert qu’à entretenir les plaies, comme on entretient les braises d’un feu afin qu’à notre guise, quand nous le souhaiterons, il puisse repartir de plus belle. » (301)

 

- « J’ai presque terminé le Rapport qu’Orschwir et les autres attendent. En vérité, il me reste peu de chose à dire pour le finir. Mais je ne veux pas le leur donner avant d’avoir achevé mon histoire. Il me faut encore aller dans certains sentiers. Il me faut encore assembler quelques pièces. Il me faut encore ouvrir quelques portes. » (305)

 

La mémoire

 

- « Je ne me souviens que de certaines scènes et de certains mots, bien précis, bien nets, et qui s’illuminent sur fond de grande nuit. » (52-53) 

 

- « Son nom était Joss Scheidegger. J’ai bien essayé depuis de chasser ce nom de ma mémoire, mais on ne commande pas à sa mémoire. On peut juste parfois l’endormir un peu. » (139)

 

- (Orschwir à Brodeck) « « Je suis le berger. Le troupeau compte sur moi pour éloigner tous les dangers, et de tous les dangers, celui de la mémoire est un des plus terribles, ce n’est pas à toi que je vais l’apprendre, toi qui te souviens de tout, toi qui te souviens trop ? » (368)

 

La peur

 

- « La peur n’existait plus là-bas, j’étais très au-delà d’elle. Car la peur appartient encore à la vie. » (53)

 

- « L’idiotie est une maladie qui va bien avec la peur.

            L’une et l’autre s’engraissent mutuellement, créant une gangrène qui ne demande qu’à se propager. » (338)

 

La guerre (et ses conséquences)

 

- « depuis la guerre, c’est un peu comme si on avait remonté le temps : toute la misère qu’elle a semée a germé comme des graines dans un printemps propice. » (62)

- «  Tout le monde est revenu en arrière, comme si le temps de l’humanité avait eu un grand hoquet et qu’il avait donné aux hommes un formidable coup de pied au cul pour les faire repartir presque de zéro. » (62-63)

 

- « Il ne faut pas, même sans le faire exprès, même sans jamais le vouloir, exhumer l’horreur, sinon elle reprend vie et se répand. Elle vrille les têtes, elle grandit, elle accouche à nouveau d’elle-même. » (303)

 

 

Le dialecte ; le langage

 

- « Le dialecte, qui est une langue sans en être une, mais qui épouse si parfaitement les peaux, les souffles et les âmes de ceux qui habitent ici. » (13)

 

- « Le Tibershoï, c’est la langue magique du pays de Tibipoï où  se déroulent tant et tant d’histoires racontées par Fédorine, une langue parlée par les elfes, les gnomes et les trolls, mais que les humains ne peuvent jamais comprendre. » (155)

 

- « C’est très bizarre les noms. Parfois on ne connaît rien d’eux et on les dit sans cesse. C’est un peu comme les êtres au fond, ceux justement que l’on croise durant des années,mais qu’on ne connaît jamais, et qui se révèlent un jour, sous nos yeux, comme jamais on ne les aurait crus capables d’être. » (67-68)

 

Les lieux

 

 

- [la resserre] « Ici s’entasse l’écume de la vie. Et moi je suis là. J’y suis venu de moi-même. J’ai besoin de m’isoler pour tenter de mettre de l’ordre dans cette terrible histoire. » (69)

 

- « Je lui avais demandé des nouvelles de la Capitale, que j’avais connue jadis, du temps de mes études. À l’époque, les gens de notre province passaient la frontière pour s’y rendre. Même si cette ville appartenait au pays des Fratergekeime, notre contrée avait durant tellement de décennies été rattachée à elle, sous l’Empire, que nous nous y sentions comme chez nous. » (75)

 

- [ retour des camps] « Je savais que je venais de bien trop loin pour eux, et ce n’était pas une affaire de kilomètres véritables. Je venais d’un pays qui n’existait pas dans leur esprit, un pays qu’aucune carte n’avait jamais mentionné, un pays qu’aucun récit n’avait jamais exprimé, un pays sorti de terre en quelques mois, mais dont les mémoires allaient désormais devoir s’encombrer pendant des siècles. » (89)

 

- « En définitive, les frontières ne sont que des coups de crayon sur des cartes. Elles tranchent des mondes mais ne les séparent pas. On peut parfois les oublier aussi vite qu’elles furent tracées. » (262)

 

Fédorine

 

- « Elle venait de très loin, de très loin dans le temps et de très loin dans la géographie des mondes. Elle s’était échapée du ventre pourri de l’Europe. » (28)

- « La cabane, c’était celle qu’on nous avait donnée quand nous étions arrivés, Fédorine, sa charrette et moi, il y a maintenant plus de trente ans. Nous venions du bout du monde. » (69)

