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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 14:06

http://webclasse.files.wordpress.com/2009/10/c_colomb_arrive_de_bry3.jpg?w=391&h=274

Source de l'image

 

"L’arrivée des Espagnols à San Salvador" est une gravure de Théodore de Bry datant de 1594.

Cette œuvre correspond à l’arrivée des espagnols en Amérique et leur rencontre avec les indiens, pour leurs richesses, la volonté de les convertir au christianisme et le début de la colonisation espagnole.

Au premier plan, les conquistadors reçoivent les richesses qu’ils ont demandé aux indiens, qui leur en donnent beaucoup (ils sont généreux). Les espagnols semblent hautains et ne leur donnent rien, mais les indiens ont des visages bienveillants et paraissent accueillants (ils sont donc plus civilisés que les espagnols sur ce point). C’est ici un choc des cultures ; on le remarque avec leurs vêtements (les espagnols sont richement vêtus mais les indiens ne portent rien), les armes des espagnols (épées, lances) et leurs moyens de transport (les bateaux).
A l’arrière, des espagnols installent une croix chrétienne sur les terres des indiens : on voit leur volonté de convertir les populations colonisées au christianisme, de force.
Au dernier plan, d’autres bateaux arrivent et les indiens paraissent effrayés : c’est le début de la colonisation.
Théodore de Bry montre ici le commencement de la colonisation espagnole, brutale, ne laissant pas aux indiens les moyens de se défendre face aux espagnols armés, et les contrastes entre ces deux peuples.

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 17:36


« Scène de Cannibalisme » de Théodore De Bry, XVIème siècle


Dans cette œuvre, au centre, se trouve un feu où des morceaux de corps provenant d'Indigènes sont mis à « griller ». Le plus horrible et choquant dans cette œuvre est de voir qu'une sorte de marché s'organise autour de ce feu. Un marché de viande humaine !

A travers cette œuvre qui représente des Indigènes en plein acte de cannibalisme, Théodore De Bry veut nous montrer les horreurs que les Espagnols ont commis car ce sont eux qui nourrissaient les Indigènes de leurs frères décédés. Il dénonce les méfaits, qui ont découlés de l'arrivée des Conquistadors, sur cette civilisation qui était pourtant si calme et pacifique avant leur arrivée. Théodore De Bry nous fait clairement passer un message à travers cette œuvre : les Espagnols ce sont mal conduit.

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 22:32

 

" La Carte et le Territoire " de Michel Houellebecq :

 

 

Un auteur :

 

Né le 26 Février 1956 ( en 1958 pour lui ) à la Réunion d'une médecin anesthésiste et d'un guide de haute montagne, Michel Thomas Houellebecq connaît une enfance peu heureuse, caractérisé par le désintéressement de ses parents à son égard. Il est, par conséquent, pris en charge à l'âge de six ans par ses grand-parents paternels, vivant à l'époque en Algérie( C'est de cette tranche de vie qu'il adoptera plus tard un pseudonyme temporaire pour signer ces oeuvres : Henriette [ en référence au nom de sa grand-mère ] ).

Déjà jeune, on remarqua son incroyable capacité de réflexion et sa puissance d'analyse. ( ce qui lui vaudra le surnom d'Einstein ).

Il suivra par la suite divers établissements d'études tels les classes préparatoires aux grandes écoles du lycée Chaptal, l'Institut national agronomique de Paris-Grignon ( où il fondera l'éméphère revue Karamazov et entamera le tournage d'un film Cristal et Souffrance) ou encore l'Ecole Nationale Supérieure Louis-Lumière. Après une adhésion à une entreprise informatique, puis par contratuel au Ministère de l'agriculture et enfin à l'Assemblé National ( en tant que secrétaire administratif ), il se consacre enfin pleinement, après une stabilité financière, à l'écriture.

Bien que, déjà jeune, il eut fréquenter le milieu littéraire et poétique, fait quelques rencontres et publia quelques oeuvres ( "Quelque chose en moi", receuil de poème, 1988 ; "Contre le monde, contre la vie", roman, 1991 ), c'est en 1992 que sa carrière commencera à prendre de l'ampleur suite à la nomination de " La Poursuite du bonheur " au prix Tristant Tzara.

Après un exil en Irlande en 2000, l'écrivain s'installe en 2002 dans le parc naturel de Cabo de Gita-Nijar.

 

Parmis ces oeuvres, nous pouvons citer :

 

- La possibilité d'une Ile, roman, publication en 2005, nomination au prix Interallié

- Le Sens du Combat, recueil de poésie, publication 1996, nomination au prix Flore

- Intervention, essai, publication 1998

- La Rivière, court-métrage; parution 2001

- Présence humaine, discographie, parution 2000

 

Un Titre :

 

Le titre " La Carte et le Territoire ", bien que peu évocateur à la première approche, prend un sens tout à fait significatif au fil de l'oeuvre pour 4 raisons :

  • Le personnage principal, Jed Martin, photographe puis peintre, photographiera des cartes Michellins sous de multiples angles, luminosités, facettes... C'est de ces photographies, pour le moins originales, que va naître sa renommée. Par ailleurs, c'est aussi, en partie, le titre de l'exposition où vont être présenter ses photographies ( " La carte plus intéressante que le territoire " )

  • L'objectif de Jed Martin est de rendre " compte du monde ". Finalement, quoi de plus réaliste, concret et objectif qu'une carte pour représenter un territoire ?

  • Dans ce roman pseudo-autobiographique, tel la vie de Michel Houellebecq, Jed Martin passera sa vie à se mouvoir dans des "territoires", qu'ils soient d'ordres géographiques, sociaux ou encore culturels et qui lui apporteront une expérience l'amenant à compendre et se rendre de ceux-ci, de l'Homme dans son fonctionnement, ses aspirations, ses désirs mais aussi par-dessus tout : de lui-même.

  • Par ailleurs, en opposition au manque total de repères temporels dans le récit, on peut constater un profusion de repères spaciaux.

