Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 18:39

Plan de LA de l’Extrait de Madame Bovary de Flaubert

   

Présentation : Madame Bovary est devenu un roman de référence dans la littérature française. Flaubert a mis 6 ans pour l’écrire, après son retour de voyage en orient, pendant lequel, grâce aux conseils de son ami Maxime Du Camp, il décide d’abandonner ses grandes envolées lyriques pour se consacrer à « un livre sur rien ». C’est-à-dire un livre sans sujet « spectaculaire » (il s’inspire, pour commencer, d’un simple fait divers), où tout se tient par la force du style.

Flaubert ne se considère pas pour autant comme un auteur réaliste : il s’inspire certes du réel (pour mieux critiquer, avec ironie, la société bourgeoise de son temps et un certain romantisme), mais sans chercher à le reproduire (pour preuve : Yonville-l’Abbaye, où se situe une partie de l’histoire, n’existe pas : Flaubert l’invente de toute pièce).

Son personnage éponyme a baigné, durant sa jeunesse au couvent, dans un romantisme de pacotille, qui lui fait rêver sa vie sans être capable de la vivre réellement. Après avoir épousé un médiocre officier de santé, Charles, et surtout après avoir passée une magnifique soirée lors d’un bal à la Vaubyessard (on est proche du conte de fée et de Cendrillon …), Emma rêve de voir se reproduire une telle soirée. Elle attend. Mais rien ne vient …

C’est pourquoi, dans le passage qui nous intéresse, le narrateur nous montre bien la différence entre la façon dont Emma idéalise la société parisienne et son morne quotidien de Province. Madame Bovary rêve d’un ailleurs qui n’existe que dans ses rêves, et méprise la réalité qui l’entoure, alors qu’elle constitue son quotidien , dont elle ne sait pas quoi vraiment faire.

En cela, Madame Bovary est représentative de nombreuses femmes de son temps. C’est pourquoi Flaubert peut écrire « Ma pauvre Bovary, sans doute, souffre et pleure dans vingt villages de France à la fois, à cette heure même. »

 

Problématique : En quoi Madame Bovary est-elle un personnage désenchanté ?

 

 

I / La vision (idéalisée) qu’a Madame Bovary de la société parisienne

 

Autour de 3 « mondes » tels que Mme Bovary les imagine ; constitués comme des tableaux (=> images). Ces trois milieux constituent l’univers mondain dans lequel Emma voudrait vivre (surtout depuis le bal de la Vaubyessard)

 

« Le monde des ambassadeurs »

 

 

 

 

ll 4-6 : décor luxueux « parquets luisants », « salons lambrissés de miroirs », « tables ovales couvertes d’un tapis de velours à crépines d’or » è luxe, éclat (apparence), magnificence (qui charme la vue et l’imaginaire) ç soutenu par : les adjectifs + accumulations de complément du nom (signifient la profusion ; le luxe s’étend dans la phrase / à perte de vue)

 

vie de château ; mobilier riche

 

« ambassadeurs » : peut faire penser au tableau d’Holbein Le Jeune (spéciale dédicace Blanche …)

« grands mystères », « angoisses » :

Clichés : espion ; relations avec le monde entier ; exotisme

 

Document (prolongement) : Les ambassadeurs d’Holbein le Jeune

 

« La société des duchesses »

 

è aristocratie d’apparat ; grand monde ; beaux quartiers ( è Balzac La duchesse de Langeais) ; milieu de la Restauration

« pauvres anges ! » : oisiveté (« pâles » ; « on se levait à quatre heures ») => affectueux (Emma) ; ironique (narrateur)

Mode ; raffinement, élégance ; luxe vestimentaire (point d’Angleterre, jupons)

Hommes : chevaliers modernes (princes charmants) ; plaisir + « futile »

Bade è station thermale è è cliché (mode) [tout le monde fait la même chose]

è è fait (volontairement penser) au futur amant d’Emma : Rodolphe Boulanger

 

 

La foule bigarrée des gens de lettres et des actrices

 

II / La réalité d’un quotidien provincial

 

Le « reste du monde » (= la province)

Le caractère répétitif des jours du quotidien

L’ennui

 

III / Madame Bovary est donc un personnage désenchanté

 

L’attente vaine (« Elle attendait un événement »)

Contraste et confusion entre ses rêves et la réalité

Un avenir sans espoir possible (« L’avenir était un corridor tout noir »)

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le blog des 1ères ES2 et S2 de Loth 2013-2014
  • : Bienvenue sur le site des classe de 1ères ES 2 & S 2 du Lycée Joseph Loth
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Archives

Pages