 

Homme / animal

 

- « L’or des Orschwir, c’étaient les porcs. » (48)

- [les Fratergekeime] : «  - c’est ainsi qu’on appelle ceux qui sont venus répandre ici la mort et la cendre, des hommes qui m’ont fait devenir animal, des hommes qui nous ressemblent (…) » (49)

 

- [Les porcs d’Orschwir] = l’innocence, la hargne stupide et la sagesse è [Orschwir à Brodeck] : « Ils ne sont jamais rassasiés. Et tout leur est bon. Car ils mangent de tout, Brodeck, sans jamais se poser de questions. De tout … Comprends-tu ce que je dis ? Ils ne laissent rien derrière eux, aucune trace, aucune preuve. Rien. Et ils ne pensent pas Brodeck, eux. Ils ne connaissent pas le remords. Ils vivent. Le passé leur est inconnu. Ne crois-tu pas que ce sont eux qui ont raison ? » (51)

 

=> « Mais au fond, mourir d’ignorance ou mourir sous les milliers de pas d’hommes redevenus libres, il n’y a au vrai aucune espèce de différence. On ferme les yeux, et puis il n’y a plus rien. Et la mort n’est jamais difficile. Elle ne réclame ni héros ni esclave. Elle mange ce qu’on lui donne. » (144) [après la mort de la Zeilenesseniss]

 

- « Depuis le camp, je sais qu’il y a davantage de loups que d’agneaux. » (59)

 

- « Nous finissions tous par nous ressembler. Nous étions devenus des ombres pareilles les unes aux autres. » (91) + « Nous n’étions plus nous-mêmes. Nous ne nous appartenions plus. Nous n’étions plus des hommes. Nous n’étions qu’une espèce. » (91)

 

- « « Les loups, les renards, c’est un peu cousins et compagnie. Peut-être qu’il n’y a pas que les hommes qui pensent trop. » » [Stern] (120)

 

- « « L’homme est un animal qui toujours recommence. » Mais que recommence-t-il sans cesse ? Ses erreurs, ou la construction de ses fragiles échafaudages qui parviennent parfois à le hisser à deux doigts du ciel ?  Cela Nösel ne le disait jamais. » (175)

 

- (Fédorine) « « Quand le troupeau a fini par se calmer, il ne faut pas lui donner des raisons de remuer de nouveau. » » (187)

 

De l’homme

 

- [la femme de Göbbler] « On dit qu’elle a une grande chaleur au creux des cuisses, et qu’il faudrait quantité de seaux d’eau pour l’éteindre. Elle cherche des hommes comme d’autres des raisons d’exister. » (33)

 

- « Il y a quantité de choses qui ne sentent rien, mais qui carient les sens, le cœur et l’âme plus sûrement que tous les excréments. » (117)

 

- « L’homme est ainsi fait qu’il préfère se croire un pur esprit, un faiseur d’idées, de songes, de rêves et de merveilles. Il n’aime pas qu’on lui rappelle qu’il est aussi un être de matières, et que ce qui s’écoule entre ses fesses le constitue autant que ce qui s’agite et germe dans son cerveau. » (118)

 

- (le curé Peiper) « « Je suis l’égout, Brodeck .Je ne suis pas le prêtre, je suis l’homme-égout. » » (164)

 

- « C’est tellement étrange une vie d’homme. Une fois qu’on y est précipité, on se demande souvent ce qu’on y fait. C’est peut-être pour cela que certains, un peu plus malins que d’autres, se contentent de pousser seulement un peu la porte, jettent un œil, et apercevant ce qu’il y a derrière se prennent du désir de la refermer au plus vite.

            Peut-être que ce sont eux qui ont raison. » (181)

 

[Le thème du suicide revient assez souvent, dans l’œuvre de Claudel : livre + film]

 

- « Je suis encore dans la force de l’âge. Je suis encore un homme jeune, et pourtant, quand je songe à ma vie, c’est comme une bouteille dans laquelle on aurait voulu faire entrer plus qu’elle ne peut contenir. Est-ce le cas pour toute vie humaine, ou suis-je né dans une époque qui repousse toute limite et qui bat les existences comme les cartes d’un grand jeu de hasard ? » (237)

 

- « J’aurais aimé être tenu loin de la rumeur du monde, mais autour de moi bien des peuples se sont entretués. Bien des pays sont morts et ne sont plus que des noms dans les livres d’Histoire. Certains en ont dévoré d’autres, les ont éventrés, violés, souillés. Et ce qui est juste n’a pas toujours triomphé de ce qui est sale. » (238)

 