 

Une composition, plusieurs "intrigues" :

 

Le roman " La Carte et le Territoire " est organisé en 5 parties dont un prologue et un épilogue :

Dans le prologue ( 22 pages), y est développé la carrière artistique de Jed Martin à ses moments picturaux, sa famille ( et en particulier sa relation avec son père) et... de ses aventures avec son chauffe-eau.

La première partie du roman ( 88 pages), flash-back par rapport au prologue, rend compte de ses début et de sa progression dans le monde artistique via sa période photographique et période pictural, ses expositions et sa notoriété croissante. Elle relatepar ailleurs son enfance, ses relations familliales ( ainsi que la mort de sa grand-mère ) et conjuguales ( Guenièvre ) ainsi que ses nouvelles rencontres ( Olga, Franz, Marylin... ).

La deuxième partie ( 142 pages ) nous faire part quant à elle de sa rencontre avec Michel Houellebecq. De plus, elle raconte dans cette partie une nouvelle exposition qui la rendra mondialement célèbre et après la vente de ses oeuvre, incroyablement riche. Enfin, y sera narré la vie antérieure de son père ( avec ses motivations, ses désirs et ses échecs ), le soir d'un réveillon de Noël.

La troisième partie ( 104 pages) sera, elle, entièrement consacré au meurtre sordide et ingnoble de Michel Houellebecq ainsi qu'à sa résolution grâce à l'action de Jed Martin. Y sera aussi développé la vie de certains policiers affectés à l'enquête du meurtre. De plus, on y énoncera la mort du père de Jed.

Enfin, le prologue ( 40 pages ) relatera la fin de vie de Jed Martin et des ses dernières oeuvres consacré à la " médiation nostalgique sur la fin de l'âge industriel en Europe, et plus généralement, sur le caractère périssable et transitoire de toute industire humaine."

 

Outre le prologue, la composition de livre, telle une vie, nous racontre la vie de Jed Martin,du berceau au tombeau.

 

De ce fait, mise à part la vie de Jed Martin, le meurtre de Michel Houellebecq ou le passé du père de Jed Martin , qu'on peut très difficilement qualifier d' "intrigue(s) ",  il n'y a pas de véritable intrigues. Tout du moins à mon sens.

 

Des thèmes récurents :

 

Dans " La Carte et le Territoire ", plusieurs thèmes réalistes et contemporains, phénomènes de société, sont récurents. En exemple majeurs, nous pouvons citer : l'argent et la société de consommation, le travail et la notoriété, les relations sociales et l'amour, et, bien sûr : l'art et ses représentants.

 

Un contexte :

 

Introduit lors de la rubrique " Un titre ", la particularité du roman est de ne citer aucun repère temporel et, par opposition totale, une abondance de repères spaciaux. En effet, nous pouvons suivre spatialement le personnage principal dans l'ensemble de ses déplacements ( Tout les noms de lieux existes : routes [ A10 ], villes [ Paris, Shannon... ], Département [ Creuze, Loiret... ]... ) sans pour autant savoir à quel moment il les effectues.

 

Des personnages :

 

Le personnage principal du roman se prénomme Jed Martin. Fils d'un architecte déçu et d'une mère suicidée, celui apparaît très rapidement comme le profil type de l'artiste blasé, quelque peu décalé de la vie réelle et un poil mysanthrope. Bien qu'aucun véritable portrait ne soit effectué, on le devine par ses comportements, ses réactions et sa philosophie de vie. L'ensemble de ces informations maigrelettes relatées par un discours indirect libre.

Les autres personnages importants sont Michel Houellebecq ( écrivain renommé mais totalement mysanthrope, lassé de tout et n'importe quoi, dont la vie se résume à lui-même, le vin rouge et la charcutrie. ), Olga Sheremoyova ( détachée de la compagnie financière michelin et amante de Jed Martin. Cette femme russe à la particuliarité d'être excessivement belle [ " l'une des 5 plus belles femmes de Paris " ] ) et Jean-Pierre Martin ( père de Jed Martin, ancien PDG d'une entreprise d'arichitecture mais un peu associable ).

Par ailleurs, tout personnages n'aillant aucun véritable lien avec Jed existe. ( ex : Frédérique Beigbeder )

 

Un roman " Nouveau Roman " :

 

Le roman " La Carte et le Territoire " est en effet un roman " nouveau-roman " : on peut constater ici que le roman n'est pas un roman psychologique, que le personnage est sans cesse remis en question ( sans néanmoins être véritablement aabndonné, bien que délaissé à certains moments ). De plus, par ces nombreux procédés de narration, de construction ( voir rubrique " Un style " ), l'abscence d'intrigue, l'importance des descriptions ( précision minutieuse ; " début octobre, il reçut un coup de téléphone de on pèe, lui annonçant que sa grand-mère venait de mourir ; sa voix était lente, un peu accablée, mais à peine plus que d'habitude " [ page 53 ] ), le monologue intérieuret le rôle important des lieux et des objets inscrit parfaitement le roman dans le courant du Nouveau Roman.

 

Une vision du monde :

 

La vision du monde dans " La Carte et de le Territoire " est globalement neutre. Elle n'est ni véritablement mauvaise, ni vraiment bonne. Elle rend compte d'une société dominé par l'argent, le capitalisme et la bonne soiciété sans pour autant en avoir un appriori. Elle représente non une vision du monde dans son terme sociétaire mais dans celui de la vie : en effet, une société est un regroupement de personne ayant chacun une vie ( " ses amis, ses amours, ses emmerdes ") et qui ne peut s'en échapper du cours du temps. C'est une vision du monde peu commune et très en recul par rapport à elle-même.

 

" " Tu sais la vie, parfois c'est magnifique. Parfois c'est de la merde. Au fond, je crois qu'on y peut rien " dit-il après avoir soufflé une bouffée de sa Dunhill "

 

[ page 234 ]

 

Un style :

 

Le style d'écriture de Michel Houellebecq est pour le moins originale et très différente d'une majeure partie de roman :

  •  
    • Il emploit de courtes phrases et juxtpositionne des propositions simples, notamment via les points virgules.

