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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 21:48

 

Extrait de René de Chateaubriand

   

Présentation : René, le personnage éponyme (qui ressemble à Chateaubriand) raconte sa vie au vieux Chactas : enfance triste dans le château paternel, avec sa sœur Amélie (proche de Lucile, la vrai sœur de François-René) ; voyages en Italie, Grèce, Angleterre. De retour en France, sa sœur l’évite, et va même jusqu’à se retirer au couvent (car elle l’aime … trop).

Solitude et ennui ; tenté par le suicide ; ne sait pas quoi faire de sa vie è émigre en Amérique, adopté par la tribu des Natchez, y rencontre Chactas.

è récit autobiographique (è besoin de s’analyser et de se dire ; annonce les Mémoires d’Outre-Tombe) èè illustre les ravages du « vague des passions » chez un jeune homme solitaire qui n’a pas l’appui de la religion è è analyse et exprime le mal-être de toute une génération (=> grand succès)

 

 

I/ Une forte présence de la nature

 

II / Plusieurs sentiments évoqués (è registre lyrique)

 

III / L’incarnation du héros romantique

 

 

I/ Une forte présence de la nature , omniprésente dans le texte

 

- Monde civilisé s’oppose à l’idéal romantique : prive l’homme du contact avec la nature, source 1ère de son inspiration, lieu idéal où s’exprime pleinement son moi, communion avec le monde ; à l’occasion de « promenades » (l 2)

- description d’un cadre naturel qui nous permet de mieux saisir l’état d’âme présent de celui qui s’y trouve (è point de vue interne : sa façon de voir nous indique sa façon de sentir son environnement)

- omniprésence de la nature : principalement la végétation (« broussailles » (l 9) ; « coin d’un bois » (id) ; « grandes bruyères terminées par des forêts » (l 14) ; « feuille séchée » (l 15) ; « arbres » (l 17), « chênes » (l 17) ; mais aussi « les vents » (l 3), « les eaux » (l 3)

- s’ajoute à cela d’autres éléments participant au décor champêtre : « cabane » (l 16) ; « clocher solitaire » (ll 18-19) è présence humaine indirecte, dans un paysage où domine cependant le sentiment de solitude (« étang désert » (l 18) è oxymore)

 

- plongée du héros dans un cadre naturel rythmé par les saisons ; saison préférée : l’automne (l 5) , autrement formulé par « mois des tempêtes » (l 6)  => temps de la mélancolie, de la nostalgie, des tempêtes è correspond au tourbillon des émotions ressenties par le héros romantique : inquiétude, désir vague et bouillant (un(e) ado, quoi !...), attente du destin, tourments du cœur

è paysage en adéquation parfaite avec ce que ressent le personnage.

 

- la présence des « oiseaux de passage » (l 20) entraîne la pensée du narrateur vers des « climats lointains » (l 21), des « régions inconnues » (l 26) è nature propice à la rêverie : le personnage construit à partir d’elle (et de ce qu’elle lui inspire) un paysage qui prend aussi une dimension onirique.

 

è sentiment de fusion avec ce type de nature (propice à la solitude : on ne sort pas dehors pendant une tempête ou une bourrasque, sauf quand on est Breton !...)

 

 

 

 

 

 

 

II / Plusieurs sentiments évoqués (è registre lyrique)

 

- Le cadre qui environne le personnage (voir (1) ) pénètre le personnage et l’inspire ; c’est ce qui lui permet de mieux exprimer ses sentiments intérieur = son moi intime

 

- « foules de sensations fugitives » (l 1); « incertitudes » (l 5) è vague des passions (inhérent au Romantisme) sentiments difficiles à exprimer (par le personnage ; mais que l’écrivain exprime pourtant …)

- sentiment de bonheur extrême : « ravissement » (l5) è comme enlevé à lui-même (et à un ordinaire souvent décevant) pour mieux s’élever vers de sentiments profonds et difficilement contrôlables

- s’y mêlent fureur guerrière et humilité du pâtre (ll 6-8) (adepte d’un bonheur simple et innocent) : emportement des passions

- rêverie (l 15) , appel du voyage, de l’exotisme ; tentation de l’inconnu : « climats lointains » (l 21) ; « régions inconnues » (l 26)

- sentiment de solitude è non pas abattement, mais exaltation : sentiment de puissance physique (cf dernières lignes) : cf antithèse « triste »  / « bonheur » (l 11) + rythme ternaire « enchanté, tourmenté et comme possédé » (ll 29-30) è crescendo : passions de + en + fortes.

 

III / L’incarnation du héros romantique

 

- cœur solitaire, vide en apparence, mais passionné, exalté : « enchanté, tourmenté et comme possédé » (ll 29-30)

- exalté au milieu d’une nature pourtant hostile pour tout autre homme (qui ne connait pas Guy Cotten) :

- « visage enflammé », chevelure ébouriffée è heureux sous la tempête (« le vent sifflant dans ma chevelure » (l 29)

- habité par des sentiments contradictoires (exaltation et mélancolie ; tourment et puissance ; triste bonheur ; joie / soupirs (l 13) )

- rêveur inspiré aux sentiments extrêmes

- être à part, qui puise sa vérité au fond de son cœur, dans un puissant rapport à l’intimité : « comment exprimer cette foule de sensations fugitives » (l 1) (alors que c’est justement ce qu’il fait tout au long du texte …)

+ ll 11 – 13 « Notre cœur est un instrument incomplet »

- chant triste, mais naturel è rappelle ces vers célèbres :« Les plus désespérés sont les chants les plus beaux

J’en connais d’éternels qui sont de purs sanglots. » (Musset)

 

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