- « Peut-être, comme nous l’apprenait jadis Peiper, que beaucoup d’hommes ne sont pas dignes de Lui, mais aujourd’hui je sais aussi qu’Il n’est pas digne de la plupart d’entre nous, et que si la créature a pu engendrer l’horreur c’est uniquement parce que son Créateur lui en a soufflé la recette. » (238)

 

- « Le camp m’a appris ce paradoxe : l’homme est grand, mais nous ne sommes jamais à la hauteur de nous-même. Cette impossibilité est inhérente à notre nature. » (271)

 

- « Il y a des heures sur terre où tout est d’une insupportable beauté, une beauté qui semble si étendue et douce uniquementpour souligner la laideur de notre condition. » (301-302)

 

- « Ces femmes qui nous ont mis au monde et qui nous regardent le détruire, qui nous donnent la vie, et qui, ensuite, ont tant de fois l’occasion de le regretter. » (318)

 

- « (…) le wagon et tous les autres wagons inventaient, de minute en minute, un pays, celui de l’inhumanité, de la négation de toute humanité, dont le camp allait être le cœur. » (351)

 

- « Notre geste, c’était le grand triomphe de nos bourreaux. » (355)

 

Anticipations

 

- « je le dirai bientôt » [à propos de la mort de Diodème] (59)

- « J’en reparlerai peut-être. » (62) [à propos de Cathor]

 

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 21:33

 

Le conte philosophique Candide présente le parcours d'un jeune homme naïf qui va parcourir le monde pour trouver les réponses aux questions métaphysiques qu'il se pose et pour retrouver Cunégonde, son amoureuse. Il est accompagné de Pangloss son mentor, un philosophe pour qui tout est pour le mieux dans le meilleur des monde.

 

 

I / 3 petits contes philosophiques en 1

 

II / « La petite société » ; bilan des personnages réunis pour la fin

 

III / « Il faut cultiver son jardin » : apologie du travail (è passage des beaux discours aux actes)

 

 

 

I / 3 petits contes philosophiques en 1

 

Passage nettement divisible en 3 parties : le derviche ; le vieillard ; la métairie.

Chaque partie correspond à un conte philosophique : il contient une histoire (reposant sur une anecdote) et une morale (une dimension argumentative, donc)

1) Le derviche : histoire tournant autour de la pbt suivante : faut-il s’occuper du bien public ? s’informer et réagir face à l’actualité ? le derviche répond : « Non » ( « Te taire » répond-il aux questions de Pangloss, qui passe son temps à parler pour rien)

2) Le vieillard et ses vingt arpents : retenir la dimension exotique du passage (è énumération des produits cultivés par le vieillard et ses filles ; quelque chose qui rappelle l’Eldorado) ; décalage étonnant entre la quantité et le nombre (apparemment gigantesque) de ces produits, et la taille réduite du terrain è c’est cet effet de surprise qui amène la morale (è explications du vieillard rendues nécessaires ; et écoute de Candide – et du lecteur – attentive : il veut comprendre ce qui pourrait s’apparenter à un mystère / miracle). è morale à visée fortement didactique (remarquer le procédé rhétorique du rythme ternaire employé ici : « l’ennui, le vice et le besoin »)

3) La métairie : fort des ces deux premières morales (et lassé des longs discours stériles de Pangloss), Candide s’en retourne dans sa ferme et met tout son petit monde au travail ; ce qui permet d’aboutir à la morale finale, très célèbre : « il faut cultiver son jardin »

 

II / « La petite société » ; bilan des personnages réunis pour la fin

 

Comme dans toute fin de conte, le récit se clôt sur une situation finale : les personnages principaux sont réunis et la situation se fixe.

On s’aperçoit que tous ont évolué, sauf Pangloss (décidément monolithique). Les défauts de chacun se transforment en qualité grâce aux activités de chacun : Cunégonde est devenue laide, mais excellente pâtissière ; Pâquette (la servante devenue prostituée) devient une bonne brodeuse ; la vieille, malgré tous ses malheurs exposés au cours du conte (précisément aux chapitres 11 et 12) devient une bonne lingère ; frère Giroflée (stéréotype de l’homme d’église hypocrite et dépravé, que Voltaire dénonce avec son ironie coutumière) devient bon menuisier et « même » (noter ce « même », riche de sous-entendu et d’ironie) honnête homme. Et Candide, lui, n’est plus naïf : il s’affranchit de la philosophie optimiste mal véhiculée par Pangloss, gagne en autonomie et s’émancipe en se forgeant sa propre philosophie (grâce à son expérience qui s’appuie sur un vécu riche et varié, et non sur un savoir abstrait).

 

III / « Il faut cultiver son jardin » : apologie du travail (è passage des beaux discours aux actes)

 

- N’oublions pas que Voltaire s’est installé à Ferney, au moment où il écrit Candide : comme son personnage, il ne se contente plus de dire (ou écrire), mais met en application sa pensée : il tente de construire à Ferney une société idéale, mais possible (et on peut dire qu’il y parvient).