    • Il utilise peu de métaphore ( et le peu utilisé est plat )

    • Il utilise beaucoup de litote.

    • Il change fréquemment de registre de langue

    • Son rendu prosaïque tend à une écriture terne, une abscence d'émotion et/ou une déprime du narrateur.

    • Il utilise beaucoup d'italiques

    • Il emploit des adjectifs dans des situations peu communes ( " le papier peint était décourageant, la moquette ennuyeuse .")

    • Son style est globalement neutre, objectif.

" Certains humains, pendant le période la plus active de leur vie, tentaient en outre de s'associer dans des micro-regroupements, qualifiés de familles, ayant pour but la reproduction de l'espèce ; mais ces tentatives, le plus souvent, tournaient court, pour des raisons liées à la "nature du temps", se disait-il vaguement en partageant un expresso avec son amante ( ils étaient seuls au comptoir du bar Segafredo, et plus généralement l'animation dans l'aéroport était faible, le brouhaha des inévitables conversations ouaté par un silence qui semblait consubstantiel à l'endroit, comme dans certaines cliniques privées ). Ce n'était qu'une illusion, un dispositif général de transport des êtres humains, qui jouait un rôle si important aujourd'hui dans l'accomplissement des destinées individuelles, marquait simplement une légère pause avant d'entamer une séquence de fonctionnement à capacités maximales, lors de la période des premiers grands départs. Il était cependant tentant d'y voir un hommage, un hommage discret de la machinerie sociale à leur amour si vite interropu. "

 

[ page 105 ]

 

Pour ma part, je trouve ce style vraisemblablement original mais terriblement morne et plat, au point d'en devenir presque dépressifet dégoûter de la vie.

 

Mon avis :

 

Pour ma part, j'ai plutôt apprécié ce roman. Son approche de l'art ( ses références, ses discours sur le sujet, ses débats... ), la pluralité des personnages ( multitude de personnages globlament fondamentalement différents, et parfois poru certains, plus qu'un brin attachant [ Marylin pour ma part ] ) et son atmosphère m'on plu. De plus, sous du multiples angles, j'arrive à m'identifier au personnage de Jed Martin ( ainsi qu'a celui de Marylin ), ce qui m'a ajouté une dimension personnelle à la lecture de cette l'oeuvre.

Néanmoins, le style ( qu'on pourrait qualifier de mort [ bien qu'original ] ), le déroulement des actions ( le temps qu'elles se mettent en place pour parfois "trois fois rien" ) et les " points morts " ( passages du livre totalement inintéressants sur lequel l'auteur s'attarde longuement ) amenuisent, dévalorisent, gâchent l'intérêt et la valeur du texte. En un mot, m'ont considérablement déplu.

 

En fin de compte, lorsque nous refermons le livre, nous avons la sensation d'avoir lu et presque vécu un histoire ( dans mon cas précis ), quelque peu singulière et qui pour autant, et étrangement, ne nous fais littéralement aucun effet. En bref, loin de dire qu'avoir lu ce livre ne servait promptement à rien mais que cette lecture ne nous apporte au final que peu de chose, pour ne pas dire rien.

Néanmoins, je respecte le choix du Prix Goncourt en pensant bien que l'élection de cet ouvrage ne s'est pas fait sur le hasard et le vif d'une oeuvre médiocre et donc, de ( grande ) qualité.

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 16:04

Courte présentation de l’auteur.

 

Georges André Malraux naît en 1901 à Paris où il vivra jusqu’en 1905, année où ses parents se séparent. Il est alors élevé à Bondy (région parisienne) par sa mère, sa tante et sa grand-mère. Il gardera quand même contact avec son père qui sera mobilisé en 1914 et se suicidera en 1930. Malraux a passé le plus clair de son temps à la bibliothèque où il dévore les livres de Flaubert, Balzac et Shakespeare. En 1959, il devient ministre des affaires culturelles. Il meurt le 23 novembre 1976.

Il a aussi écrit :

La tentation de l’Occident (1926).

Les conquérants (1928).

La voix royale (1930).

 

Pourquoi ce titre ?

 

A l’intérieur du roman, on s’interroge beaucoup sur la « condition humaine ». Le fait que certains hommes ont eu droit de vie ou de mort sur d’autres et pourtant tous deux étaient des hommes sans beaucoup de différences.

P.283 : «  Non, les hommes n’existaient pas, puisqu’il suffit d’un costume pour échapper à soi-même, pour trouver une autre vie dans les yeux des autres.»

P .324 : « il ne faut pas neuf mois, il faut soixante ans pour faire un homme, soixante ans de sacrifices, de volonté, de… de tant de choses ? Et quand cet homme est fait, quand il n’y a plus en lui rien de l’enfance, ni de l’adolescence, quand vraiment il est un homme, il n’est plus bon qu’à mourir.»

 

Pour quelle composition ?

 

Le récit est organisé en 7 parties (1 : 21 mars 1927, 2 : 22 mars, 3 : 29 mars, 4 : 11 avril, 5, 6, 7).

Elles sont dans l’ordre chronologique et sont elles-mêmes divisées en sous parties suivant les heures (1ere partie : 21 mars 1929 : minuit et demi, une heure du matin, quatre heures du matin…).

On suit les évènements au fur et à mesure qu’ils se déroulent.

 

Quelle intrigue ?

 

L’histoire se déroule ne Chine. C’est la révolution. Des groupes de révolutionnaires se forment. Les personnages que nous suivons le long du récit forment un des groupes de révolutionnaires. L’attention du lecteur est portée sur les relations entre les personnages, les sentiments des uns envers les autres, leur solidarité, l’évolution de leurs comportements. Dans la première partie, Tchen se retrouve à devoir tuer un homme. p.16 : « ce n’était pas la peur, c’était une épouvante à la fois atroce et solennelle qu’il ne connaissait plus depuis son enfance : il était seul avec la mort, seul dans un lieu sans hommes, mollement écrasé à la fois par l’horreur et par le goût du sang. » p.18 : » la chambre restait la même […] le meurtre ne change donc rien… ». p.19 : »Le meurtre ne laissait aucune trace sur son visage… ».

