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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 20:18

Texte 2 - CANDIDE : la guerre

 

Fréquent dans Candide : plusieurs degrés de lecture / compréhension qui peuvent être en rapport avec une variation de point de vue : personnage (surtt Candide) / narrateur / (connivence) lecteur - auteur

Chp 3 => cf lexique et indices de lieux (=> déplacements du pers)

- structure du texte : contraste fort entre les deux paragraphes : d’une « guerre propre » et belle à voir à ses « dégâts collatéraux » sur les pop civiles (=> N.B. : heureusement, rien de tel ne pourrait se produire de nos jours !…)

 

 

I - une vision candide (naïve) sur la guerre

1) aspect esthétique, émerveillement  de Candide

 

        a) aspect visuel
cf. accumulation d'adjs mélioratifs + répétition de l'intensif "si" pour insister sur l'admiration sans borne = harmonie du spectacle

"théâtre de la guerre" Þ perçu comme un spectacle

 
        b) aspect auditif
cf accumulation des instruments de musiques
guerre = concert, guerre = joie. "chants", gloire à Dieu

2) une bataille de soldat de plomb

cf "renversèrent" = euphémisme = des marionnettes comme si pas réélt morts
cf approximation des chiffes = comme si peu d'importance + "ôter", "âmes", "le tout" Þ semble immatériel
C ne semble pas réélt se rendre compte de ce qui se passe sous ses yeux

 

Þ registre épique : nbx pluriels, termes collectifs, accumulation, superlatifs, effet de disproportion, aspect surhumain.

3) une apparente justification de la guerre

 

pt de vue de Candide

termes mélioratifs : "héroïque", "héros"

L'incendie du village voisin est justifié par "les lois du droit public"

Voca philosophique lié au bien : "raison suffisante", "ôta du meilleur des mondes 10000 coquins qui en infectaient la surface" Þ opposition "meilleur des mondes" / "coquins, infectaient". C'est un mal pour un bien.

Voltaire laisse Candide décrire "philosophiquement", avec le voca, les arg et les tics de raisonnement qu'il a reçus de son maître Pangloss. Il n'est pas guéri du dogmatisme naïf inculqué par son maître Pangloss.

 

II - Mais en réalité une virulente dénonciation de la guerre

 

Véritable morceau de bravoure : Voltaire utilise un grand arsenal rhétorique, comme on a guère l’occasion d’en voir, pour dénoncer les pratiques belliqueuses de son temps. Tout le monde en prend pour son grade, en général

 

a) dissonances introduites dès le 1er paragraphe


bruits de + en + forts et de moins en moins harmonieux Þ cf. "tambour"
+ "canons" =arme insérée ds l'énumération
+ "enfer" = notations de V qui intervient ds le récit pour montrer  que sa vision est différente de celle de son pers

 

b) Registre ironique

 

Importance des effets de disproportion entre ce qui est raconté (l'horreur) et la manière lègère dont elle est racontée, surtout ds le 1er paragraphe

L'ironie du narrateur pointe clairement sous le regard naïf du pers : "héroïque et héros" Þ antiphrases  ms aussi juxtapositions discordantes ("boucherie héroïque"), éxagérations et atténuations inattendues ("renversèrent")

Dénonciation de l'Eglise qui donne sa caution à des princes qui précipitent leur peuple au massacre : "Te Deum" : chants d'action de grâce. Dieu brille par son absence.

Guerre apparaît d'autant plus absurde que les raisons n'en sont jamais présentées et qu'elles semblent se dérouler pour rien.

 

c) Registre pathétique : omniprésence de la mort

 

Description du second paragraphe strictement composée autour de points forts ( indices de lieux ; groupes humains)

Gradation dans l'évocation des cadavres : description éthérée dans le 1er paragraphe (cf I) même si "boucherie (héroïque)" Þ oxymore

Ensuite CL de la cruauté très clair : "tas de morts", "mourants", "vieillards criblés de coups", "mourir leurs femmes égorgées", "mamelles sanglantes", "filles éventrées", "redaient leur dernier soupir" + viols + corps en morceaux, éclatement du corps (membres éparpillés) : mettre en valeur les désordres causés par la guerre

=> fait penser à un tableau (plutôt classique, voire même pompier …) Þ description du second paragraphe strictement composée autour de points forts ( indices de lieux ; groupes humains)

Description réaliste, registre pathétique (omniprésence du voca affectif) qui contraste avec le registre épique (?) du début. Les termes collectifs et pluriels se transforment en êtres presque individualisés, faibles, innocents et victimes absurdes de la guerre : "vieillards, femmes, enfants" / "tas, 6000 hommes, qques milliers"

 

III - Condamnation de la philo de Leibniz

 

Ce mal absolu contredit à lui seul tte la philo optimiste de Pangloss. Cette scène décrite avec ironie et sarcasme souligne que la guerre mélange horreur et bouffonnerie, noirceur et misère.

Voltaire attire l'attention de ses lecteurs sur ces combats lointains (le cœur de l'Europe) en 1756 dont on ne se souciait guère. Guerre opposant la Prusse et la France (Bulgares / Abares) qui ne se terminera qu'en 1763 (centaines de milliers de morts) Þ guerre de 7 ans. Au courant car connaît bien le roi de Prusse (Frédéric II)

Philosophes ridiculisés "trembler comme un philosophe"+ détournement de sens du lexique leibnizien en guise de justification

Þ n'est pas conscient de ce qui se passe. Ne peut lire la réalité qu'avec ses lunettes, sa grille de lecture dogmatique : l'optimisme. Pas de distance. Application mécanique d'une théorie sur les évènements.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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