- Le « jardin » renvoie bien sûr au Paradis, thème qui traverse l’œuvre : mais après un paradis artificiel (fait seulement de mots qui cherchent à enjoliver le réel, dans le château de Thunder-Ten-Tronck, au début de l’œuvre) et un paradis trop idéal (l’Eldorado, au milieu du récit), on aboutit à un Paradis modeste, mais réalisable, à l’image de l’honnête Homme des Lumières (rappelons également la fin du « Mondain » : « Le paradis terrestre est où je suis »)

- « cultiver son jardin » est bien sûr à prendre au sens propre (= cultiver la terre, comme le vieillard et ses filles), mais aussi au sens figuré (se cultiver, soi-même, pour se créer son propre petit paradis, sur un petit coin de terre, sans trop se soucier de tous les problèmes du Monde)

Précisons que la valeur travail ne doit pas être considéré du temps de Voltaire (où les Nobles ne travaillait pas ; cette valeur est une valeur bourgeoise, mais en ce temps pré-révolutionnaire, elle est avant tout affaire de mérite) comme de nos jours.

Néanmoins, cette morale modeste convient mal à Voltaire, lui aussi, revenu de tout, après des expériences malheureuses auprès des Grands de la Terre (dont Frédéric II de Prusse) : il ne pourra s’empêcher de s’occuper des affaires du Monde, et de revêtir bientôt le costume du Grand Justicier et du 1er intellectuel, dans les Affaires Calas et du Chevalier de la Barre.

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 00:05

 

« LES GRENOUILLES QUI DEMANDENT UN ROI » 

 

=> La réécriture est-elle vécue comme une contrainte par La Fontaine ?

=>En quoi sait-il être à la fois innovant et ficèle à son (ses) modèle(s) ?

 

 

I / Ce que La Fontaine reprend de ses prédécésseurs

=> D’Esope à Phèdre, puis des deux modèles antiques à La Fontaine

 

- L’intrigue : les différents épisodes qui composent le récit

- Les personnages

- Le mélange de réalisme et de fantaisie (=> merveilleux)

- La morale

 

II / Ce qu’il transforme

 

- Une plus forte personnification des grenouilles

 - Une évocation de la Nature plus présente et plus détaillée

- Une bonne part d’humour

 

III / L’art de La Fontaine, conforme à la période classique.

 

-Une esthétique classique : des vers, une expression claire + du rythme et de la variété.

- L’Imitation des Anciens (respect des règles ; perpétuation d’une tradition)

- Plaire et instruire : humour + argumentation indirecte : il y a de la réflexion (même politique) derrière le rire et la forme agréable.

 

 

Introduction :

            En matière de réécriture, le plagiat est aujourd’hui une pratique fortement décriée, surtout depuis l’existence des droits d’auteur. Pourtant, lors de la période classique (1660-1680), s’inspirer des œuvres antiques était alors perçu comme un gage de qualité ; c’est pour cette raison qu’un auteur comme La Fontaine s’est souvent inspiré des fables d’Esope et de Phèdre pour composer les siennes. C’est notamment le cas de la fable « Les grenouilles qui demandent un Roi ». Or, dans son épitre à Huet, La Fontaine prend soin de préciser que « mon imitation n’est pas un esclavage ». C’est pourquoi nous nous demanderons de quelle façon celui-ci s’y prend pour pratiquer la réécriture à la fois avec fidélité et originalité, sans que l’imitation devienne pour lui une contrainte.

            Ainsi nous commencerons par mettre en évidence ce que La Fontaine reprend de ses prédécesseurs. Puis nous nous intéresserons à ce qu’il transforme, justement, de cette matière première. Pour finir, nous pourrons alors mieux chercher à cerner ce qui caractérise l’art de La Fontaine, et ce qui fait de lui un illustre représentant de la littérature classique.

 

Conclusion :

            Au cours de notre étude, nous avons donc pu constater que La Fontaine n’est pas asservi à ses modèles antiques, comme il l’affirmait lui-même dans son épitre à Huet. S’il y reprend bel et bien l’intrigue, les personnage, ce mélange caractéristique de détails réels d’un côté et fantaisiste de l’autre, tout en modifiant légèrement la morale, il apporte également des transformations : une plus grande personnification des grenouilles et de leurs diverses réactions face à la situation, une plus forte évocation de la Nature, et, surtout, une plaisante touche d’humour. « Plaire et instruire », imiter les Anciens, s’exprimer de façon claire, efficace et avec un certain art : voilà ce qui caractérise le style de La Fontaine et fait de lui un auteur de la période classique, mais aussi un fabuliste encore apprécié de nos jours, et pas seulement des enfants.

 

 

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