 

Quels thèmes principaux ?

 

Les thèmes évoqués sont le monde du travail, la révolution (la guerre et son absurdité), la cruauté humaine. Le récit parle aussi de l’amour (Kyo et May), et de la condition de la femme. P.225 : Une femme, un être humain ! c’est un repos, un voyage, un ennemi… ».

 

Dans quel contexte ?

 

Le récit s’inscrit dans l’histoire réelle de la Chine de la première moitié du XX° siècle. C’est la révolution, le général Chang-Kaï-Shek prend la direction du Kuomintang (le partie révolutionnaire démocrate et nationaliste). Les communistes organisent des émeutes à Shanghaï.

 

Quels personnages ?

 

Il n’y a pas un personnage principal. Les personnages principaux sont les membres du groupe révolutionnaire. Gisors le père de Kyo est un intellectuel communiste. Kyo fils de Gisors, aime May, il se battra jusqu’à la mort pour la « dignité » des travailleurs. May, épouse allemande de Kyo. Tchen vit pour la révolution et décide de mourir pour atteindre son but (tuer Chang-Kaï-Shek). Katow de part personnalité est le personnage le plus humain du roman. Clappique est un ancien antiquaire reconverti dans le trafic d’armes. Ferral est le président de la Chambre de Commerce française. Hemmelrich est un ouvrier, il n’est pas très courageux, mais décide de s’engager dans la lutte après avoir vu sa famille massacrée.

 

En quoi ce roman est-il (ou non) réaliste / naturaliste ?

 

Ce roman peut être qualifié de réaliste. En effet, il tente de faire une histoire se rapprochant au mieux de la réalité, en donnant des effets de réel, comme des lieux, des personnes et des faits qui ont vraiment existés (la Chine, Chang-Kaï-Shek, la révolution Chinoise et les émeutes communistes).

 

Quelles visions du monde ?

 

Le narrateur a un point de vue externe sur l’histoire. L’auteur nous fait nous attacher aux personnages qui sont communistes. Tout au long de l’histoire, le lecteur est porté par leur façon de voir les choses. Nous pouvons donc supposer que l’auteur défend les idées communistes.

 

A travers quels styles ?

 

L’auteur tente une nouvelle approche du roman, en s’inspirant du classique. Chaque passage du livre est consacré de manière exclusive à un seul personnage à la fois, sa situation faisant l’objet d’un descriptif long et précis. P.276 : »Kyo resta debout (il n’y avait pas de siège) devant le bureau, mordant son pain, comme un enfant. Après l’abjection de la prison, tout était pour lui d’une légèreté irréelle. Il savait que sa vie était en jeu, mais même mourir était simple. »

 

Votre avis 

 

J’ai aimé le thème du livre du fait d’une grande solidarité dont font preuve les personnages. J’ai également apprécié les zooms fait par l’auteur sur chaques révolutionnaires.

Le style est très difficile à lire, de plus dès l’ouverture du livre nous sommes directement plongés dans l’histoire avec de nombreux personnages sur lesquels nous avons encore très peu d’informations.

Globalement je n’ai pas apprécié ce roman dont le style est très particulier ce qui rend la lecture difficile.

Ce livre nous mène à réfléchir sur les hommes, notre façon de vivre et le fait que partout où nous allons nous ne sommes pas véritablement tous égaux.   

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 12:06

   " L'Europe qui entre dans le champ des hostilités; Hitler qui assure la sécurité; Normandie bombardée; l'Allemagne rend responsable les juifs du "capitalisme égoïste", des révolutions assassines; ces mêmes juifs à qui on reproche tous les problèmes en Allemagne comme en France, juifs traqués par la Gestapo..."

et au milieu de tout cela, au milieu de cette guerre 39-45, se trouve Paul-Jean Husson, académicien et écrivain reconnu, très pétainiste et qui en aucun cas n'ébranlera ses principes.

Et pourtant, lorsque son fils Olivier lui présente sa fiancée Elsie, cette jeune actrice allemande d'à peine dix neuf ans, tout s'effondre.

Car en effet, comment contrôler ses sentiments amoureux, ses pulsions enver sa belle-fille qui en réalité se nomme Ilse Wolffsohn et qui est juive ?

Alors commence pour Paul-Jean Husson une véritable descente au enfer, ce personnage si intolérant et qui va devoir aller contre ses principes pour protéger son amour impossible et impur car pour lui: " mort au juif! Mort a tout ce qui est faux, laid, sale, répugnant, négroide, métissé, juif ! "

Voilà ce que nous raconte Romain Slocombe à travers Monsieur le Commandant, l'histoire d'un homme détestable mais chez qui parfois, on éprouve une certain e sympathie.

 

Pauline.SLOCOMBE_c_Claire_Debru.jpg

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 13:46

  images-copie-5.jpeg

 

Carole Martinez née en 1966, agée de 45 ans aujourd'hui. Carole Martinez est une ancienne comedienne qui se recycle dans l'enseignement et devient professeure dans un collège d'Issy-les-Moulineaux. En 2005 elle se lance dans l'écriture et souhaite écrire quelque chose qui soit entre le conte et le roman. Elle ''brode''  Le coeur cousu a partir des histoires que sa grand-mère lui racontait. Ce premier roman connaitra une énorme succès et Carole martinez recevra plusieurs prix pour ce roman. Le prix Renaudot des lycéen en 2007, le prix Ouest France Etonnants voyageurs 2007, prix Ulysse de la première oeuvre en 2007. Debut 2011 , elle publie un roman policier pour la jeunesse  L'oeil du temoin.

Lors de la rentrée literraire elle écrira Le domaine des murmures.

 

Bibliographie :

 

" Le Coeur Cousu", paru en 2007.

" Du domaine des Murmures", paru en 2011.

