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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 17:44

L’auteur est né à Paris, en 1974. Il fait des études de lettres à la Sorbonne et devient professeur de guitare. Il travaille aussi sur des scénarios, notamment celui de son frère Stéphane, pour son court métrage une histoire de pied. La plupart de ses romans parle d’amour. La délicatesse est son huitième roman.

 


 

 

 

            Le livre raconte l’histoire d’amour de deux personnages, Nathalie et François. Ils vont se rencontrer dans la rue, et à partir de ce jour ne vont plus se quitter. Après quelques années de vie commune, ils se marient mais leur bonheur est de courte durée car François, victime d’un accident meurt. Nathalie est effondrée mais malgré sa douleur, elle va de nouveau affronter la vie et prendre son destin en main. Elle travaille d’arrache-pied pour éviter de penser à son malheur. Un jour, pourtant, dans un moment de « frénésie », sans réfléchir, elle embrasse un inconnu. Cet homme, connu sous le nom de Markus, du genre banal, au physique ingrat et que l’on oublie rapidement, est perturbé par ce baiser et décide de ne pas en rester là. Au même moment, Nathalie devra aussi faire face à l'amour qu'éprouve son patron pour elle.

        

         L'histoire se déroule à Paris, à notre époque. L’auteur a choisi ce titre car à de nombreuses reprises il va l’utiliser. Pour conquérir Nathalie, toujours endeuillée, ses prétendants, Jacques et Markus, devront faire preuve de délicatesse. Ce que réussie l’un et pas l’autre.

        

         Le personnage central de cette histoire est Nathalie, qui est décrite comme une personne séduisante, respectée et délicate. Comme le dit  la définition du  mot délicat chapitre 25 page 52, elle est d'une grande finesse mais manifeste aussi de la fragilité notamment après la mort de François. Elle est dans une situation difficile à gérer, car elle doit faire face aux regards des personnes de l'entreprise qui ne comprennent pas sa relation avec Markus.

         L'autre définition donnée, quand on parle d'un homme qui a du tact,  correspondrait à Markus.

 

         C’est un livre qui nous fait réfléchir sur la difficulté de se reconstruire après la mort d’un être cher mais aussi sur la beauté intérieure d’un individu. En effet il ne faut pas se fier au physique mais apprendre à connaître la personne avant de la juger.

 

         L’incipit nous parle de Nathalie, ainsi que des moments de sa vie: l’enfance et ses souvenirs, l’adolescence avec le choix de ses études, son entrée dans la vie active. Il nous la décrit ainsi, « discrète (une sorte de féminité suisse) », rêveuse mais en aucun cas nostalgique ce qui est assez rare pour l’auteur car selon lui les Nathalie ont tendance à la nostalgie, comme le dit l'auteur .Grâce à lui, nous savons que le livre nous parlera de cette femme.

 

         Le récit est organisé en petits chapitres où l’on arrive à distinguer trois parties. L’une avec le décès de François, l’autre avec la remise du deuil de Nathalie ainsi que la présence de deux prétendants dans sa vie, et la dernière relatant l’histoire d’amour que vivent Markus et Nathalie.

         L'auteur va développer l’histoire que va vivre François et Nathalie avant la mort de celui-ci, ainsi que celle concernant Jacques et Nathalie et pour terminer par celle de Markus et Nathalie. Bien sûr, l’attention du lecteur est portée sur l’histoire de Markus et Nathalie dès le chapitre 36, on devine que celle-ci va être centrée sur eux, grâce à la scène du baiser volé, «un long baiser intense, de cette intensité adolescente».

 

         L'écriture de l'auteur est simple et limpide et parfois il fait preuve d'humour,exemple, au chapitre 106 pages 182, Markus répond au message de Nathalie dans lequel elle dit qu’elle est à Lisieux, « Je prends le premier train pour Lisieux. Si tu est là : tant mieux » et deux secondes après il lui renvoie « et en plus, ça rime ».

         Le narrateur est omniscient et à la page 110, Markus pense que sa relation avec Nathalie permet  « d'instaurer des liaisons souterraines, vivre une vie que personne ne sait ». Ici, ces personnes qui ne sont pas encore au courant sont les collègues de travail de Nathalie et Markus. Tout de suite en lisant cette citation ont pense aux heures souterraines de Delphine de Vigan, le contexte n'y est pas le même car dans la Délicatesse, ce mot « souterraines » veut dire à l'abri des regards alors que dans les heures souterraines, il fait référence au personnage principal qui prend souvent le métro pour se rendre à son bureau. Le métro, bien sûr, se trouve sous terre.

