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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 06:51

NB : Un problème technique m'a empêché de placer ce document sur le blog hier après-midi

En conséquence, pour vendredi, un plan très détaillé (plutôt qu'une partie entièrement rédigée) de la 3e partie me suffira.

 

 

Plan de LA de l’Extrait de Voyage au bout de la nuit de L.F. CÉLINE

   

Présentation : La guerre est un thème littéraire depuis l’Antiquité (L’Iliade d’Homère ; les Chansons de Geste au Moyen Âge). Elle permet de glorifier la bravoure et la virilité de personnages qu’on qualifie très souvent de héros. Pourtant, la guerre a changé de statut (déjà avec Voltaire, dans un célèbre épisode de Candide), et notamment après la Première Guerre Mondiale. En effet, n’étant plus seulement pratiquée par les aristocrates (assez riches pour s’acheter les équipements requis) ou par des militaires professionnels, mais par des conscrits (défendant les valeurs de la République et de la Patrie), elle a été vécue de façon traumatisante par la plupart des citoyens qui y ont participé plus ou moins malgré eux, ce qui s’est fortement répercuté dans la littérature du XXe siècle. Ainsi, dans Voyage au bout de la nuit, Louis-Ferdinand Céline, qui a dû participer à cette guerre, en livre une vision crue et triviale, par l’intermédiaire de son personnage principal (qui lui ressemble), Ferdinand Bardamu. La guerre n’est plus exaltée, glorifiée, idéalisée, mais perçue dans toute son horreur, par des soldats qui ont peur, sont dépassé par les événements, et terrifiés par les obus qui ravagent tout sur leur passage. Dans l’extrait que nous allons étudier, nous allons donc nous demander comment la guerre est perçue par ce personnage qui a tout de l’anti-héros. Tout d’abord, à travers le dialogue qui s’établit entre un messager et son colonel, nous verrons deux conceptions totalement opposées face à la situation. Puis nous mettrons en évidence comment la guerre est dénoncée dans son atrocité et son absurdité. Enfin, nous tenterons de définir en quoi Ferdinand Bardamu est l’exemple même de l’anti-héros.

 

Problématique : Une vision de la guerre perçue à travers un anti-héros

 

 

I / Deux conceptions opposées de la guerre

 

L’émotion du messager

L’indifférence du colonel

Un dialogue de sourd

 

II / Une dénonciation de l’absurdité et de l’atrocité de la guerre

 

La froideur des officiers

Le point de vue (désinvolte) du narrateur

L’enfer du feu

 

III / Le personnage principal est un anti-héros

 

Un personnage ordinaire (au niveau de langue familier)

qui subit l’événement

et fait des réflexions mesquines

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I / Deux conceptions opposées de la guerre

 

L’émotion du messager

1er paragraphe : description du messager : il semble désorienté (« vacillant » (l 1) , « oscillait » (l 2) ; « petits cris avortés » (l 4)), reste obéissant et discipliné (« se remit au « garde-à-vous » » l 1) , « les petits doigts sur la couture du pantalon » (ll 1-2) ), mais a peur (« ses mâchoires tremblaient » (l 3) et on ne sait pas si sa sueur (ll 2-3) provient de sa peur ou du fait qu’il vient de courir.

Il est comparé à un « petit chien qui rêve » (l 4) => peut être péjoratif, mais aussi un terme appartenant au registre pathétique (presque affectueux) : montre sa fragilité face à l’horreur qu’il vient de subir ; ll 4-5 (parler ou pleurer ?) vient conforter cette présence du registre pathétique.

Les points d’exclamation qui animent ses propos (ll 14, 16 et 18) témoignent encore de son émotion (débordante).

 

L’indifférence du colonel

 

Alors que le messager annonce la mort du sous-officier Barousse, la réaction du colonel étonne : « Et alors ? » => on peut croire, dans un 1er temps , qu’il n’a pas compris.

Répète 2 fois la question (y ajoutant même un juron) => preuve que l’information ne l’intéresse pas.

S’étend sur un aspect + pratique (et + trivial) : le pain (l 21)

 

Un dialogue de sourd

- échange bref, sec (de la part du colonel)

- alors que le messager ajoute des détails (lieu (l 14) ; circonstances (l 16)), le colonel, par la répétition des « Et alors ? » marque une indifférence obstinée.

=> On peut comprendre sa réaction (la mort d’un militaire, en temps de guerre, est chose courante ; préfère s’occuper des vivants, et des hommes sous ses ordres, qui ont faim) mais aussi en être choqué (aucune émotion , aucune marque d’empathie ; indifférence totale) d’autant plus qu’elle contraste fortement avec l’émotion du messager, sans doute encore jeune, inexpérimenté ; c’est toute la différence entre le militaire de carrière ( rompu à l’exercice ; sans doute un peu désabusé) et un jeune appelé (encore plein d’innocence ; qui découvre la guerre et en est profondément choqué)

- Les 2 interlocuteurs sont trop différents pour se comprendre ; pas d’accord possible entre eux : on peut éprouver une certaine pitié pour le messager, et réprouver l’attitude du colonel.