 

 

 

  Courte présentation du livre : En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refise de dire "oui" : elle veut faire respecter son voeu de s'offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec dans sa tombe .... Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l'entraînera jusqu'en Terre Sainte.

      ( réalisé par : Anne-Lise )

Avis :

   

Anne-Lise : Ce livre est passionnant ! Cette histoire est vraiment prenante, dans le sens ou l'on sait qu'Esclarmonde a certaines visions qui l'épuisent. Ce qui m'a vraiment surprise, c'est que, Carole Martinez ne fait pas rester Esclarmonde "pure", moi qui pensait que cette héroïne hors du commun resterait en "liaison" permanente avec Dieu. Certes, on y parle souvent de Dieu, de croisade, mais ce sont les thèmes de ce livre : sans cela, ce livre ne serait pas ce qu'il est ! Il y a certains passages de ce livre qui sont un peu choquant, mais ce n'est pas récurant.


  Caroline : Mon avis sur ce livre est plutot mitigé. D'un côté j'ai bien aimé les personnages, je les trouve plûtot actuel dans leurs façons de penser surtout Esclarmonde qui montre une vision intéréssante de la femme indépendante. Lothaire est un personnage ambigü qui trouve sa voie pour la poésie après une déception amoureuse. Ou bien encore Bérangère qui passe pour une 'femme-fatale' du Moyen-Age. Ce sont des personnages attachants et très simple à comprendre comme le livre lui même d'ailleurs. Je n'ai pas aimé le cadre spacio-temporel, je trouve que la religion et les croisades prennent trop de place dans le récit, ce qui est aussi surement dut au fait que l'histoire se déroule en 1187. La fin, quand à elle nous laisse un peu sur notre faim, et un peu déçu.

 

Marylou : Je n'ai pas du tout apprécié ce livre, lorsque j'ai lu le résumé je m'attendait à un livre quelque peu féministe ainsi qu'une réelle rebellion d'Esclarmonde. Seulement au fur et à mesure j'ai peu à peu lâché prise face à un tel manque d'actions. En effet celles-ci sont bâclé, et aurait mérité d'être developper qui aurait put donner au livre un tout autre tournant. L'auteur a préféré mettre en avant les croisades qui certes sont utiles mais trop présente lors de la lecture de ce livre. Revenons à Esclarmonde qui aurait put être un personnage interessant, en avance sur son époque mais c'est finalement une jeune fille capricieuse, menteuse qui se cache derrière le tout puissant pour passer pour une "Star" de son époque. Cette jeune femme avide de gloire n'a en faite aucun interrêt, n'assume pas ses actes.

Pour cloturer le tout, une fin très decevante qui annéantie pour de bon le livre car aucune chute on s'attend à autre chose de plus spéctaculaire. Et en faite non !!!! 

 

Maria M : J'ai bien aimé ce livre, j'ai bien aimé l'histoire racontée et j'ai trouvé interrésante l'histoire de cette jeune fille. J'ai trouvé que dans ce livre, même si il n'y a pas d'action vu que l'héroïne est emmurée, en plein de rebondissements. On apprend plein de choses surprenantes sur elle au fil du roman. Par contre, pour une livre très réaliste j'ai trouvé que connaitre les mésaventures du père d'Escarlamonde à Jérusalem à travers ses rêves change le côté réaliste du roman. Il y a le domaine des rêves qui vient se mêlé à la réalité et ça semble moi réel. Malgré tout, l'histoire m'a beaucoup plus et j'ai trouvé l'histoire prenante. 

 

Allissia: J'ai plus ou moins aimé ce livre, je suis rentrée dans l'histoire sans problème. C'est vrai que ce roman ne comportait pas beaucoup d'actions mais l'histoire d'Esclarmonde m'a accrochée et rendait ce livre captivant. J'ai été particulièrement touchée par l'histoire de cette jeune fille enfermée par son père dans une petite cellule, éloignée de tous. Je trouve cela dommage de ne pas respecter son choix: se consacrer à Dieu. Esclarmonde est un personnage très attachant, qui fait preuve de bravoure et de courage et dont l'histoire est intéressante. Cependant, je n'ai pas trop apprécié non plus les références aux croisades qui étaient trop présentes et rendaient la lecture plus difficile en se mélangeant à l'histoire d'Esclarmonde.

Maëva: J'ai adoré ce livre, on s'y plonge dès la première page, l'histoire est très prenante. Et le plus intéressant est de suivre la vie d'Esclarmonde, et de voir à travers elle sa vision du monde et des autres, du fait qu'elle soit enfermée dans une toute petite cellule de son plein gré pour se consacrer à la religion après avoir refusé son mariage, de cette manière le lecteur se rapproche d'elle et la comprend mieux dans ses agissements. Il est aussi intéressant d'être amené au temps des croisades, car d'ailleurs s'il n'y en avait pas eu, beaucoup de choses dans le récit se seraient passées différemment. Je recommande ce livre, il est passionnant.

 

Gwénola: Ce livre m'a vraiment déplu, je trouve que l'on a du mal à rentrer dans l'histoire, c'est franchement ennuyant il n'y a aucune action, c'est réellement plat! Quand on lit ce livre, rien ne nous accroche, ni les "actions" (si on peut appeler ça comme ça...), ni les personnages; du coup on s'en lasse!

 

Stéphanie :

Ce livre est intéressant car il nous mène sur le chemin des Croisades et en conséquence à la rencontre de Dieu. Ce sont les sujets de prédilection de ce roman ce qui peut paraître ennuyeux mais c’est le contexte dans lequel se déroule l’histoire qui veut ça.

Il est certain que se vouer à Dieu pour le restant de ses jours en se faisant emmurer paraît inimaginable à notre époque mais il ne faut pas oublier que l’action se déroule en 1187.

J’ai trouvé ça très intéressant de découvrir le mode de vie, la façon de penser des gens et l’emprise qu’avait la religion sur eux à cette époque.