 

         Souvent David Foenkinos  utilise un chapitre pour nous donner une recette de cuisine, le code d’accès de l’immeuble de Markus ou encore nous instruire en nous parlant de l’invention de la moquette. L’auteur cherche peut-être à nous faire réagir en écrivant ces petits chapitres insignifiants que l’on n’a pas l’habitude de lire dans un livre.

         En fin de compte l’histoire va commencer par un drame mais au final c’est une belle histoire d’amour qui va naître. On a envie de croire en cette histoire car au fond on se dit qu’elle pourrait arriver à tout le monde.

 

         Pour moi, c'est un livre facile à lire grâce à ses chapitres extrêmement courts et l'histoire est bien racontée, de façon chronologique ce qui nous permet de suivre. Bien sûr, j'invite le lecteur à pousser sa réflexion et à ne pas rester seulement sur l'histoire de Markus et Nathalie mais comme je l'ai dit plus haut, à s'interroger sur « la beauté intérieure de chacun » ou encore sur la mort et la tristesse qu'elle engendre.

 

         Lors de la journée à Carhaix, les élèves qui se sont exprimés sur ce livre ont dit qu'il était simple à lire et attachant. Ils ne se sont pas ennuyer en le lisant et sont tout de suite entrés dans l'histoire.

         J'ai bien aimé la description qu'a fait Mme Le Villio sur ce livre car elle a dit qu'il avait « l'art de dire des choses difficiles mais de les dire de manière délicate ».

         Sur le blog, les avis sont partagés. Par exemple, quelqu'un l'a trouvé simple, voire banal à cause de la fin qui est prévoyante. Une autre personne l'a trouvé intéressant et touchant car il montre que l'on peut retrouver le bonheur après la mort d'un proche, et par la façon dont il évoque la « reconstruction personnelle » d'une femme, Nathalie.

         Il y a beaucoup de personne qui ont mis que s'était un roman à l'eau de rose, personnellement je ne suis pas d'accord. Pour moi dans un roman à l'eau de rose justement, on nous raconte qu'une histoire d'amour sans problème ni rebondissement. Il y a quand même souvent l'héroïne qui ne sait pas quel choix faire entre différentes personnes.

         Si David Foenkinos avait voulu écrire cela alors François ne serait pas mort et le couple aurait continué à vivre heureux jusqu'à la fin de leur vie. A la lecture de ce livre, chacun  interprète l'histoire différemment, rien n'est faux, rien n'est vrai, c'est la différence et le vécu de chacun d'entre nous qui fait que l'on explique ce livre de manières différentes.

 

 

Prolongement

 

         L’auteur fait référence à des films, Celebrity de Woody Allen, pour nous montrer un dialogue entre deux acteurs et dont Markus s'est inspiré pour dire une phrase à Nathalie au chapitre 76, ou  Un homme qui me plaît de Claude Lelouch qui est un film qui parle d'une histoire d'amour. Il fait également référence à des livres avec notamment Cioran, qui fût un philosophe et un écrivain roumain du XX ième siècle. Il nous donne une citation de lui avant de commencer son livre « Je ne saurais me réconcilier avec les choses, chaque instant dût-il s’arracher au temps pour me donner un baiser ». Des citations de cet écrivain  vont d'ailleurs réapparaître au chapitre 43, quand Markus lit un livre de lui dans le RER.

         Mais, David Foenkinos fait aussi allusion à des chansons, celle d'Alain Souchon l'amour en fuite, qui encore une fois évoque l'amour et qui rappelle de bons souvenirs à Nathalie.

        

         Il parle aussi de tableaux comme celui de Gustave Klimt, le baiser (1907), en parlant de ce tableau comme le dit l’auteur, c’est pour montrer « l’ultime accomplissement de la quête humaine du bonheur ». Ce tableau  évoque de manière évidente la scène du baiser échangé entre Nathalie et Markus, où l'on sent la même fougue dans le baiser.

         C’est un tableau réalisé en  1907, qui s’inspire des estampes japonaises et qui est classé comme œuvre de l’art nouveau. Le tableau représente un couple, l’homme est debout et embrasse la femme agenouillée sur un parterre de fleur. Il montre la passion amoureuse de part ce couple mais aussi grâce à la femme qui a les yeux fermés et qui esquisse un sourire quand l’homme lui dépose un baiser sur la joue.                                                                                                                    

                            

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