 

 

II / Une dénonciation de l’absurdité et de l’atrocité de la guerre

 

La froideur des officiers

 

- ce court dialogue montre bien l’incompréhension des soldats face à l’attitude distante de leurs officiers. ( cf … l 18 => peut marquer le dépit du messager)

- Le colonel semble ne pas se préoccuper du sort des soldats sous ses ordres (comme ce fut souvent le cas …) ; mais l’idée qu’on se fait de lui peut être nuancée par la remarque du narrateur (à la fin de l’extrait) : « Quant au colonel, lui, je ne lui voulais pas de mal » (l 39). Mais on peut aussi considérer que sa mort répare comme une injustice (on est tous égaux, face à la mort, même en temps de guerre) => « Lui pourtant aussi il était mort » (l 39)

- Le sous-officier mort (que l’on pourrait plaindre, comme le messager) semblait encore bien pire que lui : cf remarque (au discours direct) du narrateur (« une charogne en moins » l 34) + « sacrées ordures (…) comme Barousse » (l 38)

- dénonce les ordres disproportionnés (l 35) : punition exagéré face au délit mineur commis :   conseil de discipline vs boîte de conserve volée) => vouloir faire respecter la discipline de façon abusive, autoritaire (=> confine à l’absurde)

 

Le point de vue (désinvolte) du narrateur

Point de vue interne (narrateur / personnage) = c’est à travers lui (son regard, ses pensées) que l’on perçoit un aspect particulier de la guerre.

Décrit la scène de façon étonnante, marquée également par une sorte d’indifférence (engendrée sans doute par une habitude désabusée des combats quotidiens) : « Nos allemands » (l 6) (possessif semblant être une marque d’affection) ; « leurs sottises » (l 7) alors qu’ils cherchent à tuer le plus d’adversaires possibles => décalage (entre la réalité et les propos tenus) qui peut passer pour une forme d’ironie.

Comparaisons inattendues : « comme de gros paquets d’allumettes » (l 8) et, parfois, presque poétiques « comme des essaims de balles rageuses, pointilleuses comme des guêpes » (l 9) [proche d’une construction en chiasme : essaims / guêpes entourant rageuses, pointilleuses]

 

L’enfer du feu

Malgré cette désinvolture apparente, on ressent l’émotion et le traumatisme, à travers les propos du narrateur. Même si, par sa façon de raconter, il semblerait jeter un regard distancié sur une situation pourtant terrible, il est bel et bien présent, malgré lui, sur le champ de bataille (cf champ lexical du corps : l 25, pui ll 27-28).

On ressent également son émotions à travers les sensations exacerbées (celles de l’odorat, de l’ouïe et d’une vue troublée par la vue

« du feu et puis du bruit avec » (l 23) ; « la fumée me piqua les yeux » (l 30) ; « l’odeur pointue de la poudre et du soufre » (l 30)

è il ne peut pas vraiment voir ce qui se passe ; il le subit par tout son corps, ses membres => le lecteur entre pleinement en empathie avec lui (présence possible du registre pathétique ; l 29 « et puis ils me sont restés quand même mes membres »)

L’obus qui tombe sur eux n’est pas nommé, mais désigné par métonymie (« le feu » et « le bruit ») ; ce feu et ce bruit peuvent faire penser à l’Enfer : ils ravagent et envahissent tout (l 25 « plein les (…) ») et se propagent jusqu’au narrateur lui-même (« j’étais devenu du bruit et du feu mmoi-même » (l 26)

arrive brusquement, créant la rupture dans le dialogue (ll 22-23 ; « (…) ce fut tout. Après ça (…) » èmal d’autant plus terrifiant qu’il est invisible, imprévisible, imperceptible (on n’en perçoit en fait que les « résultats »,  les dégâts, lorsqu’il est trop tard pour s’en protéger)

 

 

III / Le personnage principal est un anti-héros

 

Un personnage ordinaire (au niveau de langue familier)

qui subit l’événement

et fait des réflexions mesquines

 

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commentaires

Thomas 11/05/2016 15:54

Merci mais il y a un pb du coup pck il doit y avoir un passage du texte de retiré dans cet extrait puisque la ligne 1: " Sous ce regard..." et la ligne 39 ne correspond pas au texte original qqn peu envoyer une photo de l'extrait svp

Nicolas 11/05/2016 15:45

Le texte commence page 16 ligne 20 mais jsp où il se termine ;)

Thomas 11/05/2016 15:39

Serait-il possible d'avoir l'extrait ou bien connaître de quelle pages a quelle page est l'extrait merci d'avance

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