 

Maela :

 J'ai beaucoup aimé ce livre qui nous renvoie au Moyen-Age, une époque méconnue pour grand nombre de personnes.

Ce livre m'a emporté dans l'histoire d'Esclarmonde et de sa triste fin. Contrairement aux personnes auxquelles ce livre a déplu, j'ai trouvé qu'il était très accrocheur. Il est, en plus, très réaliste car Esclarmonde est une des nombreuses femmes à vouloir se faire emmurer.

Je conseille vraiment ce livre que j'ai dévoré sans problème !

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 22:07

  delphine-de-vigan.jpg

    Delphine de Vigan est la fille de ses parents, née en 1966 à Boulogne-Billancourt (moi non plus je ne sais pas où c'est). Jusque là, ça va encore. A la base, elle est directrice d'études dans un institut de sondages, et un jour, elle entame sa "carrière de romancière" avec un livre autobiographique sur l'anorexie: Jours sans faim. Au début, elle écrit le soir et ne peut "vivre de sa plume" jusqu'en 2007 où elle cartonne avec No et moi.

 

 


- Prix des Libraires 2009
- Prix du Rotary International 2009
- Prix des lecteurs de Corse 2010
  • 2011 : Rien ne s'oppose à la nuit, éditions Jean-Claude Lattès

- Prix du Roman Fnac 2011

( légèrement inspiré de Wikipédia )


   

   

 

    Rien ne s'oppose à la nuit est un livre à portée autobiographique bien qu'il s'agisse principalement de l'histoire de sa mère. Mais bon, sa mère, c'est important. Le récit alterne l'histoire en elle même et la démarche de Delphine de Vigan pour parvenir à la reconstituer. Dès les premières pages - ainsi qu'une grand majorité du bouquin, c'est l'enfance de sa mère, plus ou moins atroce. Le reste, c'est les conséquences. Je ne peux pas vraiment en dire plus, parce qu'au final, ce qui rythme le livre c'est ces successions d'horreurs. Les dévoiler, ça ne serait pas du jeu.


                                                                                                                                           Louise Le Fralliec

 

 

Avis:

 

-Gwénola:  Même si les premières lignes de ce livre m'ont laissées perplexe, au fil de la lecture je trouve qu'on est de plus en plus pris dans l'histoire. Pour moi ce qui nous captive autant ce sont les alternances entre l'histoire et les sentiments de Delphine De Vigan, cela apporte une toute autre vision du livre on est pris de pitié pour les personnes présentes dans le livre, comme si nous faisions partis de cette famille assez hors du commun, il faut le dire. Elle explique vraiment bien ce que d'écrire ce livre lui coûte au niveau émotionnel, c'est dur pour elle de découvrir certains faits restés secrets jusqu'alors, elle n'en dort plus la nuit, etc, au final on est vraiment attaché à cette famille. Je recommande fortement ce livre, car il nous fait nous poser quelques questions sur notre vie, l'histoire de nos "ancêtres", mais c'est peut être plus un livre pour fille..

 

-Noémie: (critique)                              L'arc-en-ciel d'une vie

« Ma mère était bleue, d'un bleu pâle mêlé de cendres, les mains étrangement plus foncées que le visage, lorsque je l'ai trouvée chez elle, ce matin de janvier. Les mains comme tâchées d'encre au pli des phalanges. » Et si la vie c'était ça ? Une existence plus ou moins pâle, pour certains parsemée de tâches. C'est le cas de Lucile, la mère de Delphine de Vigan, aucun mot ne serait assez fort pour décrire sa vie. Sa vie est comme une palette de couleurs qui s'assombrit au fil du temps. Je trouve que Delphine de Vigan retranscrit très bien cette image et les émotions de sa mère. On comprend à quel point ce roman est important pour elle. C'est pour elle bien plus qu'un travail d'écriture mais plutôt un rapprochement avec sa mère et même une découverte en quelque sorte.

 

    Mais, on découvre également à quel point il lui est difficile d'écrire ce récit et on le resent. Elle perçoit l'impact de l'écriture et le facteur majeur de perturbation que celle-ci représente pour elle à mesure qu'elle avance. L'écriture la met à nu, chose que nous ressentons à sa lecture et qui nous permet d'être entièrement plongé dans le récit. Nous sommes imprégnés dans l'histoire et avons l'impression de vivre les évènements avec elle, de les subir à ses côtés. On fait presque parti de la famille, ce qui nous oblige, d'une certaine manière, à poursuivre notre lecture.

 

    Nous partageons son aventure et, avec elle, vivons un véritable arc-en-ciel, avec des instants de joie aux couleurs vives et des moments de dépression aux couleurs sombres jusqu'à la folie et la maladie. On ne peut pas parler d'une vie qui ne constituerait qu'un seul bloc, sans entailles et sans reliefs mais au contraire d'une vie pleine d'embûches aux périodes bien distinctes. Mais même ses périodes les plus sombres étaient ponctuées d'instants heureux, malgré de nombreux séjours à l'hôpital psychiatrique et de nombreuses rechutes.

 

    Entre chacun de ses séjours, elle essaye de se relever, de reprendre goût à la vie et d'y remettre un peu de couleur. Mais ses efforts sont vains, c'est comme si le passé la rattrapait, comme si les horreurs qu'elle avait subit ne pouvaient s'effacer complètement de sa mémoire. Elle a vécu avec une famille nombreuse qui n'avait rien de banale mais ne s'en est jamais plaint, elle a subit tout au long de son enfance et de son adolescence et c'est ce trop plein qui l'a fait sombrer.

 

    Beaucoup de personnes, surtout de mon âge, se plaignent d'une vie trop ennuyeuse manquant de péripéties. A toutes ces personnes, j'aimerais recommander ce livre qui est, je trouve, une belle leçon de vie qui donne à chacun à s'interroger sur son existence. Et si la vie c'était ça ?

 

 

         

 

 

 

 

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 22:07

   

 

Biographie de Lyonel Trouillot

 

Poète, romancier et critique littéraire, Lyonel Trouillot est né en 1956 à Port-au Prince et a étudié le droit. Il a collaboré avec différents journaux et revues d'Haïti et de la diaspora. Il est l'auteur d'une importante œuvre poétique et romanesque, essentiellement publiée en Haïti. En France, certains de ses romans sont publiés chez Actes Sud (Rue des pas perdus, Thérèse en mille morceaux, Les Enfants des héros). Il est également professeur de littérature à l'Institut Français de Haïti et à l'Université Caraïbe. Durant l'année 2003, Lyonel Trouillot a été l'un des initiateurs actifs du Collectif NON, collectif regroupant des intellectuels haïtiens qui a largement contribué à la chute du gouvernement Aristide.

 

Bibliographie

 

Romans

  • Rue des pas perdus, Actes Sud, Arles, 1998 [Ed. Mémoire, Port-au-Prince 1996]
  • Thérèse en mille morceaux, Actes Sud, Arles, 2000.
  • Les enfants des héros, Actes Sud, Arles, 2002.
  • Bicentenaire, Actes Sud/Lemeac, Arles/Montréal, 2004
  • L'Amour avant que j'oublie, Actes Sud, Arles, 2007.
  • Yanvalou pour Charlie, Actes Sud, Arles, 2009, Prix Wepler - prix littéraire 2011 des lycéens & apprentis de la région P.A.C.A.
  • La Belle Amour humaine, Actes Sud, Arles, 2011

Poésie

  • Éloge de la contemplation, Riveneuve, Paris, 2009.

Non fiction

  • Haïti le dur devoir d'exister, avec Amélie Baron, Mémoire d'Encrier, Montréal, 2010

 

Courte présentation du livre

 

Une jeune fille, Anaïse, arrive sur une île des Caraïbes. Elle cherche des réponses, elle cherche à en savoir plus sur son père, qu’elle n’a quasiment pas connu mais qui est né et a grandi ici, avant de partir sans ne jamais revenir. Au départ de son histoire de famille, une étrange énigme : son grand-père et son meilleur ami, que tout séparait mais qui s’étaient fait construire des maisons jumelles sur la plage, ont péri dans un incendie. Ils ne restaient plus rien de leur maison, ce furent les seuls victimes.

Cette étrangère cherche à savoir et à en connaître un peu plus sur son grand-père et sur son père.

 

( réalisé par : Maela Rabiniaux )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lyonel Trouillot

 


 

 

 

 

 

 

Avis:

 

"La belle amour humaine" de Lyonel Trouillot m'a plutôt bien plu. Il est difficile de rentrer dans l'histoire au début car le fait que deux personnages, Thomas et Anaïse, parlent sous forme de monologue mais en se répondant rend la tâche difficile pour réussir à comprendre qui parle au moment où l'on est en train de lire. Ce que j'ai compris du livre, c'est qu'il y a trois parties et trois monologues; celui de Thomas, d'Anaïse et de la belle amour humaine.

Puis, plus on progresse dans le récit, plus l'histoire devient claire.

Au bout du compte, c'est pour moi un roman captivant et accrocheur que je recommande aux autres. Il faut juste savoir s'accrocher pour ensuite avoir une lecture fluide et rapide. En plus, les chapitres sont relativement courts. Ce livre se lit donc très vite.  

 

Maela

Maëva: "La belle amour humaine" est un livre qui m'avait plutôt intéressé au premier abord en lisant sa quatrième de couverture, mais après l'avoir lu en entier, je peux dire que j'ai été déçue. L'intrigue porte sur la recherche de la vérité sur la mort du grand-père d'Anaïse , mais au final on ne sait pas vraiment ce qu'il s'est passé, et on se perd un peu dans les descriptions. Je trouve également qu'il est difficile de rentrer dans l'histoire au début, on a du mal à comprendre à qui s'adresse le narrateur. Pour terminer, je n'ai pas vraiment apprécier ce livre, mais il peut être intéressant de le lire, c'est un genre différent. 

Sébastien : En choisissant La belle amour Humaine et en lisant la quatrième de couverture ce livre m'intriguait. Je n'ai pas vraiment réussi à rentrer dans l'histoire dès les premières pages mais j'ai trouvé qu'en avançant peu à peu dans le récit, l'histoire s'éclaircissait de plus en plus. Le fait que le livre soit découpé en 3 parties et que plusieurs histoires s'entre mêlent, celle de Thomas qui raconte son passé ainsi que la vie d'Anaïse sur les traces de son grand-père, est assez ambigüe. En conclusion j'ai apprécier ce livre mais je ne le classerait pas dans mes préférés. Avis assez partagé. 

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 22:06

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Biographie de l'auteur :

 

 Morgan Sportès est né le 12 octobre 1947 à Alger. Il est l'auteur de 20 livres à succès qui ont été traduits en plusieurs langues notamment en espagnol, italien, portugais, chinois, japonnais.

Son livre-enquête L'Appât a été porté à l'écran par Bertrand Tavernier en 1995.

Il a été lauréat de la Villa Kujoyama en 2000.

 

Bibliographie :

 

 

  • Siam, Paris, Edition du seuil, 1982.
  • Je t'aime, je te tue, Paris, Éditions du Seuil, 1985.
  • Outremer, Paris, Éditions Grasset & Fasquelle, 1989.
  • L'Appât, Paris, Éditions du Seuil, 1990.
  • Pour la plus grande gloire de Dieu, Paris, Éditions du Seuil, 1993.
  • Ombres siamoises, Paris, Éditions Mobius/H. Botev 1995.
  • Tonkinoise…, Paris, Éditions du Seuil, 1995.
  • Rue du Japon, Paris, Paris, Éditions du Seuil, 1999.
  • Solitudes, Paris, Éditions du Seuil, 2000.
  • Une fenêtre ouverte sur la mer, Paris, Éditions du Seuil, 2002.
  • L'Insensé, Paris, Éditions Grasset & Fasquelle, 2002.
  • Maos, Paris, Éditions Grasset & Fasquelle, 2006 (Prix Renaudot des lycéens 2006).
  • Ils ont tué Pierre Overney, Paris, Éditions Grasset & Fasquelle, 2008.
  • L'Aveu de toi à moi, Paris, Fayard,   
  • Tout, tout de suite, Paris, Fayard, 2011.


 

Courte présentation du livre :

 

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En 2006, Elie, un juif est enlevé, séquestré et torturé car il est supposé riche, par un groupe d'une vingtaine de jeunes de banlieue dirigé par Yassef que les médias ont appelé « le gang des barbares ». Le procès s’est déroulé d’avril à juillet 2009.

 

                                                                                                                                      

 

 

                                                                                                               Océane

 

Avis


Océane : J'ai apprécié ce livre étant donné que cette histoire relate des faits réels et historiques. La manière dont est écrit ce roman facilite la compréhension. Le seul point négatif de ce livre est qu'il y a beaucoup de description de personnages qui peuvent parfois sembler inutiles. Dès le commencement, nous sommes embarqués dans l'histoire, nous avons toujours envie d'en savoir plus. C'est un livre que je recommenderais.

 

Juliette : Ce livre, qui peut-être nous laisse un peu perplexe au premier abord, nous plonge dans le monde des "té-ci du neuf-trois": cet univers brutal dont on entend si peu parler de la sorte, où l'on découvre l'organisation des gangs en banlieues parisiennes et jusqu'où peut mener l'appât de l'argent, les préjugés sur les religions, et les relations entre filles et garçons de ces milieux. Des personnages banales, qui n'ont pas conscience de ce qu'ils font, commettent le pire délit: celui de séquestrer Elie, un jeune supposé riche par le chef de la bande puisque Juif, afin d'en tirer une rançon auprès de sa famille, puis de la communauté juive entière. Chose qui n'aura pas lieu, et décidera Yassef, le Boss du "gang des Barbares", à mettre fin aux jours d'Elie.

 Morgan Sportes, qui a dû éplucher maintes fois les dossiers du procès, nous donne des détails très précis de tout les actes commis par les personnages, comme l'heure à laquelle untel est aller manger, dans quel restaurant de quelle rue, etc. Mais finalement, à bien y reffléchir, certaines indications étaient sûrement de trop puisque lassantes. Ceci dit, c'était tout de même nécessaire d'en prendre connaissance afin de s'enfouir au mieux dans l'histoire, qui est, rappelons-le, une histoire vrai. Et le fait que ce soient des actes qui ont réellement eu lieu nous entraine encore plus dans le livre, qui se lit très rapidement. En effet, l'écriture de l'auteur est fluide et agréable.  

Ce qui peut parraître étrange, c'est que pour certains des personnages -qui ne sont que les pantins,les serviteurs de l'organisateur de ce coup monté- ont éprouve une forme de pitié, et parfois même de la sympathie, alors que Sportes nous dévoile là une version la plus neutre possible, "un conte de faits".  

Je recommande très fortement ce livre, qui se lit d'une seule traite, même si le nombre de pages peut nous impressionner.


Stéphanie :

En commençant ce livre, j’étais un peu perdue car tous les personnages que l’on rencontre sont décrits avec précision donc je n’arrivais pas à distinguer les personnages importants des autres. Mais il devient vite plus compréhensible quand l’histoire se met en place.

Ouvrir ce livre, c’est rentrer dans l’univers très peu connu des banlieues et de leurs gangs.

J’ai découvert que ce roman découle de fait réels après l’avoir entamé et cette découverte à changé ma façon de lire. Ce roman est entrecoupé de témoignages des membres du gang qui ce sont, soit fait manipuler ou on fait preuve d’une grande cruauté.

Il m’a intrigué et choqué : Comment des êtres humains peuvent faire preuve d’une telle violence ?

Je recommande ce livre qui se lit facilement et qui est très intéressant.

 

 

 

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 22:05

Monsieur le commandant :

 

Monsieur le commandant, écrit par Romain Slocombe nous raconte, à travers des lettres, l'histoire de l’écrivain Paul-Jean Husson, qui a été élu à l’Académie Française en 1933, année de la prise de pouvoir d’Hitler et qui est, depuis quelques années, partisan d’un rapprochement entre la France et l’Allemagne.

C'est lorsque la guerre éclate et que son fils Olivier rejoint la France,qu'il va prendre en charge la protection de sa belle-fille, Ilse, une Allemande aux traits aryens. Sa beauté fait surgir en lui des sentiments en contradiction avec toutes ses valeurs, car il découvre qu'Ilse est juive. A la suite de cet evenement, la vie du personnage principal va etre totalement chamboulé. Bon livre dans l'emsemble, le choix de le raconter par le biè de lettres c'est averré bonne. 

 

( réalisé par : Kaourantin).

 

Monsieur Le Commandant, je pense pouvoir dire que j'ai eu l'honneur d'intercepter la lettre qui vous était destinée et je dois dire qu'elle m'a plu en dépit des idées y étant exprimées.

En effet, ce pauvre monsieur Paul-Jean, l'auteur de cette lettre était un bon écrivain car malgré ces idéaux nazis, je m'étonne de réussir à comprendre son point de vue, et même presque jusqu'à l'approuver !

Il faut dire que cette lettre est très bien écrite, on ressent bien les émotions, la douleurs des personnes apparaissant dans celle-ci, mais aussi les conditions favorables au développement d'un tel régime et de la collaboration.

Néanmoins, l'auteur aurait pu se passer de nous retranscrire tout ces discours d'époque que j'ai trouvé fort ennuyeux.

Sur ce, je vous recommande de lire cette lettre, cette confession au plus vite.

 

P.S: votre heure viendra !! (derouillac erwan)

 

AVIS d'Alexia

 

Ce livre ma vraiment beaucoup plus, Monsieur le commandant de Slocombe est un livre plein d'émotions et de questionnement. Le personnage principale est vraiment une personne affreuse mais malgré tout,nous nous attachons.
Je recommande ce livre j'ai eu un vrai coup de cœur.

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